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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 19:41

 

On appelle beignets une pâte légère qui se fait avec de la farine, des oeufs et du saindoux;

 

OUPS! saindoux..... bon! peut être

 

les écoliers aiment beaucoup cette friandise; aussi en voit-on beaucoup, lorsqu'ils sont en promenade, s'écarter quelque

instants de leurs camarades, pour s'arrêter près des marchandes de beignets qu'ils rencontrent sur leur passage ; ces femmes sont assises devant un fourneau ardent, sur lequel est posée une poêle remplie de friture ; elles font promptement à chaque amateur autant de beignets qu'il en désire; mes petits gourmands les mangent tout chauds, et vont en
courant rejoindre leur compagnie.. ......

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 19:10

 MONTMARTRE décrit par FRANCIS MAGNAUD. Article de 1867



On dit qu'on va percer de grandes rues à Montmartre, aplanir la moitié des buttes et, de ce qui restera, faire un square-ombrages réglementés, fleurs numérotées, gazons de parade, du bon
air mis en caserne.
Ce sera la dernière transformation delà vieille butte : déjà, de tous ses moulins qui faisaient tapage et rayaient l'horizon de leurs grands bras gris, il ne reste qu'un moulin bête et peinturluré où l'on va manger de la galette et jouer au tonneau. Un grenadier en trompe l'œil garde la poutre-maîtresse qui date de 1295 — à en croire une inscription, menteuse sans doute comme toutes les inscriptions. Les guinguettes sont fermées, les lilas sont coupés, les haies sont remplacées par des moellons, les jardins sont transformés en terrains à bâtir ; pourtant Montmartre a un charme à soi parmi toutes les banlieues, charme varié et complexe, fait de bonnes et de mauvaises choses en même temps.

Montmartre est la grande usine de la corruption parisienne, à moitié chemin de l'île Saint-Ouen et du quartier Rréda. Ses hôtels garnis servent de transition entre le serrurier du premier âge et le gandin de l'âge d'or. Quatre bals encombrés et poudreux, la Reine Blanche, l' Elysée, la Boule Noire et le Château Rouge préparent les jeunesses aux splendeurs de Mabille.

C'est au Château Rouge qu'il se fait le plus d'affaires ; on peut le dimanche, à l'Elysée, rencontrer quelques filles honnêtes qui viennent y danser pour le plaisir ; la Roule Noire recrute la fleur des bonnes du quartier; la Reine Blanche est le rendez-vous de « ces messieurs » très nombreux, très élégants, très florissants à Montmartre. Ils ont un quartier général chez un mastroquet du
Vieux Chemin et des relations depuis la rue Lepic jusqu'à la rue des Poissonniers. Quelques-uns sont doués de remarquables aptitudes. J'en connais un qui fut agent d'élections très actif en 1848 et qui s'occupe aujourd'hui de publicité avec succès.

J'ai vu disparaître le bal Robert et l'Ermitage, réductions malpropres de la Reine Rlanche.

Je ne citerai que pour avoir l'air bien informé le bal du Moulin de la Galette, le Grand Turc et le Saton des Poissonniers. Gela ne ressemble pas absolument à ces bals de Belleville où les dan-
seuses laissent leurs sabots au vestiaire, mais cela vient immédiatement au-dessus.

Le temps, qui change tout, a déplacé aussi les tables d'hôte de Montmartre ; d'ailleurs elles ne pourraient plus vivre. La mère R..., dans la rue Florentine, nous donnait en 18G0, pour vingt-
huit sous, le potage, le boeuf bouilli, un gigot, des légumes, une salade, un dessert et une bouteille de vin, le tout supportable.

On a pas oublié non plus Mathilde, la quinquagénaire aux yeux bleus, qui fit mourir d'amour un nonagénaire de grandes manières, qui se nouait la serviette autour du cou avec une incomparable majesté — ni le père J... qui portait dans sa poche une recommandation écrite de ne point le conduire à l'église, dans le cas où il eût été frappé de mort subite dans la rue — ni le docteur D... qui, par économie, avait été chercher au Prado une femme pauvre et habituée à vivre de peu.


Dix maisons comme celle de la rue Florentine avaient leur public et leur publicité. Fiorentino mangeait volontiers le macaroni à l'italienne de la Reine Blanche et, dans la cité Véron, on
avait l'honneur de coudoyer madame Chantai, fille de madame Ma, dépositaire du secret que vous savez.

Maintenant, pour retrouver la table d'hôte typique, il faut pousser jusque dans les rues mornes et tranquilles des Batignolles, refuge des employés en retraite et des courtisanes réduites à la portion congrue.

Avec tout cela, les filles proprement dites sont rares à Montmartre, mais la grisette y abonde sous toutes ses formes. La grisette est immortelle. Mimi Pinson n'a pas plus qu'autrefois le moyen d'habiter la chaussée d'Antin, mais venez la voir à Montmartre.

