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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 19:15


Il aurait fallu une conférence spéciale pour vous parler de ces gâteaux qu'on mangeait et qu'on mange encore dans nos campagnes. Les gaufres ou cheuntrés qui 
ont disparu, ou à peu près, avec l'âtre, les 15 ou 20 sortes de beignets cuits dans le grand beurre, qu'on fait toujours au carnaval et qui n'ont rien de commun avec 
la pâtisserie du même nom, qu'on fait ailleurs, et qui n'est souvent qu'une fade pâte à frire. De cette famille des beignets sont les pois de phhi que les valentins offraient 
à leur valentine le dimanche après le jour de proclamation des fashencettes ou dans d'autres pays au moment des Mais, ou encore au carnaval. le kougelhopf prononcé 
en lorraine kocklof est venu d'Alsace et a obtenu des lettres de grande naturalisation chez nous. A Nancy, on le nomme Baba. Les innombrables tartes aux mira- 
belles, prunes, coiches, à la rhubarbe, aux grosseilles vertes, aux petites groseilles vertes, aux petites groseilles rouges, au raisin, aux brimbelles, au pavot, aux pom- 
mes, au sucre, au m'gin sucré, au senson très goûtée dans le Toulois. Le pain de poire ou rema des Hautes-Vosges, la triangulaire tourte aux pommes qu'aux environs de Metz on appelle conrichés, les brioches variées sous le nom de counieu, 
qu'on donne au nouvel an, de quiches épaisses gonflées et parsemées de gros sel, d'oriquette ou loriquette, gâteau triangulaire que la crème abondamment mélangée 
à la farine et aux œufs, garde frais pendant de longs jours. Au pays messin, le whélé, le toslé; dans la Meuse, les boutabras, les gauvin, les goujard, les gouèle, les lourdins, 
sont d'autres brioches. La choch'tate, espèce d'échaudé, les michottes et un tas d'autres bonnes choses dont le parfum embaume la chambre à four les jours de fêtes 
des villages, de noces ou de baptêmes. Je ne puis en donner tous les noms et encore moins les recettes. 

si plus

allez  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6579169g

tiré Titre : Le Pays lorrain (Nancy)

Titre : Le Pays lorrain : revue régionale bi-mensuelle illustrée / dir. Charles Sadoul

1936 (A28,VOL5). 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 09:09

pont-neuf-1905.JPG

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 17:02

Article pour Lucette

 

 

Entre la chute de l'ancien pont, frappé de mort par les projets de 1788 et exécuté vers 1830, et l'ouverture du pont actuel, effectué en 1845, une passerelle en bois jetée sur l-arrière-port fit longtemps le service de communication entre les deux
rives, nous dirons presque entre les deux peuples ; car, bien que séparés par un bras d'eau en apparence insignifiant, Dieppe et le Pollet représentent deux civilisations parfaitement distinctes.

Du reste, nous n'avons pas besoin de vous  avertir quand une fois vous aurez franchi l'îlot de terre placé entre le Bassin neuf et l'Ecluse de chasse de la Retenue, vous sentirez très bien vous-même quo vous êtes dans un autre pays et que vous respirez un autre air Ici les maisons sont on bois, basses, petites, sombres et écrasées ; les rues sont tortueuses et sales ; l'horizon est borné; la circulation est gêné et l'air est étouffé.

Comme la mer fait la vie des polletais, presque toutes les maisons portent les marques de la profession. Partout ce sont dés mannes, des cordes et des filets De chaque fenêtre jaillissent des bras de fer destinés à soutenir des perches oh l'on fait sécher ces bienheureux filets, fortune et vie de ces pauvres gons, plus souvent sur mer quo sur terre. La barque de pêche est là véritable maison du Polletais, et sa vie entière se passe sur les eaux. Le quai est l'atelier comme le salon des femmes. Cette population grouille et remue sans cesse sur la plage comme dans les rues, Le Polletais est un vrai loup de mer. Dans sa vie, dans ses. mœurs, dans ses idées il se ressent du dur élément et des rochers au milieu desquels s'écoule son existence

Du reste, le Polletais est religieux et croyant, et c'est là, après la Yie de famille, ce qui le rattache le plus à la civilisation L'église et le calvaire sont les doux pôles de son existence laborieuse et agitée. Lo foyer lui-même est placé sous la protection de la religion, et vous remarquerez sur plusieurs maisons des images do la Vierge
et des saints et jusqu'aux Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie.

