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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 19:13

Maison de soldes en 1900

 

La vie continue, mais éternel recommencement….

La boutique, éventaillée au coin de deux rues du vieux faubourg, toute claire et attirante, autrefois, était à louer depuis la déconfiture des commerçants qui l'avaient longtemps occupée. Comment eussent-ils résisté, réduits à leurs propres forces, à la concurrence des grands magasins ? Pris entre deux feux, serrés par les suçoirs des gigantesques pieuvres accaparant toute la clientèle et faisant le vide, loin à la ronde, il leur fallait succomber.
Embusqués, l'un au nord, l'autre au sud, les tout-puissants confrères, en attendant que la lutte se restreignît entre eux, en avaient déjà atteint plus d'un, de ces tranquilles,- de ces modestes
qui se font gloire, sur leurs factures, d'une fondation remontant à un demi-siècle, parfois da-
vantage. Ils mouraient tous, car tous étaient frappés. Résistance impossible. Question de temps.
Et la vieille maison avait sombré, elle qui, sous diverses directions animées des mêmes idées, avait fait merveille, puis s'était vaillamment soutenue, s'insurgeant contre l'américanisme et le principe de la vente à bon marché de produits inférieurs. Et son escadron d'une quinzaine de jeunes filles, modistes et lingères, une fois licencié, s'était fatalement perdu dans le régiment de l'inévitable phalanstère d'à-côté.

Un matin, tout s'est transformé. Les devantures se sont remplies. «Liquidation. » Le mot se lit
partout, cinquante, cent fois répété sur d'étroites affiches collées aux carreaux : telles des bandes sur des blessures... Serait-ce, s'interrogent les passants, que les marchands n'ont pas écoulé leur reste de chapeaux et de sauts-de-lit
Viennent-ils de réouvrir après quelques jours consacrés à un inventaire ? On pourrait le croire : l'ancienne et vénérable enseigne surmonte toujours la porte en pan coupé.

Voici que les vitrines s'emplissent de choses hétéroclites, rangées avec l'ordre qui préside à la
confection des kaléidoscopes : réchauds désargentés et flacons de vinaigre de Bully ; tournures en crin et chromolithographies multipliant l'effigie d'un général jadis populaire ; revolvers, montres en aluminium, sacs de voyage, biberons, babouches, sabres japonais ; tout semble vidé là au hasard : les bazardiers se seraient contentés d'opérer dans le tas un léger tri de chiffonniers, avant de mettre les prix « en chiffres connus » sur ces bibelots disparates.

L'intérieur répond admirablement à l'extérieur. Partout s'éventrent des cartons laissant fuir leurs entrailles de pelotes de laine emmêlées et de passementerie déroulée. Des plateaux de tôle vernies encombrent de porte-monnaie en faux cuir de Russie, de blague à tabac, de grosses incomplètes de boutons de nacre, de paquets d'aiguilles et de liasses de faux-
cols sales.

Ici s'accumulent les fins de saison des maisons qui « font la nouveauté » et dont les créations,
invendues dans le courant de l'année de leur naissance, s'en vont faire les choux gras des peti-
tes provinces et des gens en retard sur la mode. Non loin de ces choses encore à peu près fraîches, s'enfouit ce qui subsiste des fonds d'humbles détaillants coulés par les gros et de ceux dont l'incapacité ou la mauvaise conduite a causé la perte.

Il y a de véritables douleurs amassées dans les plis de ces paquets de cravates : il semble qu'on
les voie s'en dégager, papillons engendrés par le renfermé. Des orages domestiques ont grondé sur ces camisoles de piqué et ces tabliers de cotonnade, entassés les uns sur les autres dans l'obscurité des sous-sols et des arrière-magasins. Ces tempêtes-là ont fait jeter par-dessus bord aux pauvres diables ne sachant pas mener leur barque ou à qui le bon vent de la chance manquait, les cargaisons représentant un avoir péniblement acquis et ces pilleurs d'épaves les ont happées à marée basse.

Oui, sur les fagots d'ombrelles, sur les échafaudages de tasses orientales en filigrane, éditées
par le Marais pour Constantinople, sur les séries de porte cigares à musique, sur les buissons de bijoux en doublé, partout, à travers les marques encore visibles des premiers propriétaires, reparaissent quelques lettres de. ces mots terribles : billets protestés, loyers en retard, saisies mobilières, adjudications publiques dans les salles empestées du rez-de-chaussée de l'hôtel Drouot….
Et pour brocher sur le tout, une grande affiche d'étoffe,, à moitié déchirée déjà, flotte sous l'auvent, éternisant aux yeux des voisins les « derniers jours de vente», et arborant une sorte de drapeau de flibustiers à l'entrée de cette halle de l'occasion et de la brocante, de l'un de ces capharnaüms modernes où règne le fallacieux et exorbitant  

«  Nous avons fait faillite ! »

 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 11:10

On s'y croirait 


  EN ROUTE POUR LA CAMPAGNE
La cohue encombre les trottoirs et les salles du rez-de-chaussée de la gare de Vincennes. Le magnifique dimanche de fin de juillet chasse des alvéoles habituelles les gens forcément cloîtrés pendant la semaine et qui ne connaissent guère l'Océan que par les affiches des compagnies de chemins de fer, complices des inventeurs de plages.

De grands placards annoncent des régates, des joutes, des feux d'artifice et des bals quasi-champêtres dans les villages égrenés au bord de la Marne.

Chaud et poussiéreux, un air de fête s'engouffre par les baies entr'ouvertes. Les fiacres, les omnibus spéciaux, les chars à bancs, les voitures d'industriels du faubourg Antoine, les tandems et les bicyclettes grossissent de leur contingent les interminables queues des guichets. Des cris, des appels, des exclamations dominent les chuchotements des rencontres concertées.