Elles arrivent du travail, le pas pressé et menu, en robes légères, nu-tête ou coiffées de petits chapeaux qu'elles ont faits elles-mêmes, riant, causant, regardant, regardées, accostées, co
quetant avec les messieurs, se fâchant quelquefois.

D'autres ont « leur affaire, » un amant jaloux qui va les prendre à l'atelier, se défiant des surprises de l'asphalte.

Soir et matin, les ateliers de Godillot vomissent sur Monlmartre une populace effroyable : robes et blouses ont la même couleur et la même crasse : deux à deux, les couples marquent le pavé de leur lourde chaussure ferrée : pas de joie, du bruit; pas de plaisir, de l'ivresse ; pas d'amour, de la bestialité, une kermesse de Rubens, sans soleil, sans verdure, sans oubli du lendemain, buvant du vin qui ne vaut pas la bière et se gorgeant de gibelottes fantastiques.

Le dimanche, quand on a remisé les haillons et les tristesses de la semaine, Montmartre est charmant à voir : les fillettes en blanc corsage gravissent les flancs de la butte en chantonnant ;
les garçons ont l'air vainqueur. Les pétards éclatent, les rires sonores, les appels prolongés, les puihuiitt canailles et gais se répondent tout autour du vaste mamelon ; les baisers résonnent
et aussi les bourrades, les enfants crient, les mamans bavardent; il y a là de quoi rendre la vie à tous les crevés, à toutes les crevettes des Champs-Elysées.

Quelques pas encore, vous voilà à l'église, un méchant morceau de maçonnerie adossé à un chevet du douzième siècle .tournez à droite, c'est le calvaire. Les bruits s'apaisent, la lumière se tamise à travers de grands arbres; le long de l'allée, bordée de buis, de naïfs bas-reliefs racontent la passion de Jésus; au bout de l'allée, une roche creusée en forme de grotte : le Christ et les larrons, coloriés de la façon la plus réaliste sur leurs croix de bois brun, dominent la plate-forme ; au-dessous, dans la crypte, un autre Christ verdâtre repose sur une pierre.


Par échappées, se déroule un horizon immense : d'un côté, la plaine découpée comme un
échiquier et bornée par les collines de Montmorency ; de l'autre, Paris tout entier, fourmillement d'usines et de clochers. Le soir, quand la brume couvre la ville allumée pour le mal et pour le
plaisir, il semble que, derrière la falaise, va grandir et miroiter la mer. lueur, là-bas ! c'est un phare !
J'aime à descendre les pentes pour rire de la butte, du côté de la place Saint-Pierre, où l'on voit un
Je laisse aussi volontairement de côté le Montmartre bourgeois, patenté et bien logé, pour recommander aux fureteurs le Montmartre extrême qui s'étend en largeur, de la rue Marcadet
aux fortifications, vaste Cour des Miracles dont la vue vous serre le cœur

Il faut de ces dépotoirs-là aux grands amas de civilisation. Chiffonniers, mendiants, — quelques saltimbanques—ouvriers gagnant cinquante sous par jour, marchands de peaux de lapins,
brocanteurs interlopes, grouillent là presque à ras du sol ; de loin, on ne voit que des loques multicolores flotter aux palissades ; en approchant, on découvre des cambuses bâties de boue
et de crachat, des débits de vin qui achètent leur provision au litre et des frituriers platoniques qui ne travaillent que le dimanche.

Malgré le grand air, on respire des miasmes empoisonnés ; tout autour s'étend la plaine morne, crayeuse, défoncée, interrompue çà et là par quelques maisons de six étages.

Le plus joli, c'est que le Montmartre pittoresque va être éventré et qu'on respectera celui-ci : ces sentines existent à l'alignement des boulevards tracés depuis longtemps. Il faut bien, après
tout, que le petit monde ait de quoi se loger.


Un dernier mot : meurtres ou vols, les crimes sont rares à Montmartre. Pauvre, mais honnête.



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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 18:26

LES BOUILLONS

 On désigne aujourd'hui (soit 1900) des bouillons  sous ce nom de très nombreux restaurants a la «petite carte », établis d'après le type des célèbres établissements Duval.

Prixmoyens : boeuf,40C.; rôtis, de 8oc. à 1 fr. 20; volaille, 1 fr. a 1 fr. 3o; légumes,
40 à 60c; desserts, 20,25, 3o c. ; café,40c. On dépense environ 2 fr. à 3 fr. par repas.

LES BOUILLONS DUVAL: Créés en 1878 par M. Duval, boucher, ces restaurants très
populaires sont au nombre d'une centaine. Les dames et les jeunes filles peuvent y aller
seules; elles préfèrent ces restaurants parce que le service y est fait (sauf au Bouillon de
la rue Montesquieu, le plus grand et le meilleur) par un personnel exclusivement fémi-
nin.

