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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 09:05
marché des enfants rouges 1900
 
  
Un peu d’histoire
Marguerite de Valois qui naquit en 1492.était pieuse el d'une charité sans bornes.. Elle éprouvait une immense pitié eu voyant de pauvres orphelins de père et de mère, qui, sortis de l'hôtel-Dieu de Paris, étaient exposés à ne trouver aucun refuge et à être livrés à la mendicité dégradante. Elle décida de fonder, rue Portefoin, une maison destinée à les recevoir. Comptant sur l'affection de François Premier, elle s'adressa à son frère bien-aimé pour celle fondation el elle obtint avec la plus grande facilité son adhésion. Cela devint l’Hôpital des Enfants-Bouges ,du nom de leur habit rouge identique.
En 1628, à cause du grand nombre d'habitants qui peuplaient le quartier du Marais, un marché fui reconnu nécessaire el fut établi sous la dénomination de Petit marché du Marais, qui ne tarda pas à prendre le nom de Marché des Enfants-Rouges à cause du voisinage de l'hôpital des Enfants-Rouges. Situé à l'angle de la rue de Bretagne ce marché, avec sa grande place, était un des coins les plus pittoresques de Paris ; à certaines heures de la journée surtout, les crieurs ordinaires ne cessaient pas pour cela leurs petits commerces : c'étaient les porteurs d'eau, les vendeurs de vieux chapeaux et vieux galons, de peaux de lapins, de ferraille et de centaine d'autres objets tordus, vermoulus, rouilles.
Ce marché est toujours présent début 1900
Il y a quelques mois à peine, les passants s'amusaient fort d'un tableau des plus curieux. Par les grilles d'une des boutiques du marché des vaches laitières passaient leurs museaux frais et montraient leurs grands yeux de bons ruminants, qui n'avaient pas l'air de trop regretter leurs pâturages champêtres, car elles recevaient en abondance les restes des marchandes de légumes du grand marché. Le lait était fameux dans le quartier, el bien des personnes nous ont affirmé avoir été nourries au biberon avec le lait de ces bonnes bêtes, auxquelles on venait donner en passant une lape familière et reconnaissante. Ce coin du vieux Paris n'était point banal et avait gardé, choses et gens, une portion de cette originalité que nous chérissons tant, nous, les amoureux de la vieille cité.
Que d'anecdotes historiques, que de curiosités archéologiques on pourrait glaner çà et là depuis l'ouverture de ce marché! Contentons-nous de rappeler qu'il a appartenu à Jacques Cassini, le fils de Dominique Cassini, que Colbert, pour sa grande renommée dans la science astronomique, avait fait venir de Bologne et qui devint le premier Directeur de notre Observatoire.
Tout cela va disparaître en 1913 sous la pioche du démolisseur et nous allons voir s'élever des immeubles très hauts, d'une banalité très grande, qui font le désespoir des artistes.

Texte de GÉRARD DEVÈZE en 1913.
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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 19:37

femme-antillaise-1908.JPG

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 18:41
pese-bebe-1889-total.JPG
L’allaitement maternel insuffisant ou les laits de vaches falsifiés ou coupés d’eau a été aussi une des causes de la mortalité infantile.
Les médecins ont incité les femmes à peser leur bébé régulièrement pour vérifier leur croissance.
Moyen peu onéreux et suivant la place dont on dispose, suivant la position de fortune, ou choisira l'élégante balance au gracieux berceau capitonné, ou la modeste romaine au petit hamac en filet. Cette dernière, moins confortable sans doute, a l'avantage de pouvoir s'accrocher partout, sous l'atelier du père. sous la table de l'ouvrière, au séchoir a linge de Bébé (comme le montre un de nos dessins), et, la pesée faite, on la réintègre dans son tiroir ou on la pend à quelque gros clou, cet humble porte-manteau du pauvre.

