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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 16:54

J'aurais bien aimé des cours de cuisine à l'école!! en plus gratuits!!

les ateliers de cuisine pour grands et enfants sont trés prisés à l'heure actuelle, mais à quel prix...

 

 

Cours ménagers gratuits à Nîmes en 1908

 

Une association féminine « la Française » a été formée le 1 er mai 1908 dans le but d'organiser dans notre ville des cours ménagers gratuits. Ces cours ont commencé à fonctionner en novembre 1908;
l'école a donc déjà deux années d'existence. Elle s'adresse aux jeunes filles âgées au moins de 12 ans, appartenant à toutes les écoles de la ville, et leur enseigne les matières suivantes : repassage, blanchissage, lingerie, raccommodage, coupe et couture, modes, enseignement ménager proprement dit (cuisine et économie domestique), comptabilité, conférences d'hygiène. Les cours ont lieu en dehors des heures de classe, et le jeudi matin. Les élèves peuvent donc les suivre sans être aucunement dérangées dans leurs études. Ils ont lieu dans un local scolaire mis à la disposition des organisateurs par la ville. L'enseignement est absolument gratuit, un droit d'inscription de 0 fr. 50 est seulement exigé pour chaque entant à son entrée à l'école. Les cours ont lieu de novembre à juillet; l'expérience démontrant qu'il
est difficile de demander aux élèves un effort continu vers la fin de l'année scolaire et au début des mois chauds.

L'enseignement donné aux cours ménagers est surtout pratique. Les élèves apportent les matériaux nécessaires à la confection des objets qu'elles cousent, et qui leur appartiennent. Le plus souvent, elles travaillent pour elles-mêmes, mais le programme d'études n'est pas absolument strict.

Aux cours de couture, elles font des ouvrages simples et utiles : par exemple, à la lingerie : une chemise avec feston brodé, un pantalon orné d'une dentelle au crochet; elles apprennent, en outre, à ce cours, la pose de la pièce dans les tissus unis et à dessin, le reprisage et le remaillage des bas. A la mode, elles confectionnent
de jolies charlottes en mousseline et entre-deux plissés, font les arrangements et apprennent de plus le travail du laiton, première chose enseignée à l'atelier aux apprenties modistes.

Le cours de cuisine qui est le plus important et demande plus de temps est pratiqué de la manière suivante : les élèves sont divisées en équipes de cinq. Chaque semaine, par roulement, une équipe déjeune gratuitement à l'école. Tandis que l'équipe qui déjeune va acheter les provisions au marché avec le professeur, les élèves restantes, sous la surveillance de la directrice commencent le nettoyage de la salle d'école. Les pavés sont arrosés et balayés, les tables lavées, les vitres des fenêtres nettoyées si c'est nécessaire. A la cuisine, le fourneau est soigneusement passé au noir, les cuivres
polis comme des miroirs, le feu allumé. Quand les élèves reviennent du marché, l'équipe qui déjeune doit s'occuper plus spécialement à la cuisine : triage des légumes, préparation et cuisson des aliments sous la direction du professeur. Ensuite, nos jeunes ménagères inscrivent au tableau noir le menu du déjeuner, avec en regard, les dépenses : prix de revient de chaque plat et prix total du déjeuner qui ne doit pas dépasser 2 fr. 40 (40 centimes par personne, pain compris). Les menus sont composés simplement et selon les principes d'alimentation rationnelle.

A onze heures, le couvert mis, l'équipe restante se met à table tandis que leurs compagnes se retirent. La bonne tenue à table, le service bien fait à tour de rôle, le couvert soigné et propre sont exigés. Après déjeuner, la vaisselle est faite, la salle à manger balayée, tout rangé et rapidement mis en ordre. Chaque élève a un cahier de cuisine où elle inscrit toutes les semaines, les menus, avec leur prix de revient, les durées de cuisson des plats et quelques recettes.