Les viandes, surtout le bœuf, y sont d'excellente qualité. La cuisine est bien préparée et
rappelle la cuisine de famille. Les repas reviennent en moynne de 2 a 4 fr. par personne.

Quand vous entrez, on vous remet une fiche sur laquelle on inscrit, au fur et a mesure, le prix des plats commandés. A la fin du repas, on paje la note détaillée après l'avoir vérifiée. On a l'habitude de laisser le pourboire. à côté de son assiette (20 à 35 c. pour le déjeuner, 3o c. pour le diner).

LES BOUILLONS ET LES PETITS RESTAURANTS  POPULAIRES, ceux dont le  budget est très
limité, artistes, ouvriers, etc., trouveront dans les bouillons populaires des quartiers
ouvriers et commerçants de Paris et dans quelques maisons spéciales qui avoisinent
es Halles ou sont dans le quartier des Ecoles, une nourriture saine et suffisante à très bon
marché. Ils pourront y faire des repas de 60 à 80 c, prix inconnus en prov ince et même dans les pava où la vie est moitié meilleur marché qu'à Paris.

Rive Droite.  Quartier de Cllchy, Bouillon Restaurant des Moines, 49, R. des Moines.

Grand Bouillon Chartier, 18, Av, de Clichy,

Quartier des Halles. Restaurant des  Marmites, 96, R. Montmartre.
Maison Masson (le Père Coupe toujours), 14, R. du Cygne. Bouillon,
Au Veau qui telle, 5, R. des Halles
En outre, on trouvera rue. des Halles et dans les rues adjacentes, de la cuisine à emporter, chez les marchands installés en plein air (saucisses, poissons frits, ofr. 10, 0 fr. i5, 0 fr. 20; pommes de terre frites, 0 f r. o5 a 0 fr. 10 la portion.

Quartier du Temple (R. du Temple).
 Restaurant Bouillon, 94 R. du Temple.
Rive Gauche. Quartier des Ecoles. Maison Noblot, R. de la Huchctte, n' 11,
Bouillon Lagrange. 17, R. Lagrange.

Quartier Montparnasse. Grand Bouillon des Travailleurs, 15, R. du Départ. Repas à 0 fr. 85.
Pour ce prix on a : une serviette, un potage ou hors d'œuvre, une carafe de vin, un pain de fantaisie, un plat de viande au choix, un légume et un dessert. Café, o fr. 10 On fait le service soi-même.

Maison Paumler, 17, R de Buci.

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 11:42

La pub a toujours payé!!!!

 

Presse parisienne fin 18 ème siècle

 

It y a sur le pavé de Paris des courtiers de publicité qui se font, bon an mal an, de  
cinquante à cent mille francs de gain par ta publicité. Dès le matin, ils visitent les
grosses maisons de commerce où tes usines industrielles. Mal accueillis souvent, ils sont habitués à ne pas se laisser rebuter par cet accueil. Ils insistent, ils vantent les avantages de leur publicité; ils parlent de tout, et souvent ils réussissent à persuader par la variété de leur boniment et par leur
aplomb, le négociant qui n'était nullement
dispose & leur faire une affaire, et qui nuit, malgré tout. Par leur consentir un bon petit traité d'annonces. .Mais le courtier ne doit pas se contenter d'une promesse. I! lui faut la signature immédiate, avec la réflexion, le négociant pourrait changer d'avis et l'affaire serait rompue.

Le métier de courtier de publicité, on en peut juger, n'est pas chose commode, et
tout le monde n'est pas doué pour réussir dans la partie. Mais s'il est difficile. il a
l'avantage d'être très bien rémunéré. Les bons courtiers ont habituellement une re-
mise de trente à cinquante pour cent sur le chiffre d'affaires traitées. Il leur suffit de
faire dans leur journée ou tous les deux jours une réclame de 500 francs pour gagner
deux à trois mille francs par mois. Un courtier qui traite un chiffre annuel d'affaires de
cent mille francs gagne de trente à quarante mille francs. Les bons courtiers atteignent ce chiffre.

 

 L’importance de la clame dans les journaux à trois sous, dans les feuilles boulevardières et mondaines. Le sujet mérite mieux qu'une simple mention pour en constater la ressource dans le budget des recettes d'un journal.

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 20:28

La région du Sud ou de l'olivier qui comprend le Roussillon, le bas Languedoc, le Vivarais, le bas Dauphiné, le comtat d'Avignon, la Provence et le comté de Nice.

