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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 19:29

Allez sur Gallica

puis taper :Annuaire de l'Union fraternelle du commerce et de l'industrie

 

des listes alphabétiques de noms de commercants de Paris, par contre dans cet annuaire de tendance catholique, donc les autres n'y sont pas, dommage! mais bon vous pouvez trouver votre bonheur si les critéres sont OK.

Parution de 1892 à 1925

bonnes recherches

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 19:40

voilà, depuis novembre 2010, j'en suis à 1202 visites, donc Merci!!

n'hésitez pas à me laisser des commentaires, ou m'écrire, quelques personnes sympathiques l'ont fait et c'est un grand plaisir pour moi, car le fruit de mes lectures peuvent intéresser, car j'aime chercher dans le quotidien de nos ancetres, réponses que je ne trouve que peu sur le net.

Voilà,

et ma soeur recommence à s'interesser à l'écriture de notre bouquin de vie de nos ancêtres (elle a un peu de temps en ce moment)

Tout cela pour dire: Merci de me donner l'envie de continuer, car la recherche est souvent difficile pour trouver le petit truc ...qui va vous permettre d'en savoir plus...

Marie

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 19:47

Nos ancêtres ont connu aussi de grosses chaleurs !

 

Tiré de la série des annuaires de l'Observatoire de Montsouris les principaux documents
relatifs aux qualités de l'atmosphère parisienne.
Historique.

Les observations thermométriques faites à l'Observatoire de Paris remontent à l'an-
née 1666; mais, dans son rapport intitulé Recherches sur les grandes chaleurs qui ont eu lieu à Paris depuis 1682 jusqu'en 1744, et inséré dans les Mémoires de l'Institut (t. IV, p. 338), J.-D. Cassini ou Cassini IV déclare qu'il est impossible d'avoir des observations précises sur les hauteurs du thermomètre avant 1671, époque où Cassini 1 vint s'établir à l'Observatoire et
commença à consulter avec soin et régularité les instruments qu'il y établit. « J'ai été arrêté, dit ce savant, par le manque d'indices et de renseignements suffisants sur l'état et la construction des premiers thermomètres qui furent employés, et ce n'est qu'à partir de 1682 que j'ai trouvé tout ce qui était nécessaire à mes recherches. » Les thermomètres construits à cette époque étaient encore imparfaits aussi est-il difficile de tirer, des observations faites en ces
premières années, des moyennes comparables à celles que l'on obtient aujourd'hui.

Cassini commença ses observations en 1682 et fut contraint de les interrompre en 1705 par la perte de son instrument, que la trop grande chaleur avait fait éclater.
En 1785, les recherches météorologiques avaient été réorganisées par Cassini IV sur un plan plus étendu et plus complet. Malheureusement les troubles de la Révolution ne tardèrent pas à apporter des lacunes regrettables dans ces recherches, surtout de 1787 à 1803.

Baumes de chaleur. M. Marié-Davy a divisé en six périodes, de trente ans chacune, la série des observations faites de 1699 à 1882, et en tire les conclusions suivantes au point de vue des extrêmes de chaleur en chacune de ces périodes

« Dans la préfère période (1699-1730), la température la plus chaude a été observée en 1720 elle est de 40°,0. Ce serait une chaleur excessive pour Paris, si elle était exacte. Dans cette même période, la moyenne des maxima thermométriques n'est, au contraire, que de 30°,4, nombre inférieur aux moyennes des périodes suivantes.

« Dans la deuxième période (1731-1760), la température la plus haute a été observée les 14, 18 et 19 juillet 1757 et 1760 elle est de 37",7. La moyenne des maxima. est de 34",2, soit de 3",8 plus élevée que dans la période précédente.
« Dans la troisième période (1761-1790), nous retrouvons les températures excessives de la première 40°,0, le 26 août 1765; 39°,4, le 14 août 1773; 38°,7, le 16 juillet 1782. La moyenne des maxima thermométriques est également très élevée 34.9. C'est la moyenne la plus forte des six périodes.

