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Le blog du passé

Métiers, salaires, conditions de vie , vêtements, alimentation etc. au cours de ce passé riche de découvertes ! Top 1 des mes articles lus : le certificat d'études, l'école, les bébés Top 2 les logements et salaires Top 3 les métiers N'hésitez pas à me laisser des commentaires, je répondrais avec joie

Tout ce qu'a apporté le gaz à Paris dans la vie quotidienne 1900 -1910

LE GAZ A PARIS – Janvier 1914

 

Photos dans cet article d’appareils qui peuvent cuire 100 kilos de frites, des côtelettes, des rôtissoires, une étuve à brioche ainsi que la cuisine au quotidien (avec domestiques) et la salle de bains .


Applications du gaz dans la vie quotidienne parisienne, restaurants, magasins, appartements etc 
Bon, je pense que mes ancêtres n’ont pas gouté à tous les bénéfices du gaz, au vu de leur condition…
Article un peu long, mais riche en renseignements

 

La demande explose !

On construit depuis quelques mois.de nouvelles usines à gaz autour de Paris..

La consommation de gaz à Paris, qui était de 387.000.000 mètres cubes en 1908, a passé, en effet, à 449.000,000 mètres cubes en 1912, elle a donc augmenté en moyenne de plus de 5% par an. 

Le gaz est partout.

Dans la rue, aux terrasses, dans les magasins, dans les appartements, dans les ateliers. Il n'est de la cave au grenier si petit endroit où il n'ait sa place. Et partout, on peut dire, il fait merveille. 

 Ses applications :

D'abord sur la voie publique, le gaz surpressé triomphe dans toutes nos grandes voies; il éclate, éblouit, enchante les rues (boulevard Raspail, Opéra, Hôtel-de-Ville, rue Aubert, rue du Havre, place de la République, place de la Concorde, place de la Bastille, etc

Etalages, terrasses et magasins, des cafés, des restaurants, des commerces de
tous les genres. Le gaz règne sous des espèces de lampes intensives à manchons et à
becs renversés d'une puissance de 500 à 1.000 bougies et le résultat est le même : les
établissements sont éclairés comme en plein jour ; 
Ainsi,  à la terrasse d'un café ; aux jours de grandes chaleurs, un ventilateur, actionné par un minuscule moteur à- gaz, fera de cette terrasse une oasis délicieuse de fraîcheur; ainsi que les braseros pour l’hiver.

Sur les boulevards :
 Voici, au-devant d'une boutique de pâtisserie, des brioches dorées fumantes. on les a disposés sur une petite étuve chauffée au gaz. 

Plus loin, une rôtisserie, où les poulets embrochés tournent devant un singulier foyer
fait de touffes soyeuses d'amiante qu'on a portées au rouge : c'est le gaz qui accomplit ce
miracle. Quinze poulets pourront être ainsi rôtis, en moins d'une demi-heure, et avec une
dépense de gaz de 4 à • 5 centimes par poulet.
Amiante : Elle a fait tellement de victimes !! surprenant de voir cet usage

à l'étalage d'une épicerie,  

« torréfacteur actionné par le gaz et qui a le triple avantage d'être peu encombrant, de faire vite et de donner toutes garanties quant au résultat de l'opération. 
Chauds les marrons ! ; Le brave Auvergnat, calé dans l'encoignure d'une boutique de
marchand de vins, grille ses marrons, ébouillante ses châtaignes au moyen de foyers à
gaz. Et la populaire « marchande de frites » a placé, dans son ancien four, un appareil à
gaz qu'elle allume au moment précis où midinettes et apprentis, quittant les ateliers,
vont prendre d'assaut sa boutique.

Les gardiens d’immeubles

Ce que les concierges font de leur loge, les locataires peuvent également le faire
pour leur appartement, car dès l'antichambre, ils trouvent le bouton de commande de
leur « minuterie » particulière. L'allumage et l'extinction à distance peuvent même se produire automatiquement par la simple ouverture, à toute heure de la nuit, de la porte de l'immeuble: la lumière subsiste dans ce cas" un temps suffisant pour permettre au locataire de gagner son
appartement.


