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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 11:15

La femme dans le Service des Postes, Télégraphes et Téléphones en France. 1904

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L'administration des Postes de France réserve aux femmes certaines places à l'administration centrale, dans les services de l'exploitation postale et télégraphique (direction, exécution), dans les services de la Caisse d'épargne, et leur confie presque exclusivement les bureaux de recettes de début.
On désigne sous le nom de dames-employées, celles qu'occupent l'administration centrale, l'exploitation postale et la Caisse d'épargne. Les autres, ce sont les receveuses, Or, on compte actuellement environ 7.800 dames employées et 5.540 receveuses.

Comment en entre dans le service des Postes.

Les jeunes filles qui veulent obtenir un emploi dans l'administration des Postes, se décident le plus souvent à passer deux ou trois années, en province, auprès d'une receveuse, en qualité d'aides. Ou n'exige des aides aucun examen préalable. Elles sont peu payées, mais apprennent le service télégraphique et postal, et peuvent ensuite concourir, titre privilégié, pour être nommées dames-employées.

Mais il n'est pas nécessaire d'avoir fait un stage comme aide pour entrer dame-employée dans le service des Postes. Il suffit d'être reçue à l'un des concours qui ont lieu dans les différentes régions de France : nord, nord-ouest, nord-est, centre, ouest, massif central, est, sud-ouest, sud et région de Paris.

Les épreuves du concours sont accessibles à toute femme réunissant les conditions suivantes :

1° Être agréée par le sous-secrétaire d'Etat;

2" Posséder l'aptitude nécessaire et n'avoir aucune infirmité ;
3" Avoir la taille de 1 m. 50 au moins ; 

Être âgée de dix-huit ans au moins et de vingt-cinq ans au plus le lr janvier de l'année du concours.

Voici quelles sont les pièces à fournir :
1° Acte de naissance ;
2" Certificat médical constatant la bonne constitution de la postulante et assurant qu'elle a été vaccinée depuis moins de dix ans ;

3' Certificat du maire de la commune ou du commissaire de police du quartier constatant qu'elle est de bonnes vie et mœurs et de nationalité française ;

Extrait de casier judiciaire;

Acte de mariage si la postulante est mariée, et un certificat attestant que .son mari est de nationalité française ; 

Copie île l'acte de décès si elle est veuve, et extrait de l'acte de divorce si elle est di
vorcée.

Le programme du concours est celui-ci :

Dictée sur papier non réglé servant d'épreuve d'écriture et d'orthographe
Copie d'un état ou tableau ;
Rédaction
Arithmétique : problèmes sur les nombres entiers et décimaux, raisonnement
Géographie de la France et notions générales sur les cinq parties du monde.

Facultatif
Langues anglais-', allemande, italienne, espagnole: thème ''.version sans dictionnaire.

Les futures employées des Postes se préparent, en général, au concours, en s'abonnant à une publication périodique de préparation, soit le Courrier des examens qui parait trois lois par mois, contient les sujets et les questions proposés et posés à chaque concours et indique la manière de traiter les uns et de répondre aux autres ; Des cours spéciaux ont été créés dans les écoles professionnelles qui permettent la préparation gratuite. D'ailleurs, les matières de l'examen n'exigent pas de compétence technique.

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 10:35


Linger : en gros ; en demi-gros ; en détail

Linger fournisseur . — Celui qui vend du linge de table, des trousseaux, layettes et assortiments de lingerie fine confectionnée.

Le marchand en demi-gros


Tailleur ou couturier (marchand) ayant assortiment d'étoffes . — Confectionne sur commande des costumes dont l'étoffe est choisie par le client sur la pièce même.


Tailleur ou couturier (marchand) sans assortiment d'étoffes, vendant sur échantillons — N'a pas d'étoffes en magasin. Le client fait son choix sur un carnet d'échantillons, et le tailleur n'achète les tissus qu'au fur et à mesure des commandes qu'il reçoit.


Nouveautés (marchand de) Joint au commerce des tissus celui des châles, couver-
tures, étoffes d'ameublement, tapis, toiles cirées, fourrures, bonneterie, chapellerie, lingerie, confections i1 s'agit nécessairement d'un établissement bien aménagé et convenablement assorti d'articles nouveaux à l'usage de la clientèle aisée.

