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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 16:20

brodeuse-Douarnenez-1900.JPG

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 18:59

choucroute-1930-a.JPGLes choux arrivant à l'usine de choucroute

choucroute-1930.JPGEvidage du trognon à la machine

la choucroute se fait avec certaines espèces de choux qu'on débite en minces lanières, (mis qu'on laisse fermenter. Les variétés les plus appréciées 
pour cet usage appartiennent Ions a la classe des choux pommés. dits cabus, dont les feuilles lisses et fortement serrées les Unes contre les autres forment une tète arrondie, aplatie ou ovoïde. 
Les fabricants de choucroute les plus sérieux passent, à l'avance, des traités avec les fermiers à qui ils fournissent sou- 
vent la graine. En France, cette culture se pratique dans divers départements de l'Est, du Centre et du Sud-Est, notamment dans le Bas-Rhin, la Moselle, la .Meurtbe-cl-Moselle, les Vosges, le Haut-Rhin, la Haute-Saône, la Haute-Marne, l'Aube, le Rhône, la Loire, le Puy-de-Dôme et la plaine de Gennevilliers 

 (Seine). Certains agriculteurs ont installé des usines  ils traitent les choux provenant de leurs champs, niais la plupart 

envoient leur recolle à des clioucrouterics industrielles, dont les plus importantes se trouvent dans la banlieue de Lyon et de 
Pans, près de Belfort et en Auvergne. 

Dans ces établissements, la fabrication de la choucroute commence en automne. Les livraisons s'échelonnent: depuis le 
milieu de septembre jusqu'à la (in de novembre, selon les variétés et les années. L'arrachage se fait au fur et à mesure, puis 
OU entasse les choux dans des celliers obscurs et froids. Cette mise en tas décolore les feuilles extérieures qui s'abîment un 
peu et qu'on doit enlever au moment de leur arrivée à l'usine. ...

Almanach du petit parisien 1933 sur Gallica

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 18:56

Dans les années 20 la culture du pin absorbe toute l'activité des populations landaises. Il y a plus d'un million d'hectares de pins dans le sud-ouest de la France. 

On le cultive en haute futaie; en Gascogne, on le considère à la fois comme fournisseur de gemme et fournisseur de bois. Dans ce dernier ordre d'idées, il sert, débité en traverses pour chemins de fer, en pilotis, en étais de mines, en poteaux télégraphiques, pièces de charpente ou de menuiserie, en pavés, en bois de chauffage ou pour la fabrication de la pâte à papier. 

Le gemmage est une source importante de bénéfices. 

On recueille la gemme dans des pots en terre cuite et vernissée à l'intérieur, fixés contre le pin à l'aide d'une pointe. Tous les quinze jours, les résiniers enlèvent la gemme de ces pots et la versent dans un panier de bois à anse, « l'escouarte ». Quand « l'escouarte » est pleine on la vide à son tour dans des « barcous » réservoirs en bois ou en briques installés de place en place dans la forêt et la gemme y reste jusqu'au moment de la mise en barriques pour l'expédition à l'usine. Un arbre en plein rapport donne environ trois litres de gemme qui, sous forme de térébenthine, sert dans les couleurs à l'huile, les vernis, les encaustiques, et sous forme de colophane, dans le collage des papiers, la savonnerie, le frottage des cordes de violons. 

resiniers-1923-a.JPGresiniers-1923-echassier-landais.JPGresiniers-1923.JPG

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 17:49

parqueuse-d-huitres-arcachon-1898.JPG

Tenue étonnante, surtout les sabots pour marcher dans la vase

 

