Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 11:10

On s'y croirait 


  EN ROUTE POUR LA CAMPAGNE
La cohue encombre les trottoirs et les salles du rez-de-chaussée de la gare de Vincennes. Le magnifique dimanche de fin de juillet chasse des alvéoles habituelles les gens forcément cloîtrés pendant la semaine et qui ne connaissent guère l'Océan que par les affiches des compagnies de chemins de fer, complices des inventeurs de plages.

De grands placards annoncent des régates, des joutes, des feux d'artifice et des bals quasi-champêtres dans les villages égrenés au bord de la Marne.

Chaud et poussiéreux, un air de fête s'engouffre par les baies entr'ouvertes. Les fiacres, les omnibus spéciaux, les chars à bancs, les voitures d'industriels du faubourg Antoine, les tandems et les bicyclettes grossissent de leur contingent les interminables queues des guichets. Des cris, des appels, des exclamations dominent les chuchotements des rencontres concertées.

Des femmes suant sang et eau, accourent, soulevant des paniers bourrés de provisions de bouche. De nouveaux mariés, pomponnés, gênés aux entournures, quittent précipitamment les gens de la noce de la veille, gouailleurs et tenaces. Des boutiquiers en pantalons blancs, armés d'un faisceau de cannes à pêche, se démènent, gestes excessifs, paroles brusques, discutant avec leurs épouses.

voici qu'un régiment de bonnes et d'enfants s'éparpille dans ce monde et que de grands diables de jeunes gens aux chapeaux de paille à paratonnerre, reprenant, sous le péristyle, leurs allures déhanchées de l'autre dimanche, mettent dans la bousculade la note canotière spéciale à cet... embarcadère.

Plaintes de gamins grommelant qu'on les pousse; aboiements de chiens sur les pattes desquels on marche ; malices de femmes se faufilant avant leur tour.

On finit tout de même par obtenir son billet. Ascension, empilement dans les salles d'attente.
Les écluses s'ouvrent. Le flot, remué de bouillonnements, s'étale sur le quai, envahit les voitures. Les derniers venus, rebondissant d'un compartiment à l'autre, se casent malaisément. Les facteurs de la gare poussent sur l'asphalte les voitures d'enfants et les chariots pleins de bagages

 

Coup de sifflet du départ,

Joie ! délice  des vagabondages de banlieue!...
C'est Paris quittant Paris, allant s'éparpiller sur toutes les pelouses, dans tous les buissons.


Tenez ! Entre les étendards de linge séchant au soleil, quelles postures ils osent, sans gêne, cyniques d'enlacements, ces ouvriers en casquettes, ces ménagères en caracos, garnissant les fenêtres (Jamais ils ne se lasseront de voir ainsi filer les trains).


Les Quinze-Vingts disparaissent.
Puis, s'allongent de grands chantiers de bois, des perspectives de toits de zinc, des scieries mécaniques, des habitations de toutes formes et de toutes couleurs, des champs de maraîchers où s'alignent en rangs d'oignons salades et artichauts, où les châssis et les cloches de verre envoient, des lueurs brusques, où les chevaux, aveugles momentanés, font, tournant toujours vers un butin invisible, monter l'eau dans les réservoirs. sortie en pleine campagne.
Saint-Mandé, Vincennes diminuent un peu la charge, en gardant quelques centaines de voyageurs. Ceux qui restent, quand se présente un train en sens inverse, envoient, de la main, des baisers aux femmes et disparaissent bientôt, engloutis sous les tunnels, entourés de vapeur, plongés dans une ouate de ciel mythologique dont les déesses auraient des ombrelles-cannes.

Habillées de briques roses, coiffées d'ardoises, en casseuses d'assiettes, les coquettes constructions glissent à droite et à gauche de la route. On entrevoit le fleuve à Nogent et le tapis de la plaine,


C'est Joinville, — Joinville, chef-lieu oriental du canotage. Le pendant de Bougiyal.

Le train s'éloigne. La petite gare en bois découpé, à l'instar d'un chalet suisse, paraît on ne
peut mieux en harmonie avec les futilités de l'endroit.

 

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1900-1910
commenter cet article
14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 16:51

 Dans une revue scientifique de 1907

Le commerce des cheveux, avec certaines fluctuations que lui impose la Mode, est un des commerces importants d'Europe.