Modes (marchand de) . — C'est un commerce de gros ou d'expédition au dehors.

.Modiste . — fournit la matière et travaille pour la clientèle locale. Imposable, même travaillant seule.

Modiste à façon . — Travaille avec les matières fournies par la clientèle. N'est pas imposable si elle travaille seule.

Faiseuse et marchand de coiffes de femmes . — Ne vend que des articles simples et en tissu léger. C'est la modiste de campagne.

Chapeaux (fabricant de)
Chapeaux (marchands de : en gros ; en demi-gros

Chapeaux de paille en détail et chapelier en fin

Marchand de vieux chapeaux
Casquettes (fabricant ou marchand de)

 

Chaussures (fabricant de)

Marchand de chaussures communes sans assortiment

Cordonnier sur commande
Cordonnier à façon
Bottes remontées (marchand de)

Vieux souliers (marchands de)

 


Marchand de chaussures en gros
Marchand de chaussures fines et ordinaires ayant assortiment

Chapelier en grosse chapellerie — N'a qu'un assortiment incomplet et des articles communs.ou aux particuliers qui occupe plus de dix employés est
considéré comme exploitant de grand magasin

Marchand do mercerie : en gros ; en demi-gros ; en détail .

Marchand de menue mercerie La différence entre le mercier en détail et le marchand de menue mercerie est d'une appréciation assez délicate. Le premier tient un assortiment de ganterie, cols, cravates, rubans, passementerie; le second se borne à vendre de menus articles do mercerie: fil, aiguilles, épingles, coton, laines en pelotes, etc.
Marchand de tissus de laine, fil, coton, soie et crin: en gros ; en demi-gros ; en détail
Marchand de tissus grossiers et communs sans assortiment — Diffère du marchand de tissus (3° classe) en ce qu'il ne vend que des articles de prix modique et possède un choix moins étendu.

Le marchand de coupons classe sous le nom d'assortisseur.

Marchand de vêtements confectionnés: en gros ; en demi-gros ; aux particuliers
— Celui qui vend des confections pour hommes ou pour dames.

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 18:27

 

Parmi le Corps des Perruquiers il s'en trouve qui choisissent la partie des Bains & Etuves, dont l'objet regarde la propreté du corps humain & souvent la santé.

Les Instruments du Baigneur-Etuviste font en petit nombre mais d'un bien plus grand prix que ceux de ses Confreres Perruquiers.

Il s'agit pour lui d'un Appartement bien distribué pour la commodité des bains il lui faut une pièce à cheminée pour chauffer l'eau et dans laquelle seront les deux réservoirs l'un pour l'eau froide l'autre pour l'eau chaude qui communiqueront à toutes les Baignoires par des tuyaux fermés par des robinets . Il doit avoir plusieurs Baignoires en différentes chambres, quelques petites Garde-robes bien fermées qui se nomment des Etuves, lorsqu'avec des poêles on leur a donné le degré de chaleur convenable ces étuves doivent être à portée des Bains quelques lits d'ailleurs le déshabillé complet comme bonnets robes de chambre chemises de Bain, et tout le linge nécessaire draps serviettes etc.

Les Baignoires ordinaires sont de cuivre rouge étamé en-dedans; elles ont trois pieds dix pouces de long, environ deux pieds de large Le reste des Instruments est un petit seau à une anse de cuivre étamé ,on s'en sert à mêler dans la Baignoire les eaux chaudes et froides. Le Baigneur a des sandales à semelle et talon de bois ces sandales servent à passer du Bain dans l'étuve, et à en revenir il se sert de gants pour appliquer le dépilatoire, d'éponges pour l'ôter et de mitaines de toile.

 

 Le Bain de Propreté,
L'espèce de Bain qui exerce le plus souvent le Baigneur esl le Bain de propreté

Le Baigneur commence par chauffer l'eau du réservoir d'eau chaude C'est dans l'étuve où l’on se déshabille entièrement on met un bonnet, et on s'assied sur une chaise ou un fauteuil totalement de bois alors le Baigneur commence ses frictions.
La première ( lorsqu'on la demande) celle de la pâte dépilatoire dont voici la formule.