« Dans les trois périodes suivantes, pendant lesquelles les observations ont été faites en des con-
ditions plus uniformes, les moyennes des extrêmes thermométriques présentent des écarts beaucoup moins grands. Ces extrêmes sont en effet « Dans la période (1791-1820), de 32°,3
« Dans la cinquième période (1821-1850), de 33°,0 ,( Dans la sixième période (1851-1882), de 33",2.
« Nous rencontrons cependant dans la quatrième période un maximum de 38.4, le 8 juillet 1793. Dans la cinquième période, le maximum le plus élevé n'est que de 36°,6, le 18 août 1842, et dans la sixième, il est de 36",2, le 4 août 1857. A Montsouris, il s'est élevé à 37",2, le 8 août 1873 et le 19 juillet l88t, et à 38",4, le 9 juillet 1874.

« Les fortes températures de l'été ont-elles réellement passé par un maximum correspondant aux
périodes deuxième et troisième, pour redescendre ensuite au degré actuel? Pour l'affirmer, il faudrait que les instruments employés aient subi moins de variations dans leur nature et leur mode d'installation. Du moins n'en saurait-on conclure que notre climat est aujourd'hui plus inégal que dans le siècle dernier. »

Titre : Paris, sa topographie, son hygiène, ses maladies / par Léon Colin,...

Date d'édition : 1885

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 18:34

LES HIVERS LES PLUS RIGOUREUX  d'aprés l'observatoire Carlier (1896)

Il est intéressant de remonter aux hivers les plus rigoureux qui se soient présentés
depuis les temps les plus reculés.

Les voici par ordre de dates :

547. — On traverse à pied tous les fleuves de France.
608. — Les vignes sont détruites dans une grande partie de la France.
763. —
La mer Noire gèle à une profondeur de 30 coudées. Les murs de Constantinople sont en partie démolis par la débâcle des glaces.
822. —• Les plus lourdes charrettes traversent la Seine, à Paris, pendant un mois.
974. — Grand hiver. On traverse le Bosphore sur la glace. Des épidémies terribles
suivent le froid, la famine s'y joint, et un tiers de la population de la France est détruit.
1316. —
Des glaces emportent tous les ponts de Paris.
1364. — Hiver exceptionnel. La glace du Rhône atteint quinze pieds d'épaisseur.
1408. — Grand hiver. Presque tous les ponts de Paris sont emportés par les glaces. Le greffier du Parlement déclare qu'il ne peut enregistrer les arrêts, l'encre gelant au bout de sa plume, malgré le
grand feu qu'il entretient dans sa chambre. Toute la mer est gelée entre la Norvège et le Danemark.
1420. — Grande mortalité dans Paris par l'action du froid.. Les animaux carnassiers viennent dévorer les cadavres. La mer Noire est presque entièrement gelée.
1422. — Le vinaigre et le verjus sont gelés dans les caves. La crête des coqs est gelée.
1430. — On va sur la glace du Danemark en Suède. Le Danube est resté gelé pendant 2 mois.
1434. — Trois mois de gelée continue à Paris. Nouvelle gelée très rude en avril.
1444. — Neige abondante dans le Midi de la France. Elle y reste 3 mois.
1458. — Une armée de 40.000 hommes campe sur le Danube gelé.
1468. — Les soldats bourguignons débitent le vin avec des haches.