La France, d'après les statistiques récentes, fournit environ 20.000 kilogrammes de cheveux par an : elle en importe annuellement 25.000 environ venant d'Italie : et 8.000 à 16.000 kilogrammes venant de Chine et du Japon; le reste provient de l'Europe centrale ; le total comprend 20.000 kilogrammes de cheveux qui arrivent tout préparés, « ouvrés », pour employer le terme technique.

En France et en Italie, la récolte des cheveux sur les têtes des paysannes, principalement en ce qui concerne la Bretagne, l'Auvergne el les Pyrénées, est faite par des colporteurs, volontiers désignés sous le nom de « margoulins ».

Le « margoulin  excite la convoitise de sa clientèle en déballant de village en village des cotonnades aux couleurs vives, des tabliers, des fichus, des rubans, toute une pacotille. Il fait toutes sortes de discours, de promesses, et lorsque le marché est conclu, il abat la belle chevelure le plus ras possible, avec d'énormes ciseaux. En général, il donne un peu d'argent, une « soulte » pour compléter l'achat. Lorsque la jeune fille qui a ainsi cédé sa toison la regrette, il est trop tard pour y remédier : elle a alors la seule consolation de laisser tant bien que mal repousser ses cheveux et d'engager malicieusement des compagnes plus jeunes, les années suivantes, à se faire exploiter et enlaidir de la même façon.

Quant aux fiancés de ces pauvres filles, ils ont une juste horreur du « margoulin » comme on peut le penser, et il arrive souvent que ces colporteurs spéciaux reçoivent, au moment où ils déballent leur pacotille, d'épouvantables raclées. Mais le métier est lucratif et cela ne les décourage pas.

En plus de ces cheveux qui constituent la première qualité, principalement ceux d'origine française, on utilise les démêlures récoltées parmi les ordures ménagères et qui, convenablement nettoyées et assainies, ne présentent aucun inconvénient, le cheveu étant, par sa nature même, une chose des plus résistantes à toute décomposition.

Les tondeurs de cheveux français cèdent leur marchandise à des courtiers qui la portent sur les foires de Limoges, de Gannat, en Auvergne, et de Horlaas, dans les Basses- Pyrénées : la foire de Limoges est la plus importante.

En Italie, il n'y a pas de foires aux cheveux proprement dites ;les principaux centres du commerce sont : Saluées, Gênes, Naples, et Chieti : c'est là que les « margoulins » italiens viennent apporter leur récolte et s'approvisionner de la pacotille qui servira à tenter la clientèle destinée à être tondue, car quel que soit le pays, l'appât est toujours sensiblement le même et les moyens de tentation ne diffèrent guère.

Pour ce qui concerne la valeur des cheveux, il est difficile d'établir une moyenne, car les prix varient beaucoup suivant la qualité et la couleur. Une belle chevelure blond cendré peut atteindre une valeur de plusieurs centaines de francs. Les cheveux blancs sont articulièrement chers et coûtent volontiers plusieurs milliers de francs le kilogramme. En thèse générale, le prix moyen varie entre l\0 et 60 francs le kilogramme. On a essayé de faire de la décoloration des cheveux blonds et de les transformer en cheveux blancs par un traitement à l'eau oxygénée : cela n'a pas donné grand résultat.


Le travail des cheveux occupe deux catégories de fabricants : les apprêteurs et ceux qui font les postiches, perruques, toupets, frisons, devants, bandeaux, boucles, nattes, crêpons; mèches et chignons.

Les apprêteurs trient, nettoient, apprêtent les cheveux bruts et les livrent aux artistes en postiches.

A côté des apprêteurs et des coiffeurs fabricants de postiches, il y a deux petites industries accessoires : ce sont la fabrication des tulles et filets quo les dames ajustent sur leur chevelure pour la maintenir, et l'industrie des bijoutiers et dessinateurs en cheveux. Ces derniers spécialistes exécutent de menus ornements avec des cheveux noués en tresse, en chaînes, des bracelets, des médaillons, parfois môme des boucles d'oreilles. Ils composent aussi des petits tableaux élégiaques exécutés avec les cheveux des morts et que jadis on se repassait de génération en génération. Cette coutume touchante tend à disparaître : elle est inconciliable avec les déménagements incessants des citadins, avec l'éparpillement des familles, et il n'y a rien de plus lugubre au monde comme le pauvre petit tableau en cheveux, avec ses regrets éternels et ses souvenirs tout personnels lorsqu'il est échoué, tout poussiéreux, chez le brocanteur, ne disant plus rien. à qui que ce soit, et scellé dans l'indifférence.


