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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 16:07
Tiré d'un article
Le Journal des confiseurs, pâtissiers, glaciers, fabricants de chocolats, biscuits, fruits confits, confitures, conserves, etc. du 23 12 1913
Il y  a plus à lire si vous le souhaitez
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62705270
Cela devait être une bonne année 1914 comme le souhaitait ce rédacteur d'article .....
De sa bonne ville de Paris, Louis XIV accueillait toujours avec satisfaction les étrennes qu'elle lui donnait. Le matin du premier janvier, les échevins et le prévôt 
des marchands se présentaient a Versailles et, avec force compliments, lui offrait des confitures et de l'hypocras spécialement préparés pour lui: l'hypocras était sur- 
tout bien reçu, Louis XIV ayant pour cette liqueur, faite d'une infusion de cannelle, d'amandes douces, d'un peu de musc et d'ambre dans du vin édulcoré avec du sucre, 
un goût particulier. 

Les étrennes qu'on s'offrait en ce temps, à la cour et à la ville étaient des plus riches et du goût artistique le plus relevé. 

La Révolution en 1793 tenta de supprimer les étrennes; mais elle fut impuissante contre cette coutume qui avait fait le tour du monde et dont beaucoup déjà faisaient 
une spéculation. Peu à peu d'ailleurs la variété des jouets va en augmentant et constitue une véritable industrie; 

Depuis plus d'un siècle le bonbon règne en maître au 1 janvier de chaque année ; il est le roi du jour ; il tente sous toutes les formes, il charme tous les 
palais et réjouit tous les yeux car il est offert par tous, riches ou pauvres.
C'est surtout en famille qu'en France on fête le jour de l'an, il se célèbre sans grande pompe extérieure, à part évidemment les réceptions officielles qui n'intéres- 
sent d'ailleurs qu'un petit nombre de personnes. 

Sur chaque table familiale, une imposante volaille ne manque pas de figurer. En Normandie, un charmant usage voulait qu'autrefois, au jour de l'an dans les 
fermes opulentes et les vieux châteaux, on mette en daube un coq gigantesque bourré de foie gras et de farce qui était servi entouré de douze perdreaux, trente 
truffes venant du Périgord et trente œufs frits bien dorés. 

On le devine: le coq représente l'année, les douze perdreaux figurent les douze mois, les trente œufs les jours et les trente truffes les nuits. Ce n'est plus un plat, 
mais un calendrier de haut goût, tout parfumé d'exquises senteurs. Tel était le coq du jour de l'an quebeaucoup faisaient remontercomme une cou- 
tume gauloise, car ce serait un premier janvier que le coq gaulois entra dans Rome. 

Sans aller chercher plus loin, Fulbert Dumonteil nous dit qu'à son avis, le coq réveile matin des fermes et des villages, annonce sur les nappes blanches du 1 janvier 
l'aurore du Nouvel An, comme dans les cours normandes il claironne de sa voix de 
cuivre l'aurore de chaque matin. 

Nous ne voulons pas terminer cette petite causerie sur le jour de l'an sans offrir à nos fidèles abonnés tous nos souhaits pour l'an qui commence. Puisse 1914 être 
pour chacun d'eux une année de bonheur parfait. 

M. DISTEL.

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 17:10

Les chemises seront en toile très fine ou, à défaut, en linon ou en batiste de colon; 

Elles doivent être très courtes afin de ne pas être mouillées par les couches, elles sont ouvertes dans le dos afin de se passer plus facilement, 

 La brassière est en flanelle ou en piqué molletonné pour l'hiver, en tissu plus léger pour l'été, on la ferme par deux ou trois boutons de nacre bien plats. En hiver, le bébé porte en plus une brassière de flanelle qui se met entre la chemise et la brassière de dessus Quant aux couches, elles doivent absolument être en toile tout fil, très souples, usagées même : vieux draps ou taies, serviettes de table, etc. 

Le maillot se fixe par-dessus la brassière. Pour le dissimuler, on met un jakson ou cache-maillot, habituellement formé d'un empiècement plus ou moins fantaisie sur lequel la longue jupe est montée froncée ou à plis; 

Dès que le bébé abandonne le maillot il porte la couche-culotte, il en faut de deux ou trois tailles; les plus pratiques sont, sans contredit, celles exécutées en flanelle qui empêche les couches mouillées de se refroidir, beaucoup de mamans adoptent la petite culotte fermée en laine tricotée, Pendant les premiers mois l'enfant ,un bavoir protège 

la brassière, pour la maison  le bavoir est simple, en piqué, molletonné, festonnés ou brodés, sans volants, afin d'être facile ment lavés pour sortir, au contraire, toutes les coquetteries sont permises : fins linons brodé^,. incrustés et volants de dentelle, mais on aura soin de les doubler de molletonné afin de les rendre plus efficaces. 

