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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 20:35

assez gras et du sucre, pas besoin de garder la ligne avec cela

si vous avez envie de vous inspirer, certaines me donnent envie de gouter

livre édité en 1882

POMMES DE TERRE FRITES EN COQUES.
Coupez les pommes de terre en longs morceaux de 7 à 8 millimètres d'épaisseur, faites-les frire aux trois quarts, retirez-les du feu, faites-les refroidir, et remettez-les ensuite dans la friture très chaude en les remuant; elles prennent aussitôt une belle couleur dorée et se boursouflent convenablement.

POMMES DE TERRE FRITES.

Lavez, pelez et coupez par tranches les pommes de terre que vous jetez ensuite dans l'eau; égouttez-les et plongez-les dans une friture de graisse bien chaude; quand elles sont bien dorées, retirez-les de la poêle, salez et servez.

POMMES DE TERRE FARCIES.

Creusez les pommes de terre cuites à l'eau, après les avoir coupées par la moitié ; introduisez dans le creux formé un mélange de pommes de terre écrasées avec beurre, sel, poivre, échalotes, et un petit morceau de lard haché. Garnissez le fond d'une tourtière de beurre, placez-y les pommes de terre et cuisez-les dans un four, à une chaleur modérée, jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées.

POMMES DE TERRE AU FROMAGE.

Cuisez à la vapeur douze belles pommes de terre,
pelez-les et faites-les passer à la passoire ; disposez alors la purée obtenue par couches de deux centimètres dans un plat de terre en les alternant avec des couches de fromage râpé et de bon beurre; salez et poivrez et recouvrez le tout de parmesan et de gruyère râpé,

 

POMMES DE TERRE SAUTÉES AU BEURRE.

Nettoyez et lavez de petites pommes de terre rondes, mettez-les à la casserole avec du beurre, exposez-les à un feu ardent cl faites-les sauter jusqu'à ce qu'elles soient blondes. Egouttez-les à la passoire et saupoudrez-les de sucre avant de les servir.

POMMES DE TERRE EN BOULETTES.

Faites un hachis de viande, puis un hachis de pommes de terre bouillies, mêlez le tout en y ajoutant du beurre, du poivre, du sel, et des petites herbes. Confectionnez-
en des boulettes; trempez ces boulettes dans du blanc d'œuf, et faites-les frire. Vous les servez ensuite avec la sauce que vous recouvrez de petites herbes.

POMMES DE TERRE A LA MAÎTRE D'HÔTEL.
Faites cuire les pommes de terre dans l'eau salée, enlevez-en la peau, coupez- les par tranches, et faites-les frire; jetez- les ensuite dans une casserole avec beurre frais, petites herbes, assaisonnez- les  de sel, poivre, de quelques gouttes de vinaigre, faites-les chauffer et servez-les.

POMMES DE TERRE A LA PARISIENNE.

Portez au roux dans une casserole du beurre, de la graisse avec un oignon; quand le tout est de belle couleur, jetez-y les pommes de terre pelées et coupées par tranches avec poivre, set, bouquet garni et cuisez le tout à petit feu.

POMMES DE TERRE A L'ANGLAISE. Cuisez à l'eau les pommes de terre, pelez-les, coupez-les par tranches, passez-les au beurre, et, après les avoir salées et poivrées, faites-les sauter.


POMMES DE TERME A LA CRÈME. Faites un mélange de beurre, de sel, de poivre, de muscade râpée, de petites herbes, d'une cuillerée de farine et d'un verre de crème. Chauffez le tout en le remuant sur un feu doux, et ajoutez-y les tranches de pommes de terre cuites à l'eau et épluchées.

POMMES DE TERRE AU LARD. Faites frire en agitant les tous petits morceaux de lard avec une demi-cuillerée de farine, du sel, du poivre, des petites herbes, mouillez-le tout de bouillon, portez-le à l'ébullition cinq minutes, cl jetez-y des tranches de pommes de terre crues. Cuisez-les, puis dégraissez-les avant de les servir.