Pâte dépilatoire du Baigneur.

Chaux vive 4 onces
Orpiment 1 once

Eau chaude suffisamment pour réduire le tout en pâte liquide
mélange qui ne serait plus d'actualité au vu de la toxicité!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 19:08

Chaussons à semelles.

Le chausson est fabriqué en province, mais c'est à Paris que les ouvrières dites « chaussonnières » cousent la semelle de cuir. A cet effet, elles mouillent la semelle pour en assouplir le cuir, et retournent le chausson pour faire la couture à l'envers.

Apprentissage. Rien nétant fait en atelier, il faut nécessairement, pour apprendre ce travail, connaître une ouvrière au courant et s'initier auprès d'elle, ce qui n'est d'ailleurs ni long ni difficile. Huit jours, dont le produit est abandonné à l'ouvrière obligeante, suffisent
généralement.

Salaire. Une journée de 14 heures do travail assidu peut rapporter 3 fr. à l'ouvrière faite. Ce chausson (lisière ou drap semelle) se vend aujourd'hui 1 fr. 45 la paire. La douzaine de paires de semelles cousues est payée 2 fr. 60 de façon.

Chômage. Il n'y en a pour ainsi dire pas.


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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 19:12

Garçons-limonadiers au restaurant

  
On appelle limonadier, le garçon qui sert exclusivement les boissons, en terme de métier « la limonade » ;
on le dénomme terrassier lorsqu'il sert au dehors de l'établissement. Le limonadier-restaurateur est celui qui fait les deux services. Dans les brasseries, par exemple, on couvre certaines tables à l'heure des repas, puis on les découvre pour servir les boissons.

Le commis en « omnibus » est un jeune homme de 15 à 20 ans qui sert d'intermédiaire entre la cuisine et le garçon, il apporte les plats et débarrasse le matériel sale de la table : son salaire est de 3 à 4 francs par jour et est à la charge du garçon, Il est intéressant de faire remarquer que l'institution de « l'omnibus » qui remonte à une vingtaine d'années a été créée par les garçons eux-mêmes. Les garçons du restaurant Durand, obligés de faire le « mastic », c'est-à-dire le nettoyage de la salle, la mise en état des lieux avant le travail, etc., demandèrent en effet au patron de prendre un aide à leur charge pour faire ce travail. L'autorisation fut accordée et l'usage de « l'omnibus » se généralisa bientôt.

Le « tronc » est la boîte placée sur la caisse de l'établissement et destinée à recevoir tous les pourboires reçus par les garçons en service; il est sous la tutelle et le contrôle du patron ou du chef du personnel.

Les garçons ne sont pas en général salariés par la maison qui les emploie; seuls, les pourboires qu'ils reçoivent les rétribuent de leur travail. Et encore, sur ces pourboires la maison opère un prélèvement pour couvrir certains frais d'exploitation ou payer un personnel exclusivement au service de l'établissement. 

Divers systèmes de prélèvement sont employés; étudions les principaux : 

En limonade: un garçon reçoit le matin des jetons dont chacun est d'une valeur approximative au prix de chaque consommation. C'est sa « caisse » qui varie de 30 à 100 francs. Il a. Naturellement la faculté, lorsqu'elle est épuisée d'en demander une autre. Lorsqu'il sert des consommations, il les paie comptant. Le soir, son service terminé, il compte ce qui lui reste  de jetons." En a-t-il reçu pour 150 francs et lui en reste-t-il pour 30 francs? Il doit alors compléter la somme en argent, soit 120 francs. C'est sa recette, Mais il est taxé en outre d'un pourcentage variant de 2 à 5 %. Si le pourcentage est, par exemple, de 5 % et qu'il ait fait une recette de 120 francs pour une caisse de 150 francs, il devra verser 30 francs en jetons, 120 francs en argent, et 6 francs de frais. A cela s'ajoutent: les frais de papier à lettre, plumes, encres, allumettes, journaux, illustrés, etc. Dans d'autres maisons s'ajoutent à ces frais des sommes fixes telles que le droit de « tablier », les frais de nettoyage, etc. D'autres maisons se contentent pour tous frais d'un droit fixe variant de 2 fr. 50 à 4 francs par jour ; que la recette soit forte ou faible, la taxe ne varie pas.

