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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 19:07

LE TRIAGE DES ROGNURES de cuivre. 

Heureusement que certains ou certaines pensent à améliorer  les conditions de travail et diminuer le gachis!!

en espérant que les chercheurs aient toujours les moyens de trouver et de puiser de nouvelles idées dans leurs recherches ... (je me demande si j'ai été claire!!),

c'est peut être parce que je travaille dans un labo R&D et que les moyens sont peu importants

La séparation des rognures et poussières de fer qui se trouvent mêlées au cuivre dans les détritus et limailles des ateliers, se fait ordinairement-à la main et nuit essentiellement à la santé des ouvriers courbés toute la journée sur des matières pulvérulentes contenant du cuivre.

Dans une des dernières séances delà Société d'encouragement pour l'industrie nationale, il a été pré-
senté  une machine ayant pour but d'opérer mécaniquement ce triage. Elle se compose de deux cylindres creux superposés tournant dans le même sens, sur lesquels la matière à trier est répandue par une trémie. La surface de ces cylindres est formée de bandes en fer doux, maintenues dans un état de magnétisme continu par des aimants enchevêtrés Les particules de fer contenues dans la matière à trier s'attachent sur la surface de ces cylindres, et, d'un certain moment de la rotation dans laquelle elles sont entraînées, elles sont détachées par des brosses tournantes et rejetées dans une hotte latérale, tandis que les particules cuivreuses et terreuses tombent au bas le l'appareil.

Cette petite machine qui fonctionne déjà dans plusieurs ateliers peut opérer le triage de 8OO kilos
de matière par heure.



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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 19:32

j'aime beaucoup l'écriture de ce monsieur Pouvillon car on imagine!!

 

j'ai laissé le texte à l'identique, bien que certains mots me chiffonnent, cela me permettra d'apprendre encore...

 

Un reste de jour flotte confusément ; la nuit tombe voilée de brouillards. Les becs de gaz s'allument. Sur le pavé vaseux, troué de flaques, sur la nappe liquide et baveuse des trottoirs, des traînées de lumière s'allongent, coupées par le sillage éclaboussant des voitures et le piétinement de la foule.

Tout à coup, de la nuit humide, émerge à bout portant, en plein visage, une féerie éblouissante, une empyrée de couleurs éclatantes, avivées par le flamboiement des lumières, le jet brutal et les pulsations du gaz reflété à l'infini. — C'est une boutique de jouets.

Des drapeaux mouillés retombent le long de la façade, caressant le ventre des monstres soufflés en baudruche.

Entrons 

L’or pétille aux franges, aux galons, aux grelots, à la robe pailletée des danseuses automates. Tout flambe, tout miroite : les vaisselleries de fer-blanc des petits ménages, l'acier des casques et des sabres liés en trophées. les reflets tremblent sur les vernis poisseux des soldats de carton, la moire des rubans et la poitrine nacrée des poupées en porcelaine.

Au-dessus d'une brochette de pantins écarlates se massent en carré des files de poupées en chemisette blanche. Sur les lo9nges bariolés, des arlequins se détachent en couleurs tendres de mignonnes bergères Louis XV, enrubannées de bleu ; plis terne, plus sobre d'effet, ce chapelet d'acteurs de Guignol ;  nourrices, gendarmes, tous d'étoffes communes, de taffetas, de reps déteint. Le plafond se hérisse d'une forêt de chariots enchevêtrés, pendus par le brancard, avec des grappes de voyageurs culbutés dans le vide. Théâtres,, chevaux, moutons, éléphants ; c'est un fourmillement, un foisonnement d'existences; les unes rudimentaires, culs - de -jatte, à gaine, à manche, à fourreau ; d'autres  vissées, perfectionnées jusqu'à l'illusion, lancées dans un mouvement furieux, sabre au poing, au triple galop d'un cheval de feutre gris.

