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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 18:08
NOS DOUANIERS DES FRONTIÈRES DE TERRE

A qui, cultivateur, commerçant ou touriste, franchissant la frontière le soir, au doux bercement de la voiture et l'esprit occupé par quelque pensée absorbante, à qui n'est-il pas arrivé d'être comme effrayé en entendant ce cri subit : « Halte à la douane ! » Forée est alors d'arrêter l'attelage au plus vite sous peine des plus grands dangers et de laisser visiter la voiture jusque dans ses plus petits recoins pour l'accomplissement de la formalité légale. A quel voyageur n'est-il pas arrivé de maugréer, alors que, bien installé dans son compartiment, enveloppé dans une chaude couverture et la casquette rabattue sur les yeux, il lui faut obéir à l'injonction dés agents du train criant à pleins poumons, comme pour se moquer de lui : « Tout le monde descend pour la visite de la douane » Chacun sait que, jour et nuit, de Dunkerque à Nice et de Nice à Bayonne, il n'est pas une route, pas un chemin de quelque importance, pas une rivière, pas un coin de bois
perdu qui ne soit gardé par les douaniers de nos frontières , dont le nombre total est', de 20000.
Le rôle des douaniers des frontières de terre est très grand, puisqu'il consiste, par tous les moyens possibles et même par le combat suprême, à empêcher l'introduction des marchandises étrangères, dont la plupart payent un droit d'entrée assez élevé, ou même qui sont totalement prohibées, comme les allumettes, la poudre de chasse, les jeux de cartes.
Comment se recrutent les douaniers?
Ce ne sont pour la plupart que d'anciens soldats et même, dans certaines directions où le choix est facile à cause du nombre de candidats, que d'anciens gradés. Mais comme, d'autre part, il y a des familles qui, depuis plusieurs générations, n'ont cessé de servir l'administration, il est juste que des faveurs leur soient accordées, c'est-à-dire que les fils des agents peuvent être acceptés à demi-solde à partir de dix-huit ans, s'ils justifient de leur aptitude au service militaire. Ils seront, du reste, impitoyablement rayés des cadres si, au moment de leur tirage au sort ou dans la suite, il leur arrive d'être réformés ou classés dans les services auxiliaires. Afin de faciliter la garde du pays, la frontière est divisée en portions de terrain ou « penthièvres » dont la surveillance est confiée à un brigadier assisté de plusieurs
hommes (8 à 12 en moyenne) formant une brigade. On a pu dire avec raison que le brigadier était l'âme du service. C'est à lui qu'incombe le soin de prendre toutes les mesures qui lui semblent bonnes pour déjouer l'ennemi sur sa penthièvre; bande de A  Mais ce sont surtout les heures de la nuit que les fraudeurs attendent avec impatience pour accomplir leurs exploits. On leur oppose alors l'embuscade, qui, sans conteste, est le service le plus redouté des contrebandiers.

A la tombée de la nuit, les préposés, le « sac » au dos, le revolver au côté (ou le fusil) et la canne ferrée à la main — ce sont leurs seules armes — se rendent au poste. Là seulement, ils apprennent isolément et verbalement l'endroit où ils doivent se rendre. Ce sac se compose d'une simple paillasse posée sur trois châssis de bois attachés l'un à l'autre par des lanières de cuir en guise de charnières et dont les traverses sont reliées entre elles par des cordes tendues. Le tout est supporté à 0m, 10 environ du sol par quatre petits pieds de bois. En hiver, le fourniment comporte, en plus, un sac de campement composé d'une peau de mouton recouverte d'une peau de chèvre formant enveloppe. Les préposés s'y glissent comme dans un sac véritable et ils y demeurent à l'abri de toutes les intempéries; seul, leur visage est à l'air libre. S'il pleut, ils piquent en terre un parapluie de grosse toile bleue qui, lui aussi, fait partie de leur équipement.
buraux-des-douanes-1908.JPG
 

j'ai mis des uniformes de douaniers sur mon site mode et pub, cité en lien

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 19:58

L'épicier vendait aussi la plupart des confiseries, parmi lesquelles, au temps de Boileau, les conserves de roses violes, le sucre, rosat, le pied de chat; le pas d'âne, les dragées, le pignolat et le jus de réglisse. Il leur était enfin loisible de débiter les produits pharmaceutiques dits étrangers, tels que le Mithridate, l'alkermès, l'hyacinthe et la thériaque, mais à condition de les faire visiter au préalable par le bureau des « apothicaires-épiciers ».