 

 par M. l'abbé Cochet,...

 

1865

 
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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 11:35

le treport 1896le treport 1896 bonival 1896dieppe 1896

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 18:00

en regardant les fréquentations sur mon blog, intéressés par le patois normand. Allez voir

sur GALLICA

Titre : Normandie scandinave, ou Glossaire des éléments scandinaves du patois normand, par Édouard Le Héricher,...

Auteur : Le Héricher, Édouard (1812-1890)

Éditeur : H. Tribouillard (Avranches)

Date d'édition : 1861

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 19:48

Les Echelles de Senneville n'ont rien qui étonne, lorsque l'on a vu les valleuses d'Etretat. C'est aussi un sentier tortueux taillé dans la falaise, à l'extrémité d'une dépression qui se prolonge
dans la plaine, jusqu'à une assez grande distance et n'éprouve pas l'influence des vents du large.

Les pommiers fleurissent, les arbustes poussent à quelques pas de la mer et cette vive végétation contraste avec le tableau grandiose qui frappe les yeux, quand on arrive au point où le chemin est brusquement interrompu.

Les maisons qui composaient autrefois le village de Saint- Pierre se groupaient autour d'une église placée dans un petit vallon terminé par un échouage où quelques bateaux trouvaient
leur place. Les bateaux ont disparu, les maisons sont tombées et elles ont été reconstruites au sommet de la côte, où l'église elle-même a été transportée. Sassetot possède un vaste château, placé au milieu d'un grand parc, qui appartient à la famille de Mortainville.

Un val resserré, connu sous le nom des Dalles, mène à la mer. Il est bordé de maisons habitées par des marins qui forment une partie des équipages des bateaux de Fécamp. Partout, du reste, sur ces points élevés du littoral, on trouve des familles de pêcheurs, dont les lois de filets constituent le patrimoine. Les femmes filent et tordent le chanvre lacent les seines et
les réparent.

On exploite, à Malleville du grès, depuis un grand nombre d'années. Cette pierre, dure et froide, s'est prêtée pourtant au caprice des artistes, comme le prouve le Calvaire qui se dresse-
sur la route. Le grés est commun dans toute cette contrée et a servi à bâtir les églises.

A Cany et aux environs, on fabrique encore de la toile au métier à bras, surtout des toiles à sac et à coller. Il y existe des filatures de coton, des tisseries et des fabriques d’huiles de colza

Les truites abondent dans la Durdent et méritent la réputalion qu'on leur a faite.

Le château de Cany est situé à deux kilomètres de la ville, 'au milieu d'une vaste prairie convertie en un parc magnifique. La rivière enclot d'un cercle capricieux les dépendances du
château et en défend les abords elle alimente d'immenses étangs, sur lesquels nagent des bandes de cygnes. Toute la vallée, en remontant vers les sources de la Durdent,
offre les sites les plus gracieux.

C'est une merveilleuse promenade que la route de Cany à Saint-Denis d'il encourt; elle borde d'abord le parc du château, protégé de ce côté par une belle haie d'épine, puis traverse Grainville-la-Teïnturière, où vint mourir le dernier de ces vieux normands qui savaient gagner des royaumes.

Le sire de Betencourt, seigneur de Grainville-la-Teinturière résolut de s'emparer des Iles Fortunées, qui avaient été reconnues par les Portugais. Il équipa, avec Gadifer de la Scala, ha-
bitant de La Rochelle, une flotte qui reçut des aventuriers normands et gascons débarqua d'abord à Lancerotte, puis étendit sa domination sur plusieurs îles. Le conquérant devint alors fondateur il bâtit des forteresses, des églises, et donna des lois aux peuplades qu'il avait soumises Il revint, dans tout l'éclat de sa gloire se reposer dans son manoir, et donna de grandes fêtes, dont maître Leverrier, son compagnon et son historien, parle
avec un naïf enthousiasme retourna visiter son royaume puis -enfin, il fit un dernier voyage à Grainville-la-Teinturière où, roi des Canaries, il mourut en 1414. Une table de marbre noir, placée sur un des pilastres du chœur de l'église, rappelle le nom et les exploits de ce hardi
navigateur.

