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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 19:45

Je ne pensais pas que c'était déjà depuis si longtemps!!!

recherches sur Gallica:

Parkinson (James). Médecin anglais, mort vers 1855, à Hoxten (Middlesex), il exerçait son art depuis de longues années. Il avait le titre de Surgeon- apothecary (chirurgien et pharmacien) et de membre du Collége des chirurgiens de Londres. On désigne quelquefois sous le nom de maladie de Parkinson la paralysie agitante, que le savant médecin anglais décrivit pour la première fois en 1817, sous le nom de Shaking Palsy. Parkinson a du reste publié un assez grand nombre d'ouvrages
estimés

 Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales
http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb37387720r

Provenance : bnf.fr

Nous ne croyons pas nécessaire de faire un historique complet de la paralysie agitante, parce que
nous ne nous occupons pas de la maladie en elle-même. Mais nous pensons qu'il n'est pas sans intérêt,
avant d'entrer dans le coeur même de notre sujet, de rappeler succinctement l'histoire de la maladie
surtout au point de vue qui nous occupe. C'est un fait connu de tout le monde que la para-
lysie agitante a été décrite pour la première fois en 1817 par un auteur Anglais, Parkinson, à propos
d'un cas tiré de la clinique d'Oppolzer. Cet auteur décrivit, sous le nom de Schaking Palsy, une affection inconnue jusqu'alors et caractérisée surtout par de la paralysie, de la tendance à la propulsion pendant la marche et par du tremble-
ment dont l'intensité suit une marche progressive. Parkinson avait déjà remarqué, selon M. le pro-
fesseur Gharcot que la tête est inclinée en avant, ce qui est à la rigidité des muscles antérieurs du
cou. Depuis lors plusieurs auteurs se sont occupés de cette maladie. Et notamment Oppolzer, Elliotson,
Marshal-Hall, Stokes, Graves et Rodd en Angleterre; Romberg, Harre, Blasius et Cohn en Allemagne.
Mais tous ces travaux ne paraissent pas avoir ajouté etc.... si interessés

 Des Déformations de la main dans la maladie de Parkinson


  http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb313735237

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 18:54

Rien à voir avec les bonbons etc...

Les fillettes qui ont un amoureux, et les jeunes fiancées nous sauront gré de leur indiquer une coutume observée à la Toussaint  (Halloween), dans le pays de Galles, l'Ecosse ; et quelques-uns des comtés du Nord de l'Angleterre.
Pour s'assurer si l'on est aimée, pour savoir si on le sera toujours, le soir du jour consacré à tous les saints, on jette dans le feu quelques noisettes. Les noisettes fument*elles, mauvais signe. Si elles s'enflamment du premier coup, au contraire, on est aimée, on Je sera longtemps, toujours. On peut aussi disposer sur la table du salon une meule de blé. en miniature. On tire la tige d'un épi. Si l'épi manque, on restera fille; s'il sort avec sa tige,  on se mariera sûrement.

Jean de Parls

 

Sur le journal du figaro 31 octobre 1878

le lien

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k276900h/f2.image

 
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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 18:12
coiffe-du-poitou.JPG
C'est après les guerres du premier empire que les coiffes et bonnets de lingerie blanche, ont commencé à faire leur apparition. A ses débuts, la coiffe était simplement faite en mousseline unie, pour les jeunes femmes et en nansouk garni pour les veuves ; les dentelles el les broderies n'étaient pas encore employées. Suivant les départements et même les petits pays, la forme de la coiffe était différente de nom et d'aspect, et l'on reconnaissait à première vue à la dimension de la coiffe, l'origine précise du colle qui la portait. Vers 1850, les communications de villes à villes devenant plus faciles, les marchands en gros de blanc pour augmenter la vente de leur article, commencèrent à vendre des coiffes ornées do broderies faites à la main ;de plus, la coiffe se livra soit sur mousseline, soit sur tulle à maille ronde où
sur tulle Bruxelles à maille carrée ; ce dernier est resté toujours en faveur en Vendée. On donna la mode également de garnir le devant de la coiffe d'un tuyauté de dentelle de Lille pu autre que l'on faisait venir de Lierre, en Belgique el d'Arras, On orna également la coiffe d'un gros nœud de mousseline avec quatre brides retombant sur les épaules. Ce nœud se modifia par la suite, lors de l'introduction sur le marché des rubans fleuris el moirés, qui donneront un cachet bien plus riche et plus seyant à la coiffe. maîtresse dans notre belle contrée. Avec les nouveautés qu'apportèrent les industries de la dentelle, de la broderie à la main et mécanique, el des rubans, nous assistons à une éclosion de nouvelles formes de coiffes