Les parqueurs d’Arcachon ou éleveurs d’huitres se divisent en deux catégories : les uns sont concessionnaires ,les autres sont engagés par les parqueurs et touchent un salaire fixe, Les parqueurs vivent dans des huttes en bois réparties comme dans un village et alignées en rues plus ou moins larges; chaque case est marquée d'un numéro si l'on a la curiosité de pousser la porte et de pénétrer dans l'intérieur, on y verra, outre l'outillage nécessaire à la pêche, les pioches pour retourner les huîtres dans les parcs, les sabots à grande semelle plate qui permettent de marcher sur la vase, et un fusil.
Les femmes, avec leur costume spécial, la culotte de flanelle rouge et le chapeau de paille, égayent considérablement cette localité ; elles travaillent autant que les hommes et sont moins payées. Elles se rendent aux parcs en groupes, n'hésitent pas au besoin à prendre les rames des pinasses (sorte de canots à fond plat qui peuvent naviguer avec un tirant d eau quelques centimètres seulement ) et même, dans les gros temps, à s'en aller au travail dans les parcs :
(1) Sorte de canots à fond plat qui peuvent naviguer avec un tirant d eau
quelques centimètres seulement.



























 

Pinasses

parqueuse-d-huitres-pinasse-1898.JPG



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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 19:28

petit texte de G.T. de 1895 ... et rien ne change pour l'offre et la demande et les biais pour vendre moins cher ou faire croire que !!

 

Tous les ans, vers le début de l'année, l’école professionnelle de Coiffure organise un vaste concours de professeurs et d'élèves suivi d'une distribution de prix, et terminé par un bal où figureront les « patientes » dont les artistes auront, une heure durant, orné la fête à grand renfort de coups de peigne.

Ces petites fêtes sont fréquentes et ne se ;limitent pas à l’École professionnelle de Coiffure. A l'heure actuelle, il n'y a pas à Paris moins de quatre associations capillaires qui luttent, pour la prééminence. Ce qui fait croître et. multiplier ces corporations, ce ne sont pas les barbes à 30 centimes et les coupes de cheveux à 50, c'est l'industrie du postiche. Qui saura jamais combien de crânes en France implorent, une végétation artificielle Qui saura surtout par quels procédés mystérieux les chasseurs de chevelures se, procurent, leurs dépouilles?

Voici à cet égard quelques renseignements j’ai puisé à bonne source. On sait que les cheveux se vendent au gramme et varient, de valeur suivant leur finesse, leur longueur et leur nuance: Dans l'ordre de rareté, se placent d'abord les châtains et les blonds, puis les bruns, les rouges, les gris et les blancs. Ces derniers sont .presque introuvables et atteignent, des prix fantastiques ; Toutes les femmes n'atteignent pas l'âge où les cheveux se revêtent d'une auréole argentée ; Rares sont les doyennes qui consentent à flirter avec les ciseaux du tondeur. El pourtant, il faut beaucoup de cheveux blancs aux posticheurs, les calvities de la dernière heure étant des plus fréquentes. Alors on a. recours à la chimie, on décolore au moyen de l'eau oxygénée des cheveux quelconques, on les blanchit quand
même; mais on ne les argente pas, hélas! ils conservent une nuance bleuâtre à laquelle les vrais connaisseurs ne se tromperont jamais. Récemment on a introduit dans l'industrie et des crins de chèvre du Tibet, qui sont d'une le finesse excessive et prêtent à l'illusion parfaites mais ils sont courts cl cassent facilement. La France, d'après l'avis des principaux négociants spécialistes, est un pays épuisé : «
"Nous n'y trouvons plus, disent-ils, de grandes longueurs. Il n'y a guère plus que la Corrèze et la Savoie où nous rencontrions encore des chevelures noires et longues; Nous sommes donc obligés de nous adresser à la Suisse, à la Belgique et à l'Allemagne. l'industrie française en emploie 100 environ. Chacun d'eux a sous ses ordres six coupeurs qui gravitent autour de lui et vont battre les villages et les formes, faisant leurs offres aux campagnardes. Ces dernières consentaient jadis au marché pour un colifichet, un objet, de toilette quelconque. Depuis les chemins de fer, elles sont devenues plus exigeantes et il faut les payer en beaux deniers comptants. Un coupeur abat en moyenne deux à trois chevelures par jour, el les paye de 2 à 10 francs. If faut cinq petites chevelures pour obtenir 1 kilogramme de marchandise.
Tout, cela forme ce qu'on appelle les cheveux de taille, avec lesquels se fabriquent des postiches très chers. Les neuf dixièmes des fausses nattes et des perruques se recrutent dans le cheveu du chute. Où se trouve-l.-il, celui-là? Dans la boite du chiffonnier or. Sans le chiffonnier, il serait impossible de faire face à la consommation des faux cheveux en France. C'est lui qui ramasse soigneusement ces petites mèches que toute femme retire de son démêloir après s'être coiffée. Les femmes s'en débarrassent volontiers en les jetant, et elles oublient ou elles ignorent, que ces cheveux reviendront sur leur tête après avoir passé par la boîte à ordures de la maison ou la hotte du « biffin ».
dans la ville de Paris, le peigne retire tous les jours plus de 50 kilogrammes de cheveux sur les têtes féminines. Tout cela s'amasse chez les maîtres chiffonniers, qui en donnent de 4 francs ;la livre.