Ces moulages de carton font d'étranges grimaces. Je leur trouve l'air mort-vivant des figures en cire, les pieds engorgés, la face congestionnée et bouffie des embaumés vermillonnés

les jouets allemands sont au-dessous, empilés dans des boîtes (sapin mince et craquant ; jouets en bois fruste, à peine grossis à la pointe du couteau et qui laissent aux mains l'âpre cur des essences forestières. Innocente bergerie de poules, de cens de moutons, portant tous leur rustique livré de bois veiné de jaune.

Au rez-de-chaussée de la vitrine, à la place d'honneur, dans un salon microscopique, s'étalent, dans le bel ordre d'une réception d'apparat, les poupées à la mode, gantées, bottées, décolletées et maquignonnées à outrance: une d'elles, un peu plus loin, se poudre de riz devant une armoire à glace, entourée de sénateurs jeunets, adonisés et madrigalisant. Dans un autre compartiment, c'est un après-souper du demi-monde; une jeune personne, retroussée jusqu'au genou, enlace le col d'un
petit-crevé; lui, à califourchon sur une chaise, offre du bout des doigts à une dame une édition diamant du dernier mot de Rocambole !

D'autres poupées en chemisette ne sont guère moins sottes ; emperruquées comme des coquines, elles se campent avec des attitudes suspectes et de fausses poitrines blanches.

Plus modestes, plus vraies, sont les poupées populaires, les poupées d'un sou en bois verni. A celle-là, les caresses des fillettes donneront la vie avec une loque et de l'amour.
Un monde, cette boutique de jouets ! Pour peu qu'on y demeure il semble que tout cela vive, même les chevaux de bois, les lionnes en poil de veau et ce pauvre général Boum glorieusement accroché en son habit de gala ! — Les automates se démènent convulsivement; les ficelles jouent, les grelots tintent, les toupies ronflent, les musiques se déchaînent et charivarisent

On sort et les jouets vous poursuivent; les petits cymbaliers embusqués dans l'ombre glacée des portes cochères froissent en votre honneur leurs disques de cuivre

Et l'on pense alors aux enfants ; bébés, fillettes, pendus aux jupes des servantes, tirant vers les étalages, câlins, impatients, et, dès qu'on cède, affolés et cabriolant de joie; on songe à leurs
yeux écarquillés. à leurs menottes tendues vers les joujoux, à leurs souhaits insatiables, à leurs rêves, la nuit, hantés par la féerie des pantins dorés et des poupées merveilleuses.

E. POUVILLON.

 

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 19:41

 

On appelle beignets une pâte légère qui se fait avec de la farine, des oeufs et du saindoux;

 

OUPS! saindoux..... bon! peut être

 

les écoliers aiment beaucoup cette friandise; aussi en voit-on beaucoup, lorsqu'ils sont en promenade, s'écarter quelque

instants de leurs camarades, pour s'arrêter près des marchandes de beignets qu'ils rencontrent sur leur passage ; ces femmes sont assises devant un fourneau ardent, sur lequel est posée une poêle remplie de friture ; elles font promptement à chaque amateur autant de beignets qu'il en désire; mes petits gourmands les mangent tout chauds, et vont en
courant rejoindre leur compagnie.. ......

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 19:10

 MONTMARTRE décrit par FRANCIS MAGNAUD. Article de 1867



On dit qu'on va percer de grandes rues à Montmartre, aplanir la moitié des buttes et, de ce qui restera, faire un square-ombrages réglementés, fleurs numérotées, gazons de parade, du bon
air mis en caserne.
Ce sera la dernière transformation delà vieille butte : déjà, de tous ses moulins qui faisaient tapage et rayaient l'horizon de leurs grands bras gris, il ne reste qu'un moulin bête et peinturluré où l'on va manger de la galette et jouer au tonneau. Un grenadier en trompe l'œil garde la poutre-maîtresse qui date de 1295 — à en croire une inscription, menteuse sans doute comme toutes les inscriptions. Les guinguettes sont fermées, les lilas sont coupés, les haies sont remplacées par des moellons, les jardins sont transformés en terrains à bâtir ; pourtant Montmartre a un charme à soi parmi toutes les banlieues, charme varié et complexe, fait de bonnes et de mauvaises choses en même temps.

