Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 20:10

Anecdote dans un livre édité en 1886

Le Millionnaire n’a pas de nom, tant pis pour la généalogie, si quelqu’un…

Moi, ce qui m’épate, toujours de l’arnaque , mais toujours des gens qui pourront manger

  

Vers sept heures du matin, du faubourg Saint- Martin à la Bastille, on entendait retentir le son
d'une grosse cloché, et l'écho répétait ce cri; J'vais m'en allais ! j'vais m'en allais!

C'était le Millionnaire. Invariablement, été comme hiver, coiffé d'un chapeau haut de forme,
vêtu d'une redingote noire, un lambeau de toile bleue lui ceignait la taille, remplissant l'office tablier chaussé de sabots rouges comme ceux que portent les garçons bouchers, il traînait une voiture sur laquelle flottait un superbe drapeau tricolore tenu par une gigantesque main de carton au-dessous de laquelle étaient écrits ces mots : Rassis toujours frais.

Sa voiture était remplie d'une quantité de brioches, de pains au beurre, de cornes et de petits
pains de toute nature, gruau, seigle, etc., etc., tout fumants et abrités par une couverture de
laine qui conservait la chaleur.

Voici l'explication de ces deux expressions :
Rassis toujours frais, qui paraissent la négation
l'une de l'autre
Le Millionnaire, ancien garçon boulanger, avait .remarqué-que les boulangers qui fournissaient les petits pains aux restaurateurs les leur reprenaient le lendemain, s'ils ne les avaient pas écoulés ; ils subissaient ainsi une certaine porte, ne pouvant les vendre que pour parfaire le poids du gros pain. C'étaient des rassis, et la pratique ne veut que du tendre.

Il passa des marchés avec les boulangers, à qui il racheta les stocks de petits pains invendus à un prix très inférieur, puis il fit établir des fours spéciaux dans lesquels, le lendemain, il travaillait les rassis, qui devenaient frais. Il gagna une énorme fortune; il avait trois maisons sur le pavé de Paris, mais n'abandonnait pas pour cela le métier qui l'avait enrichi.

Il mourut d'une attaque d'apoplexie en criant: "J'vais m'en allais ! Cette fois, il s'en allait pour
tout de bon.


Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1800-1900
commenter cet article
4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 11:42

c'est bientôt la rentrée des classes!!

Dans un catalogue 1898:

LES FILS D'EMILE DEYROLLE
PARIS 46, rue du bac
Mobilier scolaire ENSEIGNEMENTS MATERNEL, PRIMAIRE SECONDAIRE ET SUPÉRIEUR
Septembre 1898

Nos différents types de tables en six grandeurs répondant aux normes fixées par le règlement officiel.

1 et 2 se font pour les Écoles Maternelles.  3 pour enfants de  6 ans, lm20 à lm3o 4  de 7 à 9 ans 1m36 à lm50  5 de 10 à 14  1m50 et au-dessus 6 -de 18 et au-dessus. lm65 et au-dessus  

 
Les. Numéros 3-4-5 sont également employés dans les classes élémentaires des lycées et collèges. Les âges correspondant aux tailles sont très approximatifs, nous conseillons de se baser principalement sur les tailles pour choisir les Numéros des tables.

Le dessus des tables est noirci et ciré, les coins sont arrondis, le reste des boiseries est teinté couleur vieux chêne ou laissé bois naturel.
Toutes nos tables, sauf les nos 1 et 2, sont livrées avec des encriers en porcelaine émaillée, les encriers d'autres formats ou d'autres genres, en verre, en plomb, etc.,  couvercle cuivre, tournant. , nickelé, à charnière  : inversable dans godet en bois.  couvercles à charnières 