1503. — Une armée entière traverse le Pô sur la glace.
1507. — Le port de Marseille est gelé. Nombre d'hommes et d'animaux meurent de froid.
1544. — A Paris, on coupe le vin avec des haches, et on le vend par morceaux, à la livre.
1570. — Les rivières du Midi de la France supportent les voitures pesamment chargées.
1586. — Les soldats meurent de froid devant La Réole; destruction générale des
oliviers en Provence.
1594. — La mer gèle à Marseille et à Venise.
1599. — Rude hiver. Presque tous les arbres fruitiers périssent.
1607. — Les troupeaux meurent de froid dans les étables. Les chariots chargés traversent la Seine.
1608. — Les vignes sont détruites. Le vin gèle dans le calice à St-André-des-Arcs, et le pain presque au sortir du four.
1665. — Le froid atteint, à Paris, - 22 degrés et demi.
1683. — Froid terrible en Touraine. Le tiers des habitants de la campagne, aux environs de Tours, périt de froid ou de faim.
1684. — La Tamise est entièrement gelée, et la glace atteint onze pouces d'épaisseur.
1695. — Congélation du vinaigre.
1709. — C'est le plus terrible des hivers de l'époque contemporaine ; le froid dépassa -23 degrés à Paris. La Méditerranée gela en plusieurs endroits, ainsi que la Manche. La plupart des arbres furent détruits en France. La misère fut extrême, et le blé manqua complètement. Le vin gela à Paris dans les tonneaux. Des cloches cassèrent en sonnant.
1740. — Froid terrible en Russie. On construisit à Petersburg un palais de glace entouré de mortiers également de glace, avec lesquels on put lancer des projectiles.
1795. — 23 degrés 1/2 à Paris, le plus grand froid observé dans cette ville depuis l'invention du thermomètre. Quarante-deux jours de gelée continue. — La flotte hollandaise, arrêtée dans les glaces, est prise par la cavalerie française.
1830. — 17 degrés à Paris, 28 à Mulhouse,-12 à Marseille. Toutes les rivières sont gelées. Nombre d'hommes et d'animaux meurent de froid.
1846. — 31 degrés à Pontarlier, le plus grand froid observé en France depuis l’invention du thermomètre.
1853. — Congélation presque générale des cours d'eau
1870-1871. — Froid excessivement rigoureux (-22 degrés à l'Observatoire astronomique,- 23 1/2 à l'Observatoire de Montsouris), mais de courte durée : la Seine fut à peine prise pendant un jour.
1879-1880. — Le froid se fait sentir avec une grande intensité dans toute la France. Le thermomètre descend à Paris à —18 et —24.
1890-1891.—Période de froid prématurée et unique du 26 novembre au 21 janvier.
L'intensité se fait surtout sentir dans le rayon de Paris, où le thermomètre descend à —15. Les végétaux souffrent beaucoup, grand nombre de plantes, arbustes et arbres sont gelés.

Nous croyons devoir reproduire à propos de l'hiver 1890-1891 les notes publiées dans
le Bulletin de la Société de Climatologie Pyrénéenne et dues aux observations de M. Gabriel Gandy.

« Nous détachons de la masse des documents météorologiques de toute nature rassemblés dans le cours de l'hiver 1891 quelques faits simplement destinés à laisser dans le Bulletin la trace de la période rigoureuse que nous venons de traverser. « Les dehors de cet hiver nous apparais-
sent empreints d'une grande simplicité. La période froide est unique et comprise entre le 26 novembre et le 21 janvier, enveloppant ainsi, en 56 jours consécutifs, près des deux douzièmes de l'année.

« Les débuts en sont très singuliers et en sont rendus d'autant plus sensibles que, peu de jours auparavant, la végétation manifestait des signes de renouveau sous l'action persistante d'un soleil printanier.

« Une chute énorme du thermomètre se produisait peu après, le 28 novembre, et causait la majeure partie des dégâts constatés dans les champs et les jardins.

« Un centre de froid très intense se posait sur la région de Paris et le minimum de —15°8 était lu à Achères. A l'observatoire du parc Saint-Maur, le thermomètre est tombé à —15. Ce chiffre est très remarquable et il n'a pas été dépassé dans la suite, de sorte qu'il représente la température la plus basse de l'hiver. Il n'y a que deux exemples de ce genre dans le siècle,
en 1842 et en 1863.



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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 18:48

Article dans une revue alimentaire

finalement, cela date!!!

La Foire de Paris

LA MEDAILLE DECENNALE
DE LA FOIRE DE PARIS .

La Foire Paris avait eu la très heureuse idée de
décerner, l'an dernier, une médaille coijunémorative
à tous ceux de ses exposants qui, à cette époque,
avaient régulièrement pris part depuis 1.0 ans à toutes
les manifestations de la Foire.

Ce témoignage îd'une longjie collaboration avait
été remis à près de 600 maisons, qui constituaient une
élite la production française. Cette année, un nou-
veau contingent de 120 médailles sera distribué, et
l'on relève encore sur la liste les noms les plus repré-
sentatifs de l'industrie française, qu'il s'agisse de
matériel automobile, de produits chimiques, d'outil-
lage, de produits alimentaires, etc.