En restaurant, le système le plus courant est le système du tronc. Tous les pourboires y sont versés et centralisés, sous la surveillance des gérants. Le partage est effectué soit par huitaine, par quinzaine ou par mois. Le garçon ne reçoit sa part qu'après certains prélèvements, on paie d'abord, sur son contenu, les commis, les débarrasseurs, souvent les veilleurs. Dans certaines maisons, le patron prélève en plus un fixe parfois de 20 francs par jour. A ces premiers prélèvements s'ajoute le prix du matériel cassé, de l'argenterie disparue, des cure-dents, etc.

Ailleurs, chaque couvert est taxé d'une somme fixe variant de 0 fr» 15 à 0 fr. 30. On fait la récapitulation du nombre de couverts servis, et l'on prélève .autant de fois 15 ou 20 centimes qu'il y a de couverts. Dans ces maisons, la casse ou la perte du matériel n'est pas à la charge du garçon, mais on prélève sur le tronc de quoi payer les commis, débarrasseurs, et les maîtres d'hôtels qui touchent une somme plus élevée que le garçon. Ces prélèvements opérés, le reste est partagé entre les garçons. Les dames employées dans ces établissements, soit au vestiaire, soit au lavabo n'échappent pas à la règle. Elles ont un fixe à payer à la maison qui varie de 5 à 15 francs par jour. Souvent, tout comme au garçon un commis, on leur impose encore des auxiliaires à leur charge. Aussi, bien que les vestiaires ou lavabos soient prétendus gratuits, les employées sont dans l'obligation de quémander ou d'apporter à leur travail, cependant bien simple un zèle tellement empressé qu'elles en deviennent obsédantes ; et, par une anomalie, fréquente avec le système des pourboires, une plainte déposée par un client, suscite leur renvoi immédiat.

Enfin, à ces divers frais s'ajoutent encore les amendes infligées, par Franc au divers personnel. Le produit en va dans la caisse, patronale, ou est partagé entre les patrons et les gérants qui les ont infligées.
Le personnel de la maison Marguery est soumis à une rémunération un peu spéciale. Il est salarié: les pourboires reçus des clients qu'il sert sont versés dans un tronc il devient la propriété intégrale du patron, pour lequel il est une source de profits énormes, car chaque garçon verse par jour une somme de 30 francs de pourboires environ. Le salaire, fixe payé aux garçons suivant leur rang d'ancienneté varie de 5 à 10 francs par jour.

L'agitation syndicaliste battait son plein; Les ouvriers limonadiers, poussés par un esprit de
solidarité, et aussi parce que leur sort était loin de les satisfaire, votent le 18 avril 1907, dans une réunion de 1.500 travailleurs la grève…. etc

 

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 18:49

Début XVIII ème  siècle PARIS

Un grand nombre de charbonneries se sont établies à la barrière Pigalle ; à chacune
de ces charbonneries est ; attaché un, homme de confiance que l'on appelle le peleur, parce que
c'est lui qui, armé d'une pelle, est chargé de remplir les sacs que chaque messager noir va
porter à leur destination. En outre de sa paie, le peleur a un singulier profit, dont l'usage a fait
un droit. Chaque charbonnier lui doit un canon à chaque sac qu'il vient chercher ; et comme il
serait impossible an peleur de se déranger à tout instant pour aller boire ce canon; que d'ail-
leurs il lui serait assez difficile de les absorber tous, puisque le nombre des sacs qu'il emplit se
monte à cinquante ou soixante par jour, le charbonnier, dès qu'il a endossé son sac, entre chez
le marchand de vin qui a la clientèle de la maison , et fait marquer sur une tuile ad hoc une
barre qui représente le canon au peleur. Chaque fois que celui-ci va boire un verre de vin,
une barre est effacée ; et, à la fin de la journée, le peleur règle son compte avec le marchand
de vin, avale l'arriéré, ou l'emporte chez lui converti en bouteilles.