Pour que ces pesées successives ne soient pas perdues, il est prudent de les enregistrer avec soin et de les consulter souvent. Rien n'est plus facile que de dresser un tableau dans lequel on lira clairement l'état d'accroissement de l'enfant. Nous donnons un modèle de tableau des plus simples qu'on pourra tenir aussi longtemps qu'on voudra. pese-bebe-1889-diagramme.JPG
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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 12:26
bercy-courtier-gourmet-1900.JPG 
Le personnel d'un chai comprend, d'une manière générale, un premier garçon ou maitre de chai, qui dirige l'établissement, secondé par des ouvriers dont le nombre varie selon l'importance de l'entrepôt, et qui travaillent aux soutirages des vins,
au gerbage des fûts, etc., etc.. On trouve encore, dans chaque chai, un maître tonnelier ,des linceuls de futailles, enfin des ouvrières plus spécialement employées aux divers travaux de l'embouteillage.

Napoléon institua: " Les courtiers- gourmets-piqueurs de fûts ". Au nombre de 50,
ils devaient servir d'intermédiaire- entre les vendeurs et les acheteurs, et: ils étaient appelés comme experts en cas de contestation

Le courtier-gourmet fait partie dune chambre syndicale qui a remplacé la corporation d'autan ; il ne porte plus la médaille d'argent; on ne le voit plus courir sur les quais, ni piquer les fûts, en vins. C'est une profession extrêmement subtile et qui nécessite un sérieux apprentissage. une étude approfondie de tous les vins du monde et une délicatesse du palais constamment tenue en éveil. Bien que le courtage soit devenu libre, nos courtiers-gourmets parisiens jouissent encore de leur ancien privilège. C'est  à eux que s'adressent les administrations; il conseillent les négociants sur le choix de leur- marchandises; enfin, ils servent d'intermédiaires dans toutes les importantes transactions vinicoles
Texte de RAOUL MOKTEL 1909.
Les vins arrivent à Bercy par la voie fluviale ; cependant, les négociants en reçoivent une partie dans des wagons-citernes que le chemin de fer s! amène en gare de la Rapée-Bercy.
bercy-blog.JPG
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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 12:44

L'INDUSTRIE DES ŒUFS SANS COQUILLE (article de 1914)


Les plus grands consommateurs d'œufs ne se doutent pas qu'une bonne partie des œufs qu'ils consomment ne sont pas de provenance française et (cela va sans dire) qu'il s'en faut de beaucoup qu'ils viennent d'être pondus. Un grand nombre de pays étrangers, comme la Russie par exemple, nous envoient des quantités considérables d'œufs, conservés tant bien que mal, mais du moins dans leur coquille.
Or, il se fait un commerce énorme d'œufs conservés hors coquille, comme on dit, d'œufs liquides ou d'œufs desséchés, les jaunes et les blancs s'étant parfois desséchés séparément. Ce qu'on appelle les œufs liquides, c'est, le plus généralement, un produit commercial formé du mélange du jaune et du blanc d'une multitude d'œufs enfermés dans des boîtes de fer-blanc hermétiques, et d'ailleurs souvent additionnés d'un conservateur, d'acide borique ou de sel marin; souvent aussi, les récipients dans lesquels on verse et enferme ces œufs liquides seront des futailles.

Les meilleurs de ces œufs liquides, qui viennent de Russie, de Sibérie, du Japon, souvent de Mésopotamie, quelquefois de Chine, sont employés pour la biscuiterie, la confiserie, la boulangerie même. Il va de soi qu'ils ne peuvent donner des produits très fins. Au surplus, fréquemment, on exporte des pays dont nous parlions, les blancs et les jaunes séparément, parce que les uns et les autres n'ont pas les mêmes usages industriels, l'industrie en réclamant des quantités considérables. Les jaunes, par exemple serviront en mégisserie pour assouplir les peaux d'agneau et de chevreau, mélangés à d'autres produits bizarres. Quant aux blancs, c'est tout simplement de l'albumine; et on les emploie tout aussi bien dans les fabriques d'étoffes imprimées que dans la confiserie, dans la clarification des vins, la fabrication des produits pharmaceutiques, la pâtisserie ou la biscuiterie, etc. On choisit tout naturellement les meilleurs de ces produits pour les usages alimentaires, sans que souvent la clientèle se doute qu'on lui fait manger des œufs conservés dans ces conditions.