Cette région offre des plaines étendues limitées par des montagnes très-accidentées A cause de la douceur de l'hiver et de la grande chaleur de l'été, on y cultive très en grand l'olivier, l'amandier, le pistachier, la vigne et le mûrier. Sur le bord de la Méditerranée, on y voit croître en pleine terre le palmier, l'oranger, le citronnier et le caroubier. Les parties accidentées sont occupées par le chêne vert, le chêne-liège, le pin d'Alep, arbres qui dominent toujours des arbrisseaux spéciaux à la région, tels que le lentisque, le grenadier, la lavande, la sauge et le thym. Cette région possède peu de bêtes à cornes, mais elle multiplie très en grand les bêtes à laine, les vers à soie et les abeilles.

 La région du Sud-Ouest est très-étendue; elle renferme le haut Languedoc, le comté de Foix, le Lauraguais, le Béarn, la Navarre, le Bigorre, l'Armagnac, l'Agenais, le Bordelais, le Quercy, le Périgord et la Saintonge. Ses immenses plaines sont limitées, d'une part par l'Océan, de l'autre par les monta-
gnes des Pyrénées, et sur la ligne opposée aux rives de l'Océan par la région des montagnes du Centre. Cette vaste région cultive la vigne très en grand dans les plaines du Bordelais et du Languedoc. Elle est traversée du sud à l'ouest par la vallée de la Garonne, dans laquelle on cultive
le tabac, le chanvre et le sorgho à balais. Le maïs est très-cultivé dans la partie sud de la région.
On y possède de très-belles races bovines et on y élève le cheval dans les départements des Landes et des Basses-Pyrénées. Les dunes, qui longent la mer depuis l'embouchure de la Garonne jusqu'à Bayonne, sont couvertes de très-belles forêts de pin maritime et quelquefois de chêne-liège. Cette région ne connaît ni les froids excessifs de la région du Nord-Est, ni les chaleurs brûlantes de la région du Sud.

 La région des montagnes du Centre comprend le Gévau
dan, l'Auvergne, le Rouergue, le Forez, le Limousin et la Marche, contrées où le maïs mûrit difficilement son grain, et où la vigne ne croît que' sur les versants exposés au sud-est et garantis des vents du nord par des élévations.
Cette région spécule très en grand sur l'élevage, l'entretien et l'engraissement des bêtes bovines. Les nombreux animaux qu'elle possède vivent pendant la belle saison sur les montagnes ; ils quittent les pâturages pour redescendre dans les vallées,lorsque la neige commence à tomber. C'est dans cette région que sont situés les centres de production des races bovines de Salers et d'Aubrac. Généralement, le climat de la région des montagnes du Centre est froid, mais l'air y est pur est sain.

La région Sud-Est est plus froide encore pendant l'hiver que la région des montagnes du centre. Elle comprend le haut Dauphiné, la Dombes, la Savoie, le Lyonnais, le Maçonnais, le
Beaujolais, le Bugey et la Bourgogne. Cette grande région renferme deux parties bien distinctes : les plaines de la Dombes, de la Bourgogne et du Maçonnais : les montagnes du Dauphiné, du Lyonnais, du Bugey et de la Savoie. C'est dans les plaines que la vigne occupe de grandes surfaces et qu'elle fournit des vins de première qualité. Les parties montagneuses offrent de beaux pâturages et de nombreuses forêts d'arbres verts résineux. Cette région multiplie très en grand l'espèce bovine dans les parties accidentées; elle possède, en outre, de grands troupeaux de chèvres dans le Lyonnais. Si la température est favorable, dans les plaines et les vallées, à la végétation de la vigne, du maïs et à l'existence des prairies actuelles, par contre, dans les montagnes, elle est froide et parfois très-glaciale, à cause des glaciers et des neiges qui y séjournent pendant quatre à cinq mois.

 La région du Nord-Est comprend la Franche-Comté, l'Alsace, les Vosges, le Pays Messin, la Lorraine et le Barrois. Les montagnes y sont des contrées froides pendant l'hiver, mais les plaines sont d'excellentes contrées agricoles pendant l'été et l'automne. Les parties accidentées offrent de très-belles forêts d'essences résineuses, d'excellents pâturages et des prairies bien
irriguées. Les plaines sont occupées par le froment, le maïs, le tabac, la vigne et le houblon.
On y élève des chèvres, des bêtes à cornes et des bêtes à laine, et on y fabrique beaucoup de fromages.

La région des plaines du Nord est très-étendue. Elle comprend l'Ile-de-France, la Beauce, la Brie, l'Orléanais, le Gâtinois, le Yexin, la Champagne et la basse Bourgogne, contrées qui, pour la plupart, sont riches et bien cultivées. Si la vigne n'y produit de bons vins que dans la Champagne et la basse Bourgogne, le froment, l'avoine, le colza y donnent des récoltes satisfaisantes. L'étendue considérable que les prairies artificielles y occupent annuellement a permis depuis longtemps d'y multiplier très en grand les bêtes à laine appartenant à la race mérinos et de spéculer sur la production du lait. Cette région renferme la Champagne Pouilleuse, qui perd d'année en année son aspect triste et monotone par suite des progrès qu'y fait l'agriculture et des semis de pin sylvestre qu'on ne cesse d'opérer sur les parties très-crayeuses et arides.