Fabriquant dans notre usine {visible avec carte d'entrée demandée quelques jours à l'avance) avec un outillage perfectionné, nous sommes à même de fournir le Mobilier et le Matériel scolaires dans des conditions exceptionnellement avantageuses tant comme' solidité que comme prix. Les modèles de tables; et de bancs, avec pieds en fer forgé, que nous recommandons particulièrement, sont le type B pour les écoles de garçons, et le type K pour les écoles de filles. Depuis bien des années nous construisons les  modèles fer et bois ; nous avons acquis l'assurance que cette construction offre dé bien plus grands avantages que les modèles tout en bois, car, dès que les assemblages en bois ont pris un peu de jeu, ce qui ne peut manquer d'arriver au bout de quelques années,-même avec les bois les plus secs, les tables n’offrent  plus la résistance voulue; tandis que les modèles , fer et bois, que nous construisons, peuvent toujours être consolidés, et remis à l'état de neuf en serrant d'une façon raisonnée les boulons et autres vis servant à l'assemblage ; nos clients ne devront donc jamais hésiter à nous demander conseil sur ce sujet..
Suivant le budget dont disposerait l'établissement, nous pouvons modifier les essences des bois entrant dans la construction de nos tables,- et en rendre ainsi : l'acquisition accessible à toutes les municipalités, même à celles disposant de  faibles crédits.

bureau-1898.JPGtable-du-maitre-1898.JPG

 

tableau-ardoise.JPGencrier 1898

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1800-1900
commenter cet article
16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 19:40

 Texte écrit Virmaître, Charles  édité en 1886

 

Avant l'invention de la margarine, les Parisiens qui s'approvisionnaient aux halles s'étonnaient de voir chaque matin, à peu de distance de l'église Saint-Eustache, une quantité de voitures chargées de belles feuilles vertes, que les marchands vendaient par centaines à des femmes costumées en paysannes et coiffées invariablement d'un mouchoir à carreaux, cette coiffure se nommait une marmotte.

Lemétier de ces femmes consistait à vendre à domicile de petites mottes de beurre qui, le plus souvent, .se composait de suif travaillé et qui ne pesait jamais le poids qu'elles indiquaient.

Elles se prétendaient fermières aux environs de Paris, et c'était pour mieux tromper les ménagères trop économes qu'elles prenaient ce costume et enveloppaient de ces feuilles leurs produits frelatés..

La margarine est encore moins sale que le beurre artificiel fabriqué à Londres par le moyen suivant : Des pieux sont enfoncés dans les égouts, le courant y laisse un dépôt graisseux qui s'y attahe; ce dépôt est gratté chaque jour et vendu à des industriels qui le transforment en beurre premier choix.

J’ai voulu en savoir plus, en tout cas Berk !!!!

Historique et description  Vu sur ce site http://www.invention-europe.com/Article911.htm

 

Substance élaborée en France en 1869 pour remplacer le beurre qui était rare et coûteux à l' époque, à la suite d'un concours lancé par Napoléon III. Ce produit devait se conserver sans rancir ni dégager d'odeur forte, et il devait de plus être peu coûteux. Le mot margarine vient du grec margaron signifiant «comme la perle». C'est l'inventeur du produit, le chimiste Hippolyte Mège-Mouriès, qui l'aurait ainsi nommé, s'inspirant de sa couleur. À base de graisse de boeuf, la margarine fut commercialisée à partir de 1872. Par la suite, on chercha le moyen d'exploiter les corps gras d'origine tropicale et on découvrit le moyen d'élever le point de fusion des corps gras végétaux tout en les rendant plus résistants au rancissement par hydrogénation.

La margarine fut d'abord faite avec du suif raffiné, puis on se servit d'huiles végétales après la découverte du procédé retardant l'oxydation de ces huiles, ainsi que du procédé d'hydrogénation utilisé dès le début du XXe siècle (procédé qui transforme les huiles liquides en matières grasses plus ou moins solides), ce qui contribua à l'essor des margarines.

La margarine est généralement composée de gras d'origine végétale utilisé seul ou combiné (les plus utilisés sont l'huile de soya, de maïs, de tournesol, d'arachide, de carthame, de palme, de palmiste et de colza), mais elle peut également contenir du gras d'origine animale (suif, saindoux et huile de poisson). Actuellement, la plupart des margarines vendues en Amérique du Nord sont à base d'huile végétale ou d'un mélange d'huiles végétales. Le gras animal et certaines huiles, telles l'huile de coprah, l'huile de palme et l'huile de palmiste sont fortement saturés naturellement, c'est pourquoi des fabricants utilisent de petites quantités de ces huiles pour obtenir la texture désirée plutôt que d'utiliser le processus d'hydrogénation; ces margarines ne sont donc pas hydrogénées. En Europe, le terme margarine s'applique à toute substance alimentaire qui présente l'aspect du beurre et qui est préparée en vue de la même utilisation que ce dernier.