Cinquante-neuf élèves étaient inscrites aux cours ménagers en 1908-1909. Soixante-cinq en 1909-10. Le manque d'assiduité dont on a eu à se plaindre la première année d'ouverture de l'école, a été bien amélioré la deuxième année.
Des prix, consistant en objets usuels : tels que nécessaires à ouvrage, buvards,
plumiers, etc. ont été donnés aux meilleures élèves, des diplômes décernés à celles ayant fait preuve de bonne volonté, bonne conduite, assiduité. Les professeurs, heureusement recrutés, soit dans les divers métiers, soit dans l'enseignement se louent généralement de leurs efforts à bien faire.

 

 

 

Source ; Journal de la jeune fille : organe des Unions chrétiennes de jeunes filles de 1910 (Gallica)

 

 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 18:51

LE MARCHÉ DU TRAVAIL DEBUT 1900

Le Marché du Travail est l'ensemble des moyens propres à conclure l'accord de l'offre et de la demande d'emplois. La grève, la feuille de placement, la maison de La Mère, l'office du syndicat, les bureaux déplacement sont dans ce cas. L’ office national ouvrier de statistique et de placement s'emploie à régulariser ce marché.

L'offre et la demande de travail doivent entrer en rapport dans des conditions déterminées. L'échange auquel elles donnent lieu constitue un marché et revêt des formes diverses ; il se produit dans une foule d'endroits ou de rencontres.

Tantôt le patron vient chercher l'ouvrier à la grève, emplacement en plein air, ou dans un coin de halle, et 1‘embauche séance tenante.

L'ouvrier sans travail se rend aussi, souvent, d'atelier en atelier, d'usine en usine, et offre ses services. Dans certaines des maisons où il se présente, on lui donne à garnir une feuille de renseignements individuels, et la maison s'engage à le faire appeler en cas de place vacante.

Dans les villes de compagnonnage, c'est chez la Mère que les ouvriers vont à l’embauchage. Dans les syndicats, on communique au membre de l'association le livre des adresses des usines, ateliers, et la liste des emplois vacants avec le taux des salaires correspondants. Nous étudierons d'ailleurs l'organisation syndicale quand il
s'agira des lois qui la régissent. Nous verrons alors combien les bureaux de placement des syndicats ouvriers et des Bourses du Travail sont utiles aux membres de ces groupements et cherchent à les aider par des indemnités de voyage, de secours, de maladie, de chômage , involontaire ou forcé.

Mentionnons également les bureaux de placement, agences payantes auxquelles il ne faut se confier qu'avec une sérieuse prudence. S'ils ont à choisir entre les bureaux des agences et ceux des mairies, c'est dans les bureaux «le placement- gratuit«, installés dans ces dernières, que doivent aller de préférence les ouvriers non syndiqués. Mais, rappelons-leur que le bureau de placement des Bourses est à leur disposition comme à celle des ouvriers syndiqués.

Le marché du travail fonctionnera bien quand il aura réussi à centraliser, jour par jour, ces renseignements épars en tant d'endroits, car les offres et demandes, même les plus insignifiantes en apparence, peuvent avoir une répercussion au loin.

Mais en présence des misères de la vie du travail,, malgré la prévoyante activité d'une telle institution, l'ouvrier reste trop souvent exposé à des souffrances. i1 est bon de les signaler dans ce livre aux méditations de la jeunesse des campagnes,
trop prompte à l'émigration vers les villes.

Tiré de; L'ouvrier / par Albert Dupin disponible sur Gallica

 

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 19:28

petit texte de G.T. de 1895 ... et rien ne change pour l'offre et la demande et les biais pour vendre moins cher ou faire croire que !!

 

Tous les ans, vers le début de l'année, l’école professionnelle de Coiffure organise un vaste concours de professeurs et d'élèves suivi d'une distribution de prix, et terminé par un bal où figureront les « patientes » dont les artistes auront, une heure durant, orné la fête à grand renfort de coups de peigne.