Les robes habillées se font en linon, en belle mousseline suisse ou en tulle, ornées de dentelle sur fond de taffetas blanc, rose ou bleu et comme garniture, des rubans de couleur ou mieux de minuscules guirlandes, des couronnes ou des petits bouquets de fleurs « rococo ». 

vetement-bebe-1920.JPGvetement-bebe-1920-2.JPG
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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 18:42

munitionnettes--1917.JPG

muntionnettes canadiennes 1917

 


1917

 

On peut pénétrer, au hasard, maintenant, dans n'importe quel hall, dans n'importe quel atelier. Les femmes sont là, mêlées aux hommes, occupées aux tâches les plus diverses.
Celles-ci, à l'entrée d'une forge, sont en train de fondre des balles de shrapnells D'autres, tout à côté, " rodent " ces balles et les trient; d'autres, non loin, en garnissent les obus.
Ailleurs, des femmes sont installées aux tours ; Quelques-unes, les yeux protégés par des lunettes de verre fumé, font de la soudure autogène. Certaines même, les plus vigoureuses, manient le burin pneumatique avec autant de précision que les hommes.
Où sont recrutées toutes ces femmes ? France, Canada..

 

« Elles viennent de tous les métiers. Nombre d'entre elles travaillaient, avant la guerre, dans des filatures ou des usines de tissage ; d'autres ont quitté les métiers de luxe, où le personnel a été fort réduit ; elles étaient couturières, modistes ou lingères; nous avons jusqu'à des chanteuses pas de l'Opéra, mais enfin des chanteuses — qui, n'ayant plus de tour de programme, sont venues s'installer aux tours d'usines... Beaucoup ne faisaient rien, elles ont tout perdu, en perdant celui qui travaillait pour elles, et elles sont venues, bravement, à la fois prendre la place de l'absent et préparer de quoi le venger. Elles se reconnaissent à leur blouse noire et à l'énergie opiniâtre et farouche qu'elles apportent à leurs durs travaux.

une ouvrière adroite gagne aisément ses huit francs par jour elles n'ont pas tardé à se rendre compte de ce que le pays attend de leur effort...

Mais le travail n'empêche pas d'être jolie. Le démon de la coquetterie ne perd pas ses droits, même à l'usine.

On avait voulu, les premiers temps, imposer aux femmes une sorte d'uniforme : blouse et culotte. Cet uniforme-là a été accueilli en Angleterre, avec un véritable enthousiasme : les ouvrières anglaises en sont folles !... En France, dans la zone
des armées, les femmes, de même, le portent volontiers : Malgré tout, d'ailleurs, la blouse ou le sarrau continuent à être de rigueur: impossible, du moins à celles là qui travaillent à des besognes salissantes, de ne pas en recouvrir leurs robes. Elles se rattrapent en choisissant chacune la blouse qui va le mieux au teint de son visage ou à la couleur de ses cheveux. Il y a des blouses grises, des blouses sombres, des blouses à pois, sans parler des blouses noires. Et on a vite fait de remarquer que ces blouses sont toujours de la forme la plus " flatteuse ". Mais que d'autres détails où se trahit la coquetterie féminine!... D'abord, il y a le petit bonnet, imposé aux femmes pour éviter que leurs cheveux se prennent dans les courroies, ou soient englués de gouttelettes et de poussières. Elles le portent gentiment, un peu en arrière, de façon à laisser toujours passer quelques mèches légères sur le front... Certaines ne portent que la résille, une résille qui s'aperçoit à peine, en soie.

 

,
Et voilà" noté, simplement, pêle mêle, ce qu'on peut apprendre sur les " Munitionnettes ", au hasard d'une brève
visite et d'une conversation, chemin faisant, avec un homme qui,
vivant avec elles, les admire et les connaît bien.