 

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1900-1910
commenter cet article
14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 16:49

Texte écrit en 1915 dans un journal féminin

POUR ETRE JOLIE ------- RESTONS SVELTES

Dabs un roman célèbre, un écrivain des plus connus classe l'humanité en deux catégories : les gras et les maigres.
La femme soucieuse de sa beauté ne doit appartenir ni à l'un ni à l'autre de ces clans. Son corps doit conserver les justes
proportions réclamées par l'esthétique. C'est au redoutable cap de la trentaine que le danger nous guette, presque toutes. Les
formes s'amplifient, c'est l'âge du complet épanouissement; il peut être l'apogée de la beauté, mais il est souvent aussi la fin
d'une jolie femme, par l'empâtement des lignes : le corps s'alourdit, la silhouette perd toute distinction et toute grâce.

Souvent, celle qui subit celte regrettable métamorphose ne se rend pas compte que son charme s'est envolé; mais les yeux de
l'époux ne sont pas toujours aussi indulgents; il faut à tout prix lui éviter des constatations qui pourraient nuire au bonheur
futur du ménage.
C'est un devoir pour la femme qui tient  à conserver son prestige de lutter contre l'obésité, de la prévenir ou de la chasser si elle a laissé
les graisses déformantes l'envahir. On m'a déjà beaucoup consultée à ce sujet et j'ai toujours répondu ce que je vous dis aujourd'hui à
toutes : il n'y a aucun médicament qui vaille un régime sévère, j'ajouterai même impitoyable. Il faut être intransigeant avec soi-
même. C'est souvent pénible. C'est une petite souffrance dont on sera récompensée quand on constatera devant le miroir que le buste se
dégage, se rajeunit, reprend sa souplesse. et que l'on sentira revenir à soi la capricieuse affection prête A se laisser distraire.

Pour cela, que faut-il ? Se lever tôt, mener une vie active, faire des marches, occuper son corps et son esprit à des travaux manuels
et intellectuels, en faisant la part de chaque genre; ne pas s'attarder à table et suivre un régime alimentaire : peu de pain, pas de
viandes en sauce, pas de féculents, pas de sucreries ; ne pas boire en mangeant, mais seulement deux heures après le repas, et du
thé chaud. Le petit déjeuner du malin doit être très frugal et celui du soir très léger. Surtout, surtout, beaucoup d'exercice, du
footing, jamais de sieste. Enfin, une ou deux fois par semaine, prendre un verre d'eau laxative, qui se chargera de la police intérieure et complétera les bienfaits de la cure.

LINE.

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1910-1920
commenter cet article
13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 18:20

.

Une visite au restaurant des ouvrières

27, Place du Marché-St-Honoré, Paris

C'est par une froide et brumeuse après-midi d'octobre: la place du Marché-St-Honoré est triste
et.silencieuse; on découvre avec peine le local de l'Œuvre que rien ne signale aux passants. Au rez- de-chaussée, une devanture peinte en noir, et au-dessus des vitres dépolies pour éviter les regards curieux du dehors.
La cage est vide : les 119 jeunes filles qui ont pris là aujourd’hui leur repas de midi sont retournées à leur bureau ou à leur atelier.. Il ne reste plus que de longues tables recouvertes de toile cirée jaune, des chaises de paille, dans le fond une bibliothèque, et contre le mur des rayons où s'alignent, des serviettes à rouleaux numérotés qui prouvent la, régularité des hôtes habituels delà mission De chaque côté. une ardoise : sur l'une, des annonces de places à prendre; sur l'autre, le menu du jour que voici :

Mouton aux navets 0 fr. 30
Civet de lapin 40
Pâté chaud id.
Volaille au riz 50
Choux au gras ,25
Pommes frites 20
Gâteau de semoule
Petit suisse

Gelée de groseilles
Fromage
Noix Pommes

La portion de pain coûte 0,05, le carafon de vin
0,15, la tasse de café noir 0, 10.

De jeunes servantes proprettes et accortes sont en train de procéder au grand nettoyage du sa-
medi: l'une lave les parquets à grande eau, les autres frottent les couverts et les couteaux ; on sent
qu'ici la propreté est à l'ordre du jour.
La directrice de l'établissement, une femme dévouée et intelligente, nous raconte en quelques
mots les débuts et le fonctionnement de l'œuvre. Fondée en Mars 1892 par un comité de dames ca-
tholiques, elle prit dès le début une telle extension qu'il fallut bientôt aménager un second local dans le voisinage..

