Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 18:46

Ah!! ces départs en vacances!!! c'est de saison, alors je suis allée voir le nombre de jours possibles pour partir de nos grands parents ou arriéres GP etc suivant vos ages

 

 

DUREE DU CONGE 1936

La durée du congé est fixée par l'art. 54 f. du livre II du Code du travail.

Au bout d'un an de services continus, l'employé a droit à un congé annuel continu, payé,
d'une durée minimum de 15 jours, comportant au moins 12 jours ouvrables.

Si la période ordinaire de congé de l'établissement survient après 6 mois de services continus
l'employé, ouvrier ou apprenti, a droit à un congé continu d'une semaine.

La circulaire du 24 juillet 1936 a précisé les conditions dans lesquelles doit être calculée la
durée minimum de congé continu. Si la période de services continus est d'un an, la durée minimum
doit être de 15 jours comportant au moins 12 jours ouvrables.

« Cette durée de 15 jours a été calculée en tenant compte que (sic) la période de congé comprendra habituellement deux semaines, soit 12 jours ouvrables, plus trois jours de repos hebdomadaire au commencement, au milieu et à la fin de la période.

» Pour les travailleurs qui n'ont droit qu'à un congé payé d'une semaine, ce congé doit comprendre six jours ouvrables plus un ou deux jours de repos hebdomadaire, suivant que le point de départ du congé coïncidera pas ou coïncidera avec un jour de repos hebdomadaire ». (Cire. min. du 24 juillet 1936).

Doivent être considérés comme jours ouvrables, « les jours normalement consacrés au travail ».
Par conséquent, les jours l'on fait « le pont », sont à considérer comme des jours ouvrables bien
que les salariés de la plupart des entreprises ne travaillent pas ce jour-là. En revanche, si la période
de vacances comprend un jour férié légal (le 15 août ou le 14 juillet) ce jour ne doit pas être consi-
déré comme jour ouvrable et dans ce cas pour assurer les 15 jours, dont 12 jours ouvrables, il
sera peut être nécessaire d'assurer au total 16 jours
de congé.

Fractionnement du congé

En principe, le congé est continu; conformément à la suggestion de l'article 2 de la loi du
20 juin 1936, la circulaire du 24 juillet 1936 a pourtant autorisé les inspecteurs du travail à
accorder le fractionnement du congé de 15 jours lorsqu'un accord est intervenu en ce sens entre
employeurs et salariés. Nous avons vu (1) que le fractionnement est également permis lorsque l'in-
téressé n'atteint l'année complète de services continus qu'à la fin de la période normale de
vacances.

Tableau de départ

Le décret du 1" août 1936 impose aux employeurs de communiquer à chaque ayant droit,
15 jours avant son départ, l'ordre de départ:« L'ordre des départs devra être communiqué à
chaque ayant droit 15 jours avant son départ et affiché dans les ateliers, bureaux et magasins. Il sera fixé par l'employeur après consultation du personnel ou de ses délégués, en tenant compte de la situation de famille du bénéficiaire et de la durée de service dans l'établisse-
ment ».

si interessé par le document de 36 pages

Titre : La loi sur les congés payés

Éditeur : Comité central des allocations familiales (Paris)

Date d'édition : 1937

 

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1920-1940
commenter cet article
29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 18:39

paru dans un manuel de cuisinier édité en 1826

 

Aloses. Orléans.
Anchois, Aix, Marseille, Nice.
Andouillettes  Chalons.
.Anguilles. Amiens, Dieppe, Melun Paris
Artichauts. Laon.
Asperges. Vendôme
Barbillons, Paris,
Bécasses.  Quercy
Bec-figues.  Perpignan.   
Beurre. . Bretagne , Gournay Isigny , Quimper , Rennes,
Bière. Bruxelles.
Biscottes.  Bruxelles.
Blé. Chartres, Meaux.
Bœuf  Bretagne, Bourbon- Vendée, Paris
Bonbons. Paris.
Brochets. - Strasbourg.