 

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 17:32
Si vous avez dans des tiroirs des insignes de personnel navigant en 1916 (voir image en fin)
 
Les insignes portés sur le bras par le personnel des troupes de l'aéronautique ont été supprimes en novembre 1915 pour éviter une confusion avec le: 'personnel navigant proprement dit;

A la date du 1 novembre 1916, le personnel navigant portera donc uniquement au collet et sur la poitrine, les insignes suivants :
A) Au collet (exclusivement réservés au personnel désigné ci-après) :
L'étoile ailée, pilotes titulaires du brevet d'aviateur militaire ;
La roue ailée, pilotes titulaires du brevet de pilote de ballon dirigeable
La grenade ailée, mécaniciens titulaires du brevet de mécanicien de ballon dirigeable.
Ces insignes (brodés sur écusson : orange pour l'aviation ; noir pour l'aérostation),sont portés perdant tout, le temps où les intéressés 'restent affectes à. l'Aéronautique Militaire, même s'ils cessent' de faire partie du personnel navigant.

B) Sur le côté droit de la poitrine (identiques pour les militaires de tous grades) :

1. Insigne de pilote breveté aviateur militaire : agrafe figurant deux ailes accolées dont le point de réunion est entouré d'une couronne de feuilles de chêne fermée en haut par une étoile (couronne argent, ailes et étoile or). .
2. Insigne de pilote breveté de ballon dirigeable : agrafe figurant deux ailes accolées dont le point de réunion est entouré d'une couronne de feuilles de chêne formé en haut par une roue dentée (couronne argent, ailes "et roue: dentée or).
3. Insigne d'élève-pilote aviateur et d'observateur, en avion : agrafe . figurant une aile terminée, par une étoile entourées d'une couronne de feuilles de chêne (couronne argent,: .aile or et étoile argent pour. les observateurs ; motif .tout argent: pour les élèves-pilotes).

4. Insigne d'élève-pilote de ballon dirigeable de mécanicien dé dirigeable et: d’observateur en ballon dirigeable, ballon :captif ou cerf-volant :: agrafe figurant
une: aile terminée par une; roue dentée entourées d'une couronne de feuilles de chêne (couronne argent, aile or, roue dentée-argent 1 pour les observateurs et les mécaniciens
5. 'Insigne pour le personnel d'équipage d'avion ou de ballon dirigeable {bombardiers-mitrailleurs, canonniers, photographes, mécaniciens, etc.): agrafe .figurant une
aile terminée par une hélice entourée d'une couronne unie, motif tout argent).

Source:
 
Ligue aéronautique de France. Bulletin mensuel d’octobre 1916 /décembre 1916
Voir Bnf.fr
insignes-avion-1916.JPG
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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 17:48
La guerre a modifié dans une large mesure les carrières déjà tracées 
Un journal a relaté le cas de Melle Yvonne Odie. reçue ingénieur mécanicien, après avoir suivi les cours de l‘institut électrotechnique de Nancy. Sollicitée de toutes parts pour remplacer des ingénieurs mobilisés elle est attachée actuellement au service technique d'une de nos principales sociétés de constructions navales, une autre jeune femme licenciée es sciences physiques, abandonna la. préparation à l'agrégation pour postuler au diplôme d'ingénieur électricien.

Dans le même but, Mlle Denise Kuhn et Madeleine Havard forcèrent l'entrée de l'Ecole supérieure d'électricité, dont le conseil vota l'admission des jeunes filles le 10 octobre 1917, cinq jours avant le concours, Elles furent brillamment reçues toutes deux .
Il a fallu un événement dramatique pour qu’enfin des femmes intègrent des postes typiquement masculins. , Par la suite le pourcentage est resté minime
Par contre les blouses des ingénieurs femmes sont vraiment affreuses!!!   
femmes-ingenieurs-1919.JPG                                      

femmes-ingenieurs-1919-A.JPG

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 19:25
mannequins-1920-a.JPGEn tout cas, cela avait  de quoi allécher!! dommage que les mannequins actueks soient tous sur le même gabarit. Moi j'aime
sinon, le terme de"planche à pain" existait déjà.
toujours plaire!!!
 