Pour nettoyer la marchandise, on la roule dans de la sciure de bois, on en relire ainsi la
boue, la poussière, la graisse et toutes les autres immondices. On procède ensuite au démêlage, qui s'opère à l'aide de cardes assez semblables à celles dont, on se sert pour carder la laine.
Encore un instant., et on livrera aux coquettes ces jolies nattes, ces frisons séducteurs, que leur coiffeur leur vendra avec un sourire « comme un article hors ligne, comme une. occasion à prendre….

 

tiré du "Le Petit Français illustré. Journal des écoliers et des écolières" de 1895

 

 

Page 126

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 18:21

La disparition de la corporation des marchands de coiffes, commence vers 1830, Les rares hommes qui se lancèrent dans cette voie avaient un petit magasin généralement dans les préfectures ou sous-préfectures et les jours de marché, les lingères des environs venaient y faire leurs emplettes. Le chef de la maison voyageait à cheval, emportant dans des sacs les pièces de mousseline et de nansouk qu'il débitait et se faisait payer au comptant. La femme tenait le magasin pendant ses absences. A mesure que la coiffe prit de l'extension et nécessita des articles plus compliqués, les marchands de
blanc transformèrent leur commerce de la façon suivante : dans de grandes voitures appelées maringotes et aménagées spécialement à cet effet, ils entassaient les paquets de mousseline, les boites de dentelles, tulles, broderies, rubans, été, et voyageaient avec un employé.

Il leur fallait généralement deux ou trois chevaux pour traîner ces grosses voitures. Arrivés dans les hôtels où une salle spéciale leur était réservée, ils déballaient leur voiture, puis allaient rendre visite aux petits marchands de
la localité qui, à tour de rôle, venaient à l'hôtel choisir leurs marchandises. Le patron faisait la vente, pendant que l'employé faisait la facture. Cette dernière était réglée seulement au passage suivant.

Elle a duré de 1830 à 1890. Tous ceux qui ont travaillé dans ces heureuses années ont réalisé de petites fortunes.

Les maringotiers ont complètement disparu Les maisons de blanc, voyant la vente de la coiffe et de ses accessoires disparaître, ont réformé leur manière de faire. Elles ont adopté le système de vente sur échantillons el ont été obligées d'ajouter à leur commerce primitif une foule de rayons nouveaux, tels que lingerie, cols, cravates, tissus, chemises, etc.
Le malheur a été que, au lieu d'exploiter comme autrefois un rayon unique, elles ont empiété sur leurs voisins. Pour arriver, elles ont baissé leurs prix. Leurs concurrents ont fait de même, bien que leurs frais généraux aient doublé depuis 20 ans, et ce métier des plus agréables, où les affaires étaient plus amicales que commerciales, est devenu difficile et accablant.