Des femmes suant sang et eau, accourent, soulevant des paniers bourrés de provisions de bouche. De nouveaux mariés, pomponnés, gênés aux entournures, quittent précipitamment les gens de la noce de la veille, gouailleurs et tenaces. Des boutiquiers en pantalons blancs, armés d'un faisceau de cannes à pêche, se démènent, gestes excessifs, paroles brusques, discutant avec leurs épouses.

voici qu'un régiment de bonnes et d'enfants s'éparpille dans ce monde et que de grands diables de jeunes gens aux chapeaux de paille à paratonnerre, reprenant, sous le péristyle, leurs allures déhanchées de l'autre dimanche, mettent dans la bousculade la note canotière spéciale à cet... embarcadère.

Plaintes de gamins grommelant qu'on les pousse; aboiements de chiens sur les pattes desquels on marche ; malices de femmes se faufilant avant leur tour.

On finit tout de même par obtenir son billet. Ascension, empilement dans les salles d'attente.
Les écluses s'ouvrent. Le flot, remué de bouillonnements, s'étale sur le quai, envahit les voitures. Les derniers venus, rebondissant d'un compartiment à l'autre, se casent malaisément. Les facteurs de la gare poussent sur l'asphalte les voitures d'enfants et les chariots pleins de bagages

 

Coup de sifflet du départ,

Joie ! délice  des vagabondages de banlieue!...
C'est Paris quittant Paris, allant s'éparpiller sur toutes les pelouses, dans tous les buissons.


Tenez ! Entre les étendards de linge séchant au soleil, quelles postures ils osent, sans gêne, cyniques d'enlacements, ces ouvriers en casquettes, ces ménagères en caracos, garnissant les fenêtres (Jamais ils ne se lasseront de voir ainsi filer les trains).


Les Quinze-Vingts disparaissent.
Puis, s'allongent de grands chantiers de bois, des perspectives de toits de zinc, des scieries mécaniques, des habitations de toutes formes et de toutes couleurs, des champs de maraîchers où s'alignent en rangs d'oignons salades et artichauts, où les châssis et les cloches de verre envoient, des lueurs brusques, où les chevaux, aveugles momentanés, font, tournant toujours vers un butin invisible, monter l'eau dans les réservoirs. sortie en pleine campagne.
Saint-Mandé, Vincennes diminuent un peu la charge, en gardant quelques centaines de voyageurs. Ceux qui restent, quand se présente un train en sens inverse, envoient, de la main, des baisers aux femmes et disparaissent bientôt, engloutis sous les tunnels, entourés de vapeur, plongés dans une ouate de ciel mythologique dont les déesses auraient des ombrelles-cannes.

Habillées de briques roses, coiffées d'ardoises, en casseuses d'assiettes, les coquettes constructions glissent à droite et à gauche de la route. On entrevoit le fleuve à Nogent et le tapis de la plaine,


C'est Joinville, — Joinville, chef-lieu oriental du canotage. Le pendant de Bougiyal.

Le train s'éloigne. La petite gare en bois découpé, à l'instar d'un chalet suisse, paraît on ne
peut mieux en harmonie avec les futilités de l'endroit.

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 16:51

 Dans une revue scientifique de 1907

Le commerce des cheveux, avec certaines fluctuations que lui impose la Mode, est un des commerces importants d'Europe.


La France, d'après les statistiques récentes, fournit environ 20.000 kilogrammes de cheveux par an : elle en importe annuellement 25.000 environ venant d'Italie : et 8.000 à 16.000 kilogrammes venant de Chine et du Japon; le reste provient de l'Europe centrale ; le total comprend 20.000 kilogrammes de cheveux qui arrivent tout préparés, « ouvrés », pour employer le terme technique.

En France et en Italie, la récolte des cheveux sur les têtes des paysannes, principalement en ce qui concerne la Bretagne, l'Auvergne el les Pyrénées, est faite par des colporteurs, volontiers désignés sous le nom de « margoulins ».

Le « margoulin  excite la convoitise de sa clientèle en déballant de village en village des cotonnades aux couleurs vives, des tabliers, des fichus, des rubans, toute une pacotille. Il fait toutes sortes de discours, de promesses, et lorsque le marché est conclu, il abat la belle chevelure le plus ras possible, avec d'énormes ciseaux. En général, il donne un peu d'argent, une « soulte » pour compléter l'achat. Lorsque la jeune fille qui a ainsi cédé sa toison la regrette, il est trop tard pour y remédier : elle a alors la seule consolation de laisser tant bien que mal repousser ses cheveux et d'engager malicieusement des compagnes plus jeunes, les années suivantes, à se faire exploiter et enlaidir de la même façon.

Quant aux fiancés de ces pauvres filles, ils ont une juste horreur du « margoulin » comme on peut le penser, et il arrive souvent que ces colporteurs spéciaux reçoivent, au moment où ils déballent leur pacotille, d'épouvantables raclées. Mais le métier est lucratif et cela ne les décourage pas.

En plus de ces cheveux qui constituent la première qualité, principalement ceux d'origine française, on utilise les démêlures récoltées parmi les ordures ménagères et qui, convenablement nettoyées et assainies, ne présentent aucun inconvénient, le cheveu étant, par sa nature même, une chose des plus résistantes à toute décomposition.

Les tondeurs de cheveux français cèdent leur marchandise à des courtiers qui la portent sur les foires de Limoges, de Gannat, en Auvergne, et de Horlaas, dans les Basses- Pyrénées : la foire de Limoges est la plus importante.

En Italie, il n'y a pas de foires aux cheveux proprement dites ;les principaux centres du commerce sont : Saluées, Gênes, Naples, et Chieti : c'est là que les « margoulins » italiens viennent apporter leur récolte et s'approvisionner de la pacotille qui servira à tenter la clientèle destinée à être tondue, car quel que soit le pays, l'appât est toujours sensiblement le même et les moyens de tentation ne diffèrent guère.