Ces petites fêtes sont fréquentes et ne se ;limitent pas à l’École professionnelle de Coiffure. A l'heure actuelle, il n'y a pas à Paris moins de quatre associations capillaires qui luttent, pour la prééminence. Ce qui fait croître et. multiplier ces corporations, ce ne sont pas les barbes à 30 centimes et les coupes de cheveux à 50, c'est l'industrie du postiche. Qui saura jamais combien de crânes en France implorent, une végétation artificielle Qui saura surtout par quels procédés mystérieux les chasseurs de chevelures se, procurent, leurs dépouilles?

Voici à cet égard quelques renseignements j’ai puisé à bonne source. On sait que les cheveux se vendent au gramme et varient, de valeur suivant leur finesse, leur longueur et leur nuance: Dans l'ordre de rareté, se placent d'abord les châtains et les blonds, puis les bruns, les rouges, les gris et les blancs. Ces derniers sont .presque introuvables et atteignent, des prix fantastiques ; Toutes les femmes n'atteignent pas l'âge où les cheveux se revêtent d'une auréole argentée ; Rares sont les doyennes qui consentent à flirter avec les ciseaux du tondeur. El pourtant, il faut beaucoup de cheveux blancs aux posticheurs, les calvities de la dernière heure étant des plus fréquentes. Alors on a. recours à la chimie, on décolore au moyen de l'eau oxygénée des cheveux quelconques, on les blanchit quand
même; mais on ne les argente pas, hélas! ils conservent une nuance bleuâtre à laquelle les vrais connaisseurs ne se tromperont jamais. Récemment on a introduit dans l'industrie et des crins de chèvre du Tibet, qui sont d'une le finesse excessive et prêtent à l'illusion parfaites mais ils sont courts cl cassent facilement. La France, d'après l'avis des principaux négociants spécialistes, est un pays épuisé : «
"Nous n'y trouvons plus, disent-ils, de grandes longueurs. Il n'y a guère plus que la Corrèze et la Savoie où nous rencontrions encore des chevelures noires et longues; Nous sommes donc obligés de nous adresser à la Suisse, à la Belgique et à l'Allemagne. l'industrie française en emploie 100 environ. Chacun d'eux a sous ses ordres six coupeurs qui gravitent autour de lui et vont battre les villages et les formes, faisant leurs offres aux campagnardes. Ces dernières consentaient jadis au marché pour un colifichet, un objet, de toilette quelconque. Depuis les chemins de fer, elles sont devenues plus exigeantes et il faut les payer en beaux deniers comptants. Un coupeur abat en moyenne deux à trois chevelures par jour, el les paye de 2 à 10 francs. If faut cinq petites chevelures pour obtenir 1 kilogramme de marchandise.
Tout, cela forme ce qu'on appelle les cheveux de taille, avec lesquels se fabriquent des postiches très chers. Les neuf dixièmes des fausses nattes et des perruques se recrutent dans le cheveu du chute. Où se trouve-l.-il, celui-là? Dans la boite du chiffonnier or. Sans le chiffonnier, il serait impossible de faire face à la consommation des faux cheveux en France. C'est lui qui ramasse soigneusement ces petites mèches que toute femme retire de son démêloir après s'être coiffée. Les femmes s'en débarrassent volontiers en les jetant, et elles oublient ou elles ignorent, que ces cheveux reviendront sur leur tête après avoir passé par la boîte à ordures de la maison ou la hotte du « biffin ».
dans la ville de Paris, le peigne retire tous les jours plus de 50 kilogrammes de cheveux sur les têtes féminines. Tout cela s'amasse chez les maîtres chiffonniers, qui en donnent de 4 francs ;la livre.

Pour nettoyer la marchandise, on la roule dans de la sciure de bois, on en relire ainsi la
boue, la poussière, la graisse et toutes les autres immondices. On procède ensuite au démêlage, qui s'opère à l'aide de cardes assez semblables à celles dont, on se sert pour carder la laine.
Encore un instant., et on livrera aux coquettes ces jolies nattes, ces frisons séducteurs, que leur coiffeur leur vendra avec un sourire « comme un article hors ligne, comme une. occasion à prendre….