La margarine ne connut pas un succès instantané: elle remplaça graduellement le beurre tant pour l'utilisation domestique que dans les institutions, les restaurants et l'industrie alimentaire, diminuant de façon notable les ventes du beurre. Le bas prix et la mise en marché qui la présentait comme meilleure pour la santé que le beurre expliquent cette popularité. Au Canada, depuis 1987, les margarines doivent présenter une couleur différente de celle du beurre afin de bien distinguer les deux produits. En 1990, chaque Canadien consommait en moyenne 5,8 kg de margarine contre 3,4 kg de beurre. Etc…..

voir le site si intéressé

 

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1800-1900
commenter cet article
13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 18:20

.

Une visite au restaurant des ouvrières

27, Place du Marché-St-Honoré, Paris

C'est par une froide et brumeuse après-midi d'octobre: la place du Marché-St-Honoré est triste
et.silencieuse; on découvre avec peine le local de l'Œuvre que rien ne signale aux passants. Au rez- de-chaussée, une devanture peinte en noir, et au-dessus des vitres dépolies pour éviter les regards curieux du dehors.
La cage est vide : les 119 jeunes filles qui ont pris là aujourd’hui leur repas de midi sont retournées à leur bureau ou à leur atelier.. Il ne reste plus que de longues tables recouvertes de toile cirée jaune, des chaises de paille, dans le fond une bibliothèque, et contre le mur des rayons où s'alignent, des serviettes à rouleaux numérotés qui prouvent la, régularité des hôtes habituels delà mission De chaque côté. une ardoise : sur l'une, des annonces de places à prendre; sur l'autre, le menu du jour que voici :

Mouton aux navets 0 fr. 30
Civet de lapin 40
Pâté chaud id.
Volaille au riz 50
Choux au gras ,25
Pommes frites 20
Gâteau de semoule
Petit suisse

Gelée de groseilles
Fromage
Noix Pommes

La portion de pain coûte 0,05, le carafon de vin
0,15, la tasse de café noir 0, 10.

De jeunes servantes proprettes et accortes sont en train de procéder au grand nettoyage du sa-
medi: l'une lave les parquets à grande eau, les autres frottent les couverts et les couteaux ; on sent
qu'ici la propreté est à l'ordre du jour.
La directrice de l'établissement, une femme dévouée et intelligente, nous raconte en quelques
mots les débuts et le fonctionnement de l'œuvre. Fondée en Mars 1892 par un comité de dames ca-
tholiques, elle prit dès le début une telle extension qu'il fallut bientôt aménager un second local dans le voisinage..

Le restaurant fut d'abord recommandé à leurs ouvrières par les patrons membres de l'association
de l’ Aiguille, et ces jeunes filles amenèrent ensuite. Leurs compagnes.

La propreté du local; l'excellente nourriture donnée à bas prix, furent la meilleure des réclames.
Ce que nous pouvons ajouter, car la directrice s'est bien gardée de nous le dire, c'est que son ai-
mable accueil, sa bonté, ont su toucher le cœur de toutes ses jeunes clientes. Elles trouvent là plus
qu'un bon repas, une parole d'encouragement, un sourire bienveillant, parfois aussi la place qu'elles ambitionnent, toujours un stimulant au travail et à la moralité.

A 11 heures commencent les premières labiées, destinées aux demoiselles employées à la Banque
ou au Crédit foncier, auxquelles viennent s'adjoindre des institutrices, des professeurs, retenus dans
ce quartier par leurs occupations. A midi le public change, il est plus jeune, plus
bruyant : la porte s'ouvre avec fracas pour laisser passer des essaims de petites ouvrières: modistes,
lingères, couturières, employées dans- les grands magasins des alentours. 11 y en a même qui vien-
nent de loin, des grands boulevards, de la rue du Helder. La distance ne les effraye pas, sachant les
avantages qu'elles rencontreront ici.