POMMES DE TERRE A LA LYONNAISE.
Coupez par tranches des pommes de terre cuites à l'eau et versez dessus une purée d'oignons claire et bien épicée.

POMMES DE TERRE A LA PROVENÇALE.
Mettez dans une casserole six cuillerées à bouche d'huile, du beurre, des zestes de citron, du persil, de l'ail, des ciboulets hachés, de la muscade râpée, du sel et du poivre, coupez par tranches des pommes de terre épluchées, faites cuire convenablement le tout et servez le en le recouvrant de jus de citron.

POMMES DE TERRE EN PURÉE. Cuisez les pommes de terre à l'eau salée, enlevez-en la peau et traverser dans une passoire, mêlez au produit passé du beurre frais, du poivre, du sel, du lait, faites-le bouillir en évitant que la purée s'attache au fond  et sucrez la avant de la présenter sur la table.

POMMES de TERRE EN GÂTEAU. Mettez dans une casserole de la purée de pommes de terre, du beurre, du lait et du sucre, chauffez le tout un instant et laissez refroidir: ajoutez alors 4 jaunes et 4 blancs d'œufs battus en neige; enduisez un moule ou une casserole de beurre, de mie de pain, versez-y le mélange ci-dessus, couvrez-le et exposez- le à la chaleur de cendres rouges avec feu dessus el feu dessous, Trois quarts d'heure suffisent pour obtenir une cuisson convenable

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 15:47


La Bellevilloise fut fondée en 1877 par 20 ouvriers dont 18 mécaniciens employés dans les maisons Cornély et Barriquand.
Voici les noms de ces précurseurs auxquels la Coopération bellevilloise doit son superbe mouvement.
Christophe (Benoît), Dutard (Jules), Gallet (Aristide), Lecomte (Jean-Baptiste),
Martel, cordonnier, Vandenaker (Amédée), Thierry (Adolphe), Petit (Christophe),
Masson (Alexandre), ' Vauthier (Gustave), cordonnier, Macé,Schaaf, Poupet, Gougeon, Edaine,Millard (Auguste),  
Ils s'installèrent au n° 16 de la rue Henri-Chevreau. Ceci fut fait à peu de frais et le travail fut effectué gracieusement par les nouveaux associés. Il devait en être ainsi, car l'apport se composait d'une centaine de francs péniblement amassés
Le local de répartition n'ouvrait que le soir, et seulement deux fois par semaine, une fois la journée de travail terminée à l'atelier; car il ne fallait pas songer à rétribuer un employé
avec les maigres ressources dont disposaient les nouveaux associés. leurs actes; elle a été Aucun travail important, aucune transformation n'ont été décidés sans que les ressources nécessaires n'existent.


L'ouverture de la répartition eut lieu le 21 janvier 1877 moyennant un loyer de 225 francs par an.
La première commande, comprenant les marchandises que l'on allait vendre, était composée de la sorte :
2 pièces de vin rouge; .
15 kil. d'huile;
25 litres de lentilles;
25 litres de haricots;
25 litres haricots boulots;
1/2 caisse de macaroni;
1/2 caisse de vermicelle.
C'est avec ces quelques produits qu'allait s'ouvrir la société La Bellevilloise qui devait, par la suite, faire 5 millions d'affaires par an, posséder plusieurs immeubles et près de 800.000 francs de capital collectif, près de 200 employés occupés d'une façon permanente.  

