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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 18:01

soit la langue verte

Dictionnaire de la langue verte : argots parisiens comparés / Alfred Delvau

Auteur : Delvau, Alfred (1825-1867)

 

Éditeur : E. Dentu (Paris)

 

Date d'édition : 1866

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64232433/f29.image.r=macaron%20gateau.langFR

si interéssés

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 18:05


Les beignets dorés, soufflés, saupoudrés de sucre, croustillants et légers! Ce n'est pas leur véritable dénomination ancienne. Pendant tout le moyen-âge ce sont des bignets, de notre vieux mot bigne, qui signifie: enflure, tumeur, grosseur, parce que les bignets sont enflés et soufflés. C'est un peu, nous dit Ménage dans son Dictionnaire étymologique, le sens de big en anglais et de beigne dans le vieux patois normand.« Coller une beigne, c'est un peu coller un beignet », mais avec moins d'agrément! En Picardie, pour la même raison, les bignets s'appelaient souvent des bingues. C'est le mot dont usent les statuts des Boulangers d'Abbeville quand ils disent, « qu'ils doivent faire des bingues en même temps que leur « fournée de pain ».

Est-il besoin d'ajouter que jadis les beignets consistaient en une pâte frite, mais enveloppant mille denrées diverses. C'est le Bignet au fromage, dont Joinville, parle à son entrée en Egypte. « Les mets que lui « servirent les Orientaux, dit-il, furent des beignes de
« fromages, cuites au soleil. » C'est le Beignet de moelle de bœuf, une friandise très goûtée du moyen-âge, dont on trouve la recette dans le Ménagier de Paris, dans le Viandier de Taillevent, dans le Cuisinier français de La Varenne, qui, en 1769, cite avec les Beignets au fromage, les Beignets de fonds d'artichaut « enveloppés par une pâte de farine, d'œufs, de « sel, de lait, frite dans le saindoux chaud ». La science du maître d'hôtel vous fera connaître encore bien d'autres sortes de beignets : les Bignettes en marmelade, les bignets de sureau, de vigne tendre et puis mainte bignets de fruits, de pèches, de fraises, d'abricots, de pistaches, les Beignets à la Suisse faits avec du gruyère caché dans la pâte. Encore aujourd'hui, le maître de la cuisine moderne, Richardin, dans son Art de bien manger, vous indiquera à côté des beignets d'abricots, de mirabelles, d'oranges, les beignets à la crème glaces, qui consistent en'une sorte de crème frite, coupée en losanges et relevée de citron vert; les beignets de fraises et bien d'autres. Sans compter les beig
nets à l'oignon, à la carotte, au carton, à la filasse
qui sont des attrapes pour... les gourmands.

Mais le vrai beignet classique est le Beignet aux pommes. Olivier de Serres le proclame. « La pomme, dit-il, s'accommode très bien de tartelage, beignets et semblables gentillesses de cuisine. » Le Pâtissier français, publié chez Oudet à Troyes, en 1753, ajoute que quand la pâte élastique est préparée toujours accompagnée de vin blanc on doit y jeter les rondelles de pommes. « Vous pouvez y ajouter, dit-il, de la  pomme coupée par tranches ou de l'écorce de citron, « qui soit coupée et râpée en petits morceaux. Dès « qu'ils sont cuits, tirez-les hors de la poêle, puis les « mettez dans une écuelle, les poudrez de sucre et les « arrosez de quelques gouttes d'eau-de-vie ou de fleur « d'oranger. » Aujourd'hui, on vous dirait, arrosez d'un peu de bon vieux cognac ou de rhum, et servez chaud!

A Rouen même, les beignets à toutes les époques ont été en grand honneur. On en a la preuve par certaines redevances bizarres, comme celle bien connue de L'Oyson bridé, quand les religieux de Saint-Ouen devaient, précédés de violoneux, aller offrir deux grands plats remplis de beignets croustillants aux meuniers de la ville du Grand Moulin. Et quand on supprima cette étrange cérémonie, on doubla la redevance qui fut dès lors de quatre plats de beignets aux
pommes I

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 19:05

Je croyais que cela voulait dire foldingue en argot  et plus récent!

mais finalement origine plus lointaine

Brindesingue, dans la locution être dans les brindesingues, avoir une pointe de vin, être à demi-
gris, qu'on lit dans Vadé: « Tiens, toi t'es déjà dans les brindezingues », Les Racoleurs, 17S6,

 L'expression est encore vivace: « On s'était réuni pour porter une santé au conjungo, et non pour se mettre dans les brindesingues», Zola, L' Assommoir,  

C’est une contamination provinciale du vieux mot brinde répondant à l'italienbrindisi par un mot apparenté qui reste à déterminer. Il est intéressant de relever le sens généralisé du mot dans les par-
lers provinciaux.