Cannetons. Rouen.
Carpes, coblenz, Paris, Strasbourg
Cerises. Montmorency.
Chapons. Bourg -en- Bresse, La Flèche.
Chevreuils. Compiègne, Fontainebleau.
Chocolat. Bayonne, Paris.
Choucroute, Strasbourg.

Cidre. Bolbec: Isigny Neufchâtel -, Rouen, Yvetot
Cochonnaille  Champagne.

Confitures. Clermont Ferrand Dijon Paris

Confitures de groseilles, .Bar
Confitures d'épine vinette Bar, Dijon
Coqs vierges. Bolbec Yvetot
Crevettes, Le Havre
Cuisses d’oies, Montauban.
Dindes aux truffes; Périgueux.
Dindons. Orléans.
Dragées. Verdun.
Eau-de vie; Aix, Andøy, Cognac,
Ecrevisses.  Dijon, Paris, Strasbourg

Esturgeons. Dieppe,

Figues Marseille
Fromage^ Bayonne , Besançon
Clermont, gruyère
Fruits en pâte. Puy-de-Dôme.
Fruits secs. Brignoles.
Galantines : Angoulême, Paris.
Gâteaux,  Compiègne.
Gâteaux d'amandes. Pithiviers.
Gelée de pommes Rouen.
Gibier. Sancerre, Versailles.
Harengs saurs. Fécamp.
Haricots. , Soissons.
Huile. Aix, Marseille.

Huîtres.  Cancale, Dieppe Etretat, Le Havre
Hures de cochon; Troyes.
Jambonneaux. Reims,
Jambons. Bayonne  Mayence.
Lamproie ; Vierzon.
Lièvres.  Compiègne, Metz.
Liqueurs.  Blois, Bordeaux, Bruxelles, Dijon Grenoble,

Marrons. Lyon
Melons, Honfleur,
Merlans. Dieppe.
Miel. Narbonne.
Mirabelles. Metz,
Moutarde. , .Dijon.
Oies grasses.  Alençon.
Olives Aix, Marseille.
Ortolans. Toulouse.
Oursins, Toulon. 
Outardes. Champagne
Pain d'épice, Reims
Pâtés de foie gras..,' Strasbourg, Toulouse.
Pâtés de perdrix aux truffes Angoulême.
Pâtisseries. Paris.
Poches. Paris.
Perdreaux rouges; Quercy.
Pieds de cochon. Sainte-Menehould
.Poularde; Mans.
Pruneaux, Tours,  Agen, Brignoles.
Raisin.Fontainebleau.
Raisins secs.  Marseille.
Sanglier. Compiègne, Fontainebleau.
Sardines. Bretagne, Nantes.
Saucissons. Lyon, Mayence.
saucisse Çoblentz.
$el. , Salins
Sucre. Orléans.
Terrines. Nantes, Nérac.  
Thon., Aix, Marseille, Nice,
Turbot. Dieppe.
Truffe. Péngueux.
Truites. Besançon, Genève.
Veau  Pontoise.  
Vins. Aurillac, Autun, Bayonne, Beaune, Bordeaux, Bourgogne , Cahors,
Vins mousseux Arbois, Epernay,
Volailles. Chartres

 

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans Alimentation
commenter cet article
26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 18:59

Malgré l'urgence flagrante qui les appelait, ce ne fut que dans l'année 1786 que l'on commença les travaux nécessaires à la conversion du cimetière des innocents  en marché. Les vieilles constructions furent démolies, et on enleva, à une assez grande profondeur, les ossements et la terre du cimetière, qui furent transportés pendant plusieurs mois dans les carrières situées au sud de Paris, et surtout dans celles creusées au-dessous de la Tombe-
Ysoire : ces convois avaient lieu pendant la nuit. Le sol du cimetière ayant été renouvelé, ex-
haussé et pavé, on éleva au centre cette belle fontaine des Innocents, que Jean Goujon avait
déjà payée de sa vie, et devant laquelle on ne s'arrête jamais sans admiration, et sans donner
un souvenir à la mémoire du sculpteur.

