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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 19:48

Les Echelles de Senneville n'ont rien qui étonne, lorsque l'on a vu les valleuses d'Etretat. C'est aussi un sentier tortueux taillé dans la falaise, à l'extrémité d'une dépression qui se prolonge
dans la plaine, jusqu'à une assez grande distance et n'éprouve pas l'influence des vents du large.

Les pommiers fleurissent, les arbustes poussent à quelques pas de la mer et cette vive végétation contraste avec le tableau grandiose qui frappe les yeux, quand on arrive au point où le chemin est brusquement interrompu.

Les maisons qui composaient autrefois le village de Saint- Pierre se groupaient autour d'une église placée dans un petit vallon terminé par un échouage où quelques bateaux trouvaient
leur place. Les bateaux ont disparu, les maisons sont tombées et elles ont été reconstruites au sommet de la côte, où l'église elle-même a été transportée. Sassetot possède un vaste château, placé au milieu d'un grand parc, qui appartient à la famille de Mortainville.

Un val resserré, connu sous le nom des Dalles, mène à la mer. Il est bordé de maisons habitées par des marins qui forment une partie des équipages des bateaux de Fécamp. Partout, du reste, sur ces points élevés du littoral, on trouve des familles de pêcheurs, dont les lois de filets constituent le patrimoine. Les femmes filent et tordent le chanvre lacent les seines et
les réparent.

On exploite, à Malleville du grès, depuis un grand nombre d'années. Cette pierre, dure et froide, s'est prêtée pourtant au caprice des artistes, comme le prouve le Calvaire qui se dresse-
sur la route. Le grés est commun dans toute cette contrée et a servi à bâtir les églises.

A Cany et aux environs, on fabrique encore de la toile au métier à bras, surtout des toiles à sac et à coller. Il y existe des filatures de coton, des tisseries et des fabriques d’huiles de colza

Les truites abondent dans la Durdent et méritent la réputalion qu'on leur a faite.

Le château de Cany est situé à deux kilomètres de la ville, 'au milieu d'une vaste prairie convertie en un parc magnifique. La rivière enclot d'un cercle capricieux les dépendances du
château et en défend les abords elle alimente d'immenses étangs, sur lesquels nagent des bandes de cygnes. Toute la vallée, en remontant vers les sources de la Durdent,
offre les sites les plus gracieux.

C'est une merveilleuse promenade que la route de Cany à Saint-Denis d'il encourt; elle borde d'abord le parc du château, protégé de ce côté par une belle haie d'épine, puis traverse Grainville-la-Teïnturière, où vint mourir le dernier de ces vieux normands qui savaient gagner des royaumes.

Le sire de Betencourt, seigneur de Grainville-la-Teinturière résolut de s'emparer des Iles Fortunées, qui avaient été reconnues par les Portugais. Il équipa, avec Gadifer de la Scala, ha-
bitant de La Rochelle, une flotte qui reçut des aventuriers normands et gascons débarqua d'abord à Lancerotte, puis étendit sa domination sur plusieurs îles. Le conquérant devint alors fondateur il bâtit des forteresses, des églises, et donna des lois aux peuplades qu'il avait soumises Il revint, dans tout l'éclat de sa gloire se reposer dans son manoir, et donna de grandes fêtes, dont maître Leverrier, son compagnon et son historien, parle
avec un naïf enthousiasme retourna visiter son royaume puis -enfin, il fit un dernier voyage à Grainville-la-Teinturière où, roi des Canaries, il mourut en 1414. Une table de marbre noir, placée sur un des pilastres du chœur de l'église, rappelle le nom et les exploits de ce hardi
navigateur.

De Cany à la mer, la vallée prend plus de largeur elle perd son aspect riant et les arbres s'inclinent sous l'effort des vents du large.