Elle porte souvent le nom de maringote : « La maringote, dans le principe, était la voiture du marchand forain courant la province, et ce n'est que par extension l'appellation a été donnée à la voilure des saltimbanques. Cette voiture est par eux quelquefois nommée la caravane, le chez soi »
Le mot est très répandu dans les parlers. Provinciaux, dans lesquels maringote désigne habituellement une voilure légère à doux roues : « Cochard dit qu'on les nomme ainsi parce que les premières se sont faites à Maringucs, en Auvergne » .
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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 09:01

permis-de-conduire-1920-1.JPG

On apprend au début l'usage de la voiture, de ses organes et de ses accessoires. Ceux-ci, comme, à l'atelier, expliquent à l'élève le pourquoi et, le comment de toutes les pièces qui constituent les différentes parties de l'auto: Entre temps, on apprend la manœuvre du volant, des leviers de changement de vitesse et «le freins, leur montrent la manière de débrayer et d'embrayer, de se servir judicieusement de la pédale
d'accélération; sous la conduite du moniteur, il suffit de prendre le nombre de leçons suffisant et de savoir distinguer un carburateur d'un pot d'échappement ; il faut encore obtenir de l'Etat le permis de conduire, et, pour cela, il est nécessaire de passer un examen, ("est à passer cet examen que les écoles de chauffeurs vous préparent. uses, elles amènent leurs élèves dans de bonnes conditions devant l'ingénieur des mines chargé de les examiner, il est surtout charger de se rendre compte si le candidat qu'on lui présente a d'abord les qualités physiques nécessaires, s'il a, en outre, l'habileté, le sang-froid indispensables pour éviter un obstacle qui surgit brusquement devant lui, la connaissance suffisante du code de la route et des règlements sur la circulation pour se diriger dans les voies publiques, conformément aux usages établis.

permis-de-conduire-1920.JPG

Pour amener un élève en bonne forme au jour de l'examen, il faut, compter généralement une série de dix leçons échelonnées sur une période d'une dizaine de jours. Le prix est de 15 francs par leçon, soit un total de 150 francs. Les élèves se recrutent un peu dans toutes les classes et il n'est pas rare de: voir sur la même voiture, tour à tour
au volant, où dans les autres places, écoutant la leçon du professeur, l'élégante mondaine, le futur conducteur de taxi, le simple ouvrier appelé à conduire le camion de l'usine, le commis-voyageur, le commerçant ou le docteur. A ceux qui
veulent prendre «les leçons particulières, pour éviter ces promiscuités, on demande, naturellement, un cachet plus élevé. La demande de passer l'examen comporte un certain nombre de formalités ayant pour but d'éviter toutes fraudes possibles ;
pour l'obtention du permis de conduite automobile ; Il faut un certificat de domicile signé par le concierge de l'immeuble habité par le candidat et légalisé par le commissaire de police du quartier; . une pièce d'identité ,un livret militaire ou extrait de naissance; un reçu du versement d'une somme de 20 francs entre les mains du percepteur des contributions, A ce dossier, il faut joindre deux photographies du candidat, dimensions réduites, le tout est déposé à la Préfecture de police
ou à la mairie, dans les départements, De là. le dossier passe au service des mines qui, quelques jours après, avise le candidat du jour, de l'heure el de l'endroit où il devra se rendre avec une voiture pour passer l'examen.
A Paris et pour le département de la Seine, ces points de rendez.-vous sont au nombre de quatre : à la porte de Vincennes, à la place Saint-.Jacques, avenue de Ségur et à Boulogne, 41, avenue Gallieni. L'examen passé, un permis provisoire, valable pour un mois, est remis immédiatement au candidat reçu, en attendant la carte rouge définitive qui n'est délivrée que quelques jours plus tard.
Etre examinateur n'est certes pas une sinécure ; on compte une moyenne de cent examens par jour, 30.0000 environ dans l'année. L'automobile n'est donc pas à la veille de manquer de conducteurs, les amateurs de vitesse étant de plus en plus nombreux, malgré le prix exorbitant des voitures.

 

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 18:08
NOS DOUANIERS DES FRONTIÈRES DE TERRE