Pour ce qui concerne la valeur des cheveux, il est difficile d'établir une moyenne, car les prix varient beaucoup suivant la qualité et la couleur. Une belle chevelure blond cendré peut atteindre une valeur de plusieurs centaines de francs. Les cheveux blancs sont articulièrement chers et coûtent volontiers plusieurs milliers de francs le kilogramme. En thèse générale, le prix moyen varie entre l\0 et 60 francs le kilogramme. On a essayé de faire de la décoloration des cheveux blonds et de les transformer en cheveux blancs par un traitement à l'eau oxygénée : cela n'a pas donné grand résultat.


Le travail des cheveux occupe deux catégories de fabricants : les apprêteurs et ceux qui font les postiches, perruques, toupets, frisons, devants, bandeaux, boucles, nattes, crêpons; mèches et chignons.

Les apprêteurs trient, nettoient, apprêtent les cheveux bruts et les livrent aux artistes en postiches.

A côté des apprêteurs et des coiffeurs fabricants de postiches, il y a deux petites industries accessoires : ce sont la fabrication des tulles et filets quo les dames ajustent sur leur chevelure pour la maintenir, et l'industrie des bijoutiers et dessinateurs en cheveux. Ces derniers spécialistes exécutent de menus ornements avec des cheveux noués en tresse, en chaînes, des bracelets, des médaillons, parfois môme des boucles d'oreilles. Ils composent aussi des petits tableaux élégiaques exécutés avec les cheveux des morts et que jadis on se repassait de génération en génération. Cette coutume touchante tend à disparaître : elle est inconciliable avec les déménagements incessants des citadins, avec l'éparpillement des familles, et il n'y a rien de plus lugubre au monde comme le pauvre petit tableau en cheveux, avec ses regrets éternels et ses souvenirs tout personnels lorsqu'il est échoué, tout poussiéreux, chez le brocanteur, ne disant plus rien. à qui que ce soit, et scellé dans l'indifférence.


 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 18:22

L'hygiène de la rue! Voilà bien le dernier endroit que l'on assainisse, et c'est là pourtant que se passe la plus grande partie de l'existence pour les enfants du peuple. Sans compter les petits enfants pourvus de nourrices ou dé «bonnes », qui fréquentent les trottoirs durant des après-
midi entières, et se fouettent la poussière à la figure en jouant au sabot, lorsqu'ils ne s'en barbouillent pas, en faisant des pâtés.

Or, cette poussière-là, voici comment elle est préparée.Le matin, de très grand matin, après que les balayeurs sont venus racler les trottoirs à grand bruit, Messieurs les chiffonniers arrivent. Les ordures de toutes sortes, nocives ou non, se trouvent accumulées dans des boîtes en fer
blanc, dans les poubelles, qui auraient été un progrès sur le «tas» classique, si les chiffonniers l'avaient permis.Mais les chiffonniers ne le permettent pas. Avec l'autorisation, .chèrement achetée, de la Ville de Paris, ils se saisissent des boîtes à ordures, les vident sur le trottoir, en
souillent les pierres, jettent au ruisseau des débris sans nombre, déposent même au coin de certaines rues un entrepôt de chiffons sales ; puis ils rejettent tant bien que mal, — plutôt mal que bien —, ce qui leur a déplu, dans les boîtes dont le tombereau municipal fera ensuite la.
récolte.

Et tout-à-1'heure, sur ce même trottoir, les gens passeront, s'engluant dans les ordures éparpillées, les enfants joueront, absorbant ce qu'une industrie aussi pernicieuse qu'autorisée vient de semer sur toutes les voies de toute la ville. Heureux, si Messieurs les chiffonniers n'ont pas,comme je l'ai vu dans maint quartier populaire, abandonné quelque haillon dont les marmots s'emparent pour faire
un drapeau, ou quelque sale boite en tôle dont ils font un tambour ou un verre à boire.

Ce n'est pas tout; sur ce trottoir sali, les laitiers, les porteuses de pain déposent, pendant leurs causeries matinales, le lait que les enfants boivent, le petit pain du premier déjeuner ou le grand pain des repas principaux. Sur la table de famille, les aliments essentiels arriveront après contact avec les dalles où les ramasseurs de chiffons prenaient leurs ébats.

Enfin, la communication faite à l'Académie de Médecine,en octobre dernier, par le professeur Ghantemesse et M. Borel, a péremptoirement démontré comment, les mouches sont le véhicule des germes pathogéniques, et nous charrient à domicile lès vibrions du choléra et les
bacilles de la fièvre typhoïde. Qu'une épidémie éclate : et les.mouches, sorties de ce ruisseau, posées sur ces trottoirs que vous avez laissé contaminer, tout-à-l'heure dissémineront partout les microbes nocifs.

Est-ce pour voir durer un tel état de choses, que nous payons à la ville de Paris une taxe énorme, sous prétexte d'enlèvement des ordures ménagères 1 Payée par nous, et grassement, la ville se fait payer par des industriels qui achètent le droit de nuire à nos enfants comme, à nous, et
plus qu'à nous? Cette situation est-elle tôlérable ? et que font messieurs les conseillers municipaux, dont nous sommes les électeurs, et messieurs les fonctionnaires, que nos impôts rétribuent ? Pourquoi, sans vouloir anéantir une industrie lucrative, ne donne-t-on pas aux chiffonniers
le droit d'aller faire leur triage dans les usines où l'on broie les ordures ? Il est telle de ces usines,, dirigée par un ingénieur, qui gagne 40 francs par wagon de niatière traitée.Ces gains énormes justifieraient amplement qu'on imposât aux usiniers qui en profitent, l'introduction, chez eux,
des chiffonniers, qui procéderaient ainsi à l'aise, au triage, sans nuire à la santé publique. Il importe que cesse un état de choses, vraiment honteux pour Paris. L'enlèvement im-
médiat des ordures, en peu de temps, sans aucune intervention que celle des employés municipaux, à heure fixe,et dans des tombereaux clos et couverts, voilà l'unique solution. C'est celle que j'ai vu appliquer à l'étranger.