Pour la somme modique de (30 centimes on peut faire un repas très suffisant ; les plus copieux re-
viennent à i franc avec la tasse de café noir après le dessert. Les jeunes filles se dirigent ensuite vers
la bibliothèque pour y choisir un livre qui pourra charmer leur soirée ou leur après-midi du diman-
che, mais en parcourant des yeux ses rayons il nous a semblé que les volumes étaient bien gros et
bien sérieux pour les lectrices auxquelles ils sont destinés. Peut-être n'est-ce pas la meilleure ma-
nière de leur donner le goût des lectures saines et honnêtes quoique attrayantes, que de leur mettre entre les mains des ouvrages d'érudition tels que ceux de M. de Ravignan ou de M. Maxime du Camp. (Avis à quelque aimable lectrice qui serait disposée à offrir quelques lectures récréatives.)
Tout le reste nous a paru parlait, très bien organisé avec un esprit pratique qui fait le plus grand
honneur à la directrice et aux généreuses fondatrices de cette œuvre.

Nous ne saurions trop recommander ce restaurant à toutes les dames et demoiselles que leurs
occupations retiennent dans ce quartier à l'heure du déjeuner, ou qui sont en passage à Paris ; elles
y trouveront un excellent accueil et cela sans distinction de culte ou de nationalité.

Il faut former le vœu que des institutions de ce genre se fondent dans les différents quartiers de
Paris pour y propager leur influence moralisatrice.
G. PUAUX.  novembre 1892 -  journal la femme (coutant 15 centimes, bi mensuel)



 

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1800-1900
commenter cet article
13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 18:16

 

comme quoi!!!

 

 

Concert au profit des Colonies de vacances.

La Société chorale d'amateurs d'Euterpe, dirigée par M. Duteil d'Ozanne, donnera le 7 Mai, à 9
heures du soir, à la salle de Géographie, un intéressant concert au profit des Colonies de vacances.
Cette oeuvre de philanthropie, sympathique entre toutes, a pour but de procurer un mois de séjour à
la campagne aux enfants chétifs de familles pauvres.

Toutes les personnes aisées qui se donnent le luxe dés voyages comprendront que les classes
déshéritées, elles surtout, éprouvent le besoin de  grand air.

Programme :

Chant du Destin, J. Brahms ( audition à Paris).
Le Paradis et la Péri, Schumann (1™ partie).
Poëme d'amour, J. Brahms.
On se procure des billets à 5 fr. et à 10 fr., ,
Boulevard Saint-Germain.

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1800-1900
commenter cet article
6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 18:44

recette qui donne envie!!! pas chére à l'époque, peut être, mais bonjour le gout!!!

consommateurs actuels, lisez bien les étiquettes!!! ce qui n'est pas cher est malheureusement trafiqué

je ne dis pas non plus que les beurres de notre époque sont à base de ce genre de recette.... mais quand je lis spécialité beurriére allégée , c'est quoi??

 

une recette de 1896

 

Le beurre artificiel réunit tous les avantages, la beauté, le goût, le bon marché. Il se
conserve très bien ; il est tellement gras que 1 kilo remplace parfaitement 2 kilos de beurre
ordinaire. Pour sa composition, l'on prend 1/2 kilo do graisse de mouton fraîchement
abattu, que l'on doit fondre dans 270 grammes environ de lait de bonne qualité; après la
dissolution, on tamise le liquide encore chaud en ajoutant 625 grammes environ d'huile do
bonne qualité, et pendant cette dernière
opération il faut avoir soin d'agiter constamment le mélange; on remet cette mixture sur le feu en y ajoutant 60 grammes de croûtes de pain, 1 gramme d'estragon et 2 oignons coupés; on chauffe le tout que l'on tamise à nouveau. Ce produit forme une graisse très pure et très fine, sans odeur, pouvant remplacer le beurre ordinaire avec avantage, soi Pour la cuisine, soit pour la pâtisserie. Les aliments gras seront beaucoup plus substantiels, d'un goût plus agréable, la pâtisserie plus légère, plus belle et d'une saveur plus appétissante.