Montmartre est la grande usine de la corruption parisienne, à moitié chemin de l'île Saint-Ouen et du quartier Rréda. Ses hôtels garnis servent de transition entre le serrurier du premier âge et le gandin de l'âge d'or. Quatre bals encombrés et poudreux, la Reine Blanche, l' Elysée, la Boule Noire et le Château Rouge préparent les jeunesses aux splendeurs de Mabille.

C'est au Château Rouge qu'il se fait le plus d'affaires ; on peut le dimanche, à l'Elysée, rencontrer quelques filles honnêtes qui viennent y danser pour le plaisir ; la Roule Noire recrute la fleur des bonnes du quartier; la Reine Blanche est le rendez-vous de « ces messieurs » très nombreux, très élégants, très florissants à Montmartre. Ils ont un quartier général chez un mastroquet du
Vieux Chemin et des relations depuis la rue Lepic jusqu'à la rue des Poissonniers. Quelques-uns sont doués de remarquables aptitudes. J'en connais un qui fut agent d'élections très actif en 1848 et qui s'occupe aujourd'hui de publicité avec succès.

J'ai vu disparaître le bal Robert et l'Ermitage, réductions malpropres de la Reine Rlanche.

Je ne citerai que pour avoir l'air bien informé le bal du Moulin de la Galette, le Grand Turc et le Saton des Poissonniers. Gela ne ressemble pas absolument à ces bals de Belleville où les dan-
seuses laissent leurs sabots au vestiaire, mais cela vient immédiatement au-dessus.

Le temps, qui change tout, a déplacé aussi les tables d'hôte de Montmartre ; d'ailleurs elles ne pourraient plus vivre. La mère R..., dans la rue Florentine, nous donnait en 18G0, pour vingt-
huit sous, le potage, le boeuf bouilli, un gigot, des légumes, une salade, un dessert et une bouteille de vin, le tout supportable.

On a pas oublié non plus Mathilde, la quinquagénaire aux yeux bleus, qui fit mourir d'amour un nonagénaire de grandes manières, qui se nouait la serviette autour du cou avec une incomparable majesté — ni le père J... qui portait dans sa poche une recommandation écrite de ne point le conduire à l'église, dans le cas où il eût été frappé de mort subite dans la rue — ni le docteur D... qui, par économie, avait été chercher au Prado une femme pauvre et habituée à vivre de peu.


Dix maisons comme celle de la rue Florentine avaient leur public et leur publicité. Fiorentino mangeait volontiers le macaroni à l'italienne de la Reine Blanche et, dans la cité Véron, on
avait l'honneur de coudoyer madame Chantai, fille de madame Ma, dépositaire du secret que vous savez.

Maintenant, pour retrouver la table d'hôte typique, il faut pousser jusque dans les rues mornes et tranquilles des Batignolles, refuge des employés en retraite et des courtisanes réduites à la portion congrue.

Avec tout cela, les filles proprement dites sont rares à Montmartre, mais la grisette y abonde sous toutes ses formes. La grisette est immortelle. Mimi Pinson n'a pas plus qu'autrefois le moyen d'habiter la chaussée d'Antin, mais venez la voir à Montmartre.

Elles arrivent du travail, le pas pressé et menu, en robes légères, nu-tête ou coiffées de petits chapeaux qu'elles ont faits elles-mêmes, riant, causant, regardant, regardées, accostées, co
quetant avec les messieurs, se fâchant quelquefois.

D'autres ont « leur affaire, » un amant jaloux qui va les prendre à l'atelier, se défiant des surprises de l'asphalte.