De Cany à la mer, la vallée prend plus de largeur elle perd son aspect riant et les arbres s'inclinent sous l'effort des vents du large.

Les moines de Fécamp possédaient toute cette partie du territoire ils avaient un hôtel ou plutôt une forteresse à Vittefleur. Ils tentèrent, au XVIe siècle, de créer un port à l'embouchure
de la Durdent. et l'on dit que l'on reconnaît encore la trace des travaux gigantesques qui furent accomplis à cette époque. Là encore, on retrouve la tradition d'une ville détruite par la mer.
La petite chapelle de Janville domine le paysage. On raconte qu'une statue de la Vierge, trouvée sur la côte. ayant été placée dans l'église de Palluel, retourna d' elle même au lieu d'où
elle avait été retirée. En mémoire de quoi, on construisit une chapelle pour y placer l'image miraculeuse.

L'église de Veulettes est un vaste et antique monument, tel que les moines aimaient à en asseoir, au moyen-âge, dans des gorges sauvages.

Les habitants prétendent descendre, en droite ligne, du célèbre Gargantua, dont ils possèdent le tombeau. Notre maître François Rabelais se serait donc trompé, comme un antiquaire,
puisqu'il affirme que ce tombeau, dont n'a pu voir le bout « parce qu'il entroit trop avant les excluses de Vienne », a été trouvé en un pré, près l'arceau Gualeau, duquel Jean Andeau
faisait lever les fossés.

Une petite rivière, objet d'un culte idolâtrique; coulait au milieu des bois, lorsqu'un moine de Picardie, dont le nom a été donné à un grand nombre d'églises, vint fonder un établissement religieux dans la vallée, étroite et sans profondeur, où se sont groupées les maisons de Saint-Valéry-en-Caux. Comme malgré les prédications du saint homme, les habitants continuaient à adorer les bois et les eaux courantes, il s'avisa d'un excellent moyen pour supprimer la partie aquatique de leur culte il enfonça un grand nombre de balles de laine dans la source de la rivière et la boucha si bien que depuis onc elle ne coula.

Ceci me remet en mémoire un conte que l'on me faisait quand j'étais petit.

Un vieux matelot d'Yport avait tant et tant voyagé qu'il, avait tout vu. A la veillée il racontait les tempêtes que son navire avait éprouvées: comment, un jour, le kraken (d'où on a tiré le
verbe craquer) s'était montré tout-à-coup, élevant ses énormes bras au-dessus de l'océan, et avait enlevé un matelot qui serrait le perroquet d'un vaisseau, grand comme l'abbaye de Fé-
camp comment les cancrelats avaient si bien mangé un navire de la Compagnie des Indes, qu'à son arrivée à Lorient il n'en restait plus qu'un bordage sur lequel était posé le soulier
du mousse

Mais le plus curieux de tout, dans les récits du matelot, c'est qu'après bien des fatigues, il était arrivé, une fois, tout près de la source du vent du nord.

Comment est-elle faite la source du vent du nord? demande un bonhomme, tout cassé, qui avait bien voyagé aussi, mais pas si loin.'

Elle n'est pas plus grande que cela, répondit le matelot, en formant un cercle avec le pouce et l'index

Pas plus grande que cela, imbécile Il fallait y fourrer ton
bonnet; nous serions tranquilles, maintenant!

Joachim MICHEL.

Ecrit dans La Tradition paru en 1901

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 20:28

La région du Sud ou de l'olivier qui comprend le Roussillon, le bas Languedoc, le Vivarais, le bas Dauphiné, le comtat d'Avignon, la Provence et le comté de Nice.

Cette région offre des plaines étendues limitées par des montagnes très-accidentées A cause de la douceur de l'hiver et de la grande chaleur de l'été, on y cultive très en grand l'olivier, l'amandier, le pistachier, la vigne et le mûrier. Sur le bord de la Méditerranée, on y voit croître en pleine terre le palmier, l'oranger, le citronnier et le caroubier. Les parties accidentées sont occupées par le chêne vert, le chêne-liège, le pin d'Alep, arbres qui dominent toujours des arbrisseaux spéciaux à la région, tels que le lentisque, le grenadier, la lavande, la sauge et le thym. Cette région possède peu de bêtes à cornes, mais elle multiplie très en grand les bêtes à laine, les vers à soie et les abeilles.