Le matériel fut fourni gracieusement par les coopérateurs : un pupitre, des balances et des poids; la vente fut, pour la première journée, de 111 fr. 90; le 23 janvier de 35 fr. 60,
Les cotisations comprenaient les versements faits hebdomadairement par les coopérateurs pour composer un capital formant le fonds de roulement. Les premiers paiements
furent : Sacs en papier Liqueurs Boîte à café  

Devant ce premier résultat le Conseil d'administration qui se réunissait seulement le mercredi, décidait d'augmenter le nombre des articles en magasin; il achète : 3 briques de savon;
6 douzaines de saucisses; 3 kil. de saucisson de Lorraine; 4 kil. de riz; 2 vessies de saindoux;
2 jambons; 6 paquets de bougies. Enfin, les ménagères allaient pouvoir trouver à la Coopé-
rative un peu plus de denrées nécessaires à leurs besoins journaliers.

Succès inespéré, 100 francs de plus de recette que la semaine précédente. Les articles d'alimentation furent augmentés comme nombre et d'une façon continue; les semaines sui-
vantes devaient voir progresser le chiffre d'affaires.

Les camarades du « Sou de la candidature ouvrière », qui s'étaient intéressés à la Société naissante, étaient d'avis de réserver tous les bénéfices résultant des opérations, à la pro-
pagande  politique, afin de conquérir des sièges électoraux. Les administrateurs, par contre, étaient d'avis de ristourner aux sociétaires le trop-perçu, sentant instinctivement que
c'était là une condition nécessaire de succès.

Le 24 octobre 1878, les statuts de la Société furent légalisés et elle eut enfin une constitution légale. L'action était fixée à 50 francs, sans intérêt.



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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 09:57

la premiére

fete-huma-7-septembre-1930.JPG

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 19:06

Ne devait pas être trés pratique....

douche à tête portative en 1896

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 19:04

que d'idées nos ancêtres !!!

 

Indispensable aux Cyclistes, Touristes

Ce savon, d'excellente qualité, est présenté dans un petit carnet de poche dont chaque feuille (au
nombre de 25) se détache pour être utilisée suivant les circonstances multiples de la vie, hors de chez soi. Il est pratique d'avoir, sinon le carnet, au moins quelques feuilles dans son portefeuille ou son porte-monnaie, cela évitera de se servir, dans maintes occasions, du savon tripoté par tout le monde. Celle présentation sera bien vue des cyclistes qui pourront se délasser les mains au premier ruisseau venu : en un mot, nous croyons que ces feuilles de savon méritent d'être vulgarisées; la commodité, l'hygiène et la propreté y gagneront.

Prix du carnet de 25 feuilles : 0 fr. 75.
Port O fr. 10 en sus.

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 19:29

Allez sur Gallica

puis taper :Annuaire de l'Union fraternelle du commerce et de l'industrie

 

des listes alphabétiques de noms de commercants de Paris, par contre dans cet annuaire de tendance catholique, donc les autres n'y sont pas, dommage! mais bon vous pouvez trouver votre bonheur si les critéres sont OK.

Parution de 1892 à 1925

bonnes recherches

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 19:10

VINGTIÈME ARRONDISSEMENT début 1900


Le XXe arrondissement est logé presque entier sur le haut plateau de Romainville et de Bagnolet :
Par comparaison avec ses voisins, Saint-Fargeau peut passer pour aisé, ainsi d'ailleurs que cette partie du quartier d'Amérique qui est au nord de la rue des Lilas. Autrefois toute cette région était occupée par des maraîchers et des horticulteurs. On y produisait les légumes, le raisin, et la fleur d'oranger pour mariages. L'industrie devait être bonne ; car, sur les terrains de culture, il y a maintenant de petites villas. Ce ne sont pas des constructions luxueuses, comme à la Muette ; mais de très modestes maisons d'une valeur de quelques milliers de francs qui sont souvent la propriété d'ouvriers d'industrie ou d'anciens petits commerçants du IIIe ou du XIe arrondissement. Ceux delà dernière génération assurent que de leur temps tout le haut Belleville était morcelé de petits domaines bourgeois. C'était le rêve des petits boutiquiers d'avoir là maison et jardin ; et comme il suffisait de peu d'argent pour s'établir, ils ont vite fait de former des groupements importants. D'ailleurs le sol ne se prête pas facilement à la construction de hautes maisons. Le sable et la terre glaise qu'on rencontre partout obligent au creusement de puits profonds pour les fondations et à des travaux d'art qui supposent la mise en oeuvre de gros capitaux, peu en rapport avec le prix des terrains .Peu à peu, le quartier se modifie, la population compte déjà 15.000âmes, les moyens de transport, dans les directions de l'Opéra et du Château-d'Eau s'améliorent tous les jours, les maraîchers s'en vont, ne laissant derrière eux que quelques horticulteurs qui font des fleurs et des arbustes pour les cimetières ; l'aspect champêtre du lieu est évidemment menacé. Mais, la population jouit encore de commodités réelles, elle est tranquille, vit de ses rentes ou de son travail dans Paris ; les mauvais garnis n'ont pas encore paru.