Les moines de Fécamp possédaient toute cette partie du territoire ils avaient un hôtel ou plutôt une forteresse à Vittefleur. Ils tentèrent, au XVIe siècle, de créer un port à l'embouchure
de la Durdent. et l'on dit que l'on reconnaît encore la trace des travaux gigantesques qui furent accomplis à cette époque. Là encore, on retrouve la tradition d'une ville détruite par la mer.
La petite chapelle de Janville domine le paysage. On raconte qu'une statue de la Vierge, trouvée sur la côte. ayant été placée dans l'église de Palluel, retourna d' elle même au lieu d'où
elle avait été retirée. En mémoire de quoi, on construisit une chapelle pour y placer l'image miraculeuse.

L'église de Veulettes est un vaste et antique monument, tel que les moines aimaient à en asseoir, au moyen-âge, dans des gorges sauvages.

Les habitants prétendent descendre, en droite ligne, du célèbre Gargantua, dont ils possèdent le tombeau. Notre maître François Rabelais se serait donc trompé, comme un antiquaire,
puisqu'il affirme que ce tombeau, dont n'a pu voir le bout « parce qu'il entroit trop avant les excluses de Vienne », a été trouvé en un pré, près l'arceau Gualeau, duquel Jean Andeau
faisait lever les fossés.

Une petite rivière, objet d'un culte idolâtrique; coulait au milieu des bois, lorsqu'un moine de Picardie, dont le nom a été donné à un grand nombre d'églises, vint fonder un établissement religieux dans la vallée, étroite et sans profondeur, où se sont groupées les maisons de Saint-Valéry-en-Caux. Comme malgré les prédications du saint homme, les habitants continuaient à adorer les bois et les eaux courantes, il s'avisa d'un excellent moyen pour supprimer la partie aquatique de leur culte il enfonça un grand nombre de balles de laine dans la source de la rivière et la boucha si bien que depuis onc elle ne coula.

Ceci me remet en mémoire un conte que l'on me faisait quand j'étais petit.

Un vieux matelot d'Yport avait tant et tant voyagé qu'il, avait tout vu. A la veillée il racontait les tempêtes que son navire avait éprouvées: comment, un jour, le kraken (d'où on a tiré le
verbe craquer) s'était montré tout-à-coup, élevant ses énormes bras au-dessus de l'océan, et avait enlevé un matelot qui serrait le perroquet d'un vaisseau, grand comme l'abbaye de Fé-
camp comment les cancrelats avaient si bien mangé un navire de la Compagnie des Indes, qu'à son arrivée à Lorient il n'en restait plus qu'un bordage sur lequel était posé le soulier
du mousse

Mais le plus curieux de tout, dans les récits du matelot, c'est qu'après bien des fatigues, il était arrivé, une fois, tout près de la source du vent du nord.

Comment est-elle faite la source du vent du nord? demande un bonhomme, tout cassé, qui avait bien voyagé aussi, mais pas si loin.'

Elle n'est pas plus grande que cela, répondit le matelot, en formant un cercle avec le pouce et l'index

Pas plus grande que cela, imbécile Il fallait y fourrer ton
bonnet; nous serions tranquilles, maintenant!

Joachim MICHEL.

Ecrit dans La Tradition paru en 1901

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 19:47

Nos ancêtres ont connu aussi de grosses chaleurs !

 

Tiré de la série des annuaires de l'Observatoire de Montsouris les principaux documents
relatifs aux qualités de l'atmosphère parisienne.
Historique.

Les observations thermométriques faites à l'Observatoire de Paris remontent à l'an-
née 1666; mais, dans son rapport intitulé Recherches sur les grandes chaleurs qui ont eu lieu à Paris depuis 1682 jusqu'en 1744, et inséré dans les Mémoires de l'Institut (t. IV, p. 338), J.-D. Cassini ou Cassini IV déclare qu'il est impossible d'avoir des observations précises sur les hauteurs du thermomètre avant 1671, époque où Cassini 1 vint s'établir à l'Observatoire et
commença à consulter avec soin et régularité les instruments qu'il y établit. « J'ai été arrêté, dit ce savant, par le manque d'indices et de renseignements suffisants sur l'état et la construction des premiers thermomètres qui furent employés, et ce n'est qu'à partir de 1682 que j'ai trouvé tout ce qui était nécessaire à mes recherches. » Les thermomètres construits à cette époque étaient encore imparfaits aussi est-il difficile de tirer, des observations faites en ces
premières années, des moyennes comparables à celles que l'on obtient aujourd'hui.