Nous n'avons pas à rappeler que la dessiccation, quand elle est bien opérée, assure facilement et pendant très longtemps la conservation des produits. Pour la dessiccation, on emploie des machines tout à fait perfectionnées, qui transforment en 15 secondes un jaune d'œuf en poudre granulée. Pour donner une idée de l'importance de cette industrie, disons que, dans le courant d'une seule année, rien qu'à Marseille, il arrive de 25 000 à 50000 kilogrammes de poudre de jaunes d'œufs propre aux usages alimentaires.

 

Juillet 1914

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 17:47

sac-a-nourrisson-AJPG.JPGmaintien-d-enfant-A.JPG

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L'exposition d'hygiène infantile, avec sa curieuse collection d'appareils en usage dans le passé et dans le présent pour l'éducation des enfants en bas âge, a vivement intéressé le public.
En effet, aussi loin que l'on remonte par la tradition, on voit le nouveau-né, non point seulement garanti contre les intempéries du monde extérieur, mais presque garrotté, comme un petit malfaiteur dans des vêtements qui l'immobilisent. Nos pères pensaient que faute de maintenir solidement les jambes dans l'extension par des liens serrés et les bras allongés le long du corps, l'enfant deviendrait contrefait. C'est ce qui a donné naissance à l'emmaillotage avec bandes, que l'on rencontre encore dans beaucoup de pays.

Cette nécessité a donné naissance dans quelques-unes de nos provinces à des pratiques regrettables. Les gravures qui accompagnent ces lignes sont destinées à montrer la composition quelquefois élémentaire des appareils qui les permettaient. C'est ainsi que, dans le pays basque, l'enfant était souvent placé dans un sac de toile
qu'on accrochait au mur comme un paquet. Dans la Vienne même, on se contentait d'une ceinture passée sous les bras du nourrisson. Dans la Gironde, le procède était plus barbare encore. Apres avoir creusé le tronc d'un arbre et en avoir garni le fond de paille ou de chinons, on y laissait l'enfant. Le poids du corps pesait alors sur les jambes et sur les bras, faisant ainsi remonter les épaules et amenant la déformation de la poitrine.' En Normandie, le tronc d'arbre était remplacé par une gaine d'osier tressé; en avançant davantage dans l'ouest on eût pu découvrir des sortes de clayonnages en boudins de paille ourlés avec des écorces de ronces. Dans la Touraine régnait un autre instrument de torture, un chevalet sur lequel l'enfant étendu et rangé de manière à ne pouvoir remuer le tronc, était astreint à une immobilité qui portait le plus grand préjudice à sa croissance.

Ainsi les nourrices de la campagne, obligées quelquefois de veiller sur d'antres enfants, de faire leur ménage, de laver ou de raccommoder les hardes de la famille, L'enfant criait d'abord, puis, sans force, épuisé 'par les efforts qu'il avait faits pour se délivrer et par ses cris, il s'endormait. Bien que peu a peu ces coutumes coupables s'éteignent, elles subsistent encore sur certaines parties de la France. Beaucoup de ceux qui les pratiquent font ainsi le mal sans y songer, par ignorance. D'autres s'y abandonnent par pauvreté.

Les premiers mois sont maintenant passés. L'enfant se développe. et devient assez vigoureux pour marcher. Si l'on ne peut s'attacher a ses pas, que fera-t-on pour le guider dans ses efforts?
Parmi les engins imaginés pour suppléer à de tels soins, les glissières et les tourniquets sont assez généralement en usage.