Il a été construit récemment, rue du Télégraphe, trois grandes maisons ouvrières, hautes de .six et sept étages, qui ont été fort bien accueillies. Les loyers n'y sont pas trop élevés et ils présentent cette particularité que les prix s'abaissent en même temps que s'élève le nombre des enfants des locataires.

 Il y a des ombres dont nous n'avons rien dit ; l'impasse du Progrès, l'impasse Haxo, le passage Boudin sont des refuges les malheureux s'entassent en des maisons basses, de un ou deux étages, perdus dans des espaces considérables, absolument dépeuplés, dont quelques-uns mesurent 80.000 mètres carrés. Là, c'est la solitude qui encadre la misère.

Il semble qu'il ne faut pas, pour le reste de l'arrondissement, s'attacher aux divisions administratives, par quartier. Ce qui frappe, ce sont les différences qu'on constate dans l'extérieur des habitants, suivant qu'on s'approche ou qu'on s'éloigne de la ligne des boulevards; et la remarque est la même qu'il s'agisse de Belleville, du Père Lachaise, du quartier du Combat dans le XIXe, ou de Charonne dans la partie qui n'est pas en plaine. Il y a, comme une série d'étages dans la population : en bas, près des boulevards, ce qu'il y a de moins bon. en mélange avec les éléments qui composent la population générale, et dans une région l'on compte, en certains points, 800 habitants à l'hectare  sur les bords du plateau, notamment aux alentours de la mairie, des familles laborieuses les hommes sont ouvriers ou employés et les femmes, surtout les jeunes filles, occupées dans les ateliers ou manufactures ; et, plus loin, jusqu'aux fortifications, les maraîchers et petits rentiers que nous venons de voir dans Saint-Fargeau, isolés au bord de longs terrains vagues.

En parcourant le quartier du Combat, il a fallu formu
1er un regret à la vue de ces misérables garnis qui avoisinent le boulevard de la Villette. dans le bas des deux quartiers, sont remplies de ces affreux immeubles, malpropres, surpeuplés, où logent, à la semaine, souvent à la nuit, plusieurs milliers de créatures, hommes et femmes, qui vivent d'expédients ou de délits. Les souteneurs, les filles, les repris de justice sont là comme à l'affût des occasions qui peuvent s'offrir à leur portée.
Il n'est pas possible de n'être pas frappé du nombre et de l'importance des coopératives ouvrières de consommation qui rayonnent sur le XXe, sur le XIe et sur la partie du XIXe qui se confond avec Belleville. Il est de ces sociétés qui comptent 20.000 membres, d'autres 10.000, ou plusieurs milliers ; et elles sont au moins dix qui font sentir ici leur action. Elles se proposent d'acheter
au meilleur compte et de revendre au prix coûtant les objets d'alimentation, de vêtement, de chauffage qui sont indispensables pour vivre. On espère y joindre des caisses indépendantes de crédit pour venir en aide aux travailleurs dans la gêne ; et par année ou par semestre, on distribue aux adhérents les bénéfices réalisés sur les prix de vente. Cet appât du boni à toucher a fait des prodiges. De suite, il faut dire que cela est heureux à tous points de vue. C'est presque de l'épargne que ce calcul de combiner pour une date précise une rentrée d'argent importante.