Cassini commença ses observations en 1682 et fut contraint de les interrompre en 1705 par la perte de son instrument, que la trop grande chaleur avait fait éclater.
En 1785, les recherches météorologiques avaient été réorganisées par Cassini IV sur un plan plus étendu et plus complet. Malheureusement les troubles de la Révolution ne tardèrent pas à apporter des lacunes regrettables dans ces recherches, surtout de 1787 à 1803.

Baumes de chaleur. M. Marié-Davy a divisé en six périodes, de trente ans chacune, la série des observations faites de 1699 à 1882, et en tire les conclusions suivantes au point de vue des extrêmes de chaleur en chacune de ces périodes

« Dans la préfère période (1699-1730), la température la plus chaude a été observée en 1720 elle est de 40°,0. Ce serait une chaleur excessive pour Paris, si elle était exacte. Dans cette même période, la moyenne des maxima thermométriques n'est, au contraire, que de 30°,4, nombre inférieur aux moyennes des périodes suivantes.

« Dans la deuxième période (1731-1760), la température la plus haute a été observée les 14, 18 et 19 juillet 1757 et 1760 elle est de 37",7. La moyenne des maxima. est de 34",2, soit de 3",8 plus élevée que dans la période précédente.
« Dans la troisième période (1761-1790), nous retrouvons les températures excessives de la première 40°,0, le 26 août 1765; 39°,4, le 14 août 1773; 38°,7, le 16 juillet 1782. La moyenne des maxima thermométriques est également très élevée 34.9. C'est la moyenne la plus forte des six périodes.

« Dans les trois périodes suivantes, pendant lesquelles les observations ont été faites en des con-
ditions plus uniformes, les moyennes des extrêmes thermométriques présentent des écarts beaucoup moins grands. Ces extrêmes sont en effet « Dans la période (1791-1820), de 32°,3
« Dans la cinquième période (1821-1850), de 33°,0 ,( Dans la sixième période (1851-1882), de 33",2.
« Nous rencontrons cependant dans la quatrième période un maximum de 38.4, le 8 juillet 1793. Dans la cinquième période, le maximum le plus élevé n'est que de 36°,6, le 18 août 1842, et dans la sixième, il est de 36",2, le 4 août 1857. A Montsouris, il s'est élevé à 37",2, le 8 août 1873 et le 19 juillet l88t, et à 38",4, le 9 juillet 1874.

« Les fortes températures de l'été ont-elles réellement passé par un maximum correspondant aux
périodes deuxième et troisième, pour redescendre ensuite au degré actuel? Pour l'affirmer, il faudrait que les instruments employés aient subi moins de variations dans leur nature et leur mode d'installation. Du moins n'en saurait-on conclure que notre climat est aujourd'hui plus inégal que dans le siècle dernier. »

Titre : Paris, sa topographie, son hygiène, ses maladies / par Léon Colin,...

Date d'édition : 1885

 