 

tiré du "Le Petit Français illustré. Journal des écoliers et des écolières" de 1895

 

 

Page 126

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 17:32
Si vous avez dans des tiroirs des insignes de personnel navigant en 1916 (voir image en fin)
 
Les insignes portés sur le bras par le personnel des troupes de l'aéronautique ont été supprimes en novembre 1915 pour éviter une confusion avec le: 'personnel navigant proprement dit;

A la date du 1 novembre 1916, le personnel navigant portera donc uniquement au collet et sur la poitrine, les insignes suivants :
A) Au collet (exclusivement réservés au personnel désigné ci-après) :
L'étoile ailée, pilotes titulaires du brevet d'aviateur militaire ;
La roue ailée, pilotes titulaires du brevet de pilote de ballon dirigeable
La grenade ailée, mécaniciens titulaires du brevet de mécanicien de ballon dirigeable.
Ces insignes (brodés sur écusson : orange pour l'aviation ; noir pour l'aérostation),sont portés perdant tout, le temps où les intéressés 'restent affectes à. l'Aéronautique Militaire, même s'ils cessent' de faire partie du personnel navigant.

B) Sur le côté droit de la poitrine (identiques pour les militaires de tous grades) :

1. Insigne de pilote breveté aviateur militaire : agrafe figurant deux ailes accolées dont le point de réunion est entouré d'une couronne de feuilles de chêne fermée en haut par une étoile (couronne argent, ailes et étoile or). .
2. Insigne de pilote breveté de ballon dirigeable : agrafe figurant deux ailes accolées dont le point de réunion est entouré d'une couronne de feuilles de chêne formé en haut par une roue dentée (couronne argent, ailes "et roue: dentée or).
3. Insigne d'élève-pilote aviateur et d'observateur, en avion : agrafe . figurant une aile terminée, par une étoile entourées d'une couronne de feuilles de chêne (couronne argent,: .aile or et étoile argent pour. les observateurs ; motif .tout argent: pour les élèves-pilotes).

4. Insigne d'élève-pilote de ballon dirigeable de mécanicien dé dirigeable et: d’observateur en ballon dirigeable, ballon :captif ou cerf-volant :: agrafe figurant
une: aile terminée par une; roue dentée entourées d'une couronne de feuilles de chêne (couronne argent, aile or, roue dentée-argent 1 pour les observateurs et les mécaniciens
5. 'Insigne pour le personnel d'équipage d'avion ou de ballon dirigeable {bombardiers-mitrailleurs, canonniers, photographes, mécaniciens, etc.): agrafe .figurant une
aile terminée par une hélice entourée d'une couronne unie, motif tout argent).

Source:
 
Ligue aéronautique de France. Bulletin mensuel d’octobre 1916 /décembre 1916
Voir Bnf.fr
insignes-avion-1916.JPG
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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 17:53

radar-1903.JPG

Et oui, la vitesse était déjà une source d’accidents!!

 

Comment contrôler la Vitesse des Automobiles en 1903?

L'évaluation de la vitesse d'une voiture automobile ne peut donc être faite par simple déduction Connaissant la distance qui sépare ces deux points, il suffit de chercher en combien de temps elle sera franchie pour trouver, par un calcul très simple, la vitesse de déplacement du véhicule. Malheureusement la fixité des bases d'évaluation fait le plus souvent défaut et c'est pourquoi les contraventions pour excès de vitesse dressées
contre les motoristes contiennent de si extravagantes erreurs.

Étant donné que ces contraventions sont sévèrement réprimées, on ne saurait tolérer
plus longtemps la fantaisie avec laquelle les agents chargés de ce service s'acquittent de leur mission. C'est à la photographie qu'on a, une fois de plus, demandé de fournir des indications qui ne soient pas entachées d'erreurs.
C'est par une simple modification de sa jumelle photographique Spido que M. Gaumont a obtenu l'appareil contrôleur de la vitesse de déplacement d'un mobile et en particulier des automobiles. Le principe sur lequel est basé cet appareil est des plus simples. Il consiste obtenir en un temps donné deux images du véhicule, images superposées qui serviront, par les positions homologues d'un point quelconque de la voiture, à connaître avec une très grande approximation le chemin parcouru pendant la durée de fonctionnement de l'obturateur. Il est indispensable, par exemple, que l'obturateur soit réglé pour une seule vitesse et qu'il soit établi de manière à donner toujours la même rapidité 
Appareil contrôleur de vitesse.

