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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 16:22

des colonies pénitentiaires d'enfants, que l'État appelle ofliciellement des «colonies agricoles et industrielles», est formée par les 
enfants condamnés ou acquittés comme ayant agi sans discernement, en vertu des articles 66 et suivants du Code pénal 
et 375 et suivants du Code civil (attentats contre l'autorité paternelle). 

Les lois des 5 août 1850, 24 juillet 1889, 19 avril 1898, le règlement d'administration du 10 avril 1869, modifié par celui 
du 15 juillet 1899 et complété par la circulaire du 20 juin 1898, régissent l'organisation générale des établissements d'éducation 
correctionnelle, des établissements d'assistance et de protection pour l'enfance coupable ou abandonnée. « Ces lois n'enferment 
pas l'administration dans des règles fixes au point de vue de l'organisation matérielle et de la composition de l'effectif » 
La plupart des colonies possèdent des règlements administratifs particuliers. 

penitencier-enfants-1905.JPGpenitencier-enfants-1905-cellules.JPG


Les dortoirs sont composés de séries de petites cellules d'isolement en claire-voie. 

Régime et vie quotidienne. - Les enfants se lèvent à 5 heures du matin. A 5 h. 30, premier déjeuner (la soupe aux légumes) 
et récréation. De 6 heures à 7 heures, école. Départ pour le travail ou rentrée aux ateliers à 7 h. 1/2. A 9 heures, les enfants 
reçoivent un morceau de pain. A 11 heures, deuxième déjeuner (soupe, pitance haricots ou fromage; les jours de fête, ragoût). 
De 11 h. 30 à 1 h. 1/2, récréation ou exercices physiques. Départ pour le travail ou rentrée aux ateliers à i h. 1/2. Goûter sur 
place à'4 heures. A 4 h. 30 (hiver), 6 h. 50 (été), retour des champs ou sortie des ateliers. A 7 heures, dîner (soupe, légumes avec 

viande); à 7 h. 45, coucher. Tous les dimanches, promenade de 2 heures à 5 heures. Les enfants qui ont obtenu un certain 
nombre de bons points peuvent se payer ainsi des vivres supplémentaires. La boisson se compose de vin fortement additionné 
d'eau et, en été, d'eau acidulée. 

La liste des établissements est dans la revue universelle 1905 page 419 à 421 disponible sur Gallica.

penitencier-enfants-1905-atelier.JPG

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 15:45

expo-art-a-l-ecole-1904.JPGExposition de l'Art à l'école.  Victor Duruy, ministre de l'Instruction publique du second Empire, écrivait en 1870 : 

« Notre instruction populaire ne manque ni d'hommes habiles, ni de méthodes éprouvées, ni de livres savants sous une forme 
élémentaire. Mais pour l'enfant, pour l'adulte qui confine à l'enfance intellectuelle par l'état inculte de son esprit, nous 
n'usons pas assez de l'agent le plus actif, l'enseignement par les yeux. J'aurais voulu que les murailles nues de nos soixante- 
dix mille écoles fussent couvertes, du haut en bas, d'images,  l'art, la science, la morale et la patrie auraient trouvé leur 
compte. 

expo-art-a-l-ecole-1904-2-.JPGL'exposition comprenait : des tableaux muraux pour la coration fixe et mobile des classes; des images-récompenses, bons points, cartes postales illustrées destinées aux élèves ; des collections de vues sur verres pour projections ; une exposition 

rétrospective de l'image populaire (collection de M. P. Beurdeley) ; une exposition rétrospective du livre de classe illustré, 
depuis le xvic siècle (collection de M. Georges Moreau) jusqu'au xxe (collection de M. Fournier), etc. 



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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 10:16

Suite aux fraudes ;BUREAU-DE-VOTE-1904.JPG

BUREAU-DE-VOTE-1904-2.JPG

 

Touche-à-tout. Revue hebdomadaire universelle illustrée 27/11/1904

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5522328g

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 19:18

postier-1909.JPG

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 18:43

Si intéressés : beaucoup d'infos sur la réforme sociale de janvier 1905 dispo sur Gallica

endroits suivant les arrondissements de Paris (voir image) et beaucoup d'infos sur colonies de vacances dans autres pays (dans le document, y'a plus qu'à chercher)

 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5444099f/f983.image.r=vacances%20colonies.langFR

 

Morteau (Doubs) 

Condeville (Manche) 

Vermandois (Doubs)

Vert-le-Grand (Seiné-et-Oise) 

Sables-d'01onne Vendée 

Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise) 

Condé-sur-Noireau (Calvados) et collège de Fiers 

Toucy (Yonne) et Vert (Seine-et-Oise)  

Châtillon-sur-Seine 

Mandres-sur-Vair (Vosges)  Boulogne-sur-Mer et Fontainebleau. 