De la disparition des coiffes et quelles en sont les causes

Bien que le bonnet ait été employé en manière de transition, par celles qui ont voulu laisser la coiffe pour s'acheminer vers le chapeau, ou peut constater avec tristesse que la coiffe a disparu de certaines régions et tend de plus en plus à disparaître, même des contrées qui lui «ont restées fidèles. Les principales raisons de celle disparition sont les suivantes : D'abord, le prix élevé de toutes les marchandises servant à monter la coiffe ; ensuite, la mode qui s'infiltre dans nos campagnes par les journaux, les gravures, les catalogues des grands magasins de nouveautés. De plus, les modistes qui s'installent dans les petits pays font une guerre acharnée à celte vieille coiffure, la dénigrent et la ridiculisent, la traitant de surannée et d'antique. Le retour dans les campagnes de parentes habitant la ville qui vantent la beauté de leurs chapeaux grotesques ; la disparition des lingères qui préfèrent se lancer dans le commerce plus lucratif de la mode ou de la couture, et enlin le manque de nouveautés de la part des marchands et des fabricants qui, voyant cet article s'éteindre, préfèrent faire fabriquer à leurs ouvriers des articles pour les modes actuelles dont la vente est plus active.

La vie chère et l'instinct de luxe qui anime nos campagnards, les encourageant à sacrifier leurs coiffures coûteuses aux chapeaux à 4 fr. 95, ornés de plumes rutilantes, qui ne durent qu'une saison.

'Pour se rendre bien compte de celle disparition, il suffit d'assister à une grand'messe de campagne. Au lieu de voir comme autrefois, toutes les fillettes avec leurs petits bonnets appelés frileuses, garnis de coques de rubans, les jeunes filles et
jeunes femmes avec leurs coiffes élégantes et coquettes, et les vieilles mamans avec leurs bonnets unis, plus rien ou presque ! Que de chapeaux d'un goût douteux et qui, avec les toilettes qui ont suivi la même marche ascendante
vers les modes nouvelles, ont enlevé à nos petites campagnardes leur charme, et leur ont donné une allure bien éloignée de l'air honnête et franc qu'elles avaient autrefois.
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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 19:58

L'épicier vendait aussi la plupart des confiseries, parmi lesquelles, au temps de Boileau, les conserves de roses violes, le sucre, rosat, le pied de chat; le pas d'âne, les dragées, le pignolat et le jus de réglisse. Il leur était enfin loisible de débiter les produits pharmaceutiques dits étrangers, tels que le Mithridate, l'alkermès, l'hyacinthe et la thériaque, mais à condition de les faire visiter au préalable par le bureau des « apothicaires-épiciers ».

Ce sont les successeurs de ces mêmes épiciers qui vendent aujourd'hui le sucre, l'huile et le vinaigre, les chocolats, cafés, thés, pâtes et riz, le poisson sec et salé, les conserves de fruits, de viandes et de légumes, les œufs et les fromages, les vins et les liqueurs, la volaille et le gibier, sans parler- des huiles, pétroles ou essences d'éclairage, et dont on peut dire, depuis que les principaux d'entre eux ont abordé la viande, les fruits et les légumes frais, qu'ils embrassent, à l'exception du pain, la totalité de l'alimentation.

La révolution commença vers 1840 dans une boutique du Gros-Caillou où M. Bonnerot, fut l'initiateur de l'épicerie moderne. L'ancienne était alors, il faut bien l'avouer, un commerce absolument malhonnête dont peu de gens ont gardé le souvenir. On fraudait beaucoup sur la quantité de tous les articles, grâce à la connivence des domestiques dont la gratification du « sou pour livre » n'était pas le seul profit illicite. En ce temps-là les pains de sucre ne pesaient jamais leur poids, et l'huile à brûler était le sujet d'opérations machiavéliques : à la servante qui venait chercher 10 kilos d'huile dans un bidon on n'en livrait communément que 8.