 La région du Sud-Ouest est très-étendue; elle renferme le haut Languedoc, le comté de Foix, le Lauraguais, le Béarn, la Navarre, le Bigorre, l'Armagnac, l'Agenais, le Bordelais, le Quercy, le Périgord et la Saintonge. Ses immenses plaines sont limitées, d'une part par l'Océan, de l'autre par les monta-
gnes des Pyrénées, et sur la ligne opposée aux rives de l'Océan par la région des montagnes du Centre. Cette vaste région cultive la vigne très en grand dans les plaines du Bordelais et du Languedoc. Elle est traversée du sud à l'ouest par la vallée de la Garonne, dans laquelle on cultive
le tabac, le chanvre et le sorgho à balais. Le maïs est très-cultivé dans la partie sud de la région.
On y possède de très-belles races bovines et on y élève le cheval dans les départements des Landes et des Basses-Pyrénées. Les dunes, qui longent la mer depuis l'embouchure de la Garonne jusqu'à Bayonne, sont couvertes de très-belles forêts de pin maritime et quelquefois de chêne-liège. Cette région ne connaît ni les froids excessifs de la région du Nord-Est, ni les chaleurs brûlantes de la région du Sud.

 La région des montagnes du Centre comprend le Gévau
dan, l'Auvergne, le Rouergue, le Forez, le Limousin et la Marche, contrées où le maïs mûrit difficilement son grain, et où la vigne ne croît que' sur les versants exposés au sud-est et garantis des vents du nord par des élévations.
Cette région spécule très en grand sur l'élevage, l'entretien et l'engraissement des bêtes bovines. Les nombreux animaux qu'elle possède vivent pendant la belle saison sur les montagnes ; ils quittent les pâturages pour redescendre dans les vallées,lorsque la neige commence à tomber. C'est dans cette région que sont situés les centres de production des races bovines de Salers et d'Aubrac. Généralement, le climat de la région des montagnes du Centre est froid, mais l'air y est pur est sain.

La région Sud-Est est plus froide encore pendant l'hiver que la région des montagnes du centre. Elle comprend le haut Dauphiné, la Dombes, la Savoie, le Lyonnais, le Maçonnais, le
Beaujolais, le Bugey et la Bourgogne. Cette grande région renferme deux parties bien distinctes : les plaines de la Dombes, de la Bourgogne et du Maçonnais : les montagnes du Dauphiné, du Lyonnais, du Bugey et de la Savoie. C'est dans les plaines que la vigne occupe de grandes surfaces et qu'elle fournit des vins de première qualité. Les parties montagneuses offrent de beaux pâturages et de nombreuses forêts d'arbres verts résineux. Cette région multiplie très en grand l'espèce bovine dans les parties accidentées; elle possède, en outre, de grands troupeaux de chèvres dans le Lyonnais. Si la température est favorable, dans les plaines et les vallées, à la végétation de la vigne, du maïs et à l'existence des prairies actuelles, par contre, dans les montagnes, elle est froide et parfois très-glaciale, à cause des glaciers et des neiges qui y séjournent pendant quatre à cinq mois.

 La région du Nord-Est comprend la Franche-Comté, l'Alsace, les Vosges, le Pays Messin, la Lorraine et le Barrois. Les montagnes y sont des contrées froides pendant l'hiver, mais les plaines sont d'excellentes contrées agricoles pendant l'été et l'automne. Les parties accidentées offrent de très-belles forêts d'essences résineuses, d'excellents pâturages et des prairies bien
irriguées. Les plaines sont occupées par le froment, le maïs, le tabac, la vigne et le houblon.
On y élève des chèvres, des bêtes à cornes et des bêtes à laine, et on y fabrique beaucoup de fromages.