Ce sont les successeurs de ces mêmes épiciers qui vendent aujourd'hui le sucre, l'huile et le vinaigre, les chocolats, cafés, thés, pâtes et riz, le poisson sec et salé, les conserves de fruits, de viandes et de légumes, les œufs et les fromages, les vins et les liqueurs, la volaille et le gibier, sans parler- des huiles, pétroles ou essences d'éclairage, et dont on peut dire, depuis que les principaux d'entre eux ont abordé la viande, les fruits et les légumes frais, qu'ils embrassent, à l'exception du pain, la totalité de l'alimentation.

La révolution commença vers 1840 dans une boutique du Gros-Caillou où M. Bonnerot, fut l'initiateur de l'épicerie moderne. L'ancienne était alors, il faut bien l'avouer, un commerce absolument malhonnête dont peu de gens ont gardé le souvenir. On fraudait beaucoup sur la quantité de tous les articles, grâce à la connivence des domestiques dont la gratification du « sou pour livre » n'était pas le seul profit illicite. En ce temps-là les pains de sucre ne pesaient jamais leur poids, et l'huile à brûler était le sujet d'opérations machiavéliques : à la servante qui venait chercher 10 kilos d'huile dans un bidon on n'en livrait communément que 8.

M. Bonnerot imagina de livrer exactement ce qu'il facturait et de vendre à très petit bénéfice. Ce fut le principe de la « gâche », ainsi nommée parce que les autres épiciers, furieux, traitèrent ce faux frère de gâcheur du métier et son système de gâchage des prix. La « gâche » obtint un succès rapide. Le public voyait un libérateur dans cet homme qui, de sa seule autorité, réduisait si audacieusement des chiffres auxquels on s'était depuis longtemps résigné. Le magasin nouveau offrait l'aspect d'un perpétuel déballage au milieu d'un désordre singulier. Aucun luxe, aucun confortable, ni pour le personnel qui prenait ses repas debout, sur des caisses vides en guise de tables — il n'y avait pas de chaises, ni pour le client entre les mains de qui les objets étaient remis, enveloppés à peine, mal conditionnés souvent et parfois de qualité assez médiocre.
C'était le défaut de ce réformateur imparfait. M. Bonnerot, disait un de ses anciens commis devenu plus riche que le patron, « n'avait pas le sentiment de la bonne marchandise ». Il se laissait prendre à l'appât du bon marché. Au contraire, son émule,
M. Potin, plus tard son continuateur, répétait sans cesse : « De la bonne marchandise d'abord, le bon marché après. » Félix Potin, fils d'un petit cultivateur d'Arpajon (Seine- et-Oise), qui rêvait de faire de son héritier un notaire, avait vingt-quatre ans lorsqu'il s'établit à Paris, en 1844, après avoir lâché les inventaires et le papier timbré de l'étude provinciale dans laquelle il languissait depuis sa seizième année. Une vocation irrésistible le poussait vers l'épicerie, métier d'ailleurs aussi ridicule sous Louis-Philippe que l'avait été la « nouveauté » lors des « calicots » de la Restauration. Le bon sens public a de ces divinations.
Chacun des deux conjoints apportait en ménage une dizaine de mille francs. C'était bien peu, semblait-il, pour les visées ambitieuses du mari, mais le besoin d'un grand fonds de roulement ne se faisait pas sentir. Tout au plus l'épicier d'alors fabriquait-il lui-même sa chandelle; pour tout le reste il renouvelait presque au jour le jour son assortiment dans le quartier des Lombards, chez les droguistes, marchands de gros et de demi-gros qui florissaient en ce temps et auxquels les rouliers, messagers et diligences apportaient seuls des stocks. Le jeune Potin, qui faisait ses achats en personne pour éviter l'intermédiaire onéreux des courtiers, revendait presque au prix coûtant. Pendant six ans il usa de ce système, gagna fort peu, mais se fit beaucoup connaître. Si bien qu'en 1850, plein de confiance dans l'avenir, il osait prendre rue du Rocher la suite d'une épicerie plus importante. Elle avait pour maître ce M. Bonnerot dont il vient d'être parlé, qui avait émigré sur la rive droite, et elle avait été baptisée par le public du nom d' « Association », peut-être parce que l'éclatant uniforme porté par les garçons lui donnait un caractère semi-administratif.