L'appareil est du format 8 X 16 employé en stéréoscopie; une moitié des clichés donne une image de 8 X 8 réservée à la voiture, sur l'autre moitié s'inscrivent les vibrations du diapason.
De nombreuses expériences ont été effectuées avec l'appareil de M. Gaumont, elles ont donné des résultats satisfaisants. Il faut donc souhaiter dans l'intérêt des chauffeurs et dans celui des piétons que la brigade policière chargée de constater les excès de vitesse soit promptement pourvue d' un instrument qui assurera la sécurité de nos promenades tout en soustrayant les conducteurs d'automobile aux vexations dont ils sont trop fréquemment l'objet.

l'histoire ne dit pas si ce "radar" a bien fonctionner, mais l'idée était là, déjà 

,

Page 500

 

 

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 18:21

La disparition de la corporation des marchands de coiffes, commence vers 1830, Les rares hommes qui se lancèrent dans cette voie avaient un petit magasin généralement dans les préfectures ou sous-préfectures et les jours de marché, les lingères des environs venaient y faire leurs emplettes. Le chef de la maison voyageait à cheval, emportant dans des sacs les pièces de mousseline et de nansouk qu'il débitait et se faisait payer au comptant. La femme tenait le magasin pendant ses absences. A mesure que la coiffe prit de l'extension et nécessita des articles plus compliqués, les marchands de
blanc transformèrent leur commerce de la façon suivante : dans de grandes voitures appelées maringotes et aménagées spécialement à cet effet, ils entassaient les paquets de mousseline, les boites de dentelles, tulles, broderies, rubans, été, et voyageaient avec un employé.

Il leur fallait généralement deux ou trois chevaux pour traîner ces grosses voitures. Arrivés dans les hôtels où une salle spéciale leur était réservée, ils déballaient leur voiture, puis allaient rendre visite aux petits marchands de
la localité qui, à tour de rôle, venaient à l'hôtel choisir leurs marchandises. Le patron faisait la vente, pendant que l'employé faisait la facture. Cette dernière était réglée seulement au passage suivant.

Elle a duré de 1830 à 1890. Tous ceux qui ont travaillé dans ces heureuses années ont réalisé de petites fortunes.

Les maringotiers ont complètement disparu Les maisons de blanc, voyant la vente de la coiffe et de ses accessoires disparaître, ont réformé leur manière de faire. Elles ont adopté le système de vente sur échantillons el ont été obligées d'ajouter à leur commerce primitif une foule de rayons nouveaux, tels que lingerie, cols, cravates, tissus, chemises, etc.
Le malheur a été que, au lieu d'exploiter comme autrefois un rayon unique, elles ont empiété sur leurs voisins. Pour arriver, elles ont baissé leurs prix. Leurs concurrents ont fait de même, bien que leurs frais généraux aient doublé depuis 20 ans, et ce métier des plus agréables, où les affaires étaient plus amicales que commerciales, est devenu difficile et accablant.