Poyet, architecte de la ville de Paris, et Legrand et Molinos, architectes des monuments
publics, dirigèrent l'exécution de cette fontaine, que le marché des Innocents doit à la gracieuse sculpture de Jean Goujon, et voici comment :
A l'angle formé partes rues aux Fers et Saint- Denis était une fontaine dont la décoration se
divisait en trois parties, chacune composée d'une arcade, accompagnée de pilastres corinthiens et de figures en bas-relief ; cette ordonnance était surmontée par un attique et un fronton. Deux de ces parties, adossées à un bâtiment, figuraient sur la rue aux Fers, la troisième sur la
rue Saint-Denis. C'est là que, pendant l'année 1551, Jean Goujon avait sculpté ses chefs-
d'œuvres.

On voulait conserver ces monuments précieux de la sculpture du XVIe siècle : un ingénieur,
appelé Six, proposa d'ériger une nouvelle fontaine au milieu du marché des Innocents, et de
l'orner de l'architecture et des bas-reliefs dont la première était enrichie, et c'est sur cette pro-
position que Poyet et ses confrères commencèrent leur travaux.

 

milieu XVIII ème siècle

 

Quoi qu'il en soit, le marché des Innocents devint la base d'un des plus beaux monuments que nous devions à la renaissance des arts; et, aujourd'hui, on oublie souvent le bruit que fait cette grande place et les misères qui s'y ébattent, pour

ne voir que l'œuvre du grand sculpteur et ne penser qu'à la triste fin de Jean Goujon.

Tous les matins, avant le jour, on vend en gros, sur ce marché, les fruits, les légumes et les herbages que dans la journée on y revend en détail. Il est en quelque sorte le point central arrivent tous les marchands ; à quatre heures du matin, c'est un bruit d'enfer au marché des Innocents; à midi, c'est triste chose à voir. Les galeries de bois qui entourent ce marché, et sont entassés, comme au' fond d'une mine, les pauvres marchands en détail, d'autant plus malheureux qu'ils ne savent pas leur malheur, ont été construites seulement en 1815. Avant cette époque, les marchands vendaient à la pluie comme au soleil; et ils étaient là, comme à présent.

 

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1800-1900
commenter cet article
26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 18:49

Début XVIII ème  siècle PARIS

Un grand nombre de charbonneries se sont établies à la barrière Pigalle ; à chacune
de ces charbonneries est ; attaché un, homme de confiance que l'on appelle le peleur, parce que
c'est lui qui, armé d'une pelle, est chargé de remplir les sacs que chaque messager noir va
porter à leur destination. En outre de sa paie, le peleur a un singulier profit, dont l'usage a fait
un droit. Chaque charbonnier lui doit un canon à chaque sac qu'il vient chercher ; et comme il
serait impossible an peleur de se déranger à tout instant pour aller boire ce canon; que d'ail-
leurs il lui serait assez difficile de les absorber tous, puisque le nombre des sacs qu'il emplit se
monte à cinquante ou soixante par jour, le charbonnier, dès qu'il a endossé son sac, entre chez
le marchand de vin qui a la clientèle de la maison , et fait marquer sur une tuile ad hoc une
barre qui représente le canon au peleur. Chaque fois que celui-ci va boire un verre de vin,
une barre est effacée ; et, à la fin de la journée, le peleur règle son compte avec le marchand
de vin, avale l'arriéré, ou l'emporte chez lui converti en bouteilles.

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans métiers
commenter cet article
25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 18:34

LES HIVERS LES PLUS RIGOUREUX  d'aprés l'observatoire Carlier (1896)

Il est intéressant de remonter aux hivers les plus rigoureux qui se soient présentés
depuis les temps les plus reculés.