Et pour que l'on ne me taxe pas d'exagération, je finis en citant la lettre que m'adressait, comme suite à sa communication, le professeur Chantemesse lui-même, inspecteur, comme on sait, des services de l'hygiène publique au Ministère de l'Intérieur :

. « Monsieur,

« Vous m'avez fait l'honneur de m'écrire au sujet de deux
« questions qui intéressent l'hygiène urbaine de Paris. Sur
« chacune d'elles, je suis tout-à-fait de votre avis.

« Il y a quelques mois, un Congrès d'hygiène et de salubrité
« de l'habitation s'est tenu à Paris. Il s'est terminé, comme la
« plupart des Congrès, par un banquet. Je me trouvais assis
« auprès du délégué de la ville de Berlin. Je lui ai demandé, au
« dessert, non pas ce qu'il avait trouvé de mieux, mais ce qu'il
« avait trouvé de plus mal dans l'hygiène urbaine de Paris.

« Il m'a dit. franchement que ce qui l'avait choqué le plus était
« notre mode d'enlèvement des ordures ménagères. A Berlin ce
« service est beaucoup mieux organisé et il se fait à l'aide de
« tombereaux clos hermétiquement.

« Si vous me demandez, monsieur, à quel moment une sanction
« favorable interviendra, je vous dirai que sa rapide venue
« dépend à mon sens d'un mouvement de l'opinion publique
« bien renseignée par la Presse... »

22 Octobre 1905,

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 19:41

liste du Xe ARRONDISSEMENT en 1905 sur un annuaire

J'espére que ma soeurette se remettra à l'écriture de notre livre!! en 1905, mes AAGP sont dans le 10 ème

il n'y a pas tout sur cet annuaire de l'union fraternelle (surement de tendance catho, mais bien utile pour les noms)

liste longue, mais des métiers......

Agent d'affaires.
LECOMPTE (E.), — 156, rue du Faubourg-Saint-Martin.

Agent de Fabriques.
MONTANARI (Henri), — 51, rue de Paradis,

Ameublements.
LAVIGNE (J.), —124 bis, boulevard de Magenta.

Appareils photographiques.
JONTE (F.), — 124, rue Lafayette.

Architecte.
LEGLERC (Albert), — 27, rue de Dunkerque.

Armes, Articles de chasse et de voyage.
BERTIN (M.), —Au Départ, — 7, boulevard de Denain, près la gare du
Nord,
GOBIN (A.), — 108, boulevard de Magenta


Artificiers.
PINET et CHARNIER, — 140, rue du Faubourg-Saint-Denis.


Automobiles.
LONGUEMARE 12, rue du Buisson-Saint-Louis.


Banquiers.
ESQUIVIE, — 83, boulevard de Magenta.
PAPON (A.-D.),37, boulevard de Strasbourg.

Bazar.
CHAURÉ (Léon), — 226, rue Lafayette. Bazar Lafayette.

Bijoutier-Joaillier.
VIALLARD, — 64, boulevard de Strasbourg.

Bonneterie, Soie et Fil.
PARMENTIER (L.), — 5, rue d'Hauteville.

Bouchers.
BAZIN (Robert), — 208, rue Lafayette.
BEYER (Antoine),—233,rue Lafayette.
MAVEL(Louis), — 188, rue du Faubourg- Saint- Martin.
RIGAULT (Emile), — 209, rue du Faubourg - Saint - Martin.

Boucherie hippophagique.

Boulangers.

KELLER (Eugène), — 133, rue du Faubourg-Saint-Denis.

MAUBLANC (M"le VTC), — 2, rue Philippe-de-Girard.
PRIN (Charles), — 171, boulevard de : La Villette.

Broderies.
LESAGE (Abel), — 81, rue du Faubourg-Saint-Denis.
VILPELLE ,56, boulevard de Strasbourg.

Bronzes d'Éclairage.
ROSIER Fils et DARESTE, — 191, rue Lafayette.

Calorifères.
LEREDDE (Henri


Carrossier.
GIRARD (Eugène), — 2, rue des Ecluses-Saint-Martin.

Chapelier.
SCHMIDT-BATAILLE, — 59, boulevard de Strasbourg.

Charbonnier-Marchand de vin.
CHALVET (Jean),—229, rue Lafayette.

Charbons.
BERNADAC (B.), — 119, rue du Faubourg-Saint-Martin,
Chef du bureau, commercial de la Compagnie des mines de houille de Maries (Pas-de-Calais).

Charcutiers.
LEQUEUX (Aristide), — 34, rue des Ecluses-Saint-Martin.
SAINT-ÉTIENNE, —193, rue du Faubourg-Saint-Martin .

Charpentier.
SAINTE-BEUVE (M.), — 196, quai de jemmapes.

Chaussures.
FRAYSSE, 69, rue du Faubourg-Saint-Martin.

Chemisier. LEFEBVRE (Julien), 211, rue Lafayette.

Chocolats, Cafés, Thés.
DUFRESNE, —19, rue Auber, 9e. ????

Comptable.
: PERCY (Henry de), 17, rue de Château-Landon.

Constructeur.
'; MASSON (Claudius), — 3, rue Saint-| Laurent.

Couleurs fines (Fabrique de).
BREFFORT (Auguste),88, boulevard de Magenta.