M. Bonnerot imagina de livrer exactement ce qu'il facturait et de vendre à très petit bénéfice. Ce fut le principe de la « gâche », ainsi nommée parce que les autres épiciers, furieux, traitèrent ce faux frère de gâcheur du métier et son système de gâchage des prix. La « gâche » obtint un succès rapide. Le public voyait un libérateur dans cet homme qui, de sa seule autorité, réduisait si audacieusement des chiffres auxquels on s'était depuis longtemps résigné. Le magasin nouveau offrait l'aspect d'un perpétuel déballage au milieu d'un désordre singulier. Aucun luxe, aucun confortable, ni pour le personnel qui prenait ses repas debout, sur des caisses vides en guise de tables — il n'y avait pas de chaises, ni pour le client entre les mains de qui les objets étaient remis, enveloppés à peine, mal conditionnés souvent et parfois de qualité assez médiocre.
C'était le défaut de ce réformateur imparfait. M. Bonnerot, disait un de ses anciens commis devenu plus riche que le patron, « n'avait pas le sentiment de la bonne marchandise ». Il se laissait prendre à l'appât du bon marché. Au contraire, son émule,
M. Potin, plus tard son continuateur, répétait sans cesse : « De la bonne marchandise d'abord, le bon marché après. » Félix Potin, fils d'un petit cultivateur d'Arpajon (Seine- et-Oise), qui rêvait de faire de son héritier un notaire, avait vingt-quatre ans lorsqu'il s'établit à Paris, en 1844, après avoir lâché les inventaires et le papier timbré de l'étude provinciale dans laquelle il languissait depuis sa seizième année. Une vocation irrésistible le poussait vers l'épicerie, métier d'ailleurs aussi ridicule sous Louis-Philippe que l'avait été la « nouveauté » lors des « calicots » de la Restauration. Le bon sens public a de ces divinations.
Chacun des deux conjoints apportait en ménage une dizaine de mille francs. C'était bien peu, semblait-il, pour les visées ambitieuses du mari, mais le besoin d'un grand fonds de roulement ne se faisait pas sentir. Tout au plus l'épicier d'alors fabriquait-il lui-même sa chandelle; pour tout le reste il renouvelait presque au jour le jour son assortiment dans le quartier des Lombards, chez les droguistes, marchands de gros et de demi-gros qui florissaient en ce temps et auxquels les rouliers, messagers et diligences apportaient seuls des stocks. Le jeune Potin, qui faisait ses achats en personne pour éviter l'intermédiaire onéreux des courtiers, revendait presque au prix coûtant. Pendant six ans il usa de ce système, gagna fort peu, mais se fit beaucoup connaître. Si bien qu'en 1850, plein de confiance dans l'avenir, il osait prendre rue du Rocher la suite d'une épicerie plus importante. Elle avait pour maître ce M. Bonnerot dont il vient d'être parlé, qui avait émigré sur la rive droite, et elle avait été baptisée par le public du nom d' « Association », peut-être parce que l'éclatant uniforme porté par les garçons lui donnait un caractère semi-administratif.

Dès la première année, le nouveau propriétaire arriva au chiffre de 3 000 francs d'affaires par jour. La création des chemins de fer favorisant les relations avec le dehors, il s'appliqua à introduire les articles étrangers, inconnus ou peu usités en France, partant très coûteux jusque-là. Il aborda ensuite son projet favori, devenu la clé de voûte du nouveau commerce, consistant à se faire lui-même fabricant afin de pouvoir vendre à meilleur compte des produits meilleurs. Il commença par le chocolat : pendant sept ans, dans un hangar situé au fond de sa cour où il avait installé un embryon de manufacture, il fit manœuvrer lui-même sa broyeuse à cacao. Ce laborieux avait une idée très haute de sa profession :
Potin avait, comme Bonnerot, l'idée de chercher le succès dans la réduction des prix de vente, mais sans prétendre restreindre tout d'abord les prix d'achat. Ce qu'il sacrifia, ce fut son profit commercial, fidèle au programme qu'il s'était tracé... En tout cas, il a réussi!! j'ai en mémoire ce slogan Félix Potin, on y revient.... que la jeunesse de 20 ans ne connait pas. 

texte de 1905

 

 

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 19:22

Le certificat d'études primaires élémentaires

, institué par l'article 6 de la loi du 28 mars 1882, est décerné après un examen public. Il est le couronnement des études faites dans les écoles primaires élémentaires.