Les mannequins de cire exposés dans les spacieuses vitrines des grands magasins de nouveautés de la Capitale ont le don de provoquer la curiosité féminine mieux que la publicité
le magasin fait des clientes. Fort heureusement, de véritables artistes, dont le sculpteur Pierre Imans vient au premier rang, ne dédaignèrent pas de prêter leur concours à l'industrie nouvelle la céroplastique Le mannequin de cire est, en effet, l'un de ces articles de Paris qui, bien qu'imité à l'envie, n'a jamais pu être approché, même de très loin, par ses concurrents étrangers.
Chaque mannequin porte, un nom désignant, un type de fabrication Ces ateliers emploient beaucoup de personnes qualifiées
 
l'atelier des maquettes on procède à la pose des yeux d'émail et des dentiers, qui donneront au sourire tout le charme et tout l'éclat désirables. Des coiffeurs, maquilleurs, des couturiers etc…
La corsetière dispose, avec ces mannequins, de lignes suprêmement élégantes ei fuyan tes à souhait ; la dentelle et le fin linon de la lingère laissent deviner les contours de corps sveltes et gracieux et les carnations délicates. Le bijoutier rehausse l'éclat de ses joyaux quand il en pare: les oreilles, les eheveux et les doigts
Pendant la guerre, pour aguicher nos brillants officiers en quête d'un uniforme de bonne coupe les tailleurs militaires ont également eu recours aux personnages de cire
 
Pour les femmes on s'amincit, on s'amenuise de par la science de la couturière, nui sait, par certains enveloppements d'étoffes souples, par d'habiles drapages, effacer les protubérances pectorales et atténuer les rotondités interdites aujourd'hui
par le code de l'élégance. C'est ce qui a fait dire à un humoriste :« La mode actuelle, c'est le triomphe de la planche à pain ».
et voilà en composition dans les magasins
mannequins-1920.JPG
 
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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 12:44

L'INDUSTRIE DES ŒUFS SANS COQUILLE (article de 1914)


Les plus grands consommateurs d'œufs ne se doutent pas qu'une bonne partie des œufs qu'ils consomment ne sont pas de provenance française et (cela va sans dire) qu'il s'en faut de beaucoup qu'ils viennent d'être pondus. Un grand nombre de pays étrangers, comme la Russie par exemple, nous envoient des quantités considérables d'œufs, conservés tant bien que mal, mais du moins dans leur coquille.
Or, il se fait un commerce énorme d'œufs conservés hors coquille, comme on dit, d'œufs liquides ou d'œufs desséchés, les jaunes et les blancs s'étant parfois desséchés séparément. Ce qu'on appelle les œufs liquides, c'est, le plus généralement, un produit commercial formé du mélange du jaune et du blanc d'une multitude d'œufs enfermés dans des boîtes de fer-blanc hermétiques, et d'ailleurs souvent additionnés d'un conservateur, d'acide borique ou de sel marin; souvent aussi, les récipients dans lesquels on verse et enferme ces œufs liquides seront des futailles.

Les meilleurs de ces œufs liquides, qui viennent de Russie, de Sibérie, du Japon, souvent de Mésopotamie, quelquefois de Chine, sont employés pour la biscuiterie, la confiserie, la boulangerie même. Il va de soi qu'ils ne peuvent donner des produits très fins. Au surplus, fréquemment, on exporte des pays dont nous parlions, les blancs et les jaunes séparément, parce que les uns et les autres n'ont pas les mêmes usages industriels, l'industrie en réclamant des quantités considérables. Les jaunes, par exemple serviront en mégisserie pour assouplir les peaux d'agneau et de chevreau, mélangés à d'autres produits bizarres. Quant aux blancs, c'est tout simplement de l'albumine; et on les emploie tout aussi bien dans les fabriques d'étoffes imprimées que dans la confiserie, dans la clarification des vins, la fabrication des produits pharmaceutiques, la pâtisserie ou la biscuiterie, etc. On choisit tout naturellement les meilleurs de ces produits pour les usages alimentaires, sans que souvent la clientèle se doute qu'on lui fait manger des œufs conservés dans ces conditions.

Nous n'avons pas à rappeler que la dessiccation, quand elle est bien opérée, assure facilement et pendant très longtemps la conservation des produits. Pour la dessiccation, on emploie des machines tout à fait perfectionnées, qui transforment en 15 secondes un jaune d'œuf en poudre granulée. Pour donner une idée de l'importance de cette industrie, disons que, dans le courant d'une seule année, rien qu'à Marseille, il arrive de 25 000 à 50000 kilogrammes de poudre de jaunes d'œufs propre aux usages alimentaires.

 

Juillet 1914

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 18:51

complet-veston-1913.JPG

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 16:49

Texte écrit en 1915 dans un journal féminin

POUR ETRE JOLIE ------- RESTONS SVELTES

Dabs un roman célèbre, un écrivain des plus connus classe l'humanité en deux catégories : les gras et les maigres.
La femme soucieuse de sa beauté ne doit appartenir ni à l'un ni à l'autre de ces clans. Son corps doit conserver les justes
proportions réclamées par l'esthétique. C'est au redoutable cap de la trentaine que le danger nous guette, presque toutes. Les
formes s'amplifient, c'est l'âge du complet épanouissement; il peut être l'apogée de la beauté, mais il est souvent aussi la fin
d'une jolie femme, par l'empâtement des lignes : le corps s'alourdit, la silhouette perd toute distinction et toute grâce.