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 16:56

Il nous a semblé que, pour avoir une impression précise du X" arrondissement, il était sage de connaître d'abord les deux arrondissements voisins dont il n'est guère que le prolongement. D'un côté du canal, dans le quartier de l'hôpital Saint-Louis, on se croirait encore dans le XIe ; ce sont les mêmes industries, les mêmes cités ouvrières, aussi les mêmes hôtels dont quelques-uns sont disposés pour coucher à la nuit, notamment dans la rue du faubourg du Temple. Sur l'autre rive, le quartier Saint-Vincent de Paul ressemble au quartier Rochechouart ; on y voit un nombre considérable de commissionnaires, d'emballeurs et de voyageurs de commerce qui ont pris pension dans les hôtels des environs des gares. Quant aux quartiers de la porte Saint-Denis et de la porte Saint-Martin ils gardent l'aspect général du faubourg Montmartre, avec plus de commerce dans la porte Saint-Denis, spécialement dans les rues de Paradis et des Petites-Ecuries, qui sont comme l'entrepôt des objets de verre, de porcelaine et de plumes et, plus d'ouvriers dans la porte Saint-Martin, aux abords de la
Bourse du travail.
Les seules particularités de l'arrondissement lui viennent de la ligne du canal qui le traverse dans une grande étendue, et des deux gares terminus des chemins de fer de l'Est et du Nord. Toutefois, ce n'est pas là que réside la grande masse de coltineurs et des employés de chemins de fer. Quelques-uns se sont fixés à l'hôpital Saint-Louis et dans l'espace compris entre les chemins de fer, le canal et l'hôpital Saint-Martin ; mais, on peut dire que tout le reste, c'est-à-dire la très grande majorité, a cherché logis dans les XVIIIe et XIXe arrondissements, comme la plupart des ouvriers occupés aux dépôts des omnibus, des petites voitures, aux équipements militaires et à la raffinerie Lebaudy.

Ainsi, la population de l'arrondissement est extrêmement variée. Beaucoup d'hommes et de femmes ont leur travail ailleurs ; tels, les apprentis des deux sexes, les garçons de course, couturières, lingères, fleuristes, plumassières, modistes, mécaniciennes dont l'ensemble
peut bien représenter 20.000 personnes. A ce point de vue, l'arrondissement peut déjà se comparer à ceux de la périphérie, puisqu'il comprend une part importante de travailleurs modestes dont le salaire assure la subsistance, sans cependant leur donner l'abondance
et les expose à des besoins d'argent.

On peut évaluer à 2.200 le nombre des inscrits au bureau de bienfaisance et à 5.000 celui des nécessiteux. Plus de la moitié de ces nombres est fournie par le quartier de l'hôpital Saint-Louis qui est très malheureux dans certaines de ses parties. Les cours des Bretons, de la Grâce-de-Dieu, Saint-Maur sont des immeubles considérables comprenant une dizaine d'escaliers qui desservent une quantité de logements ouvriers. Avec la rue Bichat et le passage Corbeau, ce sont les lieux où il y a le plus de malheureux.
Le reste de l'arrondissement est assez aisé. Cependant, il convient de signaler dans la Porte Saint-Martin, autour du marché, dans la rue Bouchardon et la cité Riverin, quelques hommes de peine qui logent dans de mauvais hôtels ; impasse Lancry, quelques bonnes sans place ; et, dans la Porte Saint-Denis, le long de la prison, dans la cour de la Ferme Saint-Lazare, un
groupe assez nombreux de chiffonniers et de marchands de bric-à-brac.

 

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 19:59

avec un peu de jambes!!robe 1928

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 19:54

robe-1924.JPG

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 19:52

robe-de-ville-1902.JPG

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 19:50

robe-1930-mariee-2.JPG

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 19:40

 Texte écrit Virmaître, Charles  édité en 1886

 

Avant l'invention de la margarine, les Parisiens qui s'approvisionnaient aux halles s'étonnaient de voir chaque matin, à peu de distance de l'église Saint-Eustache, une quantité de voitures chargées de belles feuilles vertes, que les marchands vendaient par centaines à des femmes costumées en paysannes et coiffées invariablement d'un mouchoir à carreaux, cette coiffure se nommait une marmotte.

Lemétier de ces femmes consistait à vendre à domicile de petites mottes de beurre qui, le plus souvent, .se composait de suif travaillé et qui ne pesait jamais le poids qu'elles indiquaient.

Elles se prétendaient fermières aux environs de Paris, et c'était pour mieux tromper les ménagères trop économes qu'elles prenaient ce costume et enveloppaient de ces feuilles leurs produits frelatés..