SALON DES VINS

Depuis sa création, le Salon des Vins n'a cessé
de prendre chaque année une importance sans cesse
accrue. II constitue actuellement, la plus remarqua-
ble exposition de tous les crus de France. Dès main-
tenant, les stands qui, en mai prochain, recevront les
visiteurs par centaines de mille, ont été attribués aux
exposants et on peut, sans crainte, affirmer qu on
pourra au mois de mai prochain admirer à la Foire de
Paris la plus belle et la plus vaste collection de vins
français qui ait jamais pu être réunie.

L'AMEUBLEMENT A LA FOIRE DE PARIS

Dès maintenant les demandes d'emplacement reçues
par le Comité excèdent la superficie de tous les halls
consacrés à l'industrie du meuble. Les stands seront

répartis incessamment entre les exposants et ce grour
pe, l'un des plus importants de la Foire de Paris, se
trouvera absolument au complet. Les travaux d'agran-
dissement du bâtiment qui se trouve en bordure de
l'avenue Pasteur sont activement poussés, ils seront
terminés dans le courant de janvier. Ce magnifique
palais compte désormais 215 mètres de longueur sur
60 mètres de largeur. Ses immenses allées, le. long
desquelles les meubles seront une fois de plus pré-
sentés de façon particulièrement artistique, constitue-
ront l'une dès plus belles perspectives qu'il soit pos-
sible de voir dans une exposition.

La section de l'Ameublement à la Foire, de Paris
est d'ailleurs incontestablement la manifestation an-
nuelle la plus importante du monde pour l'industrie
du meuble.

LES RECEPTIONS DU MOIS DE MAI 1934

On sait que, chaque année, pendant le mois de mai,
la Foire de Paris reçoit la visite de plusieurs minis-
tres du Commerce de nations étrangères et de nom-
breuses et importantes délégations d'industriels et de
commerçants venant des principaux pays du monde.

Les demandes de renseignements et les pourparlers
actuellement en cours .permettent d'affirmer que le
nombre des visiteurs étrangers qui se rendront à Pa-
ris au mois de. mai prochain, pour voir la grande ma-
nifestation industrielle et commerciale de la capitale,
sera cette année plus élevé encore qu'en 1933. De
nouvelles, manifestations sont d'ailleurs en préparation
et le. programme en sera incessamment publié.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 17:59

Les Chercheuses de Muguet.

La mère et son enfant s'en vont par les futaies.

La mère écoute et fait le guet,

Et l'on voit son sein hâve et maigre, sous les plaies
De son corsage de droguet;

Tête nue et pieds nus, l'enfant, d'un air sauvage,
La suit, et toutes deux rôdent sous le feuillage

En cherchant des fleurs de muguet.

Des muguets. pour les vendre Au fond de leur demeure
Tout est vide huche et grenier;

Il ne reste au logis qu'un nourrisson qui pleure
Dans son étroit berceau d'osier.

La ville, où tout se vend, leur paiera ces fleurettes.
A l'œuvre donc 1 muguets aux mignonnes clochettes,
Répandez-vous dans leur panier


Droguet: étoffe gris bleu tissée à partir de laine

Cette étoffe servait à beaucoup de vêtements, couvertures etc….
 

 

Titre : Poésies de André Theuriet, 1860-1874

Auteur :

Éditeur :

Date d'édition :

Type :

monographie imprimée1881A. Lemerre (Paris)Theuriet, André (1833-1907)

 

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 17:57

L’expansion coloniale, sous Louis XIII et Louis XIV, sous Richelieu et sous Colbert, sous Louis XV et Louis XVI, sous l'Empire et la République.

Ainsi, pendant que l'Espagne donnait 3 millions d'hommes à ses colonies d'Amérique pendant le XVIe siècle ,pendant que l'Angleterre envoyait dans l'Amérique du Nord une population si nombreuse que la Barbade, cependant si petite, comptait 70 000 blancs, vingt-cinq ans à peine après son occupation ; le Maryland, 12 000, vingt ans après le premier établissement, et que, vingt ans également après la fondation du Massachusets, les colons déjà au nombre
de 40 000 devaient se déverser dans le New-Hampshire

c'est à peine si la France parvenait à envoyer de 1606 à 1700,6 000 émigrants au Canada, dont seulement 40 pendant les sept premières années et 2 000 de 1675 à 1759 3. En 1750,pendant que l'Angleterre avait 1500 000 colons de race
saxonne dans ses 13 colonies américaines, c'est à peine si la France avait 80 000 Canadiens français.