Elle porte souvent le nom de maringote : « La maringote, dans le principe, était la voiture du marchand forain courant la province, et ce n'est que par extension l'appellation a été donnée à la voilure des saltimbanques. Cette voiture est par eux quelquefois nommée la caravane, le chez soi »
Le mot est très répandu dans les parlers. Provinciaux, dans lesquels maringote désigne habituellement une voilure légère à doux roues : « Cochard dit qu'on les nomme ainsi parce que les premières se sont faites à Maringucs, en Auvergne » .
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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 18:12
coiffe-du-poitou.JPG
C'est après les guerres du premier empire que les coiffes et bonnets de lingerie blanche, ont commencé à faire leur apparition. A ses débuts, la coiffe était simplement faite en mousseline unie, pour les jeunes femmes et en nansouk garni pour les veuves ; les dentelles el les broderies n'étaient pas encore employées. Suivant les départements et même les petits pays, la forme de la coiffe était différente de nom et d'aspect, et l'on reconnaissait à première vue à la dimension de la coiffe, l'origine précise du colle qui la portait. Vers 1850, les communications de villes à villes devenant plus faciles, les marchands en gros de blanc pour augmenter la vente de leur article, commencèrent à vendre des coiffes ornées do broderies faites à la main ;de plus, la coiffe se livra soit sur mousseline, soit sur tulle à maille ronde où
sur tulle Bruxelles à maille carrée ; ce dernier est resté toujours en faveur en Vendée. On donna la mode également de garnir le devant de la coiffe d'un tuyauté de dentelle de Lille pu autre que l'on faisait venir de Lierre, en Belgique el d'Arras, On orna également la coiffe d'un gros nœud de mousseline avec quatre brides retombant sur les épaules. Ce nœud se modifia par la suite, lors de l'introduction sur le marché des rubans fleuris el moirés, qui donneront un cachet bien plus riche et plus seyant à la coiffe. maîtresse dans notre belle contrée. Avec les nouveautés qu'apportèrent les industries de la dentelle, de la broderie à la main et mécanique, el des rubans, nous assistons à une éclosion de nouvelles formes de coiffes

De la disparition des coiffes et quelles en sont les causes

Bien que le bonnet ait été employé en manière de transition, par celles qui ont voulu laisser la coiffe pour s'acheminer vers le chapeau, ou peut constater avec tristesse que la coiffe a disparu de certaines régions et tend de plus en plus à disparaître, même des contrées qui lui «ont restées fidèles. Les principales raisons de celle disparition sont les suivantes : D'abord, le prix élevé de toutes les marchandises servant à monter la coiffe ; ensuite, la mode qui s'infiltre dans nos campagnes par les journaux, les gravures, les catalogues des grands magasins de nouveautés. De plus, les modistes qui s'installent dans les petits pays font une guerre acharnée à celte vieille coiffure, la dénigrent et la ridiculisent, la traitant de surannée et d'antique. Le retour dans les campagnes de parentes habitant la ville qui vantent la beauté de leurs chapeaux grotesques ; la disparition des lingères qui préfèrent se lancer dans le commerce plus lucratif de la mode ou de la couture, et enlin le manque de nouveautés de la part des marchands et des fabricants qui, voyant cet article s'éteindre, préfèrent faire fabriquer à leurs ouvriers des articles pour les modes actuelles dont la vente est plus active.

La vie chère et l'instinct de luxe qui anime nos campagnards, les encourageant à sacrifier leurs coiffures coûteuses aux chapeaux à 4 fr. 95, ornés de plumes rutilantes, qui ne durent qu'une saison.

'Pour se rendre bien compte de celle disparition, il suffit d'assister à une grand'messe de campagne. Au lieu de voir comme autrefois, toutes les fillettes avec leurs petits bonnets appelés frileuses, garnis de coques de rubans, les jeunes filles et
jeunes femmes avec leurs coiffes élégantes et coquettes, et les vieilles mamans avec leurs bonnets unis, plus rien ou presque ! Que de chapeaux d'un goût douteux et qui, avec les toilettes qui ont suivi la même marche ascendante
vers les modes nouvelles, ont enlevé à nos petites campagnardes leur charme, et leur ont donné une allure bien éloignée de l'air honnête et franc qu'elles avaient autrefois.
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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 18:57

P300612_1407.jpgPhoto de 1930

petite(années 60), ma grand mére m'emmenait en métro, à Noél voir les jouets à la samaritaine. j'aimais vraiment ce moment où je pouvais toucher des yeux tous ces jouets...