Age des candidats. - Les enfants doivent avoir au moins onze ans à l'époque de l'examen Toutefois, une décision ministérielle intervenue en 1889 autorise à prendre part à l'examen les candidats qui auront 11 ans révolus à la fin de l'année scolaire, c'est-à-dire le 30 septembre au plus tard.

CERTIFICAT D'ÉTUDES PRIMAIRES SUPÉRIEURES


Arrêtés du 18 janvier 1887, art. 242 à 253 ; — du 17 septembre 1898 —
et du 9 décembre 1901.
Age des candidats. — Ils doivent avoir quinze ans révolus au 31 décembre de l'année durant laquelle ils se présentent. (Arrêté du 18 janvier 18b7, art. 243 modifié par l'arrêté du 9 décembre 1901.)


LOI DU 28 MARS 1882 RELATIVE A L'OBLIGATION DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIHE

ARTICLE PREMIER. — L'enseignement primaire comprend ;
L'instruction morale et civique ;
La lecture et l'écriture;
La langue et les éléments do la littérature française;
La géographie, particulièrement celle de la France
L'histoire, particulièrement celle de la France jusqu'à nos jours ;
Quelques notions usuelles de droit et d'économie politique ;
Les éléments do sciences naturelles, physiques et mathématiques; leurs applications a l'agriculture, à l'hygiène, aux arts industriels; travaux manuels et usage des outils des principaux métiers;
Les éléments du dessin, du modelage et do la musique
La gymnastique ;
Pour les filles, les travaux à l'aiguille ;

 

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 19:20

RÉDACTION

1. — Paris a été plusieurs fois assiégé et occupé par des ennemis. Vous direz quand et dans quelles circonstances. (1814-1815-1870).

2. — Racontez la fondation de la République en 1792, en 1848, en 1870.

Qu'est-ce qu'une république? Qu'est-ce qu'une monarchie? Laquelle de ces deux formes de gouvernement préférez-vous et pourquoi? (Cher. 1899.)

3. — Quelle est l'utilité des chemins de fer, des canaux, des ports de mer? Citez les ports marchands de la France les plus importants, et dites ce que vous savez de leur commerce (importation et exportation.) (Cher. 1900.)

4. — Un incendie vient d'éclater dans la maison d'un de vos voisins. Vous écrivez à un ami à ce sujet en lui faisant une courte description de l'incendie et en le priant de prendre part à une souscription ouverte au profit de la famille incendiée.
(Seine-et-Marne. 1899.)

5.— On vient de vous lire la fable qui a pour titre : « Le rat de ville et le rat des champs. «Lequel des deux rats aimeriez- vous mieux être? Pourquoi ?

6. — La Loire décrit elle-même son cours depuis sa source jusqu'à la mer. Faites-la parler des affluents qu'elle reçoit, des villes qu'elle arrose, des départements et des provinces qu'elle traverse, des marchandises qu'elle transporte, des grands évé-
nements historiques dont elle a été le témoin.

7.— Comparez les quatre grands fleuves français au point de vue de leur importance : longueur, largeur, rapidité du cours, richesses des provinces traversées, et indiquez les causes des différences qui existent à ce sujet entre eux.

8. — Parlez de la famille :
1° Composition de la famille ; 2° Solidarité de tous ses membres ; 3° La vie commune, le foyer, la maison paternelle.

9. — 1° Droits du citoyen : égalité, liberté, vote, etc. ; 2» Devoirs du citoyen : obéissance a la loi, instruction, service militaire, impôt, exercice du droit de vote, etc.

 

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 18:57

Notre foirefouille de maintenant avec d'autres sous-traitants, bien sur

 

LA' BOUTIQUE A UN SOU

La poupée de la- boutique à un sou est, j'en conviens, aussi peu vêtue qu'une naturelle des îles de l'Océanie ; mais cette nudité n'a rien d'immoral : au contraire. Elle est seulement un éloquent appel à l'habileté précoce des doigts de la future « petite .maman «, Quelle supériorité au point de vue de l'éducation chez cette poupée-là ! Et comme elle se met obligeamment à la portée de toutes les bourses !