Soir et matin, les ateliers de Godillot vomissent sur Monlmartre une populace effroyable : robes et blouses ont la même couleur et la même crasse : deux à deux, les couples marquent le pavé de leur lourde chaussure ferrée : pas de joie, du bruit; pas de plaisir, de l'ivresse ; pas d'amour, de la bestialité, une kermesse de Rubens, sans soleil, sans verdure, sans oubli du lendemain, buvant du vin qui ne vaut pas la bière et se gorgeant de gibelottes fantastiques.

Le dimanche, quand on a remisé les haillons et les tristesses de la semaine, Montmartre est charmant à voir : les fillettes en blanc corsage gravissent les flancs de la butte en chantonnant ;
les garçons ont l'air vainqueur. Les pétards éclatent, les rires sonores, les appels prolongés, les puihuiitt canailles et gais se répondent tout autour du vaste mamelon ; les baisers résonnent
et aussi les bourrades, les enfants crient, les mamans bavardent; il y a là de quoi rendre la vie à tous les crevés, à toutes les crevettes des Champs-Elysées.

Quelques pas encore, vous voilà à l'église, un méchant morceau de maçonnerie adossé à un chevet du douzième siècle .tournez à droite, c'est le calvaire. Les bruits s'apaisent, la lumière se tamise à travers de grands arbres; le long de l'allée, bordée de buis, de naïfs bas-reliefs racontent la passion de Jésus; au bout de l'allée, une roche creusée en forme de grotte : le Christ et les larrons, coloriés de la façon la plus réaliste sur leurs croix de bois brun, dominent la plate-forme ; au-dessous, dans la crypte, un autre Christ verdâtre repose sur une pierre.


Par échappées, se déroule un horizon immense : d'un côté, la plaine découpée comme un
échiquier et bornée par les collines de Montmorency ; de l'autre, Paris tout entier, fourmillement d'usines et de clochers. Le soir, quand la brume couvre la ville allumée pour le mal et pour le
plaisir, il semble que, derrière la falaise, va grandir et miroiter la mer. lueur, là-bas ! c'est un phare !
J'aime à descendre les pentes pour rire de la butte, du côté de la place Saint-Pierre, où l'on voit un
Je laisse aussi volontairement de côté le Montmartre bourgeois, patenté et bien logé, pour recommander aux fureteurs le Montmartre extrême qui s'étend en largeur, de la rue Marcadet
aux fortifications, vaste Cour des Miracles dont la vue vous serre le cœur

Il faut de ces dépotoirs-là aux grands amas de civilisation. Chiffonniers, mendiants, — quelques saltimbanques—ouvriers gagnant cinquante sous par jour, marchands de peaux de lapins,
brocanteurs interlopes, grouillent là presque à ras du sol ; de loin, on ne voit que des loques multicolores flotter aux palissades ; en approchant, on découvre des cambuses bâties de boue
et de crachat, des débits de vin qui achètent leur provision au litre et des frituriers platoniques qui ne travaillent que le dimanche.

Malgré le grand air, on respire des miasmes empoisonnés ; tout autour s'étend la plaine morne, crayeuse, défoncée, interrompue çà et là par quelques maisons de six étages.

Le plus joli, c'est que le Montmartre pittoresque va être éventré et qu'on respectera celui-ci : ces sentines existent à l'alignement des boulevards tracés depuis longtemps. Il faut bien, après
tout, que le petit monde ait de quoi se loger.


Un dernier mot : meurtres ou vols, les crimes sont rares à Montmartre. Pauvre, mais honnête.



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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 18:26

LES BOUILLONS

 On désigne aujourd'hui (soit 1900) des bouillons  sous ce nom de très nombreux restaurants a la «petite carte », établis d'après le type des célèbres établissements Duval.

Prixmoyens : boeuf,40C.; rôtis, de 8oc. à 1 fr. 20; volaille, 1 fr. a 1 fr. 3o; légumes,
40 à 60c; desserts, 20,25, 3o c. ; café,40c. On dépense environ 2 fr. à 3 fr. par repas.