 

 

 

nos ancetres mangeaient des cochonneries aussi à l'époque..... sans le savoir...., quoique cette recette ne contient pas non plus de produits chimiques, mais on ne nous dit jamais tout....

et des exemples comme cela doivent pleuvoir au fil des siècles!! le maître mot PROFIT

 

 

 

 

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1800-1900
commenter cet article
4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 19:01

texte écrit par un amateur de chocolat

Nous avons des renseignements sur la composition à l'heure actuelle, mais on ne nous dit pas tout,

moi, je suis effarée par le taux de sucre, même dans les chocolats plus hauts de gamme du supermarché..

 

ce monsieur en 1862 voulait le dire aussi mais en vers, ce qui apporte un plus

 

 

 

Fraudes sur le chocolat en 1962 par un amateur

Je veux, en quelques mots, dresser la statistique
Des fraudes que subit le produit exotique,
Qu'en dépit des docteurs et de la Faculté,
On nomme plaisamment chocolat de santé.
Les cacaos touchés, ainsi que l'avarie,
Ne sont que l'alphabet de la frelaterie;
On défie avec eux les plus malins agents,
Et les consommateurs les plus intelligents ;
Aussi sont-ils choisis et retenus d'avance
Par les grands trafiqueurs du commerce de France.
Ceci n'est rien encore, il en est qui font mieux,
Et laissent de bien loin leurs timides aïeux !
Apprenez, chers lecteurs, que tout ce qui s'écrase
Se mêle au chocolat, et fait que l'on s'en blase :

L'arachide, la fève et le tourteau de lin,
La farine et le son, au sortir du moulin,
La coque, le marron, l'amande, la fécule,
Les germes, les grabeaux, tout ce qu'on manipule,
Qui fait poids, qui fait corps, se livre sans pudeur,
Par les soins diligents de l'habile fraudeur.
Des meilleurs cacaos on retire le beurre,
Et, trompant le client par un coupable leurre,
On mêle au chocolat, en dépit de nos goûts,
La graisse qui rancit, les huiles, le saindoux.
Le storax, le benjoin, remplacent la vanille,
Comme on remplace l'or par le clinquant qui brille.
On obtient la couleur au moyen du carmin,
Du vermillon, de l'ocre, et le génie humain
Employant chaque jour des réclames pompeuses,
Des mots ambitieux et des formes trompeuses,
Administre à longs traits, au sein de nos maisons,
De ses raffinements les suaves poisons !
Le nom ne détruit pas, chez l'enfant qu'on baptise,
Le germe du défaut qui le caractérise;

Ainsi le chocolat marqué supérieur,
Pour porter un beau nom n'en sera pas meilleur,
Si, dans l'unique but de grossir sa recette,
Un charlatan menteur a dicté l'étiquette.
11 faut suivre avant tout la voix de l'équité,
On ne pèche jamais par trop de probité.
Si dans vos chocolats, cédant à la routine,
Vous mêlez avec art plus ou moins de farine,
Vous devez sans détour en indiquer le poids ;
D'un moyen différent vous n'avez pas le choix.
Démentez au plus tôt cet adage frivole,
Le comptoir est l'autel et l'argent est l'idole :
Ne livrez aux clients qu'un produit pur et sain,
Et sachez modérer votre goût pour le gain.

Ainsi que l'aquilon qui soulève la houle,
Le flot de vos succès entraînera la fouie,
Et le consommateur, jadis si défiant,
Se montrera chez vous large et conciliant.

Etc….

Ainsi le chocolat marqué supérieur,
Pour porter un beau nom n'en sera pas meilleur,
Si, dans l'unique but de grossir sa recette,
Un charlatan menteur a dicté l'étiquette.
11 faut suivre avant tout la voix de l'équité,
On ne pèche jamais par trop de probité.
Si dans vos chocolats, cédant à la routine,
Vous mêlez avec art plus ou moins de farine,
Vous devez sans détour en indiquer le poids ;
D'un moyen différent vous n'avez pas le choix.
Démentez au plus tôt cet adage frivole,
Le comptoir est l'autel et l'argent est l'idole :
Ne livrez aux clients qu'un produit pur et sain,
Et sachez modérer votre goût pour le gain.
Ainsi que l'aquilon qui soulève la houle,
Le flot de vos succès entraînera la fouie,
Et le consommateur, jadis si défiant,
Se montrera chez vous large et conciliant.