Le restaurant fut d'abord recommandé à leurs ouvrières par les patrons membres de l'association
de l’ Aiguille, et ces jeunes filles amenèrent ensuite. Leurs compagnes.

La propreté du local; l'excellente nourriture donnée à bas prix, furent la meilleure des réclames.
Ce que nous pouvons ajouter, car la directrice s'est bien gardée de nous le dire, c'est que son ai-
mable accueil, sa bonté, ont su toucher le cœur de toutes ses jeunes clientes. Elles trouvent là plus
qu'un bon repas, une parole d'encouragement, un sourire bienveillant, parfois aussi la place qu'elles ambitionnent, toujours un stimulant au travail et à la moralité.

A 11 heures commencent les premières labiées, destinées aux demoiselles employées à la Banque
ou au Crédit foncier, auxquelles viennent s'adjoindre des institutrices, des professeurs, retenus dans
ce quartier par leurs occupations. A midi le public change, il est plus jeune, plus
bruyant : la porte s'ouvre avec fracas pour laisser passer des essaims de petites ouvrières: modistes,
lingères, couturières, employées dans- les grands magasins des alentours. 11 y en a même qui vien-
nent de loin, des grands boulevards, de la rue du Helder. La distance ne les effraye pas, sachant les
avantages qu'elles rencontreront ici.

Pour la somme modique de (30 centimes on peut faire un repas très suffisant ; les plus copieux re-
viennent à i franc avec la tasse de café noir après le dessert. Les jeunes filles se dirigent ensuite vers
la bibliothèque pour y choisir un livre qui pourra charmer leur soirée ou leur après-midi du diman-
che, mais en parcourant des yeux ses rayons il nous a semblé que les volumes étaient bien gros et
bien sérieux pour les lectrices auxquelles ils sont destinés. Peut-être n'est-ce pas la meilleure ma-
nière de leur donner le goût des lectures saines et honnêtes quoique attrayantes, que de leur mettre entre les mains des ouvrages d'érudition tels que ceux de M. de Ravignan ou de M. Maxime du Camp. (Avis à quelque aimable lectrice qui serait disposée à offrir quelques lectures récréatives.)
Tout le reste nous a paru parlait, très bien organisé avec un esprit pratique qui fait le plus grand
honneur à la directrice et aux généreuses fondatrices de cette œuvre.

Nous ne saurions trop recommander ce restaurant à toutes les dames et demoiselles que leurs
occupations retiennent dans ce quartier à l'heure du déjeuner, ou qui sont en passage à Paris ; elles
y trouveront un excellent accueil et cela sans distinction de culte ou de nationalité.

Il faut former le vœu que des institutions de ce genre se fondent dans les différents quartiers de
Paris pour y propager leur influence moralisatrice.
G. PUAUX.  novembre 1892 -  journal la femme (coutant 15 centimes, bi mensuel)



 

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1800-1900
commenter cet article
13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 18:16

 

comme quoi!!!

 

 

Concert au profit des Colonies de vacances.

La Société chorale d'amateurs d'Euterpe, dirigée par M. Duteil d'Ozanne, donnera le 7 Mai, à 9
heures du soir, à la salle de Géographie, un intéressant concert au profit des Colonies de vacances.
Cette oeuvre de philanthropie, sympathique entre toutes, a pour but de procurer un mois de séjour à
la campagne aux enfants chétifs de familles pauvres.

Toutes les personnes aisées qui se donnent le luxe dés voyages comprendront que les classes
déshéritées, elles surtout, éprouvent le besoin de  grand air.

Programme :

Chant du Destin, J. Brahms ( audition à Paris).
Le Paradis et la Péri, Schumann (1™ partie).
Poëme d'amour, J. Brahms.
On se procure des billets à 5 fr. et à 10 fr., ,
Boulevard Saint-Germain.

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1800-1900
commenter cet article
13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 17:26

samaritaine-093.jpg

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans photos
commenter cet article
13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 17:23

samaritaine-090.jpg

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans photos
commenter cet article
6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 18:44

recette qui donne envie!!! pas chére à l'époque, peut être, mais bonjour le gout!!!

consommateurs actuels, lisez bien les étiquettes!!! ce qui n'est pas cher est malheureusement trafiqué

je ne dis pas non plus que les beurres de notre époque sont à base de ce genre de recette.... mais quand je lis spécialité beurriére allégée , c'est quoi??