LES BOUILLONS DUVAL: Créés en 1878 par M. Duval, boucher, ces restaurants très
populaires sont au nombre d'une centaine. Les dames et les jeunes filles peuvent y aller
seules; elles préfèrent ces restaurants parce que le service y est fait (sauf au Bouillon de
la rue Montesquieu, le plus grand et le meilleur) par un personnel exclusivement fémi-
nin.

Les viandes, surtout le bœuf, y sont d'excellente qualité. La cuisine est bien préparée et
rappelle la cuisine de famille. Les repas reviennent en moynne de 2 a 4 fr. par personne.

Quand vous entrez, on vous remet une fiche sur laquelle on inscrit, au fur et a mesure, le prix des plats commandés. A la fin du repas, on paje la note détaillée après l'avoir vérifiée. On a l'habitude de laisser le pourboire. à côté de son assiette (20 à 35 c. pour le déjeuner, 3o c. pour le diner).

LES BOUILLONS ET LES PETITS RESTAURANTS  POPULAIRES, ceux dont le  budget est très
limité, artistes, ouvriers, etc., trouveront dans les bouillons populaires des quartiers
ouvriers et commerçants de Paris et dans quelques maisons spéciales qui avoisinent
es Halles ou sont dans le quartier des Ecoles, une nourriture saine et suffisante à très bon
marché. Ils pourront y faire des repas de 60 à 80 c, prix inconnus en prov ince et même dans les pava où la vie est moitié meilleur marché qu'à Paris.

Rive Droite.  Quartier de Cllchy, Bouillon Restaurant des Moines, 49, R. des Moines.

Grand Bouillon Chartier, 18, Av, de Clichy,

Quartier des Halles. Restaurant des  Marmites, 96, R. Montmartre.
Maison Masson (le Père Coupe toujours), 14, R. du Cygne. Bouillon,
Au Veau qui telle, 5, R. des Halles
En outre, on trouvera rue. des Halles et dans les rues adjacentes, de la cuisine à emporter, chez les marchands installés en plein air (saucisses, poissons frits, ofr. 10, 0 fr. i5, 0 fr. 20; pommes de terre frites, 0 f r. o5 a 0 fr. 10 la portion.

Quartier du Temple (R. du Temple).
 Restaurant Bouillon, 94 R. du Temple.
Rive Gauche. Quartier des Ecoles. Maison Noblot, R. de la Huchctte, n' 11,
Bouillon Lagrange. 17, R. Lagrange.

Quartier Montparnasse. Grand Bouillon des Travailleurs, 15, R. du Départ. Repas à 0 fr. 85.
Pour ce prix on a : une serviette, un potage ou hors d'œuvre, une carafe de vin, un pain de fantaisie, un plat de viande au choix, un légume et un dessert. Café, o fr. 10 On fait le service soi-même.

Maison Paumler, 17, R de Buci.

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 19:06

Comme quoi le recyclage est important !!!!! les enfants avaient des jouets fabriqués grâce au recyclage, et à notre époque, cela continue.... bien pour le recyclage mais toujours pour las enfants dont les parents n'ont pas trop de sous pour des petits cadeaux.....

 

 

1865
Depuis une quinzaine d'années les coureurs ramassent avec soin les boîtes à sardines et à conserves, dont l'utilisation et la transformation constituent certainement une des merveilles de l'industrie du chiffonnier. Il n'y a pas bien longtemps, les boîtes à sardines étaient dédaignées ; personne n'en savait tirer aucun profit et elles demeuraient dans les tas d'ordures:
Les boueux les enlevaient dans leurs tombereaux et les transportaient dans la campagne. Là tous les résidus de ménage se transformaient bien vite en fumier. Seule la boîte à sardines résistait à toute putréfaction, faisant ainsi le désespoir des cultivateurs qui, pour s'en débarrasser, étaient obligés de creuser de grands trous dans les chemins et de les y enterrer.