Les voici par ordre de dates :

547. — On traverse à pied tous les fleuves de France.
608. — Les vignes sont détruites dans une grande partie de la France.
763. —
La mer Noire gèle à une profondeur de 30 coudées. Les murs de Constantinople sont en partie démolis par la débâcle des glaces.
822. —• Les plus lourdes charrettes traversent la Seine, à Paris, pendant un mois.
974. — Grand hiver. On traverse le Bosphore sur la glace. Des épidémies terribles
suivent le froid, la famine s'y joint, et un tiers de la population de la France est détruit.
1316. —
Des glaces emportent tous les ponts de Paris.
1364. — Hiver exceptionnel. La glace du Rhône atteint quinze pieds d'épaisseur.
1408. — Grand hiver. Presque tous les ponts de Paris sont emportés par les glaces. Le greffier du Parlement déclare qu'il ne peut enregistrer les arrêts, l'encre gelant au bout de sa plume, malgré le
grand feu qu'il entretient dans sa chambre. Toute la mer est gelée entre la Norvège et le Danemark.
1420. — Grande mortalité dans Paris par l'action du froid.. Les animaux carnassiers viennent dévorer les cadavres. La mer Noire est presque entièrement gelée.
1422. — Le vinaigre et le verjus sont gelés dans les caves. La crête des coqs est gelée.
1430. — On va sur la glace du Danemark en Suède. Le Danube est resté gelé pendant 2 mois.
1434. — Trois mois de gelée continue à Paris. Nouvelle gelée très rude en avril.
1444. — Neige abondante dans le Midi de la France. Elle y reste 3 mois.
1458. — Une armée de 40.000 hommes campe sur le Danube gelé.
1468. — Les soldats bourguignons débitent le vin avec des haches.

1503. — Une armée entière traverse le Pô sur la glace.
1507. — Le port de Marseille est gelé. Nombre d'hommes et d'animaux meurent de froid.
1544. — A Paris, on coupe le vin avec des haches, et on le vend par morceaux, à la livre.
1570. — Les rivières du Midi de la France supportent les voitures pesamment chargées.
1586. — Les soldats meurent de froid devant La Réole; destruction générale des
oliviers en Provence.
1594. — La mer gèle à Marseille et à Venise.
1599. — Rude hiver. Presque tous les arbres fruitiers périssent.
1607. — Les troupeaux meurent de froid dans les étables. Les chariots chargés traversent la Seine.
1608. — Les vignes sont détruites. Le vin gèle dans le calice à St-André-des-Arcs, et le pain presque au sortir du four.
1665. — Le froid atteint, à Paris, - 22 degrés et demi.
1683. — Froid terrible en Touraine. Le tiers des habitants de la campagne, aux environs de Tours, périt de froid ou de faim.
1684. — La Tamise est entièrement gelée, et la glace atteint onze pouces d'épaisseur.
1695. — Congélation du vinaigre.
1709. — C'est le plus terrible des hivers de l'époque contemporaine ; le froid dépassa -23 degrés à Paris. La Méditerranée gela en plusieurs endroits, ainsi que la Manche. La plupart des arbres furent détruits en France. La misère fut extrême, et le blé manqua complètement. Le vin gela à Paris dans les tonneaux. Des cloches cassèrent en sonnant.
1740. — Froid terrible en Russie. On construisit à Petersburg un palais de glace entouré de mortiers également de glace, avec lesquels on put lancer des projectiles.
1795. — 23 degrés 1/2 à Paris, le plus grand froid observé dans cette ville depuis l'invention du thermomètre. Quarante-deux jours de gelée continue. — La flotte hollandaise, arrêtée dans les glaces, est prise par la cavalerie française.
1830. — 17 degrés à Paris, 28 à Mulhouse,-12 à Marseille. Toutes les rivières sont gelées. Nombre d'hommes et d'animaux meurent de froid.
1846. — 31 degrés à Pontarlier, le plus grand froid observé en France depuis l’invention du thermomètre.
1853. — Congélation presque générale des cours d'eau
1870-1871. — Froid excessivement rigoureux (-22 degrés à l'Observatoire astronomique,- 23 1/2 à l'Observatoire de Montsouris), mais de courte durée : la Seine fut à peine prise pendant un jour.
1879-1880. — Le froid se fait sentir avec une grande intensité dans toute la France. Le thermomètre descend à Paris à —18 et —24.
1890-1891.—Période de froid prématurée et unique du 26 novembre au 21 janvier.
L'intensité se fait surtout sentir dans le rayon de Paris, où le thermomètre descend à —15. Les végétaux souffrent beaucoup, grand nombre de plantes, arbustes et arbres sont gelés.