 

une recette de 1896

 

Le beurre artificiel réunit tous les avantages, la beauté, le goût, le bon marché. Il se
conserve très bien ; il est tellement gras que 1 kilo remplace parfaitement 2 kilos de beurre
ordinaire. Pour sa composition, l'on prend 1/2 kilo do graisse de mouton fraîchement
abattu, que l'on doit fondre dans 270 grammes environ de lait de bonne qualité; après la
dissolution, on tamise le liquide encore chaud en ajoutant 625 grammes environ d'huile do
bonne qualité, et pendant cette dernière
opération il faut avoir soin d'agiter constamment le mélange; on remet cette mixture sur le feu en y ajoutant 60 grammes de croûtes de pain, 1 gramme d'estragon et 2 oignons coupés; on chauffe le tout que l'on tamise à nouveau. Ce produit forme une graisse très pure et très fine, sans odeur, pouvant remplacer le beurre ordinaire avec avantage, soi Pour la cuisine, soit pour la pâtisserie. Les aliments gras seront beaucoup plus substantiels, d'un goût plus agréable, la pâtisserie plus légère, plus belle et d'une saveur plus appétissante.

 

 

 

nos ancetres mangeaient des cochonneries aussi à l'époque..... sans le savoir...., quoique cette recette ne contient pas non plus de produits chimiques, mais on ne nous dit jamais tout....

et des exemples comme cela doivent pleuvoir au fil des siècles!! le maître mot PROFIT

 

 

 

 

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1800-1900
commenter cet article
4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 19:01

texte écrit par un amateur de chocolat

Nous avons des renseignements sur la composition à l'heure actuelle, mais on ne nous dit pas tout,

moi, je suis effarée par le taux de sucre, même dans les chocolats plus hauts de gamme du supermarché..

 

ce monsieur en 1862 voulait le dire aussi mais en vers, ce qui apporte un plus

 

 

 

Fraudes sur le chocolat en 1962 par un amateur

Je veux, en quelques mots, dresser la statistique
Des fraudes que subit le produit exotique,
Qu'en dépit des docteurs et de la Faculté,
On nomme plaisamment chocolat de santé.
Les cacaos touchés, ainsi que l'avarie,
Ne sont que l'alphabet de la frelaterie;
On défie avec eux les plus malins agents,
Et les consommateurs les plus intelligents ;
Aussi sont-ils choisis et retenus d'avance
Par les grands trafiqueurs du commerce de France.
Ceci n'est rien encore, il en est qui font mieux,
Et laissent de bien loin leurs timides aïeux !
Apprenez, chers lecteurs, que tout ce qui s'écrase
Se mêle au chocolat, et fait que l'on s'en blase :

L'arachide, la fève et le tourteau de lin,
La farine et le son, au sortir du moulin,
La coque, le marron, l'amande, la fécule,
Les germes, les grabeaux, tout ce qu'on manipule,
Qui fait poids, qui fait corps, se livre sans pudeur,
Par les soins diligents de l'habile fraudeur.
Des meilleurs cacaos on retire le beurre,
Et, trompant le client par un coupable leurre,
On mêle au chocolat, en dépit de nos goûts,
La graisse qui rancit, les huiles, le saindoux.
Le storax, le benjoin, remplacent la vanille,
Comme on remplace l'or par le clinquant qui brille.
On obtient la couleur au moyen du carmin,
Du vermillon, de l'ocre, et le génie humain
Employant chaque jour des réclames pompeuses,
Des mots ambitieux et des formes trompeuses,
Administre à longs traits, au sein de nos maisons,
De ses raffinements les suaves poisons !
Le nom ne détruit pas, chez l'enfant qu'on baptise,
Le germe du défaut qui le caractérise;

Ainsi le chocolat marqué supérieur,
Pour porter un beau nom n'en sera pas meilleur,
Si, dans l'unique but de grossir sa recette,
Un charlatan menteur a dicté l'étiquette.
11 faut suivre avant tout la voix de l'équité,
On ne pèche jamais par trop de probité.
Si dans vos chocolats, cédant à la routine,
Vous mêlez avec art plus ou moins de farine,
Vous devez sans détour en indiquer le poids ;
D'un moyen différent vous n'avez pas le choix.
Démentez au plus tôt cet adage frivole,
Le comptoir est l'autel et l'argent est l'idole :
Ne livrez aux clients qu'un produit pur et sain,
Et sachez modérer votre goût pour le gain.