La région des plaines du Nord est très-étendue. Elle comprend l'Ile-de-France, la Beauce, la Brie, l'Orléanais, le Gâtinois, le Yexin, la Champagne et la basse Bourgogne, contrées qui, pour la plupart, sont riches et bien cultivées. Si la vigne n'y produit de bons vins que dans la Champagne et la basse Bourgogne, le froment, l'avoine, le colza y donnent des récoltes satisfaisantes. L'étendue considérable que les prairies artificielles y occupent annuellement a permis depuis longtemps d'y multiplier très en grand les bêtes à laine appartenant à la race mérinos et de spéculer sur la production du lait. Cette région renferme la Champagne Pouilleuse, qui perd d'année en année son aspect triste et monotone par suite des progrès qu'y fait l'agriculture et des semis de pin sylvestre qu'on ne cesse d'opérer sur les parties très-crayeuses et arides.

La région des plaines du Nord renferme de grandes exploitations et de nombreuses distilleries de betterave.


La région des plaines du Centre renferme la Sologne, le Perche, le Maine, le Berry, le Nivernais, le Charolais, le Puisaie, le Morvan et la Touraine, c'est-à-dire les contrées qui, dans
ie centre de la France, ont des terres sablonneuses, granitiques encore pauvres ou couvertes en partie de bruyères et d'ajoncs. Si les vallées offrent parfois de riches cultures, si les bords
de la Loire sont souvent ornés de beaux vignobles, si les parties calcaires sont de bonnes contrées agricoles, les sables de la Sologne, les terres blanches du Berry sont encore de mauvais terrains. C'est par la culture du pin maritime et les marnages qu'on est parvenu, sur divers points de la région, à les améliorer. Cette région possède un grand nombre de bêtes à laine, elle élève avec succès la race bovine charolaise et durham et elle spécule très   avantageusement sur la multiplication du cheval percheron

La région de l'Ouest offre des plaines et des parties accidentées; elle est limitée par l'Océan et la Manche et les régions du Nord-Ouest, des plaines du Centre et du Sud-Ouest.
Elle comprend la Bretagne, l'Anjou, la Vendée et le Poitou. Son climat est doux et humide ; on y voit croître en pleine terre divers végétaux appartenant à la région du Sud. Saul dans la plaine du Poitou, les terres labourables sont de fertilité ordinaire et divisées en champs des quelques hectares entourés de mies vives qui donnent à la région un aspect très-boisé.
On y élève et engraisse les bœufs et les moutons et on y multiplie l'espèce chevaline. Ces spéculations y sont favorisées par les pâturages qu'on observe sur les terres arables. Le blé noir ou sarrasin y est très-cultivé, surtout sur les terrains de landes qu'on défriche dans le but de les transformer en terres arables. Cette région est principalement exploitée par des métayers.

La région du Nord-Ouest est la plus riche et la mieux cultivée. Elle comprend la Normandie, le Merlerault, le Cotentin, la Picardie, le Santerre, le Boulonais, l'Artois et la Flandre. La partie comprise entre le département de la Manche et la Belgique offre, à une faible distance du littoral, de nombreux herbages ou prairies sur lesquels on engraisse des bêtes à cornes,
on entretient des vaches laitières et on élève des chevaux. On y cultive le blé, le pavot, le tabac, le lin, le cameline, le houblon et la betterave comme plante industrielle. C'est avec
cette racine qu'on alimente annuellement les nombreuses sucreries qui existent dans la Picardie et la Flandre. Le climat de cette région est assez doux, mais il est brumeux
et humide une grande partie de l'année. Il n'y a que la Flandre et l'Artois qui subissent pendant l'hiver les influences de froids un peu intenses.

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 18:52

Les normands du dix-huitième siècle  ne risquaient pas de mourir de faim,  jusqu'à six repas, trois à la viande.

Aux repas pris dans les champs, l'aliment le  plus ordinaire est la bouillie de sarrasin; quelquefois, dans ces immenses plaines de froment, dans ces mers ondoyantes d'épis dorés, la curiosité vous arrête devant une famille ou maisonnée de vingt, trente personnes,
assises sur des escabeaux autour d'un grand bassin plein de cette bouillie, où chacun trempe la cuiller qu'il a auparavant graissée légèrement dans le pot au beurre, placé au milieu. 