Mers-sur-Mer, 

Berck 

Collège de Melun (Seine-et-Marne) 

Audincourt (Doubs) 

Fécamp 

Montlhéry 

Luzancy (Seine-et-Oise)

Malesherbes,

Villers-Cotterêts 

Collège de Melun (Seine-et-Marne) 

colonies-vacances-1904-pour-parisiens.JPG

soit une moyenne de 2.70 francs par jour, je vous laisse imaginer si les enfants de "pauvres" quoique malades ou chétifs, ils pouvaient  y aller. plein d'infos à lire

Mais les associations étaient déjà developpées à cette époque, comme quoi!!! et cela fait plus de 100 ans.......

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 19:23

ce livre édité en 1916 est étonnant de trouvailles issu surement de gens à l'affut de vendre, soit comme maintenant

je ne pense pas que le commun des mortels ait adhéré ou en a eu vent. A méditer.*

 

exemple de pate aimantée pour cheveux entre autres

 

Les transformations de la mode semblent, cette année, s'appliquer tout particulièrement à la chevelure. C'est ainsi que l'on annonce, pour cet été,

 

la perruque en éponge, que l'on pourra imbiber durant les grandes chaleurs d'eau fraîche ou même d'éther, suivant le goût de chacun. Les coiffeurs nous prient également de, signaler à leur clientèle masculine la nécessité où sont tous les élégants de laisser actuellement pousser leurs cheveux au dessus des tempes. Prochainement, en effet, il sera de bon ton de porter un accroche-cœur tressé, qui servira de cordon de monocle. Seuls les élégants au courant de la mode seront prêts en s'y prenant dès maintenant. Puisque nous parlons de coiffures, signalons également que les cheveux se porteront verts l'an prochain. C'est la couleur complémentaire du rouge, et la coiffure s'harmonisera ainsi plus complètement avec les lèvres et les joues. A moins toutefois que l'on ne porte les lèvres vertes et les cheveux rouges? Les modistes hésitent encore à ce sujet pour lancer les nouvelles modes de la saison.

Toujours dans le domaine de la coiffure, il nous faut signaler l'ingénieuse pâte d'aimant avec laquelle on badigeonne actuellement les crânes de nos chauves les plus notoires. Il suffit d'approcher ensuite de la tête des cheveux artificiels en fil de fer pour que ceux-ci, attirés par la pâte d'aimant, se collent tout aussitôt sur le crâne. Les cheveux artificiels prennent ainsi naturellement leur place sur la peau véritable du crâne. Pour les militaires qui désirent se coiffer en brosse, des clous ordinaires pourront suffire. Signalons, enfin, pour les dames qui préfèrent les teintes jaunes, qu'après quelques lavages les cheveux en fil de fer prennent bientôt une cou-
leur rouille des plus agréables.

 

'dispo sur Gallica

Inventions nouvelles et dernières nouveautés / G. de Pawlowski

Auteur : Pawlowski, Gaston de (1874-1933)

 

Éditeur : E. Fasquelle (Paris)

 

Date d'édition : 1916

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 18:33

taxametre-1904-fiacre.JPG

taxametre-1904-libre.JPGtaxametre-1904-occupe.JPG

Le « Taxamètre ». Le compteur installé sur quelques centaines de fiacres de diverses compagnies, en septembre 1904, ressemble à une horloge placée à la droite du cocher. Il est surmonté d'un petit drapeau métallique portant le mot libre. Le drapeau est vertical et abaissé derrière une cache dès que la voiture est occupée.
La somme de prise en charge est de 75 centimes ,puis viendra s'ajouter une somme de 10 centimes par 400 mètres parcourus.
Au-dessous du montant de la course s'inscrit le prix des suppléments : 25 centimes par colis ; 50 centimes pour passage des fortifications, course et heure de nuit.
Le voyageur paye le total des prix marqués dans les deux guichets de gauche. Si, au lieu d'effectuer une seule course, le voyageur s'arrête en route, puis repart, le tarif devient horokilométrique. Le prix initial de 75 centimes donne droit à une course de 1200 mètres ou à neuf minutes d'attente ou de marche lente. Le prix horaire s'accroît ensuite de 10 centimes par trois minutes ….

Fiacre muni du taxamètre.

Le taxamètre sur voiture « libre » : le drapeau est levé et les guichets du cadran sont vides.

Le taxamètre sur voiture « prise » : le drapeau est abaissé et le prix de la course inscrit automatiquement sur le cadran.

Je ne prends jamais le taxi, ce serait intéressant de savoir la différence par rapport à maintenant.

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 17:46

 

ceroplastes-1910-JPG

Pour bien choisir sa coupe ou son postiche.