Coutellerie.
• MARSEILLE (Charles),136, avenue Parmentier.

Couturière à la journée.
HULIN (Mlle Gabrielle),12, avenue Richerand.

Couverture, Plomberie.

DUPOIRIEUX 34, rue de Lancry.

Entrepreneur de couverture, plomberie, gaz.

Installation des appareils du Tout-à-l‘égout.
TURENNE (À.) Fils, successeur de H. TURENNE,24, rue de Rocroy.

Dentelles (Fabricant de).
BASSE-RICHÉ,26, rue de Rocroy
Fabricant de dentelles. Fournitures spéciales pour le raccommodage de toutes les dentelles. Atelier de réparations pour dentelles anciennes et modernes.

Dentistes.
BIGAIGNON (Dr Léonce),68, boulevard de Strasbourg.
TOUZÉ (Félix), — 57, rue des Vinaigriers.

Éclairage électrique.

CHAMPION (Paul),14, rue deLancry

Encadrements.
LUTTRINGER (Ch.), — 48, rue du Faubourg-Saint-Denis.

Épiceries

ENGEL (Charles), — 239, rue du Faubourg-Saint-Martin.
RIOT (A.), — 37, boulevard de Magenta.

Étoffes et Apprêts pour Fleurs.
BRIANÇON, C. *, et Cie,3, impasse Bonne-Nouvelle.

Ferblantier.
BÉNÉCHET,42, rue des Écluses-Saint-Martin.

Fleurs et Plumes.
TARISSAN (Georges); LASSON Frères, successeurs, — 5, rue d'Hauteville,

Fleurs naturelles.
ROUSSEAU (Ch.), — 230, rue Lafayette.
Fournitures pour Fleurs,

Quincaillerie et Gravure.
BRIANÇON, C 3, impasse Bonne-Nouvelle

Fumisterie et chauffage.
HAILLOT,180 et 182, rue Lafayette.

Garde-Malades.
LECLERCQ, — 93, rue Lafayette.

Glaces.
SIORT (P.),73, boulevard de Magenta
Représentant des Glaceries Belges.

Graines.
LEMAIRE (Charles), — 103, boulevard de Magenta.

Graveur sur métaux.
DÉLANDES (Georges), — 9, boulevard de Denain.

Grilles, Grillages.
BAYEUX (J.), — 59, boulevard de Strasbourg.

Guêtrier.
TÉNIÈRE (Armand), — 122, rue du Faubourg-Saint-Martin.

Hôtels.
BARBOTTE (E.), — 13, rue de Strasbourg,
Hôtel Français.
CHABOUDEZ, — 1, rue de Srasbourg.
Grand Hôtel de France et de Suisse.
VIELLE (M'"e V™), — 93, boulevard de Strasbourg.
Grand Hôtel des Voyageurs.

Hygiène générale.
G1LLIARD 90, rue V Lafayette.

imprimerie et Pompes funèbres.
BUSSCHAERT (H.) et L. COSTE, 119, rue du Faubourg-Saint-Martin.

Imprimeurs - Papetiers.
GUINCHARD (Léon), — 84, quai de Jemmapes.
GUILLAUME, — 43, boulevard, de Strasbourg. <

Ingénieur.
YIENNOT (Lucien), — 9, boulevard de Denain.

Institution de Jeunes Garçons.
BRÉSIL 37, boulevard de Strasbourg.

Jalousies (Fabrique de).
RICHARD (P.), — 30, rue Albouy.

Laiterie hygiénique.
PILO, 76, boulevard de Strasbourg.
Lapidaire.
AffiOUDRUZ (Albert), — 21, rue du Faubourg-Saint-Denis.

Machines pour imprimeurs.
HACHÉE Frères, — 122, rue du Fauhourg-Saint-Martin.

Maçonnerie.
COULLAUD (J.) et L. MAINIAUX,122, rue du Faubourg-Saint-Martin.

Négociants-Exportateurs.
DILLEMANN Fils et Gie, — 26, rue de Chabrol.

Objets de piété.
SEUL 107, rue Lafayette.

Opticien ingénieur
VINAY (Louis-Auguste), — 60, rue Lafayette.

Orfèvrerie.
BERGER0N (E.), — 15, passage du Buisson-Saint-Louis.
ERCUIS, — 64, rue de Bondy.

Papeteries.
CHAMI0N (C.), — 2, rue Sibour (près l'église Saint-Laurent).
GARNIER (Georges), — 47, rue du Château-d'Eau.

Papiers photographiques.
GEVAERT (L.) et Cie, — 178, rue du faubourg-Saint-Martin.

Parapluies, Ombrelles.
MOULIN (L.), — 37, boulevard de Strasbourg.

Passementerie.
J0LY (Gabriel), — 27, rue de la Grange-aux-Belles

Pharmacien.
SCHNEIDER, —181, rue du Faubourg-Saint-Martin.

Phonographes.
MAZ0 (E.), — 8, boulevard de Magenta

Plumes pour Parures.
MUSSAN , — 77, rue du Faubourg-Sai nt-Denis.

Polisseur en Porcelaine.
H.OEGELI (Auguste), — 86, rue cleBondy.

Pompes et Tuyaux.
LIEM (G.), successeur de Henri ÉMONIN, — 72, rue de Bondy.

Professeur.
F0LTZER (M»'" A.), — 12, rue Beaurepaire.
Piano et chant..

Relieur- Doreur.
ROMAIN (Emile), — 24, rue de Château-Landon.

Représentant de Commerce.
FRANQUET (Eugène), — 39, rue des Écluses-Saint-Martin.

Restaurants.
BISSON, — 39, boulevard de Strasbourg
LABBÉ (Nestor), — 69, boulevard de Magenta.