A qui, cultivateur, commerçant ou touriste, franchissant la frontière le soir, au doux bercement de la voiture et l'esprit occupé par quelque pensée absorbante, à qui n'est-il pas arrivé d'être comme effrayé en entendant ce cri subit : « Halte à la douane ! » Forée est alors d'arrêter l'attelage au plus vite sous peine des plus grands dangers et de laisser visiter la voiture jusque dans ses plus petits recoins pour l'accomplissement de la formalité légale. A quel voyageur n'est-il pas arrivé de maugréer, alors que, bien installé dans son compartiment, enveloppé dans une chaude couverture et la casquette rabattue sur les yeux, il lui faut obéir à l'injonction dés agents du train criant à pleins poumons, comme pour se moquer de lui : « Tout le monde descend pour la visite de la douane » Chacun sait que, jour et nuit, de Dunkerque à Nice et de Nice à Bayonne, il n'est pas une route, pas un chemin de quelque importance, pas une rivière, pas un coin de bois
perdu qui ne soit gardé par les douaniers de nos frontières , dont le nombre total est', de 20000.
Le rôle des douaniers des frontières de terre est très grand, puisqu'il consiste, par tous les moyens possibles et même par le combat suprême, à empêcher l'introduction des marchandises étrangères, dont la plupart payent un droit d'entrée assez élevé, ou même qui sont totalement prohibées, comme les allumettes, la poudre de chasse, les jeux de cartes.
Comment se recrutent les douaniers?
Ce ne sont pour la plupart que d'anciens soldats et même, dans certaines directions où le choix est facile à cause du nombre de candidats, que d'anciens gradés. Mais comme, d'autre part, il y a des familles qui, depuis plusieurs générations, n'ont cessé de servir l'administration, il est juste que des faveurs leur soient accordées, c'est-à-dire que les fils des agents peuvent être acceptés à demi-solde à partir de dix-huit ans, s'ils justifient de leur aptitude au service militaire. Ils seront, du reste, impitoyablement rayés des cadres si, au moment de leur tirage au sort ou dans la suite, il leur arrive d'être réformés ou classés dans les services auxiliaires. Afin de faciliter la garde du pays, la frontière est divisée en portions de terrain ou « penthièvres » dont la surveillance est confiée à un brigadier assisté de plusieurs
hommes (8 à 12 en moyenne) formant une brigade. On a pu dire avec raison que le brigadier était l'âme du service. C'est à lui qu'incombe le soin de prendre toutes les mesures qui lui semblent bonnes pour déjouer l'ennemi sur sa penthièvre; bande de A  Mais ce sont surtout les heures de la nuit que les fraudeurs attendent avec impatience pour accomplir leurs exploits. On leur oppose alors l'embuscade, qui, sans conteste, est le service le plus redouté des contrebandiers.

A la tombée de la nuit, les préposés, le « sac » au dos, le revolver au côté (ou le fusil) et la canne ferrée à la main — ce sont leurs seules armes — se rendent au poste. Là seulement, ils apprennent isolément et verbalement l'endroit où ils doivent se rendre. Ce sac se compose d'une simple paillasse posée sur trois châssis de bois attachés l'un à l'autre par des lanières de cuir en guise de charnières et dont les traverses sont reliées entre elles par des cordes tendues. Le tout est supporté à 0m, 10 environ du sol par quatre petits pieds de bois. En hiver, le fourniment comporte, en plus, un sac de campement composé d'une peau de mouton recouverte d'une peau de chèvre formant enveloppe. Les préposés s'y glissent comme dans un sac véritable et ils y demeurent à l'abri de toutes les intempéries; seul, leur visage est à l'air libre. S'il pleut, ils piquent en terre un parapluie de grosse toile bleue qui, lui aussi, fait partie de leur équipement.
buraux-des-douanes-1908.JPG
 

j'ai mis des uniformes de douaniers sur mon site mode et pub, cité en lien

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 17:16

Christian, normand habitant outre atlantique a dans ses ancêtres un chasse moute, métier cité dans un de ses actes.

Mon ignorance sur le sujet m’a donné envie d’en savoir plus.

Voilà ce que j’ai trouvé Christian;

 

Qui ne sait aujourd'hui que la construction de chaque moulin-à-vent, comme la construction des colombiers, ne pouvait avoir lieu qu'en vertu d'un véritable droit seigneurial?