Souvent, celle qui subit celte regrettable métamorphose ne se rend pas compte que son charme s'est envolé; mais les yeux de
l'époux ne sont pas toujours aussi indulgents; il faut à tout prix lui éviter des constatations qui pourraient nuire au bonheur
futur du ménage.
C'est un devoir pour la femme qui tient  à conserver son prestige de lutter contre l'obésité, de la prévenir ou de la chasser si elle a laissé
les graisses déformantes l'envahir. On m'a déjà beaucoup consultée à ce sujet et j'ai toujours répondu ce que je vous dis aujourd'hui à
toutes : il n'y a aucun médicament qui vaille un régime sévère, j'ajouterai même impitoyable. Il faut être intransigeant avec soi-
même. C'est souvent pénible. C'est une petite souffrance dont on sera récompensée quand on constatera devant le miroir que le buste se
dégage, se rajeunit, reprend sa souplesse. et que l'on sentira revenir à soi la capricieuse affection prête A se laisser distraire.

Pour cela, que faut-il ? Se lever tôt, mener une vie active, faire des marches, occuper son corps et son esprit à des travaux manuels
et intellectuels, en faisant la part de chaque genre; ne pas s'attarder à table et suivre un régime alimentaire : peu de pain, pas de
viandes en sauce, pas de féculents, pas de sucreries ; ne pas boire en mangeant, mais seulement deux heures après le repas, et du
thé chaud. Le petit déjeuner du malin doit être très frugal et celui du soir très léger. Surtout, surtout, beaucoup d'exercice, du
footing, jamais de sieste. Enfin, une ou deux fois par semaine, prendre un verre d'eau laxative, qui se chargera de la police intérieure et complétera les bienfaits de la cure.

LINE.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 17:25

Cet article est tiré d'une revue d'alimentation en 1918

L'HISTOIRE COMMERCIALE D'UN ŒUF .en 1918

La raréfaction toujours croissante des œufs sur les marchés de la capitale a eu pour résultat logique d'imposer à cet aliment primordial des cours à peu près prohibitifs.

 

 

Au début du cinquième hiver de la guerre, nous en sommes arrivés à payer un œuf 0 fr. 45 au minimum et, malgré cela, nous ne pouvons nous approvisionner médiocrement qu'au prix de difficultés extrêmes. Aussi les ménagères sont-elles disposées à écouter certaines suggestions mauvaises, dont le résultat est de leur faire confondre en une même réprobation les mercantis qui s'enrichissent sans pudeur et les commerçants honnêtes qui, contrairement à l'opinion courante, ont beaucoup de mal à couvrir leurs énormes frais généraux.

Les étapes successives, « normales » et « nécessaires » qu'un œuf doit accomplir entre le moment où il est pondu et celui où il figure, transformé en omelette, sur la table d'un bourgeois parisien. Us connaîtront ainsi le rôle des commerçants vraiment dignes de ce nom, et sauront désormais le distinguer de celui des simples mercantis.

Nombre de personnes s'imaginent que les poules, vaquant en liberté dans les prés ou picorant autour des fermes, trouvent elles-mêmes leur subsistance et ne coûtent rien à leur propriétaire. C'est oublier qu'une poule insuffisamment nourrie pond au plus de 70 à 80 œufs par an, tandis que recevant une large provende de grains ou de pâtée à base de son, elle en pond de 180 à 200 au moins. La guerre, en élevant le prix des céréales et en provoquant leur réquisition générale, a obligé les fermières à ne plus donner de grain aux hôtes de leur basse-cour. Il n'en a pas fallu davantage pour que le rendement en œufs soit aujourd'hui inférieur de 50 à 60 % en moyenne à ce qu'il était en 1914. D'autre part, l'élévation des cours de la viande et de toutes les denrées force les maîtresses de maison campagnardes à réserver pour la consommation familiale, la plus grande partie des œufs pondus à la ferme. Ceux qu'elles vendent doivent être payés un prix correspondant à la valeur des aliments auxquels ils pourraient être substitués et le cours officiel de vente
(300 francs le mille) imposé aux producteurs est à peine rémunérateur.