Sages-Femmes.
FOURNIER (Mlle), — 68, rue du Château-d'Eau.
GOUTTENÈGRE (Mlle Antoinette), 134, rue du Faubourg-Saint-Martin.
PESSEMESSE (Mme), — 237, rue du Faubourg-Sain t-Martin.

Sellerie.
LAURENT (E.), — 49, rue du Faubourg-Saint-Denis.
Fournitures pour sellerie et harnachements. Cocardes de livrées.
Revers de bottes en celluloïd.

Serrurerie.
FAGES (E.) et Cie, — 36, rue du Faubourg-Saint-Martin .

Stores et Enseignes.

LEROY (Ch.), —3, rue du FaubourgSaint-Martin,

Tailleurs.
JUGNET (F.), —137, rue Lafayette.
LACROIX (Henri), — 9, boulevard de Strasbourg.

Teinturerie.
DENOGENT (M"" Adèle), —16, rue de Rocroy.

Tourneur en cuivre.
GERBER (Ed.),—8,impasse de Lancry.

Transport d'objets d'art.
VILLIEN (IL), — 54, rue des Vinaigriers.
Verres à vitres et Glaces.
GIANELLA et CODAGHENGO, — 3, rue de la Fidélité.

Vins.
ALIBERT (Edouard), — 141, avenue Parmentier.

Voitures (Constructeur de).
CHARLES (Désiré), — 54, rue des Vinaigriers ; 6et 16, passage Dubail.

Institutions et Œuvres.
ÉCOLES LIBRES,

Garçons, — 228, rue Lafayette; 12, rue du Buisson-SaintLouis; 33, rue des Vinaigriers; 8, impasse Lancry, et 20, rue du Terrage.
Filles, —■ 10, rue du Canal-Saint-Martin: 56, rue d'Hauteville ; 149, avenue Par-
mentier, et 6, rue de Rocroy ;

Orphelinat et Dispensaire, 56, rue d'Hauteville;

Orphelinats,10, rue du canal-Saint-Martin, et 6, rue de Rocroy;

Hôpital Saint-Martin, — 8, rue des Récollets.

ÉCOLE ROCRO Y-SAINT-LÉON,106, rue du Faubourg-Poissonnière.

EXTERNAT SAINT-JOSEPH, dirigé par les Sœurs du Saint-Cœur de Marie,35, rue de Chabrol.

OEUVRE DES ALSACIENS-LORRAINS,

— Église, prédication en allemand, 214, rue Lafayette.

École, 228, rue Lafayette

PATRONAGE SAINT -CHARLES, 12, rue Bossuet.

PETITES SOEURS DES PAUVRES,13, rue Philippe-de-Girard.

RELIGIEUSES AUGUSTINES HOSPITALIÈRES, — Hôpital Saint-Louis, —
SOEURS DE LA_ DOCTRINE CHRÉTIENNE, Education, Institution
Sainte Geneviève, — 49, rue de Lancry.

SOEURS DE MARIE-JOSEPH, — Prison Saint-Lazare, — 107, rue du Faubourg-
Saint-Denis.

SOEURS DE SAINT-CHARLES, — Pensionnat, Externat, —190, rue Lafayette.

SOEURS SERVANTES DES PAUVRES, Gardes-malades,122, rue du Faubourg-Saint-Martin.

 

 

 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 18:40

Nous sommes en 1907, d'aprés ce manuel de l'épicier

 

 Rien a changé!!

 Regardez bien les étiquettes ou prescriptions écrites en caractères minuscules, car rien a changé en 2010!!

Exemples cités

Falsification des pâtes alimentaires.

Dans le sens strict du mot, on ne falsifie pas ces produits, mais on remplace une matière alimentaire de premier ordre par d'autres moins nutritives elle même apparence. Les pâtes marchandes sont fabriquées soit avec des semoules de maïs ou de riz, auxquelles on ajoute des farines et des fécules. On leur donne l'apparence des bonnes qualités, au moyen d'une coloration appropriée ; à cet effet, on emploie pour les macaronis 10 gr, de curcuma en poudre, que l'on incorpore dans une composition de 35 kilog. de pâte

 

Le sel. est falsifié fréquemment, soit en le mouillant pour augmenter son poids, soit en y mélangeant du plâtre, de l'albâtre ou de la terre délayée.

Huile d'olive

Pour reconnaître le mélange des autres huiles avec l'huile d'olive, la chimie n'a encore trouvé aucun moyen pratique (exception est faite cependant pour les huiles de graines). C'est par la dégustation que l'on arrive à découvrir la présence d'huile étrangère. Le mélange des huiles de coton et d'arachide est celui qui se pratique le plus fréquemment et c'est le plus difficile à découvrir. On cite des villes du Midi dont la prospérité est due aux expéditions d'huiles faites à bon marché et dont le mélange très habilement opéré est caché sous l'étiquette d'huile extra vierge de Provence ou d'ailleurs, sans autre- ment indiquer la composition. Le consommateur croit avoir une huile d'olive pure et n'a souvent qu'un mélange d'huile de colon avec Un quart d'huile d'olive fruitée. Cette huile consommée rapidement est passable, mais au bout d'un certain temps elle devient rance et très mauvaise.

Le seul moyen d'éviter d'être trompé, c'est d'acheter en dehors du rayon des huiles étrangères, c'est-à-dire dans les endroits ou sur les marchés qui ne reçoivent que des huiles d'olive, car il.est bien certain que si les mélanges peuvent se faire partout,- i| est difficile et même impossible de le faire sans que ce soit divulgué. Ainsi dans les moulins il ne peut y entrer que des olives et n'en sortir que de l'huile, jamais il ne doit y entrer d'huile. Comme ce travail exige un personnel assez nombreux, s'il y avait fraude, il est impossible qu'elle ne soit divulguée...