A Paris, les magasins retiennent, de plus en plus, l'attention de la foule par des têtes ou des bustes en cire. On rencontre surtout ces figurines aux étalages des coiffeurs, des tailleurs et des corsetières. Les badauds et même les hommes
graves s'arrêtent devant ces belles dames ou ces messieurs pimpants qu'on s'attendrait presque à voir parler, la mécanique leur donnant parfois l'illusion de la vie. Grâce à des ressorts plus ou moins compliqués, ces beautés en cire respirent, remuent les paupières, tournent l'a tête à droite ou à gauche, font mine de lacer leur corset, se mirent dans une glace, etc. Les modeleurs parisiens sont parvenus à réaliser de vrais chefs-d’œuvre en ce genre, et nous allons pénétrer les arcanes de cette industrie peu connue bien que fort ancienne.

Les Grecs se livraient déjà à la céroplastique. Ils réalisèrent des statuettes, des fleurs et des fruits qui leur servaient à décorer leurs temples ou leurs demeures. Par la suite, ils sculptèrent dans cette substance des figures humaines.
Un peu. Plus tard, les Romains, à leur tour cultivèrent cet art. Avec la domination romaine, la céroplastique s'implanta dans les Gaules.
Puis les naïfs modeleurs du moyen âge continuèrent la tradition en donnant aux statuettes de saints des visages de cire colorée. En outre, ils trouvèrent bientôt de nouveaux débouchés à leur activité avec les ex-voto et les effigies funéraires,
Les ex-voto se composaient de jambes ou de bras réalisés en cire et souvent d'un poids considérable. Ainsi les comptes royaux de 1466 et de 1467 mentionnent le « vœu de cire pesant 45 livres de la représentation de Madame Anne de France, sa fille, que le roy a fait offrir en juin devant l'image Notre-Dame de Cléry », et « 80 livres de cire, ouvrée en vœu, pour offrir en mars, au nom de Madame l'Amiralle, pour sa santé, devant l'image Notre-Dame du Chastel de Loches ». Quelques- uns même de ces extraordinaires ex-voto représentaient, en grandeur naturelle, des cavaliers armés de pied en cap et pesaient jusqu'à 3 000 livres. on levait, cette pratique

 

 

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 16:54

J'aurais bien aimé des cours de cuisine à l'école!! en plus gratuits!!

les ateliers de cuisine pour grands et enfants sont trés prisés à l'heure actuelle, mais à quel prix...

 

 

Cours ménagers gratuits à Nîmes en 1908

 

Une association féminine « la Française » a été formée le 1 er mai 1908 dans le but d'organiser dans notre ville des cours ménagers gratuits. Ces cours ont commencé à fonctionner en novembre 1908;
l'école a donc déjà deux années d'existence. Elle s'adresse aux jeunes filles âgées au moins de 12 ans, appartenant à toutes les écoles de la ville, et leur enseigne les matières suivantes : repassage, blanchissage, lingerie, raccommodage, coupe et couture, modes, enseignement ménager proprement dit (cuisine et économie domestique), comptabilité, conférences d'hygiène. Les cours ont lieu en dehors des heures de classe, et le jeudi matin. Les élèves peuvent donc les suivre sans être aucunement dérangées dans leurs études. Ils ont lieu dans un local scolaire mis à la disposition des organisateurs par la ville. L'enseignement est absolument gratuit, un droit d'inscription de 0 fr. 50 est seulement exigé pour chaque entant à son entrée à l'école. Les cours ont lieu de novembre à juillet; l'expérience démontrant qu'il
est difficile de demander aux élèves un effort continu vers la fin de l'année scolaire et au début des mois chauds.

L'enseignement donné aux cours ménagers est surtout pratique. Les élèves apportent les matériaux nécessaires à la confection des objets qu'elles cousent, et qui leur appartiennent. Le plus souvent, elles travaillent pour elles-mêmes, mais le programme d'études n'est pas absolument strict.

Aux cours de couture, elles font des ouvrages simples et utiles : par exemple, à la lingerie : une chemise avec feston brodé, un pantalon orné d'une dentelle au crochet; elles apprennent, en outre, à ce cours, la pose de la pièce dans les tissus unis et à dessin, le reprisage et le remaillage des bas. A la mode, elles confectionnent
de jolies charlottes en mousseline et entre-deux plissés, font les arrangements et apprennent de plus le travail du laiton, première chose enseignée à l'atelier aux apprenties modistes.