Le moulin, en effet, était banal, c'est-à-dire qu'autour de lui s'étendait une sorte de circonscription ou de ban, dans laquelle on ne pouvait établir un autre moulin. C'est ce qui fait que, la plupart du temps, nos moulins à vent normands sont construits à la limite des territoires de deux ou trois paroisses. Par contre, les hommes qui habitaient dans le ban, les banniers, ne pouvaient faire moudre leur grain qu'au moulin banal, sous peine de confiscation et en payant un droit. C'est ce qu'on appelait la moute,, droit qui devait être payé, même si le blé était exporté hors du ban avant d'être moulu; alors, c'était ce qu'on appelait la moute sèche.

Parfois, les meuniers envoyaient leurs garçons chercher chez le paysan sa provision de grain. C'étaient les chasse-moute qui, coiffés d'un bonnet de coton, la veste toute enfarinée, un fouet enlacé autour du cou, parcouraient le village, sur un âne ou un bidet, faisant claquer leur fouet pour prévenir de leur présence les clients qui leur remettaient du blé à moudre. La moute se percevait généralement en nature dans notre pays, au 1/19 ou au 1/25, ou en argent, à tant du sac ou du boisseau. Au reste, la banalité fut supprimée le 4 octobre 1793, et, dans le département, le droit, qui était alors fixé au seizième, fut fixé à dix-sept sols par quintal de froment et d'avoine. Adieu les cache-pouque, cache-moute allant de ferme en ferme recevoir la mounée ou la rapportant.

Tous les meuniers sont des fripons,
Tous les cach'poucs sont des larrons

disait une vieille chanson et elle avait raison, car les meuniers d'alors avaient mille tours et mille ruses, pour subtiliser une partie du grain qui leur était confié et qui, au lieu de prendre le chemin de la trémie, s'en allait dans le grenier du meunier. Ils firent si bien qu'en 1724, le Parlement rendit deux arrêts pour augmenter la surveillance et prescrire la fraude mais quand la Maréchaussée se présentait, les meuniers voisins, en faisant manœuvrer les ailes de leurs moulins d'une façon convenue, prévenaient. télégraphiquement leurs collègues fautifs de l'arrivée des sergents, et quand
ceux-ci se présentaient tout était en ordre ….

 

 

 

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 10:15

Couturière, corsetière, lingère chemisière, modiste, blousière, jaquettière, vestonnière, dentellière, plumassière, fleuriste, giletière, brodeuse, culottière et brodeuse.

 

 

Texte de Mme Pouillot, inspectrices des écoles - 1927

 

Pour être une bonne couturière,~ il faut des qualités spéciales, malheureusement les parents n'examinent pas assez les raisons -qui leur font choisir cette branche, pour leurs filles. D'abord, ce métier étant sédentaire, la fillette doit avoir une excellente santé, sans prédispositions à la tuberculose, à une grande anémie ou aux maladies de cœur ou d'estomac. Elle ne doit pas avoir une mauvaise vue ni être sujette à la transpiration des mains. On déconseillera ce métier aux fillettes nerveuses, maladroites, désordonnées, inappliquées et peu aimables.

L'ordre et l'économie sont les bases de réussite dans cette partie. C'est en coupant habilement et en tirant parti des étoffes, que la couturière réalisera son premier bénéfice.
une couturière a peu de morte-saison, les groupements patronaux et ouvriers s'entendant pour la bonne marche de cette industrie. Pour être une bonne couturière, la jeune fille doit avoir une connaissance parfaite de son métier, elle doit avoir été blousière, jupière, corsagière jaquettière, elle doit être bonne essayeuse. Alors, seulement, eUe pourra s'établir à son compte.

Voici, à titre documentaire, quelques tarifs de la Chambre syndicale de couture de Paris: 4 fr. 60 pendant les six premiers mois 5 francs le deuxième semestre; 6 francs après un an, avec augmentation de 1 ou 2 francs de six mois en six mois. Après deux ou trois ans, l'apprentie devient une petite main avec 10 francs par jour. Deux ans âpres, seconde main avec un salaire de 16 à 18 francs. Le métier de modiste qui est aussi un métier d'art, est moins fatigant que celui de couturière. Intelligente, d'esprit vif, ayant, avec du goût, de l'initiative et possédant des notions de dessin d'ornement, la modiste devra encore joindre, à ces qualités fondamentales, des qualités physiques de bonne santé. Beaucoup d'ouvrières, se disant modistes, n'ont fait qu'un apprentissage de garnisseuses