La salle de bains 

On y a installé la chaudière dont nous parlions tout à l'heure et qui distribue l'eau chaude dans tout l'appartement. 
Aussi le chauffe-bains qui, en 15 minutes, donnera les 250 litres d'eau nécessaires, à
une température variant, suivant le désir du baigneur, entre 36 et 40 degrés centigrades.

Et voici enfin la cuisine où le gaz est roi.

J'en citerai deux : Un morceau de bœuf, cuit au charbon, perd 1/3 de son poids; cuit
au gaz, il n'en perd que le 1/9. D'autre part, la comparaison faite pendant plusieurs
semaines, pour une famille de cinq personnes, de la préparation des mêmes aliments
par le gaz et le charbon, établit que la cuisson au gaz coûte presque moitIé moins cher
que la cuisson au charbon. Et cela tient: 1° Au prix de vente de chaque combustible;
2° A la rapidité avec laquelle le gaz opère: 3° A ce que son emploi évite tout gaspillage,
même involontaire, et toute consommation disproportionnée avec le but à atteindre.

 

Dans des établissements importants, magasins, lycées, hôpitaux, il donne des
résultats stupéfiants.

Un grand magasin de nouveautés de la rive droite où chaque jour sont servis au personnel 2.000 biftecks et 1.200 kilogs de pommes de terre. Au moyen d'un système spécial de grills on y cuit, d'un seul coup, en quelques minutes, 700 côtelettes ou biftecks, et cela coûte 0 fr. 002 par côtelette. 

Les mêmes cuisines recèlent des récipients gigantesques pouvant contenir 300 kilos
de graisse; on y plonge, enfermées dans des récipients grillagés, 100 kilos de
pommes de terre qui seront frites en 15 minutes, pour une dépense totale de gaz de
3 fr. 60! 


De nombreux restaurants ou hôtels possèdent des installations évidemment moins importantes, mais où voisinent, avec les grands fourneaux, les fours à rôtir, à griller, à gratiner, les chauffe-assiettes, etc., des appareils spéciaux pour la préparation rapide du thé 

Dans les établissements où l'affluence est la plus grande, on a installé de grands
bouilleurs avec bain-marie, chauffe-assiettes, fours, etc.; ailleurs, où la foule est
moins dense, des « fourneaux de cafeterie », avec petits bouilleurs, grilloirs, braisines
et salamandres pour les grillades et les toasts, fours à pâtisserie, rôtissoires, étuves, etc.;
enfin, dans les brasseries et les bars, des appareils plus modestes, de dimensions très
réduites, permettent encore de porter rapidement de l'eau ou du lait à l'ébullition, de
cuire des œufs à la coque, etc.

 

La cuisine domestique.

Ici plus besoin de fourneaux monstres et de cuves, de rôtissoires immenses; mais
d'appareils réduits, coquets, peu encombrants.

Ce sera une cuisinière à gaz  ou un simple réchaud avec four et « grillade-rôtissoire », si vos ambitions sont plus modestes. Ainsi, vous aurez la possibilité de confectionner, sans le moindre embarras, tous les plats du monde, toutes les pâtisseries, toutes les confiseries.

Et si, d'aventure, votre promenade, Madame, vous conduit vers la rue Lafayette, arrêtez-vous au numéro 45. On vous y montrera, non seulement des appareils, mais la manière de s'en servir. Un cours de cuisine y est en effet professe et vous apprendrez — vous et la cuisinière que vous ne manquerez pas d'emmener — le meilleur moyen de faire vite et bien de bonne vieille cuisine française. Même vous pourrez emporter — qui sait ? de la rue Lafayette quelque recette succulente, ce qui a bien son intérêt.

Lien Gallica : :  ark:/12148/bpt6k6556567j

Lien de l'image en couverture : www.plaque-emaillee.fr


 

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