Dire quelle est la clientèle de ces institutions, c'est passer en revue tout le meilleur de la population du XXe. Ce sont des ouvriers du fer, du bois, du bâtiment qui descendent chaque jour à leur travail dans le centre de Paris, surtout dans le XIe ; ou bien se rendent par la ligne de ceinture à Montmartre, aux Ternes, même à Javel, pour s'occuper dans les usines. Ce sont de petits employés qui appartiennent à des services publics, octroi, travaux, police, bureaux des préfectures et des ministères, ou à des entreprises privées où ils sont métreurs, comptables, commis de magasins. Ce sont des ouvriers, dont le métier se rapporte à la passementerie, à la confection, aux modes. On peut évaluer à près de 20.000 le nombre des femmes qui, dans Belleville et le Père Lachaise, vivent de ces professions. Tout ce monde est là parce que les ressources sont modestes et qu'il fallait trouver au meilleur compte le logement et la nourriture.

On peut dire qu'il n'y a pas d'industrie spéciale, au XXe arrondissement. Sans doute, on pourrait citer quelques fonderies, quelques fabriques de produits chimiques, tels qu'allume-feux et matières stéariques, quelques associations de peintres et de cochers. De même, l'existence du cimetière explique la présence d'un certain nombre de marbriers et de marchands de couronnes. Mais tout cela ne peut faire vivre qu'une part infime de la population qui réside. Aux premières heures du jour et le soir quand est finie la journée du travail, c’est un mouvement fantastique de tous les adultes, hommes et femmes, qui s'en vont ou reviennent. Dans la journée, les quartiers sont comme frappés de sommeil. Seuls, les marchés et la rue des Pyrénées ont encore un peu d'animation. Les ménagères s'occupent des intérieurs, font les provisions et soignent les enfants. Ici, il y en a presque autant qu'au XIIIe. Beaucoup sont mal portants ; beaucoup aussi ne sont pas nés d'unions régulières. Le monde ouvrier se compose, en effet, d'individus le plus souvent célibataires et dans la force de l'âge : on dépense plusieurs années avant de fonder une famille et l'on obéit cependant à tous les besoins naturels de l'existence. Quant aux denrées alimentaires, elles sont d'un prix extraordinaire de bon marché. On trouve, dans ces régions habitées par les pauvres, des viandes, des légumes et des fruits qu'il serait impossible de découvrir ailleurs. Il paraît qu'ici on peut manger, par exemple, d’excellents plats faits de langues de moutons. Je crois bien qu'un mets de ce genre semblerait à nos Parisiennes du Louvre ou du Luxembourg aussi exotique qu'un nid d'hirondelles.


Il est de vieux immeubles qui sont de véritables casernements de malheureux. Il suffirait pour les découvrir de parcourir les rues de Belleville, de Tourville, du Pressoir, et Piot, dans Belleville ; dans le Père Lachaise, les rues des Amandiers, de Ménilmontant, Orfila, des Partants et Duris ; à Charonne, les rues des Haies, Courat, Saint-Biaise, et, entre tous, l'hôtel du passage Brémant, rue des Orteaux, qui ne contient pas moins de 400 chambres ou petits logements et réveille le triste souvenir de la cité Jeanne-d"Arc. Sur les terrains non construits, notamment aux numéros 341, 319,190 de la rue des Pyrénées, on rencontre, en certaines places, des agglomérations de roulottes et de baraques faites de planches, de toile, de cartons bitumés, parfois de vieilles boites à sardines ; là trouvent refuge des forains, des brossiers, des repasseurs de couteaux, des rétameurs de casseroles, des fabricants de paniers, des éleveurs de pigeons, des brocanteurs et des chiffonniers. Le prix des loyers varie de 3 francs par semaine à 5 francs par mois, pour un terrain où une famille peu exigeante parvient à camper, avec son cheval, son âne, ou ses grands chiens.