La margarine est encore moins sale que le beurre artificiel fabriqué à Londres par le moyen suivant : Des pieux sont enfoncés dans les égouts, le courant y laisse un dépôt graisseux qui s'y attahe; ce dépôt est gratté chaque jour et vendu à des industriels qui le transforment en beurre premier choix.

J’ai voulu en savoir plus, en tout cas Berk !!!!

Historique et description  Vu sur ce site http://www.invention-europe.com/Article911.htm

 

Substance élaborée en France en 1869 pour remplacer le beurre qui était rare et coûteux à l' époque, à la suite d'un concours lancé par Napoléon III. Ce produit devait se conserver sans rancir ni dégager d'odeur forte, et il devait de plus être peu coûteux. Le mot margarine vient du grec margaron signifiant «comme la perle». C'est l'inventeur du produit, le chimiste Hippolyte Mège-Mouriès, qui l'aurait ainsi nommé, s'inspirant de sa couleur. À base de graisse de boeuf, la margarine fut commercialisée à partir de 1872. Par la suite, on chercha le moyen d'exploiter les corps gras d'origine tropicale et on découvrit le moyen d'élever le point de fusion des corps gras végétaux tout en les rendant plus résistants au rancissement par hydrogénation.

La margarine fut d'abord faite avec du suif raffiné, puis on se servit d'huiles végétales après la découverte du procédé retardant l'oxydation de ces huiles, ainsi que du procédé d'hydrogénation utilisé dès le début du XXe siècle (procédé qui transforme les huiles liquides en matières grasses plus ou moins solides), ce qui contribua à l'essor des margarines.

La margarine est généralement composée de gras d'origine végétale utilisé seul ou combiné (les plus utilisés sont l'huile de soya, de maïs, de tournesol, d'arachide, de carthame, de palme, de palmiste et de colza), mais elle peut également contenir du gras d'origine animale (suif, saindoux et huile de poisson). Actuellement, la plupart des margarines vendues en Amérique du Nord sont à base d'huile végétale ou d'un mélange d'huiles végétales. Le gras animal et certaines huiles, telles l'huile de coprah, l'huile de palme et l'huile de palmiste sont fortement saturés naturellement, c'est pourquoi des fabricants utilisent de petites quantités de ces huiles pour obtenir la texture désirée plutôt que d'utiliser le processus d'hydrogénation; ces margarines ne sont donc pas hydrogénées. En Europe, le terme margarine s'applique à toute substance alimentaire qui présente l'aspect du beurre et qui est préparée en vue de la même utilisation que ce dernier.

La margarine ne connut pas un succès instantané: elle remplaça graduellement le beurre tant pour l'utilisation domestique que dans les institutions, les restaurants et l'industrie alimentaire, diminuant de façon notable les ventes du beurre. Le bas prix et la mise en marché qui la présentait comme meilleure pour la santé que le beurre expliquent cette popularité. Au Canada, depuis 1987, les margarines doivent présenter une couleur différente de celle du beurre afin de bien distinguer les deux produits. En 1990, chaque Canadien consommait en moyenne 5,8 kg de margarine contre 3,4 kg de beurre. Etc…..

voir le site si intéressé

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 19:13

Maison de soldes en 1900

 

La vie continue, mais éternel recommencement….

La boutique, éventaillée au coin de deux rues du vieux faubourg, toute claire et attirante, autrefois, était à louer depuis la déconfiture des commerçants qui l'avaient longtemps occupée. Comment eussent-ils résisté, réduits à leurs propres forces, à la concurrence des grands magasins ? Pris entre deux feux, serrés par les suçoirs des gigantesques pieuvres accaparant toute la clientèle et faisant le vide, loin à la ronde, il leur fallait succomber.
Embusqués, l'un au nord, l'autre au sud, les tout-puissants confrères, en attendant que la lutte se restreignît entre eux, en avaient déjà atteint plus d'un, de ces tranquilles,- de ces modestes
qui se font gloire, sur leurs factures, d'une fondation remontant à un demi-siècle, parfois da-
vantage. Ils mouraient tous, car tous étaient frappés. Résistance impossible. Question de temps.
Et la vieille maison avait sombré, elle qui, sous diverses directions animées des mêmes idées, avait fait merveille, puis s'était vaillamment soutenue, s'insurgeant contre l'américanisme et le principe de la vente à bon marché de produits inférieurs. Et son escadron d'une quinzaine de jeunes filles, modistes et lingères, une fois licencié, s'était fatalement perdu dans le régiment de l'inévitable phalanstère d'à-côté.