Un jour, un chiffonnier eut une idée bizarre et il songea à utiliser ces boîtes d'une manière originale. Il les remplit de boue, puis les empila les unes sur les autres et éleva ainsi une petite maisonnette qu'il recouvrit avec du papier bitumé. Cette invention, pour laquelle il ne prit aucun brevet, eut, dans son monde, un certain succès, et aujourd'hui il existe un assez grand nombre de huttes habitées par des chiffonniers et dont les cloisons intérieures, celles que la pluie ne peut atteindre, sont construites en boîtes 'à sardines remplies de terre sèche.


Le plus fort acheteur de boîtes à sardines de la capitale est un nommé Drog, qui a sa maison de commerce rue de Crimée. En 1871, Drog, ancien marchand de vin, ruiné
il eut l'idée d'utiliser les vieilles boîtes à sardines en retirant la soudure qu'elles contiennent. La soudure avec laquelle on ferme hermétiquement les boîtes à conserves est un lange d'étain et de plomb qui se vend communément de 1 fr. à 1 fr. 30 le kilogramme.

 
On obtient ainsi des morceaux de tôle, dont les uns sont étamés tant bien que mal et s'appellent du blanc, et les autres sont absolument privés d'étain et prennent le nom de plaques noires. Toutes ces plaques, quelles que soient leur dimension ou leur qualité, sont utilisées.
Le plus grand nombre est employé à la fabrication des jouets d'enfants.

Paris, de tout temps, a été le centre de cette fabrication. Chaque année la capitale expédie aux quatre coins du monde des, milliers de petits jouets à un sou qui, pour la plupart, sont fabriqués avec des boîtes à sardines. Il s'agit de jouets originaux, de jouets de bon goût, de jouets dans lesquels le génie inventif de l'homme et le perfectionnement des machines jouent un rôle important, la France a une supériorité incontestable sur tous les autres pays.

Le premier fabricant français de jouets, M. Rossignol, de Paris, qui, chaque année, vend pour plus d'un million de jouets à un sou, sans compter les jouets de luxe d'un prix supérieur, laisse visiter ses ateliers à qui veut les voir. M. Rossignol ne craint pas la concurrence étrangère, et il ne la craint pas par la bonne raison qu'il possède ce que les autres n'ont pas, le génie de l'invention et de la mécanique,,  Avec les boîtes à sardines dont M. Drog a retiré la soudure, M. Rossignol fabrique ces délicieux petits jouets qui font le bonheur des enfants. Il fabrique ces chemins de fer lilliputiens, que nos bébés sont si heureux de trouver dans la cheminée
le jour de Noël; il fabrique de petits bateaux, des canons microscopiques, des chevaux attelés à des camions, des lanternes, des danseurs de corde et mille autres objets etc….

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 19:22

je suis toujours stupéfaite!!!!

des personnes disent toujours la même chose!! même plus de 100 ans en arrière!

les écolos étaient déjà là, mais leur poids devait être aussi mince que maintenant face au profit et nourrir tout le monde..

finalement, nos ancêtres devaient en avaler des produits chimiques!! aussi

 

 

De nos jours (1893 !!!), on n'a plus le temps de laisser reposer la terre ; il faut cultiver
quand même, et comme on ne récolte rien sans engrais, il a fallu en inventer. C'est de ce surmenage agricole, résultant en partie de la concurrence étrangère, que sont
nés les engrais chimiques : nitrates, chlorures, phosphates,

Les engrais verts ressuscités d'une très ancienne pratique mal étudiée jusqu'alors. Depuis longtemps on avait remarqué les bons effets d'une culture de céréales faite sur un trèfle ; de tout temps on a laissé reposer la terre quelque temps sans la cultiver, mais on ne s'était pas encore rendu compte du rôle joué par ces jachères et ces plantes vertes enfouies. Maintenant il existe en agriculture une autre cause de gain en azote qui est basée sur le principe suivant :
« L'azote atmosphérique est absorbé par la terre en raison directe de la porosité de cette dernière. » On a la preuve évidente de ce principe dans les bons effets des binages et des labourages multipliés; or les légumineuses enfouies par leurs racines et leurs tiges très ramifiées augmentent beaucoup cette porosité, et partant le gain en azote atmosphérique.