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 11:42

La pub a toujours payé!!!!

 

Presse parisienne fin 18 ème siècle

 

It y a sur le pavé de Paris des courtiers de publicité qui se font, bon an mal an, de  
cinquante à cent mille francs de gain par ta publicité. Dès le matin, ils visitent les
grosses maisons de commerce où tes usines industrielles. Mal accueillis souvent, ils sont habitués à ne pas se laisser rebuter par cet accueil. Ils insistent, ils vantent les avantages de leur publicité; ils parlent de tout, et souvent ils réussissent à persuader par la variété de leur boniment et par leur
aplomb, le négociant qui n'était nullement
dispose & leur faire une affaire, et qui nuit, malgré tout. Par leur consentir un bon petit traité d'annonces. .Mais le courtier ne doit pas se contenter d'une promesse. I! lui faut la signature immédiate, avec la réflexion, le négociant pourrait changer d'avis et l'affaire serait rompue.

Le métier de courtier de publicité, on en peut juger, n'est pas chose commode, et
tout le monde n'est pas doué pour réussir dans la partie. Mais s'il est difficile. il a
l'avantage d'être très bien rémunéré. Les bons courtiers ont habituellement une re-
mise de trente à cinquante pour cent sur le chiffre d'affaires traitées. Il leur suffit de
faire dans leur journée ou tous les deux jours une réclame de 500 francs pour gagner
deux à trois mille francs par mois. Un courtier qui traite un chiffre annuel d'affaires de
cent mille francs gagne de trente à quarante mille francs. Les bons courtiers atteignent ce chiffre.

 

 L’importance de la clame dans les journaux à trois sous, dans les feuilles boulevardières et mondaines. Le sujet mérite mieux qu'une simple mention pour en constater la ressource dans le budget des recettes d'un journal.

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 18:30

les gestes du cordier,

l'un des seuls métiers où il faille marcher à reculons sur plusieurs dizaines de mètres pour produire cette ficelle ou cette corde si anodine, mais pourtant si nécessaire à tous.
je me suis intéressée par son salaire et sa nourriture
La famille du cordier de la Basse-Bretagne, observée en i8S1,

se nourrit de soupe au pain d'orge, de bouillie et de crêpes de sarrasin, de pain mangé avec des pommes de terre, du lait et du beurre.

La viande, le cidre et l’eau-de-vie n'apparaissent sur la table que dans les grandes
occasions; l'habitation, formée seulement d'un rez-de-chaussée, ne comprend souvent qu'une
seule pièce, où la famille se tient avec les deux vaches; les offices religieux et surtout la fête du
patron de la paroisse sont la principale diversion aux travaux ordinaires de la famille.
Le salaire de cordier est de 1.76 Franc par jour en 1881,

 

un journal (le figaro est de 50 centimes) soit 28 % de son budget, donc pas de news et connaissance je suppose!!

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 10:16

Nourrices sur lieu ou à emporter

 

 

Les bureaux sont approvisionnés par des agents spéciaux, les meneurs et les meneuses, répartis dans toutes les parties de la province en communication facile avec Paris. Chaque meneur ou meneuse rayonne dans deux ou trois départements ;

Le meneur est habituellement doublé d'un placier en vins, en spiritueux, en n'importe quoi. Au
cours, de ses tournées, il fait ainsi d'une pierre deux coups. La meneuse est une ancienne nour
rice, qui exerce l'industrie nourricière sous une autre forme. Le meneur, ou la meneuse, no vient qu'une fois par mois à Paris avec son convoi de nourrices. Pour être toujours également approvisionné, un bureau doit posséder un certain nombre de ces agents dont les voyages alternent sans discontinuité.