Le cours de cuisine qui est le plus important et demande plus de temps est pratiqué de la manière suivante : les élèves sont divisées en équipes de cinq. Chaque semaine, par roulement, une équipe déjeune gratuitement à l'école. Tandis que l'équipe qui déjeune va acheter les provisions au marché avec le professeur, les élèves restantes, sous la surveillance de la directrice commencent le nettoyage de la salle d'école. Les pavés sont arrosés et balayés, les tables lavées, les vitres des fenêtres nettoyées si c'est nécessaire. A la cuisine, le fourneau est soigneusement passé au noir, les cuivres
polis comme des miroirs, le feu allumé. Quand les élèves reviennent du marché, l'équipe qui déjeune doit s'occuper plus spécialement à la cuisine : triage des légumes, préparation et cuisson des aliments sous la direction du professeur. Ensuite, nos jeunes ménagères inscrivent au tableau noir le menu du déjeuner, avec en regard, les dépenses : prix de revient de chaque plat et prix total du déjeuner qui ne doit pas dépasser 2 fr. 40 (40 centimes par personne, pain compris). Les menus sont composés simplement et selon les principes d'alimentation rationnelle.

A onze heures, le couvert mis, l'équipe restante se met à table tandis que leurs compagnes se retirent. La bonne tenue à table, le service bien fait à tour de rôle, le couvert soigné et propre sont exigés. Après déjeuner, la vaisselle est faite, la salle à manger balayée, tout rangé et rapidement mis en ordre. Chaque élève a un cahier de cuisine où elle inscrit toutes les semaines, les menus, avec leur prix de revient, les durées de cuisson des plats et quelques recettes.

Cinquante-neuf élèves étaient inscrites aux cours ménagers en 1908-1909. Soixante-cinq en 1909-10. Le manque d'assiduité dont on a eu à se plaindre la première année d'ouverture de l'école, a été bien amélioré la deuxième année.
Des prix, consistant en objets usuels : tels que nécessaires à ouvrage, buvards,
plumiers, etc. ont été donnés aux meilleures élèves, des diplômes décernés à celles ayant fait preuve de bonne volonté, bonne conduite, assiduité. Les professeurs, heureusement recrutés, soit dans les divers métiers, soit dans l'enseignement se louent généralement de leurs efforts à bien faire.

 

 

 

Source ; Journal de la jeune fille : organe des Unions chrétiennes de jeunes filles de 1910 (Gallica)

 

 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 18:51

LE MARCHÉ DU TRAVAIL DEBUT 1900

Le Marché du Travail est l'ensemble des moyens propres à conclure l'accord de l'offre et de la demande d'emplois. La grève, la feuille de placement, la maison de La Mère, l'office du syndicat, les bureaux déplacement sont dans ce cas. L’ office national ouvrier de statistique et de placement s'emploie à régulariser ce marché.

L'offre et la demande de travail doivent entrer en rapport dans des conditions déterminées. L'échange auquel elles donnent lieu constitue un marché et revêt des formes diverses ; il se produit dans une foule d'endroits ou de rencontres.

Tantôt le patron vient chercher l'ouvrier à la grève, emplacement en plein air, ou dans un coin de halle, et 1‘embauche séance tenante.

L'ouvrier sans travail se rend aussi, souvent, d'atelier en atelier, d'usine en usine, et offre ses services. Dans certaines des maisons où il se présente, on lui donne à garnir une feuille de renseignements individuels, et la maison s'engage à le faire appeler en cas de place vacante.

Dans les villes de compagnonnage, c'est chez la Mère que les ouvriers vont à l’embauchage. Dans les syndicats, on communique au membre de l'association le livre des adresses des usines, ateliers, et la liste des emplois vacants avec le taux des salaires correspondants. Nous étudierons d'ailleurs l'organisation syndicale quand il
s'agira des lois qui la régissent. Nous verrons alors combien les bureaux de placement des syndicats ouvriers et des Bourses du Travail sont utiles aux membres de ces groupements et cherchent à les aider par des indemnités de voyage, de secours, de maladie, de chômage , involontaire ou forcé.

Mentionnons également les bureaux de placement, agences payantes auxquelles il ne faut se confier qu'avec une sérieuse prudence. S'ils ont à choisir entre les bureaux des agences et ceux des mairies, c'est dans les bureaux «le placement- gratuit«, installés dans ces dernières, que doivent aller de préférence les ouvriers non syndiqués. Mais, rappelons-leur que le bureau de placement des Bourses est à leur disposition comme à celle des ouvriers syndiqués.

Le marché du travail fonctionnera bien quand il aura réussi à centraliser, jour par jour, ces renseignements épars en tant d'endroits, car les offres et demandes, même les plus insignifiantes en apparence, peuvent avoir une répercussion au loin.

Mais en présence des misères de la vie du travail,, malgré la prévoyante activité d'une telle institution, l'ouvrier reste trop souvent exposé à des souffrances. i1 est bon de les signaler dans ce livre aux méditations de la jeunesse des campagnes,
trop prompte à l'émigration vers les villes.

Tiré de; L'ouvrier / par Albert Dupin disponible sur Gallica

 

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  • : Métiers ignorés, oubliés. Conditions de vie début 1900. A force de me documenter pour la généalogie , j'ai eu envie de partager mes découvertes sur la vie de nos ancêtres
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