Etc….

 

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1800-1900
commenter cet article
2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 18:52

c'est le mot fashion et fashionable dans ce livre édité de 1835 qui m'a interpellée

le texte est de Monsieur Monnais

De tout temps le dandy a été connu en France : suivant l'époque, on l'a nommé raffiné, roué, merveilleux incroyable : dans le dernier siècle, il portait de la poudre, des mouches, des bas de soie blancs et des talons ronges : son quartier-général était Versailles et l'Œil-de-bœuf.

De nos jours, il porte un frac (écrit comme cela, je n’ai pas trouvé ce que c’était, j'ai pensé à froc, mais comme le pantalon vient après!!), un pantalon, des bottes ; ses cheveux soigneusement frisés, laissant voir une double raie de chair, conservent leur couleur naturelle; son visage est orné de petites moustaches et d'une barbe formant le demi-cercle, ou se terminant en pointe, à la Jeune-France ou au moyen-âge ; son univers se compose du bois de Boulogne, du café de Paris, et des avant-scènes de l'Opéra.

Dieu est trop juste et la nature trop féconde pour n'avoir pas donné au dandy mâle son analogue dans le sexe féminin. Le beau sexe a aussi ses dandys au moral et au physique ; car ne convient-il pas d'appeler de ce nom tous les êtres assez vains, assez froids, assez fous , pour vouer leur vie entière au costume, à l'apparence; tous ceux pour qui l'effet extérieur est le nec plus ultra de la gloire, la somme la plus haute de félicité ? Vous croyez voir des hommes et des femmes, et vous ne voyez que des habits et des robes, quelques aunes de drap, de velours, de soie, de cachemire, et voilà tout.' Encore s'il n'y avait que des sots  dont cette ambition creuse tournât la creuse cervelle ! mais de nos jours l'esprit et le mérite ne préservent pas d'un travers qui devait être le patrimoine exclusif de la nullité : de nos jours la litté-
rature et les arts ont un invincible penchant à devenu fashionables : l'école de lord Byron se perpétue ; à son exemple, les écrivains , les artistes se font dandys, et viennent au bois de Boulogne, bizarrement accoutrés, plus laids que ne les a créés le ciel, disputer le prix du ridicule aux. Imbéciles, qui ne peuvent briguer que. celui-là ! Malheureusement; pour eux et pour nous, c'est une preuve que leur talent baisse ; le sens commun n'entre-t-il pas à fortes doses dans le génie, et le culte idolâtre de la Fashion n’accuse-t-il pas une dégradation notable dans le sens commun ? Que les écrivains et les artistes veuillent bien y penser :

la mode n'est pas une muse; ce n'est qu'une enseigne.

 

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1800-1900
commenter cet article
30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 18:53

Nous voyons que la population a augmenté de près d'un tiers depuis le recensement de Necker fait en 1785. Sans doute, ce rapprochement nous autorise à dire que sans la facilité des communications, sans le commerce extérieur et sans la pomme de terre qui a pris une si grande part dans l'alimentation, la France aurait eu, depuis quarante ans, vingt famines partielles.

En consultant les tableaux de recensement de 1846, on voit que notre population augmente par deux causes :

1° par l'excédent des naissances sur les décès ;

2° par les immigrations.

L'accroissement par les naissances a été plus grand que jamais,  Tous les départements, à l'exception de quatre, ont gagné de ce côté, depuis demi pour cent jusqu'à six pour cent dans la période de 1842- 46. Les seuls qui, placés dans une exception inexplicable, ont perdu par l'excédent des décès sur les naissances, sont le Calvados, le Lot-et-Garonne, l'Eure et le Var.
Les quatre départements que nous venons de citer, figurent parmi les plus fertiles et les plus
favorisés, et pourtant ils ont perdu par les naissances, tandis que d'autres départements, moins féconds et moins riches , ont au contraire éprouvé une augmentation de population par l'excédent des naissances sur les décès.

Outre cette cause d'accroissement, il en existe une autre: c'est celle des immigrations.