j'ai emmené mon fils bien des années plus tard. mais voilà, la samaritaine n'est plus et caché sous des baches gigantesques, elle est en cours de "rénovation" pour un autre futur. un expo d'anciennes photos au pied de l'ancien magasin est là. une personne attend que l'on remplisse un livre d'or ou..., bref, j'ai pris ces photos avec son accord.

tout cela pour dire si vous aimez comme moi la Samar et pas ce qu'elle va devenir, hotel de luxe, vous pouvez passer un petit moment à cette mini expo, et aussi pour ceux qui ne peuvent aller à Paris

la samaritaine des années 1870

P300612_1409.jpg

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 09:01

permis-de-conduire-1920-1.JPG

On apprend au début l'usage de la voiture, de ses organes et de ses accessoires. Ceux-ci, comme, à l'atelier, expliquent à l'élève le pourquoi et, le comment de toutes les pièces qui constituent les différentes parties de l'auto: Entre temps, on apprend la manœuvre du volant, des leviers de changement de vitesse et «le freins, leur montrent la manière de débrayer et d'embrayer, de se servir judicieusement de la pédale
d'accélération; sous la conduite du moniteur, il suffit de prendre le nombre de leçons suffisant et de savoir distinguer un carburateur d'un pot d'échappement ; il faut encore obtenir de l'Etat le permis de conduire, et, pour cela, il est nécessaire de passer un examen, ("est à passer cet examen que les écoles de chauffeurs vous préparent. uses, elles amènent leurs élèves dans de bonnes conditions devant l'ingénieur des mines chargé de les examiner, il est surtout charger de se rendre compte si le candidat qu'on lui présente a d'abord les qualités physiques nécessaires, s'il a, en outre, l'habileté, le sang-froid indispensables pour éviter un obstacle qui surgit brusquement devant lui, la connaissance suffisante du code de la route et des règlements sur la circulation pour se diriger dans les voies publiques, conformément aux usages établis.

permis-de-conduire-1920.JPG

Pour amener un élève en bonne forme au jour de l'examen, il faut, compter généralement une série de dix leçons échelonnées sur une période d'une dizaine de jours. Le prix est de 15 francs par leçon, soit un total de 150 francs. Les élèves se recrutent un peu dans toutes les classes et il n'est pas rare de: voir sur la même voiture, tour à tour
au volant, où dans les autres places, écoutant la leçon du professeur, l'élégante mondaine, le futur conducteur de taxi, le simple ouvrier appelé à conduire le camion de l'usine, le commis-voyageur, le commerçant ou le docteur. A ceux qui
veulent prendre «les leçons particulières, pour éviter ces promiscuités, on demande, naturellement, un cachet plus élevé. La demande de passer l'examen comporte un certain nombre de formalités ayant pour but d'éviter toutes fraudes possibles ;
pour l'obtention du permis de conduite automobile ; Il faut un certificat de domicile signé par le concierge de l'immeuble habité par le candidat et légalisé par le commissaire de police du quartier; . une pièce d'identité ,un livret militaire ou extrait de naissance; un reçu du versement d'une somme de 20 francs entre les mains du percepteur des contributions, A ce dossier, il faut joindre deux photographies du candidat, dimensions réduites, le tout est déposé à la Préfecture de police
ou à la mairie, dans les départements, De là. le dossier passe au service des mines qui, quelques jours après, avise le candidat du jour, de l'heure el de l'endroit où il devra se rendre avec une voiture pour passer l'examen.
A Paris et pour le département de la Seine, ces points de rendez.-vous sont au nombre de quatre : à la porte de Vincennes, à la place Saint-.Jacques, avenue de Ségur et à Boulogne, 41, avenue Gallieni. L'examen passé, un permis provisoire, valable pour un mois, est remis immédiatement au candidat reçu, en attendant la carte rouge définitive qui n'est délivrée que quelques jours plus tard.
Etre examinateur n'est certes pas une sinécure ; on compte une moyenne de cent examens par jour, 30.0000 environ dans l'année. L'automobile n'est donc pas à la veille de manquer de conducteurs, les amateurs de vitesse étant de plus en plus nombreux, malgré le prix exorbitant des voitures.