Dès la première année, le nouveau propriétaire arriva au chiffre de 3 000 francs d'affaires par jour. La création des chemins de fer favorisant les relations avec le dehors, il s'appliqua à introduire les articles étrangers, inconnus ou peu usités en France, partant très coûteux jusque-là. Il aborda ensuite son projet favori, devenu la clé de voûte du nouveau commerce, consistant à se faire lui-même fabricant afin de pouvoir vendre à meilleur compte des produits meilleurs. Il commença par le chocolat : pendant sept ans, dans un hangar situé au fond de sa cour où il avait installé un embryon de manufacture, il fit manœuvrer lui-même sa broyeuse à cacao. Ce laborieux avait une idée très haute de sa profession :
Potin avait, comme Bonnerot, l'idée de chercher le succès dans la réduction des prix de vente, mais sans prétendre restreindre tout d'abord les prix d'achat. Ce qu'il sacrifia, ce fut son profit commercial, fidèle au programme qu'il s'était tracé... En tout cas, il a réussi!! j'ai en mémoire ce slogan Félix Potin, on y revient.... que la jeunesse de 20 ans ne connait pas. 

texte de 1905

 

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 09:09

pont-neuf-1905.JPG

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 08:36
embarras-parisiens-1900.JPG
En vingt-quatre heures il passe en moyenne : de 8000 à 43000 voitures et 9000 à 54000 chevaux dans Paris en 1902 (la rue de Rivoli arrivant en tête)

3 blessés par jour en moyenne et une personne tuée tous les 2 jours
 
le service des secours publics opère, surtout aux carrefours du Printemps, de Châ-
teaudun, du faubourg Montmartre, des Halles, de la rue Saint-Denis, près le Châtelet, de la gare de l'Est, etc. Le Parisien s'est vengé de ces quartiers maudits en leur décernant le sobriquet de « carrefours des écrasés » et ils persistent à justifier l'appellation.
Une administration prévoyante a dû s'inquiéter de cette nervosité périlleuse de la rue et tenter de canaliser « l'écrasoir ». Voici longtemps que des projets de ponts aériens et de passages souterrains ont été présentés à la Ville de Paris, mais combattus par les Parisiens, jaloux de l'esthétique de la rue, qui se contentent de rejeter toute la responsabilité des embarras incessants sur la Préfecture de police. Celle-ci, mise en demeure d'agir, est allée se documenter à l'étranger, et de chez nos voisins d'outre-Manche elle a rapporté l'institution de la brigade d'agents au bâton blanc. C'est alors aux carrefours dangereux toute une stratégie savamment protectrice, compliquée de coups de sifflet, de mouvements aspirants et refoulant du bâton blanc, accompagnés du débarquement de piétons par paquets ahuris
charette à vin 1900
 
Le gros souci: ce sont les encombrements des trottoirs par le marchand de faïences, le marchand de vins, l'emballeur, le drapier, l'épicier, le fruitier, le parfumeur, le gargotier; ce sont les kiosques à journaux et à fleurs, les colonnes Morris,
les limonadiers et autres commerçants de plein air les bascules ou distributeurs automatiques, les motifs lumineux, les boîtes-bornes postales, les chalets de nécessité
Le camelot, l'homme du boniment à jet continu, qui écoule aux terrasses des cafés les rossignols littéraires d'un nombre infini de pages pour o fr. 50, le jouet du jour pour o fr. 10, le résultat complet des courses, le journal du soir, le plan de Paris, des cartes postales illustrées; celui qui, après avoir tracé à la craie sur le trottoir des signes cabalistiques pour assembler la foule, après avoir annoncé un tour de prestidigitation extraordinaire qu'il ne réalisera jamais, débite un petit article, véritable cadeau, vendu partout 25 francs, et qu'il cède, lui, non pas pour 5 francs, pas pour4, pas pour3, pas pour 2

Mais on n'est pas seulement bousculé dans les rues de Paris, on y est assourdi. Le vacarme se déchaîne sans trêve, depuis les premières lueurs du jour jusque bien avant dans la nuit.

l'évolution économique a tué le plus grand nombre de ces pittoresques, mais gênants et bruyants marchands d'encre, rémouleurs, marchands de coco, de casquettes, de plaisirs, d'oeufs, de billets de loterie, de chiffons, de poissons et de carottes, d'huîtres à l'écaillé, d'images et de balais, d'oranges etc D'ailleurs ces cris se perdraient dans le tohu-bohu des voitures, des tramways, des charrettes et des automobiles.

Les cyclistes, qui se contentaient jusque-là de petits grelots ou de timbres menus, jugèrent plaisant d'adopter la trompe retentissante et de lui faire rendre des sons étourdissants, voire même d'emprunter le rythme traditionnel du matériel des sapeurs-pompiers. Les tramways à leur tour ayant adopté la traction mécanique furent dotés de timbres, de cloches, d'instruments divers et assourdissants. Les fiacres caoutchoutés eux-mêmes, espoir de nos velléités de repos, reçurent l'ordre de porter des sonnettes aiguës obéissant aux moindres mouvements du noble coursier qui les arbore à son harnais.