Paris compte plus de soixante mille Allemands qui viennent chercher leur subsistance dans notre capitale. Les Suisses abondent sur tout notre territoire et principalement à Lyon il en réside quinze à vingt mille. Cinquante mille Génois ont fixé leur résidence à Marseille, et un nombre égal s'est répandu dans toute la France; les chantiers du nord, pour les grands travaux publics , sont composés en partie de Flamands, de Belges et d'Anglais; ceux du Midi, comptent plus de Piémontais et d'Espagnols

Ces hommes , en général, plus patients et plus sobres que nos compatriotes, se contentent d'un moindre salaire et sont, pour ces motifs, préférés aux travailleurs du pays par les
entrepreneurs et par les ingénieurs.

Titre : Du Recensement de 1846, sous le rapport des subsistances, des émigrations, des immigrations, des entreprises industrielles et des travaux d'utilité publique, par G. Rambot,...

 

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1800-1900
commenter cet article
26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 18:59

Malgré l'urgence flagrante qui les appelait, ce ne fut que dans l'année 1786 que l'on commença les travaux nécessaires à la conversion du cimetière des innocents  en marché. Les vieilles constructions furent démolies, et on enleva, à une assez grande profondeur, les ossements et la terre du cimetière, qui furent transportés pendant plusieurs mois dans les carrières situées au sud de Paris, et surtout dans celles creusées au-dessous de la Tombe-
Ysoire : ces convois avaient lieu pendant la nuit. Le sol du cimetière ayant été renouvelé, ex-
haussé et pavé, on éleva au centre cette belle fontaine des Innocents, que Jean Goujon avait
déjà payée de sa vie, et devant laquelle on ne s'arrête jamais sans admiration, et sans donner
un souvenir à la mémoire du sculpteur.

Poyet, architecte de la ville de Paris, et Legrand et Molinos, architectes des monuments
publics, dirigèrent l'exécution de cette fontaine, que le marché des Innocents doit à la gracieuse sculpture de Jean Goujon, et voici comment :
A l'angle formé partes rues aux Fers et Saint- Denis était une fontaine dont la décoration se
divisait en trois parties, chacune composée d'une arcade, accompagnée de pilastres corinthiens et de figures en bas-relief ; cette ordonnance était surmontée par un attique et un fronton. Deux de ces parties, adossées à un bâtiment, figuraient sur la rue aux Fers, la troisième sur la
rue Saint-Denis. C'est là que, pendant l'année 1551, Jean Goujon avait sculpté ses chefs-
d'œuvres.

On voulait conserver ces monuments précieux de la sculpture du XVIe siècle : un ingénieur,
appelé Six, proposa d'ériger une nouvelle fontaine au milieu du marché des Innocents, et de
l'orner de l'architecture et des bas-reliefs dont la première était enrichie, et c'est sur cette pro-
position que Poyet et ses confrères commencèrent leur travaux.

 

milieu XVIII ème siècle

 

Quoi qu'il en soit, le marché des Innocents devint la base d'un des plus beaux monuments que nous devions à la renaissance des arts; et, aujourd'hui, on oublie souvent le bruit que fait cette grande place et les misères qui s'y ébattent, pour

ne voir que l'œuvre du grand sculpteur et ne penser qu'à la triste fin de Jean Goujon.

Tous les matins, avant le jour, on vend en gros, sur ce marché, les fruits, les légumes et les herbages que dans la journée on y revend en détail. Il est en quelque sorte le point central arrivent tous les marchands ; à quatre heures du matin, c'est un bruit d'enfer au marché des Innocents; à midi, c'est triste chose à voir. Les galeries de bois qui entourent ce marché, et sont entassés, comme au' fond d'une mine, les pauvres marchands en détail, d'autant plus malheureux qu'ils ne savent pas leur malheur, ont été construites seulement en 1815. Avant cette époque, les marchands vendaient à la pluie comme au soleil; et ils étaient là, comme à présent.

 

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1800-1900
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de ancetres-metiers-conditions.over-blog.com
  • : Métiers ignorés, oubliés. Conditions de vie début 1900. A force de me documenter pour la généalogie , j'ai eu envie de partager mes découvertes sur la vie de nos ancêtres
  • Contact

Compteur

Recherche

Catégories