Nous croyons devoir reproduire à propos de l'hiver 1890-1891 les notes publiées dans
le Bulletin de la Société de Climatologie Pyrénéenne et dues aux observations de M. Gabriel Gandy.

« Nous détachons de la masse des documents météorologiques de toute nature rassemblés dans le cours de l'hiver 1891 quelques faits simplement destinés à laisser dans le Bulletin la trace de la période rigoureuse que nous venons de traverser. « Les dehors de cet hiver nous apparais-
sent empreints d'une grande simplicité. La période froide est unique et comprise entre le 26 novembre et le 21 janvier, enveloppant ainsi, en 56 jours consécutifs, près des deux douzièmes de l'année.

« Les débuts en sont très singuliers et en sont rendus d'autant plus sensibles que, peu de jours auparavant, la végétation manifestait des signes de renouveau sous l'action persistante d'un soleil printanier.

« Une chute énorme du thermomètre se produisait peu après, le 28 novembre, et causait la majeure partie des dégâts constatés dans les champs et les jardins.

« Un centre de froid très intense se posait sur la région de Paris et le minimum de —15°8 était lu à Achères. A l'observatoire du parc Saint-Maur, le thermomètre est tombé à —15. Ce chiffre est très remarquable et il n'a pas été dépassé dans la suite, de sorte qu'il représente la température la plus basse de l'hiver. Il n'y a que deux exemples de ce genre dans le siècle,
en 1842 et en 1863.



Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans divers
commenter cet article
23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 11:12

Les rubans jouent un grand rôle dans l'ornement de nos toilettes et de nos vêtements. On les emploie de bien des manières et l'éclectisme !e plus grand régit cet accessoire qui ajoute encore à la grâce de nos costumes.

En Voici un emploi très nouveau et qui donne un grand cachet à une toilette Celle que nous décrivons est en étamine vert saule. La robe est de type princesse de Lamballe, avec coutures garnies de quilles de ruban terminées par des nœuds et des pans; sur le corsage, ces quilles forment de doubles bretelles se resserrant à la taille et se resserrant chacune pur une double coque de ruban attachée par un petit lien. Manche collante dans le bas, garnie d'un bracelet de ruban fermé par un nœud et gros ballon rayé de rubans resserrés sur les épaules par un nœud papillon.

En lingerie, la coquetterie est peut-être plus recherchée encore que dans les toilettes, el la fantaisie n'a pas de borne lorsqu'il s'agit de merveilles qu'elle crée pour les jolis accessoires qui font la femme élégante jusque dans les moindres détails.

Nous avions parlé de la lingerie de couleur qui embrassait tous les dessous, depuis la chemise jusqu'au petit jupon; maintenant la batiste ou le linon semble vulgaire. Le corset, qui se fait en soie, exige le jupon pareil. Le noir et blanc, très 'en faveur, se voient beaucoup dans cet assemblage du coquet corset en pékiné de satin noir et blanc et du jupon eu même ; étoffe; garni dans le bas d'un double volant en dentelle noire et blanche ou de deux volants .plissés en mousseline de soie.
Des nœuds Louis XV, en ruban de ces deux Ions, sont jetés  dans la dentelle-, la relevant, en lambrequin. Rien de plus élégant que ces dessous  qui se fout en soie glacée ou brochée dans les tons clairs.