—Voyez, s'égosille à crier le marchand à travers le froid et la bise, tout est à un sou la pièce, faites vot' choix dans la vitrine

A côté de lui, une femme surveille les achats, reçoit et rend la monnaie, non sans jeter de temps à autre un coup d'œil au bambin qui donne déjà en fausset l'écho du cri paternel. De par ces humbles jouets, la famille aura le soir une somme rondelette dans sa maigre escarcelle. Est-ce que cette pensée ne vous la rend pas intéressante déjà, la boutique à un . sou

En vérité, la boutique à un sou, je me demande qui peut rester indifférent. C'est la boutique encyclopédique ; il n'est rien, remarquez-le, qui ne s'y trouve. L'agréable y est jeté pêle-mêle avec l'utile. Ici un alphabet ou une croix de plomb pour le studieux, là une bourse pour l'économe, un sifflet pour le tapageur, des cartes pour le joueur, une cigarette de camphre pour le malade, un étui pour l'ouvrière et un miroir pour la coquette. Quant aux jouets, vous les connaissez ; tous sont classiques. Les générations se sont transmis de l'une à l'autre, avec un singulier respect, leurs formes immuables. Voici la ferblanterie et la poterie en miniature, parmi lesquelles je retrouve le vase à rebords et à anses, qui a fait de tous temps les délices de la jeunesse gauloise. Voici le singe articulé, toujours prêt à faire la culbute au sommet de son bâton ; voici cet 'ingénieux serpent de bois qui ondule , et la grenouille à ressort qui saute si bien.
Voici la crécelle bruyante et les maréchaux ferrants dont les marteaux alternent si brillamment sur l'enclume, et le cavalier sans jambes, dont le cheval porte un sifflet si malhonnêtement placé.
Ces derniers joujoux sortent tous des fabriques de Liesse, la Liesse du pèlerinage, qui a encore la spécialité des moulins rouges et celle des baguettes de tambour à cinq francs le cent. Liesse, en vieux français, signifie joie : un nom prédestiné ! Je ne sais les ouvriers de Liesse travaillent pour des maisons parisiennes qui les payent en argent, et se contentent de leur fournir le bois de tilleul qu'elles achètent par coupes de deux ou trois mille arbres.

Le petit poupard de carton à un sou, sans bras ni jambes, avec la tête peinte, la bouche en cœur, trois cailloux clans le ventre, et les yeux bleus, est un produit des environs de Villers-Cotterêts. Cette pauvre petite industrie, acclimatée depuis vingt-cinq ans dans le pays, y a porté dans les classes nécessiteuses un certain bien-être. Les braves poupards;! cela ne vous les fait-il pas aimer un peu ? Villers-Cotterêts ne nous les envoie pourtant que façonnés de colle et de papier gris; c'est à Paris qu'ils reçoivent leur séduisant coloris. Quel prix ce joujou peut-il être payé à ceux qui le fabriquent ? Ce que je sais, c'est que le marchand en gros les revend à raison de six sous la douzaine aux petits détaillants. Jugez par là de ce que l'ouvrier créateur doit recevoir.

Toutes ces petites merveilles du bon marché se font à Paris ; et il y a beaucoup de gens qui en vivent. On l'assure, au moins. Il y en a peut-être beaucoup aussi qui en meurent. La plupart n'ont pour gîte que des taudis infects ; vers les hauteurs de Romainville, il est de ces fabricants de plaisir qui remisent dans des huttes construites avec de la boue, De modestes employés cherchent encore dans la confection des joujoux à bas prix un petit supplément à leur maigre salaire. La tête dans les mains, Nos bimbelotiers fabriquent, toujours pour la boutique à un sou, de petits porte-monnaie en papier, à élastique, fort élégants, ma foi; des bracelets de perles, avec une médaille, depjetits chandeliers ou bougeoirs en verre filé, des jeux de patience, découpés par bottes à la scie circulaire, des cartes, des cerfs-volants, des cigares ou des pipes a" musique, que sais-je encore ? Rien n'arrête ces intrépides travailleurs. Ils se font ferblantiers pour tailler des pelles, des pincettes, des écumoirs, des plats, des boîtes à lait, des cafetières ; fondeurs pour couler des médailles ou des timbales ; tisseurs pour faire au métier ces bourses longues, en coton de couleur, qui sont ornées de deux glands et de deux coulants d'acier. Du plus fin acier Je constate et ne garantis rien. Us se font verriers et confiseurs en même temps, pour fabriquer à la lampe, avec des tubes de verre, ces petites bouteilles remplies d'anis, roses et blancs,- qui ne sont souvent que du millet passé dans le sucre. Mais il y aurait mauvaise grâce à les chicaner là-dessus. Tout cela vaut huit sous la douzaine chez le marchand en gros, songeons-y bien ! -

