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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 16:54

J'aurais bien aimé des cours de cuisine à l'école!! en plus gratuits!!

les ateliers de cuisine pour grands et enfants sont trés prisés à l'heure actuelle, mais à quel prix...

 

 

Cours ménagers gratuits à Nîmes en 1908

 

Une association féminine « la Française » a été formée le 1 er mai 1908 dans le but d'organiser dans notre ville des cours ménagers gratuits. Ces cours ont commencé à fonctionner en novembre 1908;
l'école a donc déjà deux années d'existence. Elle s'adresse aux jeunes filles âgées au moins de 12 ans, appartenant à toutes les écoles de la ville, et leur enseigne les matières suivantes : repassage, blanchissage, lingerie, raccommodage, coupe et couture, modes, enseignement ménager proprement dit (cuisine et économie domestique), comptabilité, conférences d'hygiène. Les cours ont lieu en dehors des heures de classe, et le jeudi matin. Les élèves peuvent donc les suivre sans être aucunement dérangées dans leurs études. Ils ont lieu dans un local scolaire mis à la disposition des organisateurs par la ville. L'enseignement est absolument gratuit, un droit d'inscription de 0 fr. 50 est seulement exigé pour chaque entant à son entrée à l'école. Les cours ont lieu de novembre à juillet; l'expérience démontrant qu'il
est difficile de demander aux élèves un effort continu vers la fin de l'année scolaire et au début des mois chauds.

L'enseignement donné aux cours ménagers est surtout pratique. Les élèves apportent les matériaux nécessaires à la confection des objets qu'elles cousent, et qui leur appartiennent. Le plus souvent, elles travaillent pour elles-mêmes, mais le programme d'études n'est pas absolument strict.

Aux cours de couture, elles font des ouvrages simples et utiles : par exemple, à la lingerie : une chemise avec feston brodé, un pantalon orné d'une dentelle au crochet; elles apprennent, en outre, à ce cours, la pose de la pièce dans les tissus unis et à dessin, le reprisage et le remaillage des bas. A la mode, elles confectionnent
de jolies charlottes en mousseline et entre-deux plissés, font les arrangements et apprennent de plus le travail du laiton, première chose enseignée à l'atelier aux apprenties modistes.

Le cours de cuisine qui est le plus important et demande plus de temps est pratiqué de la manière suivante : les élèves sont divisées en équipes de cinq. Chaque semaine, par roulement, une équipe déjeune gratuitement à l'école. Tandis que l'équipe qui déjeune va acheter les provisions au marché avec le professeur, les élèves restantes, sous la surveillance de la directrice commencent le nettoyage de la salle d'école. Les pavés sont arrosés et balayés, les tables lavées, les vitres des fenêtres nettoyées si c'est nécessaire. A la cuisine, le fourneau est soigneusement passé au noir, les cuivres
polis comme des miroirs, le feu allumé. Quand les élèves reviennent du marché, l'équipe qui déjeune doit s'occuper plus spécialement à la cuisine : triage des légumes, préparation et cuisson des aliments sous la direction du professeur. Ensuite, nos jeunes ménagères inscrivent au tableau noir le menu du déjeuner, avec en regard, les dépenses : prix de revient de chaque plat et prix total du déjeuner qui ne doit pas dépasser 2 fr. 40 (40 centimes par personne, pain compris). Les menus sont composés simplement et selon les principes d'alimentation rationnelle.

A onze heures, le couvert mis, l'équipe restante se met à table tandis que leurs compagnes se retirent. La bonne tenue à table, le service bien fait à tour de rôle, le couvert soigné et propre sont exigés. Après déjeuner, la vaisselle est faite, la salle à manger balayée, tout rangé et rapidement mis en ordre. Chaque élève a un cahier de cuisine où elle inscrit toutes les semaines, les menus, avec leur prix de revient, les durées de cuisson des plats et quelques recettes.

Cinquante-neuf élèves étaient inscrites aux cours ménagers en 1908-1909. Soixante-cinq en 1909-10. Le manque d'assiduité dont on a eu à se plaindre la première année d'ouverture de l'école, a été bien amélioré la deuxième année.
Des prix, consistant en objets usuels : tels que nécessaires à ouvrage, buvards,
plumiers, etc. ont été donnés aux meilleures élèves, des diplômes décernés à celles ayant fait preuve de bonne volonté, bonne conduite, assiduité. Les professeurs, heureusement recrutés, soit dans les divers métiers, soit dans l'enseignement se louent généralement de leurs efforts à bien faire.

 

 

 

Source ; Journal de la jeune fille : organe des Unions chrétiennes de jeunes filles de 1910 (Gallica)

 

 

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Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1900-1910
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mali 13/02/2013 18:03

Je suis bien d'accord avec toi Tite Marie, les cours de couture et de cuisine, même si à l'âge "ingrat" cela me semblait ringard, je trouve aujourd'hui qu'avoir un minimum de connaissances pour
réparer un bouton, voire faire ses ourlets donne tout de même un minimum d'indépendance.

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  • : Métiers ignorés, oubliés. Conditions de vie début 1900. A force de me documenter pour la généalogie , j'ai eu envie de partager mes découvertes sur la vie de nos ancêtres
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