La région des plaines du Nord renferme de grandes exploitations et de nombreuses distilleries de betterave.


La région des plaines du Centre renferme la Sologne, le Perche, le Maine, le Berry, le Nivernais, le Charolais, le Puisaie, le Morvan et la Touraine, c'est-à-dire les contrées qui, dans
ie centre de la France, ont des terres sablonneuses, granitiques encore pauvres ou couvertes en partie de bruyères et d'ajoncs. Si les vallées offrent parfois de riches cultures, si les bords
de la Loire sont souvent ornés de beaux vignobles, si les parties calcaires sont de bonnes contrées agricoles, les sables de la Sologne, les terres blanches du Berry sont encore de mauvais terrains. C'est par la culture du pin maritime et les marnages qu'on est parvenu, sur divers points de la région, à les améliorer. Cette région possède un grand nombre de bêtes à laine, elle élève avec succès la race bovine charolaise et durham et elle spécule très   avantageusement sur la multiplication du cheval percheron

La région de l'Ouest offre des plaines et des parties accidentées; elle est limitée par l'Océan et la Manche et les régions du Nord-Ouest, des plaines du Centre et du Sud-Ouest.
Elle comprend la Bretagne, l'Anjou, la Vendée et le Poitou. Son climat est doux et humide ; on y voit croître en pleine terre divers végétaux appartenant à la région du Sud. Saul dans la plaine du Poitou, les terres labourables sont de fertilité ordinaire et divisées en champs des quelques hectares entourés de mies vives qui donnent à la région un aspect très-boisé.
On y élève et engraisse les bœufs et les moutons et on y multiplie l'espèce chevaline. Ces spéculations y sont favorisées par les pâturages qu'on observe sur les terres arables. Le blé noir ou sarrasin y est très-cultivé, surtout sur les terrains de landes qu'on défriche dans le but de les transformer en terres arables. Cette région est principalement exploitée par des métayers.

La région du Nord-Ouest est la plus riche et la mieux cultivée. Elle comprend la Normandie, le Merlerault, le Cotentin, la Picardie, le Santerre, le Boulonais, l'Artois et la Flandre. La partie comprise entre le département de la Manche et la Belgique offre, à une faible distance du littoral, de nombreux herbages ou prairies sur lesquels on engraisse des bêtes à cornes,
on entretient des vaches laitières et on élève des chevaux. On y cultive le blé, le pavot, le tabac, le lin, le cameline, le houblon et la betterave comme plante industrielle. C'est avec
cette racine qu'on alimente annuellement les nombreuses sucreries qui existent dans la Picardie et la Flandre. Le climat de cette région est assez doux, mais il est brumeux
et humide une grande partie de l'année. Il n'y a que la Flandre et l'Artois qui subissent pendant l'hiver les influences de froids un peu intenses.

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 19:06

Comme quoi le recyclage est important !!!!! les enfants avaient des jouets fabriqués grâce au recyclage, et à notre époque, cela continue.... bien pour le recyclage mais toujours pour las enfants dont les parents n'ont pas trop de sous pour des petits cadeaux.....

 

 

1865
Depuis une quinzaine d'années les coureurs ramassent avec soin les boîtes à sardines et à conserves, dont l'utilisation et la transformation constituent certainement une des merveilles de l'industrie du chiffonnier. Il n'y a pas bien longtemps, les boîtes à sardines étaient dédaignées ; personne n'en savait tirer aucun profit et elles demeuraient dans les tas d'ordures:
Les boueux les enlevaient dans leurs tombereaux et les transportaient dans la campagne. Là tous les résidus de ménage se transformaient bien vite en fumier. Seule la boîte à sardines résistait à toute putréfaction, faisant ainsi le désespoir des cultivateurs qui, pour s'en débarrasser, étaient obligés de creuser de grands trous dans les chemins et de les y enterrer.

Un jour, un chiffonnier eut une idée bizarre et il songea à utiliser ces boîtes d'une manière originale. Il les remplit de boue, puis les empila les unes sur les autres et éleva ainsi une petite maisonnette qu'il recouvrit avec du papier bitumé. Cette invention, pour laquelle il ne prit aucun brevet, eut, dans son monde, un certain succès, et aujourd'hui il existe un assez grand nombre de huttes habitées par des chiffonniers et dont les cloisons intérieures, celles que la pluie ne peut atteindre, sont construites en boîtes 'à sardines remplies de terre sèche.