En jolie fantaisie pour corsage, citons le fichu Marie- Antoinette en tulle blanc ou noir, en mousseline de soie ou en mousseline plumetis, encadrant les épaules eu gracieuses I draperies, avec pans s'arrêtant à la taille en passant sous la.


il nest pas dans le moment une toilette qui ne se termine par une de ces collerettes volumineuses si seyantes au visage. Toutes les robes, du reste, s'ouvrent sur un plastron de dentelle, un gilet, une chemisette ou une draperie quelconque, et chacune gagne un attrait nouveau, grâce à cette combinaison qui donne de grandes facilités, soit pour dissimuler un excès d'ampleur, ou, au contraire, pour étoffer un corsage un peu grêle.

La nouveauté se montre un peu dans le monde des petits ; on s'ingénie à les faire beaux, en employant des tissus écossais aux nuances vives et charmantes. Sur ces robes de forme blouse qui. vont aussi bien aux bébés qu'aux fillettes, on pose un grand col en guipure d'art avec manchettes pareilles. Comme coiffure, la capeline en gros paillasson copeau, très légère, avec nœud immense en ruban blanc, crème ou rose, on l'assortit à la nuance du chapeau.

Quant aux petites filles, un de leur luxe pour l'été sera la robe eu linon fin et transparent, doublée de même couleur ou d'une couleur bien tranchante. Bien que simple d'apparence, cette toilette est élégante, grâce à quelques nœuds et à ce par-dessous de soie qui lui donne du soutien. Faite ainsi,
cette robe aura beaucoup de succès, elle pourra I être utilisée pour une matinée enfantine ou un bal de casino.

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans mode
commenter cet article
23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 10:58

paru dans un journal pharmaceutique de 1930, le NOTA de la fin m'a fait sourire.

 

LA MAISON L. FRERE 19, rue Jacob, PARIS

Les Granules imprimés de notre maison sont préparés au pilulier, dosés d'une façon mathématique et colorés en nuances diverses. — Le nom. et la dose du médicament sont imprimés très lisiblement sur chaque granule. Le mélange de granules de composition différente est donc complètement impossible. - Toutes les causes d'erreur ont ainsi évitées avec les Granules imprimés de la Maison FRERE.
nous mettons à leur disposition nos procédés d'enrobage, de coloration et d'impression, pour- une quantité minimale de deux kilog, de pilules ou de granules habillés.

Nos Confrères peuvent ou nous confier leurs formules et, dans ce cas, la plus grande discrétion leur est assurée, ou nous envoyer séparées ou mélangées les substances entrant dans leur composition (1).

Lorsque nous fournissons les matières premières, celles-ci, toujours de premier choix, sont comptées, dans rétablissement du prix du kilog. de pilules, aux prix portés sur les Prix-Courants des maisons de droguerie. Nous donnons toujours le prix par kilog. De  pilules complètement terminées.

Nous rappelons à MM. nos confrères que les avantages de notre procédé sont :

 Donner un produit parfait au triple point de vue de l'aspect, de la rigueur du dosage et de la solubilité dans J'estomac;
Fournir des pilules ou granules qui, n'étant point recouverts de sucre, n'adhèrent, jamais entre eux, conservent indéfiniment l'activité des matières premières qu'ils renferment et restent inaltérables sous tous les climats. 

Durée de la fabrication. — 4 a 6 semaines.

Inscription. — Toujours noire. — Ne peut dépasser 18 lettres, chaque intervalle comptant pour une lettre.

Couleurs. — exclusivement d'origine végétale. — Nous ne faisons pas de pilules purgatives blanches.

Poids. — Bien spécifier si le poids indiqué pour une pilule est celui du noyau ou de la pilule terminée.