Je n'aurai gardé d'oublier la boîte à dînette. Une boîte en carton, dont le couvercle est garni d'un verre ; autour du verre, du papier doré ; au fond de la boîte, un lit de ouate ; et, sur cette ouate, quelques ustensiles de table en fer-blanc avec deux serviettes en papier dans leur rond. Huit sous la douzaine Lés fouets d'enfants, à manche entouré d'une spirale de papier doré, sont exclusivement fabriqués à Paris par des Israélites. Pourquoi ? Ah ! voilà, je n'en sais rien.

Au fait, n'est-ce pas le prix auquel nos marchands en gros livrent les menus joujoux allemands qui, eux encore, nécessitent des frais de transport ? Les joujoux allemands de la boutique à un sou sont les pantins de bois peints, les mobiliers de bois, remar quables par leur ton d un rouge violacé, des lits, des commodes à porte mobile et à tiroir, des chaises rembourrées couvertes d'étoffes à fleurs, et puis encore des soldats à cheval, ou des quilles, ou une modeste bergerie, ou un ménage dans leur petite boîte ovale. En Allemagne, ces. boîtes se vendent, non se donnent, au prix fabuleux de trois francs ou trois francs cinquante la grosse, soit vingt-cinq à trente centimes la douzaine.

Dans le Tyrol qui fournit les joujoux de bois blanc, c'est mieux encore, ou pis que cela, si vous voulez. La poupée articulée à tête peinte, la petite poupée classique de deux à quatre pouces s'y livre à raison de 1 franc 45 centimes la grosse, juste un centime la pièce. Les enfants cherchent volontiers à connaître le secret de leurs joujoux; vous pourrez leur dire ce qu'il y a de tristesses et de misères au fond de l'objet qui les amuse. Ils comprendront par là qu'il n'y a pas ici-bas de petites choses, que l'argent est chose dure à gagner, mais que le travail et la persévérance triomphent de l'impossible.

Ah ! c'est une grande moraliste que la boutique à un sou!

texte de Monsieur PAUL PARFAIT. (un pseudo?) 1873

N'estime l'argent ni plus ni moins qu'il ne vaut c'est un bon serviteur

 

 

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 16:59

Article pour Lucette  

Entre la chute de l'ancien pont, frappé de mort par les projets de 1788 et exécuté vers 1830, et l'ouverture du pont actuel, effectué en 1845, une passerelle en bois jetée sur l-arrière-port fit longtemps le service de communication entre les deux
rives, nous dirons presque entre les deux peuples ; car, bien que séparés par un bras d'eau en apparence insignifiant, Dieppe et le Pollet représentent deux civilisations parfaitement distinctes.

Du reste, nous n'avons pas besoin de vous on avertir quand une fois vous aurez franchi l'îlot de terre placé entre le Bassin neuf et l'Ecluse de chasse de la Retenue, vous sentirez très bien vous-même quo vous êtes dans un autre pays et que vous respirez un autre air Ici les maisons sont on bois, basses, petites, sombres et écrasées ; les rues sont tortueuses et sales ; l'horizon est borné; la circulation est gêné et l'air est étouffé.

Comme la mer fait la vie des polletais, presque toutes les maisons portent les marques de la profession. Partout ce sont dés mannes, des cordes et des filets De chaque fenêtre jaillissent des bras de fer destinés à soutenir des perches oh l'on fait sécher ces bienheureux filets, fortune et vie de ces pauvres gons, plus souvent sur mer quo sur terre. La barque de pêche est là véritable maison du Polletais, et sa vie entière se passe sur les eaux. Le quai est l'atelier comme le salon des femmes. Cette population grouille et remue sans cesse sur la plage comme dans les rues, Le Polletais est un vrai loup de mer. Dans sa vie, dans ses. mœurs, dans ses idées il se ressent du dur élément et des rochers au milieu desquels s'écoule son existence

Du reste, le Polletais est religieux et croyant, et c'est là, après la Yie de famille, ce qui le rattache le plus à la civilisation L'église et le calvaire sont les doux pôles de son existence laborieuse et agitée. Lo foyer lui-même est placé sous la protection de la religion, et vous remarquerez sur plusieurs maisons des images do la Vierge et des saints et jusqu'aux Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie.

 par M. l'abbé Cochet,...