Ainsi que l'aquilon qui soulève la houle,
Le flot de vos succès entraînera la fouie,
Et le consommateur, jadis si défiant,
Se montrera chez vous large et conciliant.

Etc….

Ainsi le chocolat marqué supérieur,
Pour porter un beau nom n'en sera pas meilleur,
Si, dans l'unique but de grossir sa recette,
Un charlatan menteur a dicté l'étiquette.
11 faut suivre avant tout la voix de l'équité,
On ne pèche jamais par trop de probité.
Si dans vos chocolats, cédant à la routine,
Vous mêlez avec art plus ou moins de farine,
Vous devez sans détour en indiquer le poids ;
D'un moyen différent vous n'avez pas le choix.
Démentez au plus tôt cet adage frivole,
Le comptoir est l'autel et l'argent est l'idole :
Ne livrez aux clients qu'un produit pur et sain,
Et sachez modérer votre goût pour le gain.
Ainsi que l'aquilon qui soulève la houle,
Le flot de vos succès entraînera la fouie,
Et le consommateur, jadis si défiant,
Se montrera chez vous large et conciliant.

Etc….

 

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1800-1900
commenter cet article
2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 18:52

c'est le mot fashion et fashionable dans ce livre édité de 1835 qui m'a interpellée

le texte est de Monsieur Monnais

De tout temps le dandy a été connu en France : suivant l'époque, on l'a nommé raffiné, roué, merveilleux incroyable : dans le dernier siècle, il portait de la poudre, des mouches, des bas de soie blancs et des talons ronges : son quartier-général était Versailles et l'Œil-de-bœuf.

De nos jours, il porte un frac (écrit comme cela, je n’ai pas trouvé ce que c’était, j'ai pensé à froc, mais comme le pantalon vient après!!), un pantalon, des bottes ; ses cheveux soigneusement frisés, laissant voir une double raie de chair, conservent leur couleur naturelle; son visage est orné de petites moustaches et d'une barbe formant le demi-cercle, ou se terminant en pointe, à la Jeune-France ou au moyen-âge ; son univers se compose du bois de Boulogne, du café de Paris, et des avant-scènes de l'Opéra.

Dieu est trop juste et la nature trop féconde pour n'avoir pas donné au dandy mâle son analogue dans le sexe féminin. Le beau sexe a aussi ses dandys au moral et au physique ; car ne convient-il pas d'appeler de ce nom tous les êtres assez vains, assez froids, assez fous , pour vouer leur vie entière au costume, à l'apparence; tous ceux pour qui l'effet extérieur est le nec plus ultra de la gloire, la somme la plus haute de félicité ? Vous croyez voir des hommes et des femmes, et vous ne voyez que des habits et des robes, quelques aunes de drap, de velours, de soie, de cachemire, et voilà tout.' Encore s'il n'y avait que des sots  dont cette ambition creuse tournât la creuse cervelle ! mais de nos jours l'esprit et le mérite ne préservent pas d'un travers qui devait être le patrimoine exclusif de la nullité : de nos jours la litté-
rature et les arts ont un invincible penchant à devenu fashionables : l'école de lord Byron se perpétue ; à son exemple, les écrivains , les artistes se font dandys, et viennent au bois de Boulogne, bizarrement accoutrés, plus laids que ne les a créés le ciel, disputer le prix du ridicule aux. Imbéciles, qui ne peuvent briguer que. celui-là ! Malheureusement; pour eux et pour nous, c'est une preuve que leur talent baisse ; le sens commun n'entre-t-il pas à fortes doses dans le génie, et le culte idolâtre de la Fashion n’accuse-t-il pas une dégradation notable dans le sens commun ? Que les écrivains et les artistes veuillent bien y penser :

la mode n'est pas une muse; ce n'est qu'une enseigne.

 

Repost 0
Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1800-1900
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de ancetres-metiers-conditions.over-blog.com
  • : Métiers ignorés, oubliés. Conditions de vie début 1900. A force de me documenter pour la généalogie , j'ai eu envie de partager mes découvertes sur la vie de nos ancêtres
  • Contact

Compteur

Recherche

Catégories