On emploie encore beaucoup les glissières dans le Languedoc, l'Yonne, le nord de la France. C'est sans doute dans ces appareils que le petit chariot à roulettes, aujourd'hui connu de tout le monde, a trouvé son origine. Le tourniquet est plus simple et tout différent. l'enfant joue le rôle d'un cheval de manège. Il lui suffit du moindre effort pour faire pivoter l'engin qui d'ailleurs est très mobile.


Article de Jean Guérin en 1890

 

 

 



 

 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 19:12

j'adore les crêpes et les beignets,

un peu plus sur son histoire

 

En Normandie, les crêpes étaient de tout temps renommées et Ducange le constate : « Les paysans de Normandie, dit-il, appellent crêpes, de la farine et des œufs, frits dans une poêle ». Très souvent, du reste, en pays normand, on appelle les crêpes de la Chandeleur ou-du Mardi-Gras, des poêlées. Sous la vaste cheminée du logis campagnard, la fermière ou la ménagère, qui a préparé sa pâte bien déliée formée d'œufs, de bon beurre, parfois de lait, mais sans le vin blanc figurant dans les recettes du moyen-âge, en le poêlon préalablement graissé avec du beurre ou saindoux, verse en tournant et en commençant par les bords, la pâte de la poêlée. D'un coup habille du poignet sur la queue de la poêle, elle lait sauter la crêpe, quand elle est cuite, et la retourne vivement pour être frite de l'autre côté. Tout le monde, en riant, s'essaie à retourner aussi les crêpes : le fermier, les hommes, et parfois les enfants, qui la rattrapent à moitié ou laissent retomber dans le feu, la crêpe trop brûlée. Et ce sont des rires moqueurs à chaque maladresse de... celui qui ne sait pas tenir la queue de la poêle ! En Normandie, les crêpes étaient d'un usage si fréquent qu'il y avait différentes sortes Les poêles et poêlons pour faire sauter les poêlées, les crêpes et les crêpets et 'les crêpelets. C'était la tuile, la tieulle, une poêle très basse et très plate, commode à manier. Chez les Capucins, il arrivait souvent qu'au lieu de sonner la cloche, on frappait sur la tuile pour annoncer le souper.
Les beignets dorés, soufflés, saupoudrés de sucre, croustillants et légers! Ce n'est pas leur véritable dénomination ancienne. Pendant tout le moyen-âge ce sont des bignets, de notre vieux mot bigne, qui signifie: enflure, tumeur, grosseur, parce que les bignets sont enflés et soufflés. C'est un peu, nous dit Ménage dans son Dictionnaire étymologique, le sens de big en anglais et de beigne dans le vieux patois normand.
« Coller une beigne, c'est un peu coller un beignet », mais avec moins d'agrément! En Picardie, pour la même raison, les bignets s'appelaient souvent des bingues. C'est le mot dont usent les statuts des Boulangers d'Abbeville quand ils disent, « qu'ils doivent faire des bingues en même temps que leur « fournée de pain ».

Est-il besoin d'ajouter que jadis les beignets consistaient en une pâte frite, mais enveloppant mille denrées diverses. C'est le Bignet au fromage, dont Joinville, parle à son entrée en Egypte. « Les mets que lui servirent les Orientaux, dit-il, furent des beignes de fromages, cuites au soleil. » C'est le Beignet de moelle de bœuf, une friandise très goûtée du moyen- âge, dont on trouve la recette dans le Ménagier de Paris, dans le Viandier de Taillevent, dans le Cuisinier français de La Varenne, qui, en 1769, cite avec les Beignets au fromage, les Beignets de fonds d'artichaut enveloppés par une pâte de farine, d'oeufs, de sel, de lait, frite dans le saindoux chaud ». La science du maître d'hôtel vous fera connaître encore bien d'autres sortes de beignets : les Bignettes en marmelade, les bignets de sureau, de vigne tendre et puis mainte bignets de fruits, de pèches, de fraises, d'abricots, de pistaches, les Beignets à la Suisse faits avec du gruyère caché dans la pâte. Encore aujourd'hui, le maître de la cuisine moderne, Richardin, dans son Art de bien manger, vous indiquera à côté des beignets d'abricots, de mirabelles, d'oranges, les beignets à la crème glaces, qui consistent en'une sorte de crème frite, coupée en losanges et relevée de citron vert; les beignets de fraises et bien d'autres. Sans compter les beignets à l'oignon, à la carotte, au carton, à la filasse qui sont des attrapes pour... les gourmands.