Le plus fort acheteur de boîtes à sardines de la capitale est un nommé Drog, qui a sa maison de commerce rue de Crimée. En 1871, Drog, ancien marchand de vin, ruiné
il eut l'idée d'utiliser les vieilles boîtes à sardines en retirant la soudure qu'elles contiennent. La soudure avec laquelle on ferme hermétiquement les boîtes à conserves est un lange d'étain et de plomb qui se vend communément de 1 fr. à 1 fr. 30 le kilogramme.

 
On obtient ainsi des morceaux de tôle, dont les uns sont étamés tant bien que mal et s'appellent du blanc, et les autres sont absolument privés d'étain et prennent le nom de plaques noires. Toutes ces plaques, quelles que soient leur dimension ou leur qualité, sont utilisées.
Le plus grand nombre est employé à la fabrication des jouets d'enfants.

Paris, de tout temps, a été le centre de cette fabrication. Chaque année la capitale expédie aux quatre coins du monde des, milliers de petits jouets à un sou qui, pour la plupart, sont fabriqués avec des boîtes à sardines. Il s'agit de jouets originaux, de jouets de bon goût, de jouets dans lesquels le génie inventif de l'homme et le perfectionnement des machines jouent un rôle important, la France a une supériorité incontestable sur tous les autres pays.

Le premier fabricant français de jouets, M. Rossignol, de Paris, qui, chaque année, vend pour plus d'un million de jouets à un sou, sans compter les jouets de luxe d'un prix supérieur, laisse visiter ses ateliers à qui veut les voir. M. Rossignol ne craint pas la concurrence étrangère, et il ne la craint pas par la bonne raison qu'il possède ce que les autres n'ont pas, le génie de l'invention et de la mécanique,,  Avec les boîtes à sardines dont M. Drog a retiré la soudure, M. Rossignol fabrique ces délicieux petits jouets qui font le bonheur des enfants. Il fabrique ces chemins de fer lilliputiens, que nos bébés sont si heureux de trouver dans la cheminée
le jour de Noël; il fabrique de petits bateaux, des canons microscopiques, des chevaux attelés à des camions, des lanternes, des danseurs de corde et mille autres objets etc….

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 18:30

les gestes du cordier,

l'un des seuls métiers où il faille marcher à reculons sur plusieurs dizaines de mètres pour produire cette ficelle ou cette corde si anodine, mais pourtant si nécessaire à tous.
je me suis intéressée par son salaire et sa nourriture
La famille du cordier de la Basse-Bretagne, observée en i8S1,

se nourrit de soupe au pain d'orge, de bouillie et de crêpes de sarrasin, de pain mangé avec des pommes de terre, du lait et du beurre.

La viande, le cidre et l’eau-de-vie n'apparaissent sur la table que dans les grandes
occasions; l'habitation, formée seulement d'un rez-de-chaussée, ne comprend souvent qu'une
seule pièce, où la famille se tient avec les deux vaches; les offices religieux et surtout la fête du
patron de la paroisse sont la principale diversion aux travaux ordinaires de la famille.
Le salaire de cordier est de 1.76 Franc par jour en 1881,

 

un journal (le figaro est de 50 centimes) soit 28 % de son budget, donc pas de news et connaissance je suppose!!

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 18:22

L'hygiène de la rue! Voilà bien le dernier endroit que l'on assainisse, et c'est là pourtant que se passe la plus grande partie de l'existence pour les enfants du peuple. Sans compter les petits enfants pourvus de nourrices ou dé «bonnes », qui fréquentent les trottoirs durant des après-
midi entières, et se fouettent la poussière à la figure en jouant au sabot, lorsqu'ils ne s'en barbouillent pas, en faisant des pâtés.

Or, cette poussière-là, voici comment elle est préparée.Le matin, de très grand matin, après que les balayeurs sont venus racler les trottoirs à grand bruit, Messieurs les chiffonniers arrivent. Les ordures de toutes sortes, nocives ou non, se trouvent accumulées dans des boîtes en fer
blanc, dans les poubelles, qui auraient été un progrès sur le «tas» classique, si les chiffonniers l'avaient permis.Mais les chiffonniers ne le permettent pas. Avec l'autorisation, .chèrement achetée, de la Ville de Paris, ils se saisissent des boîtes à ordures, les vident sur le trottoir, en
souillent les pierres, jettent au ruisseau des débris sans nombre, déposent même au coin de certaines rues un entrepôt de chiffons sales ; puis ils rejettent tant bien que mal, — plutôt mal que bien —, ce qui leur a déplu, dans les boîtes dont le tombereau municipal fera ensuite la.
récolte.

Et tout-à-1'heure, sur ce même trottoir, les gens passeront, s'engluant dans les ordures éparpillées, les enfants joueront, absorbant ce qu'une industrie aussi pernicieuse qu'autorisée vient de semer sur toutes les voies de toute la ville. Heureux, si Messieurs les chiffonniers n'ont pas,comme je l'ai vu dans maint quartier populaire, abandonné quelque haillon dont les marmots s'emparent pour faire
un drapeau, ou quelque sale boite en tôle dont ils font un tambour ou un verre à boire.