A chaque voyage, meneur et meneuse passent de six à huit jours à Paris. Ils vont rendre visite,
aux parents  qui n'ont pas manifesté le désir de ne plus entendre parler du bureau de placement;
ils apportent de menus cadeaux. faits par la nourrice, des fruits, des fromages, du beurre, des œufs, ils donnent des nouvelles de l'enfant; ils récoltent à droite et à gauche quelques pourboires ou quelques invitations à déjeuner et à dîner,; ils se chargent de la layette à rapporter à la nourrice et aussi du paiement à faire à celte femme, moyennant un
franc de commission.


le département qui envoie Je plus de nourrices à Paris est la Nièvre

Les départements qui viennent ensuite, sont : le Pas de Calais fournissant un bon nombre
de nourrices sur lieu ; le Loiret , l'Eure-et- Loir  et la Sarthe , où se recrutent .plus spécialement les nourrices à emporter !!!!




Pour une nourrice à la campagne, les parents doivent donner un salaire moyen de 25 francs par mois. Le premier mois se paie d'avance, mais le second n'est dû qu'à échéance. Les parents sont tenus en outre de verser l0 francs pour le voyage de la nourrice et 8 francs pour droit d'enregistrement. Au total : 43 francs.

Voyons ce qu'il advient de celle somme. Le bureau relient 20 francs à la nourrice, sur lesquels
il prélève 3 francs pour le meneur, et 10 francs pour la sage-femme ou l'accoucheur, à titre de'
prime,  et il ne reste que 6 à 7 francs, pour le bénéfice du placeur.
 Le meneur,  est tenu d'avoir de vastes locaux bien aménagés, bien aérés, pour coucher les nourrices; chaque lit placé dans ses dortoirs doit être accompagné d'un berceau ; le matériel et l'entretien d'un bureau représentent donc des frais considérables par rapport à son chiffre


En somme que reste-l-il à la nourrice? Si elle est nourrice sur lieu, il ne lui reste rien ; elle doit
au contraire payer très souvent afin de trouver une nourrice de la campagne pour son propre enfant.

S'il s'agit d'une autre nourrice, il lui reste une somme de 15 à 20 francs, ce qui ne représente
pas ses frais de voyage et ses frais de nourriture pendant les quatre à cinq jours qu'elle a passés à Paris.


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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 20:00

On appelle magnanier ou magnanière l'ouvrier ou l'ouvrière chargé de l'éducation des vers à soie. Ces mots dérivent du mot magnan, donné au ver à-soie dans le dialecte languedocien.  
Les séricicultures se trouvent principalement dans le midi de la France
M. Camille Beauvais, qui a planté un grand nombre de mûriers dans le domaine royal des Bergeries, près Paris (année 1830),
 Les ateliers où l'on élève les vers à soie  ne portent pas le même nom dans tous les
pays ; ils sont le plus souvent appelés, magnaneries ; mais .on les. nomme aussi coconnières ,
magnanderies ou vercrics dans la Touraine.

 

La France doit sa grande industrie séricicole à Olivier de Serres, qui encouragea l'élevage du bombyx du mûrier, importé de Chine sous Philippe III par deux moines français.

Dans le Midi, les Cévennes, la Provence et les vallées du Rhône, il y a un grand nombre d'établissements affectés spécialement à l'élevage ; les magnaneries, 

  Les femmes surveillent l'éclosion dans « l'étuve » à partir de la fin d'avril au' commencement de mai ; des ouvrières, femmes ou filles de cultivateurs, procèdent à la cueillette du mûrier, seule nourriture du ver pendant la durée de son existence
Après la transformation du « fileur » en chrysalide, les « coconnières » sont chargées de placer la plus grande quantité des cocons dont on a. prélevé les plus beaux pour la reproduction, sur des tablettes disposées dans des armoires où on injecté de la vapeur
d'eau bouillante pour étouffer les individus et éviter ainsi qu'ils percent le cocon avant le dévidage.

Quand les cocons sont enlevés et séchés, ils sont livrés à des strieuses
Viennent alors les opérations suivantes confiées également aux femmes :
Lo dévidage
Lo moulinage
Le doublage,
Le flottage,
Le salaire de ces différentes ouvrières est extrêmement variable ; il dépond non seulement du genre de besogne qu'elles font, mais aussi de la production de la magnanerie à laquelle elles sont attachées. Ce sont les dévideuses qui gagnent le plus, environ 2 fr. par jour  (années 1890)

 

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