La jeune fille devra aussi apprendre le métier d'apprêteuse qui lui permettra de dresser une forme d'après une gravure, de reproduire un chapeau vu dans une cérémonie. Elle le garnira ensuite selon la toilette et la tête de la cliente, selon la mode. et suivant aussi sa propre imagination c'est un art, car un chapeau peut perdre ou gagner par sa garniture. Si la garnisseuse coud peu, l'apprêteuse doit savoir coudre convenablement. Trois ans d'apprentissage, beaucoup d'attention et d'application. sont nécessaires pour faire d'une fillette une future bonne modiste. Le salaire mensuel est de 136 francs pour la première année de 166 francs pour la deuxième année. En sortant des écoles professionnelles, la jeune fille est payée 250 francs. Deux métiers qu'il est sage d'exercer de front sont les métiers de la fleur. artificielle et de la plume. Tous deux demandent les mêmes qualités du goût, de la vivacité d'esprit, une imagination créatrice, du soin, de l'ordre, de la persévérance et une disposition pour l'harmonie des couleurs et le dessin d'ornement.

Les bonnes ouvrières fleuristes, qui travaillent surtout l'hiver, gagnent de 30 à 40 francs par jour; si elles apprennent le métier de plumassière (autruche, fantaisie, etc.), en l'exerçant l'été, elles sont certaines de ne jamais chômer. En ajoutant la profession de monteuse d’éventail, ces trois spécialités leur fournissent des salaires convenables. Le métier de fourreuse, de même que les deux métiers précédents, nécessite trois années d'apprentissage. La fillette qui voudra travailler la fourrure devra avoir les poumons particulièrement solides, à cause des poussières. C'est un métier rémunérateur. Dès la première année, la jeune fille gagnera 4 francs par jour la deuxième année, 6 francs la troisième année,8 francs, et elle pourra ensuite atteindre 16 à 18 francs, mais elle devra être bonne essayeuse.

Avec une tenue correcte et discrète, de bonnes notions de dessin linéaire, deux à trois ans d'apprentissage suffisent à une fillette de treize ans pour qu'elle obtienne un excellent salaire dans le métier de corsetière qui comprend (outre la fabrication du corset) celle de la ceinture et autres accessoires élégants.

La lingère chemisière qui se consacre exclusivement à la lingerie d'homme (chemises, caleçons, gilets de flanelle), est plus exposée à la morte-saison. Elle pourra remédier à cet état de choses en faisant le raccommodage La broderie à la main comprend trois branches distinctes la broderie blanche. celle de couleur et la broderie d'or et d’argent , il n’y a pas de morte saison. Ces métiers nécessitent, de la part de celles qui les adoptent, des qualités à peu près semblables à celles de la couturière mais une brodeuses doit savoir dessiner et être suffisamment artiste pour reproduire et créer des motifs. Détenant les modèles de plusieurs maisons, elle doit être très honnête et très discrète. La jeune fille qui choisit
broderie de couleur doit connaître la broderie à la main et la broderie à la machine, ainsi que la broderie de Lunéville, afin d'avoir des débouchés différents en cas de morte-saison. II en sera de même pour la brodeuse a la machine qui. apprenant aussi la broderie de Lunéville (perlage au crochet), devra se spécialiser encore dans le travail des jours et des plisses à )a machine.

*Le métier de dentellière est peu répandu dans la région parisienne alors; que, dans plusieurs provinces françaises, la petite fille travaille, dès son plus jeune âge, à la dentelle, dans sa famille.

Il existe cependant un métier à Paris assez intéressant, celui de la réparation dentelle. Il nécessite, de la part de celle qui le choisit, une très bonne vue, des qualités d'attention, d'observation et de mémoire et de sérieuses notions de dessin d'ornement. voici encore trois bonnes professions celles de culottière, de giletière, de vestonnière. Trois à quatre ans d'apprentissage sont nécessaires pour former des ouvrières. Le métier de vestonnière demande, par exemple, à la jeune apprentie, une grande force musculaire, à cause du maniement du fer.

 

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