Ce n'est pas tout; sur ce trottoir sali, les laitiers, les porteuses de pain déposent, pendant leurs causeries matinales, le lait que les enfants boivent, le petit pain du premier déjeuner ou le grand pain des repas principaux. Sur la table de famille, les aliments essentiels arriveront après contact avec les dalles où les ramasseurs de chiffons prenaient leurs ébats.

Enfin, la communication faite à l'Académie de Médecine,en octobre dernier, par le professeur Ghantemesse et M. Borel, a péremptoirement démontré comment, les mouches sont le véhicule des germes pathogéniques, et nous charrient à domicile lès vibrions du choléra et les
bacilles de la fièvre typhoïde. Qu'une épidémie éclate : et les.mouches, sorties de ce ruisseau, posées sur ces trottoirs que vous avez laissé contaminer, tout-à-l'heure dissémineront partout les microbes nocifs.

Est-ce pour voir durer un tel état de choses, que nous payons à la ville de Paris une taxe énorme, sous prétexte d'enlèvement des ordures ménagères 1 Payée par nous, et grassement, la ville se fait payer par des industriels qui achètent le droit de nuire à nos enfants comme, à nous, et
plus qu'à nous? Cette situation est-elle tôlérable ? et que font messieurs les conseillers municipaux, dont nous sommes les électeurs, et messieurs les fonctionnaires, que nos impôts rétribuent ? Pourquoi, sans vouloir anéantir une industrie lucrative, ne donne-t-on pas aux chiffonniers
le droit d'aller faire leur triage dans les usines où l'on broie les ordures ? Il est telle de ces usines,, dirigée par un ingénieur, qui gagne 40 francs par wagon de niatière traitée.Ces gains énormes justifieraient amplement qu'on imposât aux usiniers qui en profitent, l'introduction, chez eux,
des chiffonniers, qui procéderaient ainsi à l'aise, au triage, sans nuire à la santé publique. Il importe que cesse un état de choses, vraiment honteux pour Paris. L'enlèvement im-
médiat des ordures, en peu de temps, sans aucune intervention que celle des employés municipaux, à heure fixe,et dans des tombereaux clos et couverts, voilà l'unique solution. C'est celle que j'ai vu appliquer à l'étranger.

Et pour que l'on ne me taxe pas d'exagération, je finis en citant la lettre que m'adressait, comme suite à sa communication, le professeur Chantemesse lui-même, inspecteur, comme on sait, des services de l'hygiène publique au Ministère de l'Intérieur :

. « Monsieur,

« Vous m'avez fait l'honneur de m'écrire au sujet de deux
« questions qui intéressent l'hygiène urbaine de Paris. Sur
« chacune d'elles, je suis tout-à-fait de votre avis.

« Il y a quelques mois, un Congrès d'hygiène et de salubrité
« de l'habitation s'est tenu à Paris. Il s'est terminé, comme la
« plupart des Congrès, par un banquet. Je me trouvais assis
« auprès du délégué de la ville de Berlin. Je lui ai demandé, au
« dessert, non pas ce qu'il avait trouvé de mieux, mais ce qu'il
« avait trouvé de plus mal dans l'hygiène urbaine de Paris.

« Il m'a dit. franchement que ce qui l'avait choqué le plus était
« notre mode d'enlèvement des ordures ménagères. A Berlin ce
« service est beaucoup mieux organisé et il se fait à l'aide de
« tombereaux clos hermétiquement.

« Si vous me demandez, monsieur, à quel moment une sanction
« favorable interviendra, je vous dirai que sa rapide venue
« dépend à mon sens d'un mouvement de l'opinion publique
« bien renseignée par la Presse... »

22 Octobre 1905,

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 18:52

Les normands du dix-huitième siècle  ne risquaient pas de mourir de faim,  jusqu'à six repas, trois à la viande.

Aux repas pris dans les champs, l'aliment le  plus ordinaire est la bouillie de sarrasin; quelquefois, dans ces immenses plaines de froment, dans ces mers ondoyantes d'épis dorés, la curiosité vous arrête devant une famille ou maisonnée de vingt, trente personnes,
assises sur des escabeaux autour d'un grand bassin plein de cette bouillie, où chacun trempe la cuiller qu'il a auparavant graissée légèrement dans le pot au beurre, placé au milieu. 