A la base donc, raréfaction et accroissement de valeur intrinsèque légitiment à tous égards, le prix de vente unitaire de 0 fr. 30.

Rares sont maintenant les fermes dont les produits sont apportés par « la patronne » ou par une servante au marché local. La main-d’œuvre manque, les chevaux sont réquisitionnés avec sévérité, le fourrage est hors de prix, les voyages au bourg voisin sont réduits le plus possible.

Les produits du sol, comme ceux de la basse-cour et de l'étable courraient grand risque de ne pouvoir être vendus, si un négociant spécial n’intervenait.
C'est le chineur de campagne qui, avec sa modeste carriole attelée d'une haridelle étique et mal nourrie, va de ferme en ferme, achetant les œufs qu'une fois par semaine il apporte et vend au marché local.

Si les transports étaient aussi faciles aujourd'hui qu'ils l'étaient autrefois, le chineur de campagne pourrait, à la rigueur, envoyer directement au marché parisien les œufs qu'il ne vend pas pour la consommation même du bourg où il opère. Il faudrait seulement qu'il fût assez instruit pour discuter ses intérêts par correspondance et capable d'avoir une organisation de comptes-courants, complétant une comptabilité régulièrement tenue ; il faudrait surtout qu'il pût avoir assez d'œufs pour les expédier par wagons complets... et assez de capitaux disponibles pour « trouver » des wagons — chose dispendieuse et difficile entre toutes à notre époque.

Le malheureux chineur de campagne, qui n'a le plus souvent à son service ni instruction première, ni clientèle, ni organisation commerciale, ni capitaux disponibles, est obligé, par la force même des choses, de vendre tout le petit stock dont il dispose à un coquetier ramasseur.

Celui-ci opère de façon plus moderne. Son auto, pour le service de laquelle il a toujours des bons d'essence en quantité suffisante, lui permet de parcourir les marchés locaux d'une région et d'y acheter tous les œufs disponibles. Il les fait emballer sur place en caisses (dont la valeur marchande a plus que quadruplé en deux ans) et les fait apporter, par ses camions-automobiles à une gare qui, par wagons complets, assure le transport jusqu'à Paris.

Le coquetier doit payer les propres frais de son intervention, les caisses,la paille d'emballage (augmentation 550 pour 100 en quatre ans), le salaire des emballeurs, les dépenses de camionnage en gare, le transport par rail, parfois même la fameuse « prime au wagon » dont tout le monde s'accorde à nier l'existence, enfin son bénéfice légitime, Après quoi, l'œuf arrive à Paris, grevé de nouveaux frais.

Ici interviennent le déchargement en gare, les droits d'octroi, le camionnage en ville, le pourboire aux déchargeurs, la casse en route et au cours des manipulations, et l'œuf, après avoir passé par les compteurs-mireurs assermentés, dont il faut rémunérer les services, parvient enfin, soit au marché officiel des Halles, soit chez les négociants en gros.

Qu'il soit reçu en consignation par le mandataire ou acheté ferme par le grossiste, des frais nouveaux le grèvent encore : correspondance, loyer des bureaux, appointements des employés, intérêt de l'argent investi pour l'achat, bénéfice de l'opérateur. Il supporte encore des charges nouvelles lorsque, dans les limites de la taxe officielle, le détaillant l'achète pour les besoins de sa clientèle.

Nouveau camionnage jusqu'au magasin de vente, dont les frais généraux veulent être soldés, nouveaux transbordements, déballage, retour ou cession à perte des caisses vides, bénéfice légitime, mais modique du commerçant de quartier, accroissent encore sa valeur vénale jusqu'au moment où la cuisinière, ayant dûment perçu son sou du franc, élevé à Ofr. 10 depuis l'année dernière, Madame constate qu'elle paye dix ou onze sous un œuf
Trente centimes d'achat à la ferme, parce que les poules, insuffisam-
ment nourries, pondent moins et parce que les producteurs, ayant à leur disposition moins de viande, mangent plus d'œufs qu'autrefois.

Frais de chinage (augmentation : 150 à 180 pour 100), frais de taxe sur
les marchés locaux (augmentation 75 à 120 pour 100); frais de coquetage
(augmentation : 250 pour 100 en moyenne sursalaires, réparations de camion, essence et huiles, pneus et bandages, caisses, clous, emballages ; 150 pour 100 au moins sur transports, « prime au wagon » comprise).

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