Les Antilles, à cause de leur climat meilleur, et surtout par suite du succès rapide qu'y obtint la colonisation, furent plus heureuses : 7 000 émigrants s'y rendirent de 1625 à 1642. Plus tard, Choiseul, honteux de nous avoir fait perdre le Canada, envoya dans la Guyane 15 000 malheureux si mal choisis et si mal gouvernés qu'il en mourut plus de 12 000 4. Mais c'est à peine si quelques centaines de Français allèrent pendant près de quarante ans s'établir à Madagascar

Ce n'est cependant pas que les encouragements manquassent aux nouveaux colons. Au contraire, dans toutes les chartes de concession accordées aux Compagnies de colonisation — car on sait que rien alors ne fut tenté en dehors de ces Compagnies — apparaît le souci constant du Pouvoir de peupler nos colonies de citoyens français.

Ainsi, d'après l'article premier de la charte de 1628 pour la Nouvelle-France, c'est-à-dire le Canada : La Compagnie devra faire « passer audit pays de la Nou-
velle-France 200 à 300 hommes de tous métiers, dès la première année 1628 ; pendant les années suivantes en augmenter le nombre jusqu'à 4 000 de l'un et l'autre sexe, dans quinze ans prochainement et qui finiront en décembre que l'on comptera en 1643 ; les y loger, nourrir et entretenir de toutes choses généralement quelconques nécessaires à la vie pendant trois ans seulement, lesquels expirés, lesdits associés seront déchargés, si bon leur.semble, de ladite nourriture et entretien en leur assignant la quantité de terres défrichées suffisantes pour leur subvenir, avec le bled nécessaire pour les ensemencer la première fois et pour vivre jusqu'à la récolte lors prochaine, ou autrement leur pourvoir en telle sorte qu'ils puissent de leur industrie ou de leur travail subsister audit pays et s'y entretenir par eux-mêmes ; sans toutefois qu'il soit loisible auxdits associés et autres de faire passer aucun estranger dès dits lieux, mais peupler ladite colonie de naturels français.
De même dans la charte accordée en 1635 à la Compagnie des Isles de l'Amérique, c'est-à-dire Saint-Christophe et quelques-unes des îles voisines
« Lesdits associés feront passer auxdites îles, dans vingt ans du jour de la ratification qu'il plaira à Sa Majesté de faire desdits articles, le nombre de 4 000 personnes au moins de tout sexe, ou feront en sorte que pareil ou plus
grand nombre y passe dans ledit temps ; et pour savoir le nombre de ceux qu'on y fera passer, les maistres de navires qui iront à l'advenir des dites isles apporteront un acte certifié du gouverneur de l'isle où la descente aura été faite, du nombre des personnes qui auront passé à la charge desdits associés, qui sera enregistré au greffe de l'amirauté. »

De même aussi, d'après l'article IV de la charte octroyée en 1698 à la Compagnie royale de Saint-Domingue, cette Compagnie devait peupler l'île d'au moins 1 500 blancs, tirés d'Europe dans le délai de cinq ans, et, après cinq ans, y faire passer annuellement 100 colons blancs.

Ce n'était pas assez, et une ordonnance du 16 novembre 1716 oblige tous les capitaines des vaisseaux marchands allant aux îles françaises ou au Canada, sauf ceux qui faisaient la traite, d'y transporter trois engagés, si leur vaisseau ne calait pas plus de 60 tonneaux ; quatre engagés, s'il calait de 60 à 100 tonneaux, et six, s'il dépassait 100 tonneaux.

SI INTERESSE,

Titre : La France hors de France. Notre émigration, sa nécessité, ses conditions , par J.-B. Piolet,...

Auteur :

Éditeur :

Date d'édition :

1900F. Alcan (Paris)Piolet, J.-B. (Le P.)

