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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 16:07
Tiré d'un article
Le Journal des confiseurs, pâtissiers, glaciers, fabricants de chocolats, biscuits, fruits confits, confitures, conserves, etc. du 23 12 1913
Il y  a plus à lire si vous le souhaitez
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62705270
Cela devait être une bonne année 1914 comme le souhaitait ce rédacteur d'article .....
De sa bonne ville de Paris, Louis XIV accueillait toujours avec satisfaction les étrennes qu'elle lui donnait. Le matin du premier janvier, les échevins et le prévôt 
des marchands se présentaient a Versailles et, avec force compliments, lui offrait des confitures et de l'hypocras spécialement préparés pour lui: l'hypocras était sur- 
tout bien reçu, Louis XIV ayant pour cette liqueur, faite d'une infusion de cannelle, d'amandes douces, d'un peu de musc et d'ambre dans du vin édulcoré avec du sucre, 
un goût particulier. 

Les étrennes qu'on s'offrait en ce temps, à la cour et à la ville étaient des plus riches et du goût artistique le plus relevé. 

La Révolution en 1793 tenta de supprimer les étrennes; mais elle fut impuissante contre cette coutume qui avait fait le tour du monde et dont beaucoup déjà faisaient 
une spéculation. Peu à peu d'ailleurs la variété des jouets va en augmentant et constitue une véritable industrie; 

Depuis plus d'un siècle le bonbon règne en maître au 1 janvier de chaque année ; il est le roi du jour ; il tente sous toutes les formes, il charme tous les 
palais et réjouit tous les yeux car il est offert par tous, riches ou pauvres.
C'est surtout en famille qu'en France on fête le jour de l'an, il se célèbre sans grande pompe extérieure, à part évidemment les réceptions officielles qui n'intéres- 
sent d'ailleurs qu'un petit nombre de personnes. 

Sur chaque table familiale, une imposante volaille ne manque pas de figurer. En Normandie, un charmant usage voulait qu'autrefois, au jour de l'an dans les 
fermes opulentes et les vieux châteaux, on mette en daube un coq gigantesque bourré de foie gras et de farce qui était servi entouré de douze perdreaux, trente 
truffes venant du Périgord et trente œufs frits bien dorés. 

On le devine: le coq représente l'année, les douze perdreaux figurent les douze mois, les trente œufs les jours et les trente truffes les nuits. Ce n'est plus un plat, 
mais un calendrier de haut goût, tout parfumé d'exquises senteurs. Tel était le coq du jour de l'an quebeaucoup faisaient remontercomme une cou- 
tume gauloise, car ce serait un premier janvier que le coq gaulois entra dans Rome. 

Sans aller chercher plus loin, Fulbert Dumonteil nous dit qu'à son avis, le coq réveile matin des fermes et des villages, annonce sur les nappes blanches du 1 janvier 
l'aurore du Nouvel An, comme dans les cours normandes il claironne de sa voix de 
cuivre l'aurore de chaque matin. 

Nous ne voulons pas terminer cette petite causerie sur le jour de l'an sans offrir à nos fidèles abonnés tous nos souhaits pour l'an qui commence. Puisse 1914 être 
pour chacun d'eux une année de bonheur parfait. 

M. DISTEL.

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