Un matin, tout s'est transformé. Les devantures se sont remplies. «Liquidation. » Le mot se lit
partout, cinquante, cent fois répété sur d'étroites affiches collées aux carreaux : telles des bandes sur des blessures... Serait-ce, s'interrogent les passants, que les marchands n'ont pas écoulé leur reste de chapeaux et de sauts-de-lit
Viennent-ils de réouvrir après quelques jours consacrés à un inventaire ? On pourrait le croire : l'ancienne et vénérable enseigne surmonte toujours la porte en pan coupé.

Voici que les vitrines s'emplissent de choses hétéroclites, rangées avec l'ordre qui préside à la
confection des kaléidoscopes : réchauds désargentés et flacons de vinaigre de Bully ; tournures en crin et chromolithographies multipliant l'effigie d'un général jadis populaire ; revolvers, montres en aluminium, sacs de voyage, biberons, babouches, sabres japonais ; tout semble vidé là au hasard : les bazardiers se seraient contentés d'opérer dans le tas un léger tri de chiffonniers, avant de mettre les prix « en chiffres connus » sur ces bibelots disparates.

L'intérieur répond admirablement à l'extérieur. Partout s'éventrent des cartons laissant fuir leurs entrailles de pelotes de laine emmêlées et de passementerie déroulée. Des plateaux de tôle vernies encombrent de porte-monnaie en faux cuir de Russie, de blague à tabac, de grosses incomplètes de boutons de nacre, de paquets d'aiguilles et de liasses de faux-
cols sales.

Ici s'accumulent les fins de saison des maisons qui « font la nouveauté » et dont les créations,
invendues dans le courant de l'année de leur naissance, s'en vont faire les choux gras des peti-
tes provinces et des gens en retard sur la mode. Non loin de ces choses encore à peu près fraîches, s'enfouit ce qui subsiste des fonds d'humbles détaillants coulés par les gros et de ceux dont l'incapacité ou la mauvaise conduite a causé la perte.

Il y a de véritables douleurs amassées dans les plis de ces paquets de cravates : il semble qu'on
les voie s'en dégager, papillons engendrés par le renfermé. Des orages domestiques ont grondé sur ces camisoles de piqué et ces tabliers de cotonnade, entassés les uns sur les autres dans l'obscurité des sous-sols et des arrière-magasins. Ces tempêtes-là ont fait jeter par-dessus bord aux pauvres diables ne sachant pas mener leur barque ou à qui le bon vent de la chance manquait, les cargaisons représentant un avoir péniblement acquis et ces pilleurs d'épaves les ont happées à marée basse.

Oui, sur les fagots d'ombrelles, sur les échafaudages de tasses orientales en filigrane, éditées
par le Marais pour Constantinople, sur les séries de porte cigares à musique, sur les buissons de bijoux en doublé, partout, à travers les marques encore visibles des premiers propriétaires, reparaissent quelques lettres de. ces mots terribles : billets protestés, loyers en retard, saisies mobilières, adjudications publiques dans les salles empestées du rez-de-chaussée de l'hôtel Drouot….
Et pour brocher sur le tout, une grande affiche d'étoffe,, à moitié déchirée déjà, flotte sous l'auvent, éternisant aux yeux des voisins les « derniers jours de vente», et arborant une sorte de drapeau de flibustiers à l'entrée de cette halle de l'occasion et de la brocante, de l'un de ces capharnaüms modernes où règne le fallacieux et exorbitant  

«  Nous avons fait faillite ! »

 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 11:13

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