 

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 18:42

Article dédiée à Lucette

 

 

 

 

 

 

 

 

Sous le nom de bromidrosis, Hébra a décrit une affection, •consistant en une mauvaise odeur de la peau,résultant de l'exhalaison cutanée dans son ensemble sans qu'il y ait,,du reste, une augmentation visible de celle-ci.


On sait que certaines portions du corps exhalent, par la peau, des senteurs fétides plus ou moins marquées. La bromidrosis pedum, par exemple, et une affection fréquente. Cette odieuse infirmité n'épargne même pas les rois.

D'après Fagon, le Roi-Soleil jouissait, à cet égard, d'une célébrité peu enviable. Elle allait jusqu'à éloigner de son auguste personne même les courtisans, pourtant courageux. Toutes les prescriptions de l'ancêtre auquel Molière a assuré l'immortalité se'brisèrent contre la ténacité de la bromidrose. Elle tenait de race, et l'histoire anecdotique rapporte que la reine Marguerite pardonnait plus facilement à son époux Henri IV ses légendaires infidélités, que la non-moins légendaire senteur de ses royaux orteils.
D'après Hébra, cette infirmité tient plutôt à l'abondance de la sécrétion sudorale qu'à la réelle altération des produits sécrétés. « Car, dit-il, l'odeur exhalée dans ces cas diffère plus par son intensité que par sa qualité. » Mais il est avéré, aujourd'hui, qu'elle est due aux acides gras caproïque et caprinique, dont la décomposition, est favorisée par les chaussures et par l'adhésion des- orteils, entre eux.

il demandait à ses patients d'enrober leurs pieds la nuit de poudre de chaux et de chlorhydrate d'ammonium avec du tissu de coton. des produits "basiques" en somme, mais bon , la chaux!!!!

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 19:33

C’est Louis XVI que donna le droit d’élever des étalages le long des boulevards afin de stimuler le commerce des étrennes. Cela s’appelle la foire aux étrennes Cette faveur accordée par le roi fut de courte durée, en 1793, un décret interdit ce commerce comme constituant une pratique contraire à la loi et à l’égalité. Le premier vendémiaire fut choisi comme jour de départ de l’année républicaine.

Elle revint en 1795, puis interdite par le premier empire en 1807, puis réapparue sous la restauration en 1815. Suppression de 1830 à 1832. Depuis 1832, ces étalages ont été remis au gout du jour, malgré les pétitions des négociants patentés

 

Exemples de baraques de jour de l’an

1863 Place de la Bastille

Deux files de boutiques en plein vent, s'étendent, à perte de vue, lc long du
boulevard Beaumarchais. Elles ont pour hôtes, du 25 décembre au 15 janvier, des ouvriers et des ouvrières, élevés an rang de commerçants, pour la saison des étrennes.
Toutes les mêmes, d'une élégance pittoresque, bien couvertes, bien closes, munies d'un petit appareil de chauffage, éclairées par le gaz. Les petits marchands sont à leur poste. L'aube n'est pas levée, et les étalages se parent d‘étrennes fraîches. (j’aurais aimé en savoir plus!)

On croirait voir des rangées de maisonnettes suisses en bois de sapin. C'est comme un jouet d'enfant, colorié, sortant de sa boîte
La ville de Paris a mis en adjudication la fabrication en bloc, sur dessins fournis, de ces villages d'opéra-comique, et le droit de les louer pendant un certain nombre d'années. Elle se charge de les remiser dans ses magasins, et fournit le gaz.
L'entrepreneur livre chaque boutique, tout installée, clefs en mains, à raison d'un franc par jour. C'est donc, pour la durée de ce petit négoce, vingt francs, payables par semaine.
Exclusion de tout commerçant patenté. Préférence aux vieillards, aux femmes, aux ménages chargés d'enfants.

1927

Du 25 décembre au 8 janvier, on voit sur les Grands Boulevards, entre la Madeleine et la place de la République, les petites baraques du jour de l'an, où l'on vend mille petits objets puérils et bon marché ; joujoux à vil prix, dernières inventions du Concours Lépîne, statuettes en plâtre, vases en porcelaine sans valeur.

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  • : Métiers ignorés, oubliés. Conditions de vie début 1900. A force de me documenter pour la généalogie , j'ai eu envie de partager mes découvertes sur la vie de nos ancêtres
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