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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 11:45

 

Mon arrière grand père a été mécanicien puis chauffeur de locomotive, cela faisait longtemps que je cherchais ces informations sur le recrutement , salaires et avantages

Service de la traction et matériel roulant. (1907)

Recrutement et carrière.

Au choix, sans condition. Instruction primaire : savoir lire, écrire et compter.

Débuts comme agent à l'étude, homme d'équipe (3 fr. a 3 fr. 50 par jour, et
commissionné a 1100 fr. par an), facteur enregistrant, élève inspecteur, dans les petites gares; puis, stage variable dans les gares plus importantes, pour être, après 18 mois ou 2 ans, commissionné ou nommé sous-chef de gare intérimaire.
Aptitude.

Examen élémentaire; mais pour arriver aux emplois supérieurs il est nécessaire d'être passé par les Arts et métiers, Centrale ou Polytechnique, ou d'en acquérir les connaissances, par travail personnel, en quelques années. Mêmes
débuts pour tous : stage d'ouvrier dans un atelier de construction ou de réparation des machines, avec les équipes d'ouvriers d'État; grandes facilités pour se mettre au courant de toutes les parties de travail.
Avancement et carrière:

Après 6 ou 8 mois de stage comme ouvrier, l'agent est admis à monter sur les machines en qualité de chauffeur ou d'élève mécanicien; au bout d'un an environ,
mécanicien, et successivement tous les échelons de la hiérarchie, s'il y a lieu.
Avantages

Retraite et prévoyance, Retenue de 3 à 5 %, suivant les réseaux, sur les traitements, augmentés d'un versement de 4 à 9 fr. de la compagnie, pour les retraites, réversibles sur la tête des veuves et des enfants mineurs. Retenue de 1% pour la caisse do prévoyance. Réductions de prix de voyage.

Traitements.// Gratifications.

Ingénieur principal 14 000 à 18 000 fr.// 2 500 à 4 000 fr.
Ingénieur ou chef de traction. . . 9 000 à 15 000 //1 500 à 2 500
Chef adjoint 7 000 à 9 000 //1 000 à 1 500
Sous-inspecteurs et inspecteurs. 3 000 à 7 000 //400 à 1 000
Chefs de dépôt 6 000 à 8 000 Primes comprises
Sous-chefs de dépôt 4 000 à 6 000 Primes comprises
Mécaniciens 2 400 à 4 600 Primes comprises.
Chauffeurs 1 500 à 2 300 Primes comprises
Contrôleurs.. 2 000 à 3 000 //200
Chefs de train 1 600 à 2 000 //75
Gardes-freins 1 300 à 1 500 //50
Chefs d'entretien 3 000 à 4 500 //250 à 350
Chefs visiteurs... 2 400 à 3 000 //100 à 175
Sous-chefs visiteurs 1 800 à 2 400 //100 à 150
Visiteurs v 1400 à 1900 //50 à 75
Agents à l'étude 1 500 à 1 800

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 11:41

 

 

Détails de certaines professions des Halles et Marchés. 1907

Beaucoup de contrôles finalement!

Inspecteurs des ventes en gros, Inspecteurs des plantes médicinales ,Inspecteurs du marché aux bestiaux ,Inspecteurs sanitaires du marché aux bestiaux. Inspecteurs principaux de la boucherie ,Inspecteurs de la boucherie Contrôleurs de l'inspection, Contrôleur adjoint sanitaire., Découpeurs auxiliaires des viandes, Forts aux halles Compteurs-mireurs d'œufs aux halles

Toutes ces personnes doivent passer un concours d’entrée, exemples:

Recrutement.

Fort aux halles, compteur-mireur d'œufs, découpeur auxiliaire:
Rapport d'enquête sur un crime ou un accident ; question élémentaire de droit
administratif ou criminel (attributions du préfet de police, organisation judiciaire
en France)

Concours d'inspecteur stagiaire de commissariat.

CONDITIONS

 

. Age 21 à 30 ans; taille: 1.65 sans chaussure. N'avoir pas subi plus de 15 jours de prison au régiment, ni cassation de grade.

EXAMEN

 

. Dictée; rédaction ; Opération d'arithmétique.

Concours d'inspecteur des recherches.

 

 

 

CONDITIONS. Age 21 à 30 ans; taille: 1.65 sans chaussure. N'avoir pas subi plus de 15 jours de prison au régiment, ni cassation de grade.

EXAMEN

 

. Dictée ; rapport sommaire sur un crime ou un accident. Il
est tenu compte de la connaissance des langues étrangères.

Fort aux halles.

 

 

CONDITIONS.II a 21 à 30 ans.

EXAMEN

 

. Page d'écriture, opération d'arithmétique. Épreuve d'essai de force physique. - .

 

Compteur-mireur.

 

 

 

CONDITIONS

 

.21 à 30 ans; 5 ans de travail dans le commerce des œufs.

EXAMEN

. Page d'écriture; opération d'arithmétique. Épreuve de comptage et. de mirage. Emploi incompatible avec tout commerce des ,beurres, œufs, fromages.

Inspecteur des ventes en gros du marché aux bestiaux.
 

CONDITIONS.21 a 30 ans. Moins de 15 jours de prison au régiment.

EXAMEN

. Épreuve écrite: sur la réglementation usuelle des halles et marchés. Épreuve orale : Sur la réglementation spéciale des halles et marchés; poids et mesures; falsifications-et fraudes alimentaires, notions élémentaires d'arithmétique.

Découpeur auxiliaire.
 

CONDITIONS,

21 à 30 ans; l",70 de taille ; exercice durant plusieurs années de la profession de boucher ou de garçon. N'avoir Subi aucune condamnation, même à la plus légère amende.

EXAMEN.