Et le pain! De quelle couleur est-il?
Je vous assure que tous les jours il blanchit, et que de plus en plus il s'approche du pain chanoine ; c'est ainsi qu'on y nomme le pain blanc.
Dans toutes ces campagnes, vous verriez sur de larges tablettes de grands pots
de graisse de rognon de bœuf salé, poivré, avec laquelle on assaisonne l'antique soupe aux choux.
Leurs vêtements
Les hommes sont vêtus d'excellent gros drap de laine à côtes de fil, larges chausses de
Louis XII. Les femmes portent le Hénin de Jeanne d'Arc, ce haut clocher de toile et de dentelle; la capette ou antique parure des princesses capétiennes ,serre leur taille et flotte au-dessus de leur, large jupe écarlate.
Leurs  maisons;

Elles sont en général aujourd'hui bien bâties, et toujours de plus en plus grand nombre couvertes de belles tuiles ; elles restent de plus en plus chaumières, à mesure qu'elles s'approchent de la mer; près du littoral, elles ne consistent plus qu'en un rez - de - chaussée dépavé, grenier au-dessus.

Leurs  mobiliers
le grand lit à quatre quenouilles pour le père, la mère ; la grande table, les deux grands
bancs, les bancs-selles, les selles, les escabeaux, le dressoir, les ustensiles de cuivre ou d'étain, le grand pot à trois pieds, le grand plat, la grande gamelle des champs.

 

Les ouvriers

 Je vais vous faire connaître la domesticité de ce pays en ce qu'elle a de particulier
et d'exemplaire. J'aime bien que là, outre le salaire, le maître donne à ses domestiques des vêtements, des souliers,  j'aime surtout qu'on les intéresse aux profits éventuels de la maison, en les gratifiant de vingt, trente sous, à la vente d'un cheval, d'un bœuf, d'un tonneau de cidre. Les valets et les gens de travail y sont d'ailleurs, comme dans tout le Nord, couverts d'une blouse bleue ; il y a de particulier que les bergers le sont d'une blouse blanche.

                 * 

Dans la riche et industrieuse Normandie, la bêche ne se montre guère hors des jardins. Les champs sont labourés avec des chevaux, des bœufs.

Les bœufs sont les doubles des chevaux, c'est-à-dire que, lorsque les chevaux sont fatigués, on laboure avec les bœufs ; quelquefois on attelle ensemble les uns et les autres.
la richesse agricole de la Normandie et du bien-être des populations au dix-huitième
siècle

Dans les cinq départements normands sur 800,000 hectares de prés et pacages sont nourris 600,000 vaches, 200,000 bœufs, un million de moutons, 300,000 chevaux.

Les vaches cotentines donnent 100 kilos de beurre par an, et dans certaines fermes, on vend
pour 28, tonnes de beurre.


Dans toutes ces campagnes, vous verriez sur de larges tablettes de grands pots de graisse de rognon de boeuf salé, poivré, avec laquelle on assaisonne l'antique soupe aux choux.

Les villages de la Normandie ont conservé l'ancien usage porté par leurs pères en Angleterre, celui du couvre-feu que la cloche de la paroisse sonne encore à neuf heures du soir sous le nom de retraite.

On parle des fréries, des nombreuses maisonnées ,tous fils, petits-fils ou descendants du même père. Il y a mieux dans cette province : il y a des hameaux habités par d'antiques parentés, dont toutes les familles portent le même nom : je citerai celui de la Grousserie, où tous les habitants sont Le Mounier; celui de la Hénardière, où tous les habitants sont Hénards; celui de la Gomondière, où tous les habitants sont Gomonds. Quand quelqu'un part, il va prendre congé dans toutes les maisons ; quand il arrive, il est embrassé à toutes les portes. Chez ces bons villageois normands, vous passez dans certains cantons où, comme chez les anciens, tous les âges, tous les sexes se tutoient.
la vente des énormes bœufs dont tel parc, je cite celui de Saint-Léonard, en renferme jusqu'à trois cents têtes, qu'on ne vous donnerait peut-être pas pour deux cent mille francs.

Mais sans doute vous voulez savoir ce qui produit le miraculeux engraissement de cette innombrable multitude de boeufs gras, arrivés si maigres du Limousin ou du Poitou. Le voici : au printemps, plantureux pâturages et forte ration de farine de grains mélangés ; en automne, plantureux pâturages de regains, même farine, même ration.



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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 18:14

1884 -SEINE-INFÉRIEURE.