 1865

 

 

 

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 10:11

BOURG ET FORT DE VINCENNES.
Décrit en 1850
A 7 kilomètres de la barrière sont situés le joli bourg et le château fort de Vincennes. Vincennes est chef-lieu de canton, et ressort, comme Saint-Mandé, de 'arrondissement de Sceaux ; sa population est de 5,924 habitants, non compris la garnison

Les naturels du pays sont des cultivateurs, toujours plus ou moins en antipathie avec les naturels de Monlreuil-aux-Pêches» Ils se sont souvent querellés, et même il leur est arrivé d'en venir aux mains, parce que ces derniers interceptaient le cours des eaux dont ils avaient d'abondantes sources à leur disposition.
A Vincennes il y a peu de bourgeois dans l'aisance, en revanche on y compte bon nombre de militaires retraités, qui, pour entendre encore le canon et la trompette, sont venus se fixer là avec leurs familles. Ceux-là ne craignent pas pour leur vénérable moitié ou pour leur progéniture féminine la rencontre d'un uniforme ou d'une moustache quelque peu entreprenante. C'est la présence de la garnison qui, aux yeux de la bourgeoisie opulente et par trop pudibonde, a dépoétisé les délicieux ombrages du bois de Vincennes. Elle a fui le tambour, les bruyants exercices et l'odeur de la poudre. Les grandes industries se sont aussi prudemment tenues à l'écart ; de telle sorte qu'à Vincennes, il n'y a que les cultivateurs, primitives dynasties de l'endroit, se perpétuant de père en fils dans la même fonction sociale (la production des asperges, des petits pois, de la framboise, des fraises ananas, du cassis, de la groseille et de la violette), puis quelques minces bourgeois intrépidement casaniers, des rentiers tout aussi sédentaires, d'anciens officiers et sous-officiers pensionnés, et pas mal de
boutiquiers, épiciers, marchands de vins, cabaretiers, traiteurs, limonadiers, elc, vivant de leur clientèle militaire et de celle des nombreux visiteurs qu'elle procure à leur localité. A Vincennes les moeurs générales sont celles d'une place de guerre, pas de pruderie et propos lestes, c'est la manière et le ton de l'endroit; toutefois les filles des cultivateurs se sentent peu d'inclination pour le soldat, fût-il le premier bombardier de France. Une faute, deux fautes, avec un garçon, ou même deux garçons du pays, cela se pardonne; une œillade à un troupier, portât-il l'épaulette d'or, il faut moins que cela pour être à jamais perdu de réputation. Tous les garçons jetteraient la pierre et le mépris à la malheureuse qui oublierait à ce point qu'elle se doit toute à sa caste et qu'il lui est interdit d'en sortir. A Fontenay-sous-Bois, à Montreuil et dans tous les environs, les villageoises doivent se prescrire la même retenue.

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 18:41
pese-bebe-1889-total.JPG
L’allaitement maternel insuffisant ou les laits de vaches falsifiés ou coupés d’eau a été aussi une des causes de la mortalité infantile.
Les médecins ont incité les femmes à peser leur bébé régulièrement pour vérifier leur croissance.
Moyen peu onéreux et suivant la place dont on dispose, suivant la position de fortune, ou choisira l'élégante balance au gracieux berceau capitonné, ou la modeste romaine au petit hamac en filet. Cette dernière, moins confortable sans doute, a l'avantage de pouvoir s'accrocher partout, sous l'atelier du père. sous la table de l'ouvrière, au séchoir a linge de Bébé (comme le montre un de nos dessins), et, la pesée faite, on la réintègre dans son tiroir ou on la pend à quelque gros clou, cet humble porte-manteau du pauvre.

Pour que ces pesées successives ne soient pas perdues, il est prudent de les enregistrer avec soin et de les consulter souvent. Rien n'est plus facile que de dresser un tableau dans lequel on lira clairement l'état d'accroissement de l'enfant. Nous donnons un modèle de tableau des plus simples qu'on pourra tenir aussi longtemps qu'on voudra. pese-bebe-1889-diagramme.JPG
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  • : Métiers ignorés, oubliés. Conditions de vie début 1900. A force de me documenter pour la généalogie , j'ai eu envie de partager mes découvertes sur la vie de nos ancêtres
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