Et voilà comment le formidable charivari de la rue ajoute un nouveau danger pour tout Parisien qui se hasarde à faire à pied quelque course, dans les rues nous n'osons dire à se promener, il faudrait être aliéné pour y songer.

Texte de G-R Vèze

 

La marchande de 4 saisons
marchandes des 4 saisons 1900
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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 18:09

paris-bordeaux-train-1908.JPG

Le rapide de Paris-Bordeaux annonça au monde émerveillé qu'il ne mettait plus que
six heures quarante pour accomplir son trajet.
Le voyage de Bayonne en neuf heures vingt-sept minutes par tous les temps, alors qu’avec un coche, on continuerait à mettre seize jours en été, dix-huit jours en
hiver pour parcourir la même distance, à condition de pousser la voiture aux mauvais endroits.

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 18:05

On nous parle de réchauffement climatique.... pas nouveau ces températures d'étés

Les étés les plus chauds observés au dix-neuvième siècle, sont les suivants :

Celui de 1793, mémorable par des chaleurs restées sans exemple. A Paris, pendant trente-six jours consécutifs, le thermomètre à l'ombre resta à 31 degrés ; pendant quinze jours, il franchit cette limite pour s'élever jusqu'à 38. Dans certaines villes de France, il monta jusqu'à 40. La sécheresse fut telle, que les feuilles des arbres furent brûlées, et que les rares fruits eux-mêmes portèrent la trace de brûlure. La terre se trouva desséchée jusqu'à deux mètres de profondeur. A Paris, le thermomètre marqua 63 degrés au soleil.

Celui de 1800, marqué par des chaleurs extraordinaires qui allumèrent des incendies sur plusieurs points.

Celui de 1811, si célèbre par tant d'événements politiques et astronomiques. C'est l'année de la comète et du vin de la comète. Une gelée en avril avait compromis presque toute la récolte ; la chaleur fut si grande, que les raisins repoussèrent et donnèrent un vin resté célèbre sous le nom le vin de la comète. On fait la même prédiction pour la récolte de 1874.

Celui de 1822, qui vit un phénomène bien extraordinaire : dans le département de la- Haute-Saône, département ordinairement froid et retardataire, on vendangea le 19 août.

Ceux de 1826 et do 1884, pendant la durée desquels Paris eut chaque fois cinquante jours de très fortes chaleurs.

Celui de 1842, le plus chaud de la première partie de ce siècle. Paris eut soixante-dix jours de chaleurs extraordinaires, et sur divers points de la France, beaucoup de gens périrent exténués par cette température anormale.

 


Celui de 1849, où le thermomètre s'éleva à 41 degrés et demi ; la plus haute température qui ait jamais été observée en France.

Enfin, ceux de 1852, 1857,1859, 1865 et 1868, se sont fait remarquer également par des chaleurs extrêmes, et terminent la liste des étés mémorables.

Les chaleurs les plus fortes observées jusqu'à ce jour, se sont élevées :

Pour la France à ..... 41, 4
Pour l'Angleterre à . . 35.6 .
Pour la Hollande et la Belgique à. 38,8
Pour le Danemark et la Suède à 37, 5
Pour la Russie à 38,8
Pour l'Allemagne à 39,4
Pour la Grèce à . 40,6
Pour l'Italie à 40.0
Pour l'Espagne et le Portugal à .39.0

 

 

 

 

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 10:39
LA SEMAINE DU POISSON ET LE CONGRÈS DES PÊCHES MARITIMES A DIEPPE

De nombreux trains ont déversé près de 30.000 visiteurs. Et, comme la population avait plus que doublé, il était imprudent, pour le voyageur, de vouloir se loger ou de chercher, sous les arcades ou dans les restaurants, une place disponible.
Cette véritable fête de la mer fut en tous points réussie