Échantillons.—Sont envoyés sur demande. *

(1) NOTA. — Les règlements douaniers français s'opposant à l'entrée en France des substances pharmaceutiques, nous conseillons à nos clients, hors de France, ou de nous confier leurs formules > ou de nous faire livrer les matières premières par une maison française.

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans publicité
commenter cet article
22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 19:07

LE TRIAGE DES ROGNURES de cuivre. 

Heureusement que certains ou certaines pensent à améliorer  les conditions de travail et diminuer le gachis!!

en espérant que les chercheurs aient toujours les moyens de trouver et de puiser de nouvelles idées dans leurs recherches ... (je me demande si j'ai été claire!!),

c'est peut être parce que je travaille dans un labo R&D et que les moyens sont peu importants

La séparation des rognures et poussières de fer qui se trouvent mêlées au cuivre dans les détritus et limailles des ateliers, se fait ordinairement-à la main et nuit essentiellement à la santé des ouvriers courbés toute la journée sur des matières pulvérulentes contenant du cuivre.

Dans une des dernières séances delà Société d'encouragement pour l'industrie nationale, il a été pré-
senté  une machine ayant pour but d'opérer mécaniquement ce triage. Elle se compose de deux cylindres creux superposés tournant dans le même sens, sur lesquels la matière à trier est répandue par une trémie. La surface de ces cylindres est formée de bandes en fer doux, maintenues dans un état de magnétisme continu par des aimants enchevêtrés Les particules de fer contenues dans la matière à trier s'attachent sur la surface de ces cylindres, et, d'un certain moment de la rotation dans laquelle elles sont entraînées, elles sont détachées par des brosses tournantes et rejetées dans une hotte latérale, tandis que les particules cuivreuses et terreuses tombent au bas le l'appareil.

Cette petite machine qui fonctionne déjà dans plusieurs ateliers peut opérer le triage de 8OO kilos
de matière par heure.



Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1800-1900
commenter cet article
19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 19:32

j'aime beaucoup l'écriture de ce monsieur Pouvillon car on imagine!!

 

j'ai laissé le texte à l'identique, bien que certains mots me chiffonnent, cela me permettra d'apprendre encore...

 

Un reste de jour flotte confusément ; la nuit tombe voilée de brouillards. Les becs de gaz s'allument. Sur le pavé vaseux, troué de flaques, sur la nappe liquide et baveuse des trottoirs, des traînées de lumière s'allongent, coupées par le sillage éclaboussant des voitures et le piétinement de la foule.

Tout à coup, de la nuit humide, émerge à bout portant, en plein visage, une féerie éblouissante, une empyrée de couleurs éclatantes, avivées par le flamboiement des lumières, le jet brutal et les pulsations du gaz reflété à l'infini. — C'est une boutique de jouets.

Des drapeaux mouillés retombent le long de la façade, caressant le ventre des monstres soufflés en baudruche.

Entrons 

L’or pétille aux franges, aux galons, aux grelots, à la robe pailletée des danseuses automates. Tout flambe, tout miroite : les vaisselleries de fer-blanc des petits ménages, l'acier des casques et des sabres liés en trophées. les reflets tremblent sur les vernis poisseux des soldats de carton, la moire des rubans et la poitrine nacrée des poupées en porcelaine.

Au-dessus d'une brochette de pantins écarlates se massent en carré des files de poupées en chemisette blanche. Sur les lo9nges bariolés, des arlequins se détachent en couleurs tendres de mignonnes bergères Louis XV, enrubannées de bleu ; plis terne, plus sobre d'effet, ce chapelet d'acteurs de Guignol ;  nourrices, gendarmes, tous d'étoffes communes, de taffetas, de reps déteint. Le plafond se hérisse d'une forêt de chariots enchevêtrés, pendus par le brancard, avec des grappes de voyageurs culbutés dans le vide. Théâtres,, chevaux, moutons, éléphants ; c'est un fourmillement, un foisonnement d'existences; les unes rudimentaires, culs - de -jatte, à gaine, à manche, à fourreau ; d'autres  vissées, perfectionnées jusqu'à l'illusion, lancées dans un mouvement furieux, sabre au poing, au triple galop d'un cheval de feutre gris.