Le brocantage semble être une occupation très répandue. Il s'applique surtout aux effets d'habillement qu'on restaure du mieux qu'on peut, pour les offrir aux amateurs sur le « marché aux puces », près la porte de Montreuil. En vérité, il y a là des occasions superbes pour qui ne craint pas les incertitudes et les souillures du passé. Les chiffonnières du XIIIe arrondissement viennent y vendre leur travail ; elles s'y rencontrent avec les biffins et chineurs de Belleville, delà rue des Amandiers et de la place de la Réunion. Toute la banlieue d'alentour, Montreuil, Bagnolet, les Lilas, concourt à la foule des acheteurs. C'est le pendant du « marché aux ferrailles », de la porte d'Ivry.

Ce « marché aux puces » est à l'une des extrémités du territoire de Charonne dont nous n'avons encore rien dit. Comme le sol s'est abaissé, l'industrie a reparu. Voici des fabriques de coton, des brasseries, des chocolateries, des entreprises de transport, l'usine à gaz, le métropolitain ;

 les abords de boulevard Davout sont occupés par une armée de chiffonniers dont beaucoup entassent des peaux de lapins. Ils trouvent à écouler leurs provisions chez les coupeurs de poils qui travaillent en grand nombre à préparer les chapeaux de soie. Comme on voit, l'ouvrier peut en cet endroit trouver sur place un salaire, et la région se distingue tout à fait à ce point de vue du reste de l'arrondissement.


 

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 19:40

voilà, depuis novembre 2010, j'en suis à 1202 visites, donc Merci!!

n'hésitez pas à me laisser des commentaires, ou m'écrire, quelques personnes sympathiques l'ont fait et c'est un grand plaisir pour moi, car le fruit de mes lectures peuvent intéresser, car j'aime chercher dans le quotidien de nos ancetres, réponses que je ne trouve que peu sur le net.

Voilà,

et ma soeur recommence à s'interesser à l'écriture de notre bouquin de vie de nos ancêtres (elle a un peu de temps en ce moment)

Tout cela pour dire: Merci de me donner l'envie de continuer, car la recherche est souvent difficile pour trouver le petit truc ...qui va vous permettre d'en savoir plus...

Marie

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 08:56

type-maison-1903.JPG

 

Notre petite maison dont nous donnons aujourd'hui les plans cl l'élévation de la façade principale se compose :
I" d'un sous-sol,
2" d'un rez-de-chaussée,
3" d'un premier étage.
Le sous-sol comprend la cave, la fosse, un atelier et une buanderie.

Le rez-de-chaussée se compose d'un vestibule d'une cuisine et d'une salle à manger, on accède au rez-de-chaussée par un perron, le sous-sol correspond avec le vestibule par un petit escalier
intérieur, l'escalier desservant le premier étage est avec un palier de repos sur lequel se trouve les parties d'une chambre et d'un cabinet de toilette à 1/2 étage et au premier étage un palier, un Water-Closet et deux chambres.

CONSTRUCTION
Les terres de la fouille restent sur le terrain pour être utilisées à la confection des plates-bandes du jardin. Les gros murs en fondation sont en meulière hourdée au mortier de chaux et
sable de rivière. Les murs de moins de 0,40 d'épaisseur sont en briques façon Vaugirard.
Tous les murs en élévation sont en briques (dito) ravalés el mouchetis Tyrolien avec bandeau, chaînes d'angles, sommiers et clefs en plâtre teinté imitant la pierre, avec application de briques apparentes à joints blancs en creux.
Les appuis des croisées, les seuils, les marches du perron el de l'escalier du sous-sol sont en pierre reconstituée de Cuel Gilbert de Billancourt. Au rez-de-chaussée el au premier étage, toutes les faces des murs et les plafonds sont enduits en plâtre.