Et le pain! De quelle couleur est-il?
Je vous assure que tous les jours il blanchit, et que de plus en plus il s'approche du pain chanoine ; c'est ainsi qu'on y nomme le pain blanc.
Dans toutes ces campagnes, vous verriez sur de larges tablettes de grands pots
de graisse de rognon de bœuf salé, poivré, avec laquelle on assaisonne l'antique soupe aux choux.
Leurs vêtements
Les hommes sont vêtus d'excellent gros drap de laine à côtes de fil, larges chausses de
Louis XII. Les femmes portent le Hénin de Jeanne d'Arc, ce haut clocher de toile et de dentelle; la capette ou antique parure des princesses capétiennes ,serre leur taille et flotte au-dessus de leur, large jupe écarlate.
Leurs  maisons;

Elles sont en général aujourd'hui bien bâties, et toujours de plus en plus grand nombre couvertes de belles tuiles ; elles restent de plus en plus chaumières, à mesure qu'elles s'approchent de la mer; près du littoral, elles ne consistent plus qu'en un rez - de - chaussée dépavé, grenier au-dessus.

Leurs  mobiliers
le grand lit à quatre quenouilles pour le père, la mère ; la grande table, les deux grands
bancs, les bancs-selles, les selles, les escabeaux, le dressoir, les ustensiles de cuivre ou d'étain, le grand pot à trois pieds, le grand plat, la grande gamelle des champs.

 

Les ouvriers

 Je vais vous faire connaître la domesticité de ce pays en ce qu'elle a de particulier
et d'exemplaire. J'aime bien que là, outre le salaire, le maître donne à ses domestiques des vêtements, des souliers,  j'aime surtout qu'on les intéresse aux profits éventuels de la maison, en les gratifiant de vingt, trente sous, à la vente d'un cheval, d'un bœuf, d'un tonneau de cidre. Les valets et les gens de travail y sont d'ailleurs, comme dans tout le Nord, couverts d'une blouse bleue ; il y a de particulier que les bergers le sont d'une blouse blanche.

                 * 

Dans la riche et industrieuse Normandie, la bêche ne se montre guère hors des jardins. Les champs sont labourés avec des chevaux, des bœufs.

Les bœufs sont les doubles des chevaux, c'est-à-dire que, lorsque les chevaux sont fatigués, on laboure avec les bœufs ; quelquefois on attelle ensemble les uns et les autres.
la richesse agricole de la Normandie et du bien-être des populations au dix-huitième
siècle

Dans les cinq départements normands sur 800,000 hectares de prés et pacages sont nourris 600,000 vaches, 200,000 bœufs, un million de moutons, 300,000 chevaux.

Les vaches cotentines donnent 100 kilos de beurre par an, et dans certaines fermes, on vend
pour 28, tonnes de beurre.


Dans toutes ces campagnes, vous verriez sur de larges tablettes de grands pots de graisse de rognon de boeuf salé, poivré, avec laquelle on assaisonne l'antique soupe aux choux.

Les villages de la Normandie ont conservé l'ancien usage porté par leurs pères en Angleterre, celui du couvre-feu que la cloche de la paroisse sonne encore à neuf heures du soir sous le nom de retraite.

On parle des fréries, des nombreuses maisonnées ,tous fils, petits-fils ou descendants du même père. Il y a mieux dans cette province : il y a des hameaux habités par d'antiques parentés, dont toutes les familles portent le même nom : je citerai celui de la Grousserie, où tous les habitants sont Le Mounier; celui de la Hénardière, où tous les habitants sont Hénards; celui de la Gomondière, où tous les habitants sont Gomonds. Quand quelqu'un part, il va prendre congé dans toutes les maisons ; quand il arrive, il est embrassé à toutes les portes. Chez ces bons villageois normands, vous passez dans certains cantons où, comme chez les anciens, tous les âges, tous les sexes se tutoient.
la vente des énormes bœufs dont tel parc, je cite celui de Saint-Léonard, en renferme jusqu'à trois cents têtes, qu'on ne vous donnerait peut-être pas pour deux cent mille francs.

Mais sans doute vous voulez savoir ce qui produit le miraculeux engraissement de cette innombrable multitude de boeufs gras, arrivés si maigres du Limousin ou du Poitou. Le voici : au printemps, plantureux pâturages et forte ration de farine de grains mélangés ; en automne, plantureux pâturages de regains, même farine, même ration.



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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 18:27

j'ai déjà écrit un article sur le sujet

les parisiens avalaient beaucoup de pain, mangeaient beaucoup de viande rouge et du sel et un coup de pinard

j'ai trouvé encore une stat sur le sujet

Statistiques!!! dommage toujours pas sur les légumes et fruits faites sur une année 1890

soit:

400 grs de pain par jour (une baguette maintenant: 250 grs)

175 grs de viande rouge

20 grs de sel par jour

23 grs de beurre par jour

puis

de temps en temps

Volaille gibier 30 grs par jour

Porc 25 grs par jour

Fromages secs 6 grs par jour

190 oeufs par an

les boissons

1/2 l de vin par jour

peu de cidre at de bière

A noter de 10 à 90 huitres par an

allez!!! ils mangeaient des légumes et fruits , peut être pas 5 par jour!!!

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