 

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 18:08
NOS DOUANIERS DES FRONTIÈRES DE TERRE

A qui, cultivateur, commerçant ou touriste, franchissant la frontière le soir, au doux bercement de la voiture et l'esprit occupé par quelque pensée absorbante, à qui n'est-il pas arrivé d'être comme effrayé en entendant ce cri subit : « Halte à la douane ! » Forée est alors d'arrêter l'attelage au plus vite sous peine des plus grands dangers et de laisser visiter la voiture jusque dans ses plus petits recoins pour l'accomplissement de la formalité légale. A quel voyageur n'est-il pas arrivé de maugréer, alors que, bien installé dans son compartiment, enveloppé dans une chaude couverture et la casquette rabattue sur les yeux, il lui faut obéir à l'injonction dés agents du train criant à pleins poumons, comme pour se moquer de lui : « Tout le monde descend pour la visite de la douane » Chacun sait que, jour et nuit, de Dunkerque à Nice et de Nice à Bayonne, il n'est pas une route, pas un chemin de quelque importance, pas une rivière, pas un coin de bois
perdu qui ne soit gardé par les douaniers de nos frontières , dont le nombre total est', de 20000.
Le rôle des douaniers des frontières de terre est très grand, puisqu'il consiste, par tous les moyens possibles et même par le combat suprême, à empêcher l'introduction des marchandises étrangères, dont la plupart payent un droit d'entrée assez élevé, ou même qui sont totalement prohibées, comme les allumettes, la poudre de chasse, les jeux de cartes.
Comment se recrutent les douaniers?
Ce ne sont pour la plupart que d'anciens soldats et même, dans certaines directions où le choix est facile à cause du nombre de candidats, que d'anciens gradés. Mais comme, d'autre part, il y a des familles qui, depuis plusieurs générations, n'ont cessé de servir l'administration, il est juste que des faveurs leur soient accordées, c'est-à-dire que les fils des agents peuvent être acceptés à demi-solde à partir de dix-huit ans, s'ils justifient de leur aptitude au service militaire. Ils seront, du reste, impitoyablement rayés des cadres si, au moment de leur tirage au sort ou dans la suite, il leur arrive d'être réformés ou classés dans les services auxiliaires. Afin de faciliter la garde du pays, la frontière est divisée en portions de terrain ou « penthièvres » dont la surveillance est confiée à un brigadier assisté de plusieurs
hommes (8 à 12 en moyenne) formant une brigade. On a pu dire avec raison que le brigadier était l'âme du service. C'est à lui qu'incombe le soin de prendre toutes les mesures qui lui semblent bonnes pour déjouer l'ennemi sur sa penthièvre; bande de A  Mais ce sont surtout les heures de la nuit que les fraudeurs attendent avec impatience pour accomplir leurs exploits. On leur oppose alors l'embuscade, qui, sans conteste, est le service le plus redouté des contrebandiers.

A la tombée de la nuit, les préposés, le « sac » au dos, le revolver au côté (ou le fusil) et la canne ferrée à la main — ce sont leurs seules armes — se rendent au poste. Là seulement, ils apprennent isolément et verbalement l'endroit où ils doivent se rendre. Ce sac se compose d'une simple paillasse posée sur trois châssis de bois attachés l'un à l'autre par des lanières de cuir en guise de charnières et dont les traverses sont reliées entre elles par des cordes tendues. Le tout est supporté à 0m, 10 environ du sol par quatre petits pieds de bois. En hiver, le fourniment comporte, en plus, un sac de campement composé d'une peau de mouton recouverte d'une peau de chèvre formant enveloppe. Les préposés s'y glissent comme dans un sac véritable et ils y demeurent à l'abri de toutes les intempéries; seul, leur visage est à l'air libre. S'il pleut, ils piquent en terre un parapluie de grosse toile bleue qui, lui aussi, fait partie de leur équipement.
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j'ai mis des uniformes de douaniers sur mon site mode et pub, cité en lien

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