Épreuves écrites Ecriture, arithmétique. Épreuve pratique: Séparer en ses principaux
morceaux une cuisse de bœuf; fendre et dépecer un veau ou un porc

 

 

 

 

 

 

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 17:59

Je ne suis pas un spécialiste de ce genre d'établissement, ce qui m'interpelle, le prix, car cher pour l'époque et le goudron et la térébenthine!!!

tiré d'un guide de 1908

 

Les bains chauds (200 établissements) sont ouverts de 6 heures du matin 8 heures du soir, même plus tard parfois. Un pédicure est attaché à l'établissement.
Prix Bain simple, 5o centimes. Par abonnement,45 centimes. Bain de siège, 5o centimes; de pieds,40 centimes: de carbonate de soude, 70 centimes.
Complet, Baréges ou alcalin, ou de Vichy, ou de Plombières, ou de gélatine, par abonnement, fr. 25; sans abonnement, fr. 5o.

Linge un fond de bain, 3o centimes Un peignoir,25 centimes; une serviette, 10 cen-
times. Bain avec pluie, 75 centimes.

Bains de vapeur, au goudron, aux aromates, térébenthine, thym, doucher, salon de repos {linge 1 peignoir,2 serviettes, 1 drap), 1 fr.

Bain sédatif Raspail, sel marin, douche. 3 fr. 20. Hydrothérapie à l'eau de source.

Douche froide à volonté, douche, pluie, cercle, siège,75 centimes. Douche chaude ou écossaise, 1 fr. 5o.
Prix ou service Pour les bains de vapeur, douches médicinales, 1 franc; hydrothérapie, s5 centimes. Linge, serviette, Peignoir, 25 centimes. Fond de bain, 20 centimes. Drap, i5 centimes. Massage, 2 francs. Friction au gant de crin, 5o centimes. Friction pâte
d'amandes, 1 franc. Friction au savon de Naples, 1 fr. 25. Friction à l'eau de Cologne, 2 francs. Coupe de cors,1 fr. 5o. Taille des ongles, 5o centimes. (Convenir du
prix.)

Bains turco-romains.

Luxueux établissements avec salles de sudation de vapeur, de massage, douches,
piscine et lit de repos. Durée moyenne du bain, h. 1/2. Le Hammam, i3, rue Neuve-des-Mathurins.
Prix Hommes Complet avec linge, 5 fr. 5o; par abonnement, 3 fr.

Dames Complet avec linge,10 francs; par abonnement, 3 francs.

Le Hammam Monge, rue du Cardinal-Lemoine, 63 bis, 1 fr. 5o à 2 francs.

Bains froids,

sur les bords de la Seine Bains Henri-lV au Pont-Neuf; des Fleurs, quai du Louvre (spécialement pour Dames); , Ile Saint-Louis; ouvert du 15 mai au 15 septembre (3o à 5o centimes, entrée et cabine; caleçon, 10 centimes; peignoir, 20 centimes;
serviette, 10 centimes).

 

 

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 09:06

 

Tiré d’un guide parisien édité en 1908
Dans une des pages du blog, vous pouvez trouver les salaires moyens de l'époque

en tout cas, la glace est hors de prix!

 

RESTAURANT VIAN
22 rue Daunou , Paris

prés du boulevard des capucines

Restaurant, de vieille réputation et de clientèle fidèle. Malheureusement trop petit et un peu chaud en été. Prix très modérés.
Potage julienne, 0,50.

Pot-au-feu. 0.50.

Maquereaux grillés, 1.00.

Eperlans frits. 1.00.

Truite meunière, 1.50-
Filets de sole sauce homard, 1,25.

Côtes d'agneau panachées, 1.75.

Jambon à l'Italienne. 1,25.

Salmis de canard. 1,50.

Poulet à la Provençale, 1.50

Brochettes de foies de volaille, 1,25.

Galantine de perdreaux, 1,50

Filet de bœuf piqué jardinière 1,50

Petits pois, 1 00. -Salade de légumes ,l,25.

LA BRASSERIE UNIVERSELLE
TÉL: 230-84.

31 avenue de l'Opéra.
Réaliser le rêve de tout étranger à Paris trouver le confort moderne, l'élégance artistique alliés à la bonne cuisine, à la bonne bière et au bon marché.
Plusieurs grands salons au rez-de-chaussée , richement tendus de tapisseries flamandes. Jet d'eau rafraîchissant au milieu du salon central. Petites tables.
Au premier étage; même prix.

Potage

Petite marmite, 1.50 Consommé de volaille,0.75 Croûte au pot, Crème d'asperges, 0,90.
Poissons

Turbot sauce hollandaise, 1,35. Matelote d'anguilles. 1,35. Filets de sole aux crevettes, 1,25.Truite meuniere1.50

 Entrées

Veau à la russe, 1.25. Ragoût d’oie pommes nouvelles,1.50. Poulet santé Marengo, 1./2, 1.50 Filet mignon petits pois, Caille, 2,50. Poulet rôti, 1/4, 1,50.

Légumes

Cèpes,0.80 Macaroni 0.80. Salades de légumes, 1.00

 Desserts

Ananas. 1.00, Coupe de fruits glacés au champagne, 1,25.Raisin, 1,25
Glace, 9.75.

Excellent vin de Vouvray blanc, en carafe, 1,26. En ½ carafe, 0.65. Vin rouge même prix. Vin du Rhin et de la Moselle, la bouteille, 2 francs

Le dimanche filet de bœuf sauce universelle, sauce financière, 1.50.
Spécialité de la maison

Pour le prix unique de 0,40 , on peut choisir à discrétion dans une collection d'une douzaine de hors d'œuvre.

 

 

 

 

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  • : Métiers ignorés, oubliés. Conditions de vie début 1900. A force de me documenter pour la généalogie , j'ai eu envie de partager mes découvertes sur la vie de nos ancêtres
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