Tandis qu'en Normandie, bresingue ou bésingue (qui en est la forme réduite) signifie également « ivre », comme dans l'Anjou berzingue; le Lyonnais désigne par berzingue celui qui marche de travers, répondant à la fois au mançois marcher en brindisis, marcher de travers comme un ivrogne

Et au genevois de bizingue : de travers

 La forme parallèle bringue  est encore vivace en Bretagne, elle désigne la débauche des matelots, d'où bringuer, boire avec excès, en parlant des matelots : soit ivrogne

Source : livre édité en 1920

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 18:28

Attignoles,

boulottes de viande de porc hachées et cuites au four, qui se vendent chez les charcutiers
En Normandie, atignole, liâtignolle, sens figuré de coups : « Il a reçu de rudes attignoles » Le mot normand est identique à hâtille (dans Rabelais, hastille) qui désigne à la fois la broche pour rôtir et la viande rôtie.

Bagnole,

voiture de place , vieille voiture répond au normand bagniole, banniole, carriole, mauvaise voiture (de banne, grand tombereau) :

Berlaude,

 viande de mouton dure et coriace (à cause du grand âge de la bête), répond au normand berlaude, vieille vache stérile (en picard : vieille brebis).

Chignole,

 voiture à bras : En normand, chignolle désigne la
manivelle (chignoller, tourner) d'où, en français, chignolle,
fuseau de passementier.

Eberluer, étonner

en normand, éblouir, donner la berlue

 
Foucade,

lubie, coup de tète :existe dans d'autres parlers provinciaux : Anjou, foucade, accès do colère, frénésie ; Bas-Maine, mauvaise humeur, bouderie; Yonne, caprice, désir

1° course désordonnée d'un troupeau de moutons, de boeufs, etc., laissés en liberté dans les pâtures ;

2° espèce de panique et d'effarouchement dont la cause n'apparaît pas toujours; de là

3° coup de tête, action irréfléchi

 
Gaviot,

 gosier (même sens en normand et ailleurs) : « Au
lieu de se serrer le gaviot, elle aurait commencé par se coller
quelque chose dans les badigoinces », Zola,l' Assommoir,


 

 

 

 

 

 

 

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 18:25

Moutard, poli garçon, parfois malpropre et bruyant, mot donné par un glossaire argotique do 1827 (il figure déjà dans le Bescherclle de 1845).

En Anjou, on dit à la fois moutard et moustot, gamin, ot dans le Boulonnais, moustafia (Deseille),
ce dernier répondant au languedocien moustafa, moustafard, enfant au visage barbouillé ', c'est-à-dire sali avec du moût,
à côté de Moutet, petit enfant, marmot, dans l'Isère ,les deux formes parallèles sont de simples variantes orlhoé-
piques : moust se prononce moût en Vivarais. Moutard désigne donc tout d'abord le marmot malpropre , morveux

(cf. dans Rabelais « plus baveux qu'un pot à moustarde »), ensuite, le petit enfant en général, et, ironiquement, le jeune homme :

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 18:23

1° Gobelet en fer blanc et marmite de campagne, chez les troupiers d'Afrique :

« Holà les goguenots. burla le clairon des zouaves; qu'on se dépêche! J'ai le gosier sec comme une pierre à fusil »,

En Normandie ,goguenot est un pot à cidre (répondant au manceau coquenot,( coquille de noix).

2° Récipient en fer blanc servant au régiment de tinette, sens universellement connu et qu'on lit déjà dans le Jargon de 1819

(« goguenot, pot de nuit »). 11 est passé dans les parlers provinciaux : baquet d'ordures (Anjou), lieu d'aisance (Bresse), etc.:

aussi, sous la forme abrégée de gogue,

 

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