A Rouen même, les beignets à toutes les époques ont été en grand honneur. On en a la preuve par certaines redevances bizarres, comme celle bien connue de L'Oyson bridé, quand les religieux de Saint-Ouen devaient, précédés de violoneux, aller offrir deux grands plats remplis de beignets croustillants aux meuniers de la ville du Grand Moulin. Et quand on supprima cette étrange cérémonie, on doubla la redevance qui fut dès lors de quatre plats de beignets aux pommes

dans une revue éditée :1922-1933

 

 

 

 

 

 

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 17:10

LES FLEURS DU MIDI AUX HALLES

Les fleurs que le Midi nous envoie battent actuellement (20 mars) leur plein sur le carreau des Halles. Quelques sortes sont si abondantes qu'elles forment la presque totalité des fleurs bon marché employées par les petites fleuristes. On sait qu'il n'y a que quelques années que ces envois ont pris une importance notable, laquelle va toujours en grandissant. Aussi, les Parisiens n'ont-ils qu'à se féliciter de voir au lendemain des neiges et des frimas, la grande cité remplie de fleurs de toutes sortes presque aussi abondamment qu'en été. Une des causes qui a beaucoup contribué au développement de cette industrie florale, est d'abord la façon remarquable avec laquelle les fleurs supportent en hiver les longs voyages, et ensuite la modicité du prix de transport qui, malgré la distance, leur permet d'être vendues, sur le carreau, à des prix inférieurs à ceux des fleurs de production locale, même dans leur saison normale.

Parmi le nombre des espèces ou variétés relativement grand, quelques-unes l'emportent de beaucoup sur les autres.

Après le mimosa, Les Anémones constituent un des articles principaux des envois du Midi ; c’est par milliers débottés qu'elle se vend chaque jour aux Halles, et son bon marché excessif (15 centimes la boite de 12 fleurs) ne contribue pas à la faire employer par les fleuristes ambulants pour la confection des petits bouquets de corsage.
Les Freesia, ont pris, surtout dans le Midi, une extension qui indique bien la facilité de leur culture et le parti que le fleuriste peut en tirer. On ne cultive qu'une espèce, le F. réfracta, dont les fleurs sont blanc crémeux plus ou moins teinté de lilas sombre ; le Midi nous les envoie sous forme de gentilles petites bottes de six rameaux, qui se vendent au prix fabuleusement bon marché de 3 centimes, un sou! Nous allions oublier leur agréable parfum, rappelant un peu celui de l'Oranger ; c'est un avantage de plus en leur faveur.

Le Glaïeul, se prête facilement à la confection des gerbes ; on a pu le voir, à la devanture des fleuristes, associé aux roses, aux Anthuriums, etc.

Les Narcisses, les Jonquilles, assez recherchées pour leur suave parfum d'Oranger.

Parmi les différentes Tulipes qui viennent du Midi, deux espèces sont particulièrement remarquables La fleur de la première est d'un beau rouge carminé, brillant même à l'extérieur, taudis que l’autre, est d'un rouge écarlate à l'intérieur mais couleur de brique à l'extérieur.
On rencontre encore journellement aux Halles un certain nombre de fleurs peu communes, qui ne sont envoyées que par l'occasion qu'offrent les envois réguliers. Le marchand, de fleurs en fait en général peu de cas.

Ce plaisir nous l'avons eu nous-môme, et tous ceux qui aiment les plantes, sont comme nous pris d'admiration, pour ces jolies fleurs fraîches et parfumées,-qui viennent nous rappeler combien est beau le soleil de la Provence !