Lès engrais verts se font avec les trèfles, lés vesces, les lupins, le sainfoin, les féveroles, la. spergule, les navets, etc.

Comme ces engrais doivent avoir pour effet de ramener à la surface du sol les matières nutritives que leurs racines vont puiser dans les profondeurs du sol, il convient de choisir les plantes qui ont les racines pivotantes et longues.

Comme ces engrais doivent enrichir le sol en azote dérobé par leurs feuilles à l'atmosphère, il faut choisir ceux qui ont l'appareil foliacé le plus abondant et sûr lesquels l'azote se fixe le plus facilement. Ce sont les légumineuses citées plus haut qui possèdent cette propriété au plus haut degré; ce sont elles que l'on emploie je plus généralement.

Les engrais verts ont surtout un effet remarquable sur les sols calcaires et légers. Dans les années sèches ils sont préférables à une bonne fumure de fumier de ferme.

et au vu des années sèches qui arrivent!!!!

Titre : Les connaissances utiles popularisées : livre dédié aux industrieux et aux économes / par M. Louis Guillemain,...

Auteur : Guillemain, Louis

Éditeur : pharmacie spéciale du Centre-Ouest (Châteauroux (Indre))

Date d'édition : 1893

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 18:10

je n'ai pas de porcelaine, sinon, l'essai serait intéressant!!

si quelqu'un a envie de tenter, on ne peut pas plus "bio"

 

Prendre une tête d’ail, écrasez là de façon à obtenir une pâte.

Frotter les morceaux de porcelaine avec cette pâte. Réunissez les parties à coller fermement et maintenir avec du fil de fer.

Faites la bouillir avec une quantité de lait suffisante pendant ½ heure.

Après cette opération, la porcelaine sera recollée parfaitement !  

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 19:32

On en parle en ce moment!!

j'ai voulu en savoir plus et cela date!!! et bonjour la pollution

même siles procédés ont évolué, je doute

En lisant certains décrets concernant la pollution et les nuisances de ce gaz bien avant le début du vingtième siécle, cela donne à réfléchir

  

Si intéressés par ce gaz de schiste

Titre : Précis de chimie industrielle : à l'usage des écoles d'arts et manufactures et d'arts et métiers, des écoles préparatoires aux professions industrielles, des fabricants et des agriculteurs. Tome 2 / par A. Payen,...Auteur : Payen, Anselme (1795-1871)Éditeur : L. Hachette (Paris)Date d'édition : 1859

GAZ PORTATIF, HUILES DE GOUDRONS ET HUILES
DE SCHISTES.

Depuis de longues années déjà les savants et les manufacturiers se sont préoccupés des moyens d'éviter les longs parcours du gaz d'éclairage dans des conduites souterraines toujours dispendieuses
Une foule d'inventions sont nées en vue de réaliser cette pensée.


On la trouva enfin dans l'emploi t' d'une matière première nouvelle, le schiste, appelé le boghead d'Écosse , donnant avec économie un gaz très-riche, et d’'un nouveau système de récipients qui reçoivent le gaz comprimé sous une pression de 12 atmosphères, et le peuvent distribuer régulièrement par l'intermédiaire de nouveaux régulateurs, ou le verser par simple différence de pression dans des gazomètres à cloche établis chez les consommateurs.

Cette industrie a tonné successivement ainsi l'objet d'inventions ingénieuses et d'entreprises qui se sont succédé en 1818, t82t, 1823, i825. t826, )835, .1854, jusqu'à aujourd'hui, avec le concours de MM. Méodore et Baradère, Manby,
Wilson et Henry, Piquet, Hanchett et Smith, Houzeau-Muiron,
Roitaut de FIcury, d'Hurccourt et Hugon.