Dans la cuisine une hotte en maçonnerie et un évier en grès vernissé.
Dans la buanderie, un bac a laver à deux compartiments; le sol sera dallé en ciment et un conduit de fumée pour la lessiveuse. Les conduits sont incorporés dans l'épaisseur des murs.
Carrelages. Le Vestibule, la cuisine et le Waler-Closet sont carrelés en carreaux de mosaïque française eu ciment comprimé et posés sur ciment.
Canalisation. Les eaux pluviales el ménagères sont conduites à la rue par des tuyaux ; cette canalisation est établie avec tous les regards et siphons nécessaires pour permettre le nettoyage el intercepter les mauvaises odeurs.
Escalier.
Les marches sont en chêne et les contre marches en sapin.

La salle à manger est avec parquet de chêne par frises à l'anglaise posées sur lambourdes.

Dans les chambres le parquet est en pitchpin sur lambourdes,
La couverture est en tuiles à emboitement de Fresnes, avec laitières à recouvrement et rives en terre cuite.
L'eau-de la compagnie est distribuée à la cuisine, au cabinet de toilette et à la buanderie par une canalisation en tuyaux de plomb

Peinture et vitrerie.
Toutes les boiseries sont peintes à l'huile trois couches.
les murs de la cuisine, du vestibule, de l'escalier et du Water-Closet sont enduits au mastic cl peints à l'huile deux couches.
Les papiers de tentures sont de 0,50 à I franc le rouleau avec bordure en
rapport.
La vitrerie est faite en verre 1/2 double pour les grands carreaux et en simple
pour les petits.
Les parquets sont mis à l'encaustique à l'essence et frottés.

Dans la cuisine, un fourneau de cuisine à charbon de terre et deux trous à charbons de bois, avec charbonnier, bain-marie, etc. Au-dessus du fourneau el de l'évier des carreaux de faïence
avec un rang de bordure.

Dans la salle à manger une cheminée en marbre rouge à modillon, avec intérieur en briques, châssis à rideaux et rétrécissements en faïence blanche.

Pour les chambres des cheminées en marbre noir

 

 

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 18:11

article qui date de 1909, nos serres en somme! sans la culture hors sol....

Apparement le gout était à hauteur

C'est du Midi, croyez-vous, que nous viennent ces Raisins magnifiques et ces Pêches superbes que nous pouvons manger au mois de février. Détrompez-vous : ces primeurs sont obtenues dans le Nord de la France.
Des ingénieux industriels se sont offerts la fantaisie de supprimer le froid, et, narguant la mauvaise humeur boréale du soleil, de créer la chaleur nécessaire pour faire
venir à maturité ces fruits. Ces établissements ont été fondés, depuis quelques années, pour la production hivernale des fruits; il en existe en Bretagne, dans l'Aisne et même dans le dé-
partement de la Seine
le plus ancien établi en France, puisque ses premiers essais datent de 1869. C'est
d'ailleurs cet établissement qui a servi de modèle à tous ceux qui se sont créés depuis. Les Grapperies du Nord aux environs de Lille occupent, aujourd'hui 28,000 m2 de superficie vitrée; leur construction, leur installation toute spéciale en font une véritable usine de production fruitière, pêches, raisin, cerises, etc.

forceries-de-fruits-1900.JPG 

 chien-transportant-le-charbon-des-forceries.JPG                                                              chiens transportant du charbon pour le chauffage de la forcerie

ceuillette de la forcerie

 

 ET LE RAISIN!!!!!

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  • : Métiers ignorés, oubliés. Conditions de vie début 1900. A force de me documenter pour la généalogie , j'ai eu envie de partager mes découvertes sur la vie de nos ancêtres
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