5 ARRONDISSEMENTS. — 51 CANTONS.: 759 COMMUNES.
POPULATION : 814,068 HABITANTS. SUPERFICIE : 603,550 HECTARES.

Ge département a été formé de la Normandie. Situé au nord de la France, il doit
son. nom  à sa situation sur le cours inférieur de la Seine. :

Agriculture, commercent, industrie. — L'agriculture, très avancée, donne des produits annuels qui ne sont pas inférieurs à 170 millions. Ces produits se composent de céréales, de betteraves, de colza,-de lin;  d'animaux; de boucherie, de chevaux; de race ; de fruits et principalement de pommes à cidre. L'industrie ne le cède en rien à l'agriculture.■ — Fabrication en grand  de  toiles peintes  et d’étoffes de laine. Filature et teinture de coton, fabrication des tissus dits rouennerie , calicot / blanchiment, apprêt et impression de toiles,; filature et teintureries de laines, fabrication de draps, flanelle de serge, etc.

— Mouvements de pendules à Dieppe et Saint-Nicolas-d'Aliermont. — Ouvrages en ivoire. — Faïences et verres à vitre, briques. — Belles raffineries de sucre .et d'huiles. -— Une grande partie des produits  de la culture et dé l’industrie Normande est dirigée sur Paris ;. le reste s'exporte par les deux grands ports de Rouen
et du Havre,

Renseignements administratifs.

 — Tribunaux de commerce à Dieppe, Elbeuf, Eu, le Tréport, Fécamp, Gournay, le Havre j- Neufchâtel, Rouen, ; Saint Valéry-en Caux,Yvetot;

 — conseils des prud'hommes à Bolbec, Elbeuf, le Havre, Rouen, Yvetot ;

- chambres de commerce à Dieppe, Elbeuf, Fécamp, le Havre,.Rouen;:-^chambres
consultatives des arts et manufactures à Bolbec, Yvetot;

— agents ;de ..change à Dieppe, le Havre, Rouen;

— courtiers d'assurances à Rouen, le Havre;

 — courtiers- interprêtes et conducteurs de navires à Rouen, Fécamp, le-Havre ;

—magasins généraux à Rouen, le Havre;

— fait partie de la7° circonscription du service de l'inspection du travail des enfants et des filles mineures employés dans L'industrie; résidence de l'inspecteur divisionnaire : Rouen;

— l™ circonscription du service de la vérification des poids et mesures; résidence du vérificateur en chef : Paris

vérificateurs à Rouen, Dieppe, le Havre, Neufchâtel, Yvetot ;

 — circonscription régionale de l'École d'arts et métiers de Châlons-sur-Marne

 — eaux minérales à Forges-les-Eaux, Rouen ;
— lm circonscription agricole; région du Nord-Ouest;

—- 2 conservation forestière,
conservateur à Rouen; inspecteurs à Rouen, Grand-Couronne, Dieppe, Saint-Saëns,
Caudebec, Guerbayille;

— chaire d'agriculture à Rouen.

Sénateurs :

ANCEL, O.

POUYER-QUERTIER, M.

ROBERT (général), O. .
LIZOT, M.
Députés :

CASIMIR-PÉRIER (Paul), R.

DAUTRESME, U.

DESSON DE SAINT- AIGNAN (vicomte), L.

 DUVIYIER, R.

 FAURE (Félix),
 LECHEVAUER R.

PEULEVEY, R.

Thiéssé, R.

Thouard Riolle. R.
 
WADDINGTON R.


Nombre de journaux en Normandie en 1884
Républicains, 27.

Monarchistes, 13.

Divers, 34.

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 09:43

Le département de la Seine-Inférieure est ainsi appelé, parce qu'il embrasse un territoire qui s'étend vers l'embouchure de la Seine. Il est borné par la mer et les départements de la Somme, de l'Oise et de l'Eure.

Chef-lieu, Rouen, ancienne capitale de la Normandie, . Pop. 90,000 hab. Cette ville est l'une des plus riches et des plus commerçantes de la France; elle a un port marchand où les vaisseaux peuvent monter avec la marée; elle a vu naître les deux Corneille et Fontenelle, et mourir Jeanne d'Arc, qui y fut publiquement brûlée par les Anglais, sous prétexte de sorcellerie.
Sous-préfectures. Le Havre, port de mer très commerçant.
– Dieppe, fréquentée pour ses bains de mer.