Ces moulages de carton font d'étranges grimaces. Je leur trouve l'air mort-vivant des figures en cire, les pieds engorgés, la face congestionnée et bouffie des embaumés vermillonnés

les jouets allemands sont au-dessous, empilés dans des boîtes (sapin mince et craquant ; jouets en bois fruste, à peine grossis à la pointe du couteau et qui laissent aux mains l'âpre cur des essences forestières. Innocente bergerie de poules, de cens de moutons, portant tous leur rustique livré de bois veiné de jaune.

Au rez-de-chaussée de la vitrine, à la place d'honneur, dans un salon microscopique, s'étalent, dans le bel ordre d'une réception d'apparat, les poupées à la mode, gantées, bottées, décolletées et maquignonnées à outrance: une d'elles, un peu plus loin, se poudre de riz devant une armoire à glace, entourée de sénateurs jeunets, adonisés et madrigalisant. Dans un autre compartiment, c'est un après-souper du demi-monde; une jeune personne, retroussée jusqu'au genou, enlace le col d'un
petit-crevé; lui, à califourchon sur une chaise, offre du bout des doigts à une dame une édition diamant du dernier mot de Rocambole !

D'autres poupées en chemisette ne sont guère moins sottes ; emperruquées comme des coquines, elles se campent avec des attitudes suspectes et de fausses poitrines blanches.

Plus modestes, plus vraies, sont les poupées populaires, les poupées d'un sou en bois verni. A celle-là, les caresses des fillettes donneront la vie avec une loque et de l'amour.
Un monde, cette boutique de jouets ! Pour peu qu'on y demeure il semble que tout cela vive, même les chevaux de bois, les lionnes en poil de veau et ce pauvre général Boum glorieusement accroché en son habit de gala ! — Les automates se démènent convulsivement; les ficelles jouent, les grelots tintent, les toupies ronflent, les musiques se déchaînent et charivarisent

On sort et les jouets vous poursuivent; les petits cymbaliers embusqués dans l'ombre glacée des portes cochères froissent en votre honneur leurs disques de cuivre

Et l'on pense alors aux enfants ; bébés, fillettes, pendus aux jupes des servantes, tirant vers les étalages, câlins, impatients, et, dès qu'on cède, affolés et cabriolant de joie; on songe à leurs
yeux écarquillés. à leurs menottes tendues vers les joujoux, à leurs souhaits insatiables, à leurs rêves, la nuit, hantés par la féerie des pantins dorés et des poupées merveilleuses.

E. POUVILLON.

 

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1800-1900
commenter cet article
18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 19:41

 

On appelle beignets une pâte légère qui se fait avec de la farine, des oeufs et du saindoux;

 

OUPS! saindoux..... bon! peut être

 

les écoliers aiment beaucoup cette friandise; aussi en voit-on beaucoup, lorsqu'ils sont en promenade, s'écarter quelque

instants de leurs camarades, pour s'arrêter près des marchandes de beignets qu'ils rencontrent sur leur passage ; ces femmes sont assises devant un fourneau ardent, sur lequel est posée une poêle remplie de friture ; elles font promptement à chaque amateur autant de beignets qu'il en désire; mes petits gourmands les mangent tout chauds, et vont en
courant rejoindre leur compagnie.. ......

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1800-1900
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de ancetres-metiers-conditions.over-blog.com
  • : Métiers ignorés, oubliés. Conditions de vie début 1900. A force de me documenter pour la généalogie , j'ai eu envie de partager mes découvertes sur la vie de nos ancêtres
  • Contact

Compteur

Recherche

Catégories