L'Exposition s'étendait parallèlement à la Manche, entre le boulevard du Maréchal Foch, d'un côté et le boulevard de Verdun, de l'autre. La grande porte d'entrée, où rutilaient des oriflammes aux vives couleurs, annonçait, en grandes lettres blanches: la "Semaine du poisson", dont quelques spécimens étaient artistiquement représentés sur le panneau central. A l'intérieur, des stands parfaitement organisés, ayant trait à tout ce qui touche à la mer. Un immense aquarium exposait toutes les richesse de la flore sous-marine et des espèces de poissons que la mer offre à notre appétit : rougets, grondins, raies, homards, langoustes, soles, truites, voir même des pieuvres aux effrayantes tentacules. Un chalutier était chargé chaque jour de ravitailler l'aquarium. Plus loin, des moteurs marins frigorifiques étaient exposés ; puis, toute l'industrie de ce qui touche de prés et de loin à la mer : armement des bateaux, filets et cordages, engins de pêche savamment installés et présentés. Un des coins les plus recherchés par la foule était, certes, celui des "friteries" au gaz, installées à l'extrémité opposée de l'exposition et vraiment très propres, reluisantes même, avec les magnifiques appareils au gaz d'un rendement merveilleux. Il régnait là une bonne odeur de friture qui vous mettait en appétit. C'est pourquoi, sans doute, vous pouviez déguster gratuitement une assiette d'excellents poissons frits. Et, à la foule qui se pressait auprès des tables, on
pouvait s'étonner de voir tant d'amateurs de poisson.

Pour ceux qui ne craignent pas le mal de mer, des démonstrations de pêche au chalut en mer étaient offertes. animation extraordinaire : bateaux, chalutiers, voir même faibles barques de pêche sortant des différents bassins, chargés de passagers, allant faire un petit tour autour des navires de guerre ancrés au large.

On vît le défilé des pêcheuses en gracieux costume local et des pêcheurs en costume de travail, hautes bottes, suroît et chapeau de cuir. Des concerts par la musique des équipages, des bals, des représentations théâtrales avec le concours des chansonniers de Montmartre. Les autorités constituantes de la commune libre du Pollet (faubourg de Dieppe) vinrent même recevoir solennellement la commune libre de Montmartre. On procéda à l'élection de la plus belle matelote

H. RÉGNIER. 1929
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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 17:48
La guerre a modifié dans une large mesure les carrières déjà tracées 
Un journal a relaté le cas de Melle Yvonne Odie. reçue ingénieur mécanicien, après avoir suivi les cours de l‘institut électrotechnique de Nancy. Sollicitée de toutes parts pour remplacer des ingénieurs mobilisés elle est attachée actuellement au service technique d'une de nos principales sociétés de constructions navales, une autre jeune femme licenciée es sciences physiques, abandonna la. préparation à l'agrégation pour postuler au diplôme d'ingénieur électricien.

Dans le même but, Mlle Denise Kuhn et Madeleine Havard forcèrent l'entrée de l'Ecole supérieure d'électricité, dont le conseil vota l'admission des jeunes filles le 10 octobre 1917, cinq jours avant le concours, Elles furent brillamment reçues toutes deux .
Il a fallu un événement dramatique pour qu’enfin des femmes intègrent des postes typiquement masculins. , Par la suite le pourcentage est resté minime
Par contre les blouses des ingénieurs femmes sont vraiment affreuses!!!   
femmes-ingenieurs-1919.JPG                                      

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 12:48

distributeur-de-timbres-1907.JPG

On a installé, dans le péristyle de l'Hôtel des Postes, rue du Louvre, un distributeur automatique de , timbre-poste de 10 cent., qui a un certain succès dé curiosité.

On met un décime dans une fente ad hoc et une vignette tombe dans un petit espace vitré. L'appareil contient un rouleau dé 500 timbres, quand il est épuisé, une sonnerie prévient l'employé chargé dé pourvoir au ravitaillement de l'appareil.
Ce système, employé avec succès en Amérique et en Allemagne, aura-t-il la faveur du public ? On ne le sait encore. C'est une Société allemande qui a installé l'appareil qui fonctionne actuellement rue du Louvre. Si les résultats étaient satisfaisants, on prêle à M. Simyan l'intention d'en installer dans tous les bureaux de poste pour les séries courantes de timbres et les cartes postales.

Bien entendu, on serait obligea l'atelier des timbres, boulevard Brune, de changer le dispositif d'impression des timbres, destinés à ces appareils, mais ce n'est pas là une grosse difficulté, c'est une simple affaire de clichage.



M.Symian était sous secrétaire d'état à cette époque

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 19:22

3 sections avec un seul maitre pour chaque, soit les 4 7 ans, les 7 9 ans et les 9 12 ans.

Pas d'école le jeudi et des cours de 8H à 18H

Voiçi le détails 'j'espére que vous verrez quelque chose, sinon écrivez moi via les commentaires, je vous les envoie

emploi-du-temps-enfants-9--12-ans-1928.JPG

emploi-du-temps-enfants-7--9-ans-1928.JPGemploi-du-temps-enfants-4-7-ans-1928.JPG

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  • : Métiers ignorés, oubliés. Conditions de vie début 1900. A force de me documenter pour la généalogie , j'ai eu envie de partager mes découvertes sur la vie de nos ancêtres
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