Yvetot, dont les seigneurs portaient autrefois le nom de rois.

Neufchatel.

Ce département produit abondamment du blé, du colza, du lin, des poires et des pommes, avec lesquelles on fait du poiré et du cidre. Les fromages dits de Neufchâlel sont très estimés. Il fait un commerce considérable, et possède de riches manufactures de toiles de fil et de coton. Pop. 630,000 hab.

Le département de l'Eure qui tire son nom de la rivière qui, prenant sa source dans la forêt de Longny (Orne), le traverse en partie, et court se jeter dans la Seine au-dessous du Pont-de-l'Arche, est borné par les départements du Calvados, de l'Orne,de Seine-et-Oise, d'Eure-et-Loir, de l'Oise et de la Seine-Inférieure.

Chef-lieu, Évreux, Pop. 10,000 hab. Près d'Evreux, se voit le château de Navarre, anciennement le séjour de l'antique famille de Bouillon.-Ivry, où en 1590 Henri IV remporta une célèbre victoire sur Mayenne et la Ligue.

Sous-préfectures.

Pont-Àudemer. Bernay. Louviers, riche par ses superbes manufactures de draps. Les Andelys, petite ville séparée en deux parties par un chemin payé, et distantes l'une de l'autre de près d'un kilomètre. C'est là qu'est né le Poussin, peintre célèbre, et la gloire de l'école française.
Ce département possède de riches mines de fer et des eaux minérales il produit des poires et des pommes, des grains en abondance, des bois estimés et des fruits. Pop. 415,000 hab.


Le département du Calvados, qui prend son nom d'une chaîne de rochers très élevés qui borde ses côtes, et où échoua un vaisseau espagnol qui portait le nom de Calvados. Il est borné par la mer de la Manche et les départements de l'Eure, de l'Orne et de la Manche. Chef-lieu, Caen, sur la rive de l'Orne, Pop. 37,000 bab. Là naquirent le
poëte Malherbe, et Huet évêque d'Avranches. Cette ville renferme le tombeau de Guillaume-le-Conquérant il s'y fait un grand commerce de chevaux et de dentelles. Par un canal on va directement de Caen à la mer.

Sous-préfectures.

Bayeux, sur l'Aure. Lisieux, qui fabrique des toiles de cretonne. Pont-l'Evêque. Pire, sur la Vire. Falaise, célèbre par la naissance de Guillaume-le-Conquérant c'est dans un de ses faubourgs que se tient la célèbre foire
dite de Guibray.
Les pâturages de ce département sont sa principale richesse les bestiaux qu'ils nourrissent sont très estimés, et il s'en fait un grand commerce; ses toiles et ses étoffes sont assez recherchées il produit beaucoup de pommes.

Le département de la Manche, qui est borné par un bras de mer d'où il prend son nom, et par les départements de la Mayenne, d'Ille-et-Vilaine, de l'Orne et du Calvados. Chef-lieu, Saint-Lô, Pop. 8,000 hab.
Sous-préfectures. Cherbourg, très beau port de mer. Coutances. Mortain. Avranches. Près de cette ville on voit le Mont-Saint-Michel, château-fort, dont on a fait depuis peu une prison où sont détenus les condamnés politiques; deux fois par
jour la marée le sépare de la terre ferme.
Ce département a de beaux pâturages; il produit des grains et des légumes. Le Cotentin, petit endroit qui se trouve dans ce département, nourrit de bons chevaux.

5)° Le département de l'Orne, qui prend son nom de la rivière qui le traverse, est borné par ceux du Calvados, d'Eure-et-Loir, de l'Eure, de la Sarthe, de la Mayenne et de la Manche. Chef-lieu, Alençon, où Colbert a fondé des fabriques de dentelles et de point
d'Alençon. Pop. 14,000 hab.
Sous-préfectures. Argentan, jolie petite ville, sur une hauteur elle a une belle église. Domfront. Mortagne, petite ville, près de laquelle a été récemment rétabli le monastère de la Trappe.

Ce département possède des carrières de granit, de cristal de roche, et de la terre à faïence et à briques. Pop. 406,000 hab.

 

 

 

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