L'entreprise actuelle dont nous allons décrire les remarquables procédés, fondée à Paris, remonte à 1836,  etc...

 

Boghead: Sous ce nom on désigne un schiste bitumineux exploité en Ecosse et employé avec avantage pour la fabrication du gaz, dans les circonstances ou les usines doivent produire momentanément une quantité de lumière excédant la consommation habituelle. On obtient du boghead, comparativement avec la houille, un volume au moins aussi considérable d'un gaz doué d'un pouvoir éclairant, à peu près quadruple;






 

 

 

 

 

 

 

 

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 18:28

tiré d'un journal de mariages de 1841

Si acte chez notaire.... somme rondelette!!!!

 

Des formalités à remplir avant le Mariage.

Les diverses formalités consistent à produire , 1" les actes de naissance des contractants,

 

2' le consentement de leurs père et mère ou tuteurs ; tout consentement au Mariage peut être donné
soit de vive voix devant l'officier public de l'étal civil, soit par acte authentique chez un notaire.

Lorsque le père et la mère ou l'un d'eux sont décédés, on est tenu de produire l'acte de leur Mariage ainsi que celui de leur décès; toutes ces pièces émanent des Mairies qui en ont le dépôt:
pour être toujours certain d'obtenir la régularité , il est bon de recommander aux Maires, principalement à ceux des communes rurales, le soin qu'ils doivent apporter à la copie textuelle des attes, et celui de les faire légaliser par le président du Tribunal civil de grande Instance de leur arrondissement ; les actes susmentionnés reçus par devant notaires, sont également assujettis
à cette légalisation. Ces pièces ainsi réunies sont par les futurs déposées aux Mairies respectives de leur domicile , pour la publication des Bans .dont le délai ne commence qu'à partir du Dimanche qui suit le jour du dépôt des pièces ; toute publication de Ban doit être affichée durant onze jours à la Mairie et faite à l'église trois dimanches consécutifs.


Emoluments (Tarif des).
Les rétributions dues aux notaires se nomment émoluments; la loi n'accorde jamais d'honoraires.

En conséquence un officier public ne pourrait imposer à son client l'obligation de lui allouer des honoraires, toutes les fois qu'il n'aura pas signé l'acte dans lequel ils sont mentionnés.
Différemment le client est censé y avoir consenti, et quoique cette nouvelle rétribution soit par sa nature toute facultative, elle devient dès lors obligatoire. Quelle que soit la modicité des apports stipulés dans un Contrat de Mariage , les émoluments dus au notaire qui le reçoit
sont pour Paris, au moins de dix francs: lorsque le Contrat stipule des valeurs excédant mille francs, les émoluments sont réglés proportionnellement de la manière établie ci-après ,

Savoir :

On réunit à la fortune cumulée des conjoints ,1° la valeur de tout ce.qui leur est donné, soit eu ligne directe, soit par des collatéraux, soit même par des étrangers; à défaut d'institution ou de donation, on réunit la valeur approximative de la réserve légale de «chacun des conjoints dans la succession présomptive de leurs père et mère, et de toutes autres personnes dont la loi frapperait la succession d'une réserve légale en faveur des conjoints; 2° les traitements, pensions et rentes viagères. formeront à cet effet des capitaux composés de dix fois la valeur
de l'usufruit ; c'est sur la réunion de ces valeurs que les émoluments du notaire doivent être réglés comme suit :Sur les sommes ou valeurs de mille à dix mille fr., un pourcent; de dix mille à cinquante mille fr., cinquante centimes pour cent fr. ; de cinquante mille à cent mille fr. . vingt-cinq centimes pour cent fr.; de cent mille francs et au-dessus, douze centimes et demi pour cent fr.

 

 

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