 

 

 

 
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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 17:07

Ce type de recrutement est valable en 1897. Intéressant si vous cherchez dans les listes de recrutement


Le remplacement a été supprimé par la. loi du 27 juillet 1872. Tout Français doit le service militaire personnel Tout Français, à moins qu'il ne soit déclaré impropre à tout service militaire, peut être appelé sous les drapeaux depuis l'âge de vingt ans jusqu'à l'âge de quarante ans.

Il fait. Partie dé l'armée active pendant cinq: ans; de la réserve de l'armée active pendant 4 ans;. De l'armée territoriale pendant 5ans, de la réserve de l'armée territoriale pendant 6 ans (loi du27 juillet 1S78).

Mais les Français, peuvent seuls être admis; dans l'armée française, en principe. Il n'est fait exception, à cette règle que pour la composition de la légion étrangère et des corps, indigènes, tels que les régiments tonkinois ou sénégalais. Certains Français ne. peuvent à, aucun titre servir dans l'armée. Ce. Sont : 1° les individus condamnés à une peine afflictive et infamante; 2° ceux qui ont été condamnés, à deux ans de prison (ou à une peine plus élevée) et qui en. outre ont été placés sous, la surveillance de la haute police ou frappés de l'interdiction de domicile et interdits de droits, civiques, 

 
RECRUTEMENT DES JEUNES SOLDATS


TABLEAUX DE RECENSEMENT

Tous les ans, les maires de chaque canton dressent des listes comprenant tous les jeunes gens qui ont atteint l'âge de vingt ans révolus dans l'année précédente et qui sont domiciliés dans le canton. Ces listes sont établies d'après les registres de l'état civil, d'après la déclaration à laquelle sont tenus les jeunes gens, leurs parents et leurs tuteurs, et d'après tous autres documents et renseignements; elles constituent ce qu'on appelle les. tableaux de recensement.

Les tableaux de recensement sont publiés et affichés dans chaque commune deux dimanches de suite ; la dernière publication doit avoir lieu au plus tard le 15 janvier.
Sont considérés comme domiciliés dans le canton, et sont par suite inscrits sur le tableau de recensement cantonal :
1* Les jeunes gens célibataires dont le père, la mère ou le tuteur a son domicile dans une des communes du canton, — alors même que ces jeunes gens se seraient expatriés, engagés, établis au dehors, ou bien seraient émancipés ou auraient disparu sans qu'on sache s'ils sont vivants ou décédés ;

2° Les Jeunes gens mariés dont le père ou la mère, à défaut de père est domicilié dans le canton, à moins qu'ils ne soient eux-mêmes^ domiciliés dans un autre canton (auquel cas ils sont inscrits dans ce dernier canton) ;

3° Les jeunes gens nés et résidant dans le canton, qui n'ont ni père, ni mère, ni tuteur ;

4" Enfin les jeunes gens -résidant dans le canton et qui ne justifient pas de leur inscription sur les tableaux de recensement d'un autre canton
Lorsque des jeunes gens ont été omis dans les tableaux de recensement ou dans les tirages des années précédentes, ils sont inscrits sur les tableaux de recensement de la classe qui est appelée après la découverte de l'omission — à moins qu'ils n'aient trente ans accomplis à la clôture des tableaux. S'ils ont plus de trente ans ils ne sont soumis qu'aux obligations de la classe à laquelle ils appartiennent

 

La classe, en matière de recrutement, c'est l'ensemble des jeunes gens nés la même année; on est de la classe 1880,1881, 1882, etc., suivant qu'on a eu vingt ans accomplis dans le courant de l'année 1880, 1881, 1882, etc, car la majorité militaire précède la majorité civile : elle est fixée à 20 ans et non point à 21 ans.

LE TIRAGE AU SORT

: Le tirage au sort a lieu au chef-lieu de canton, publiquement, devant le sous-préfet assisté des maires du canton devant le préfet, dans l'arrondissement du chef-lieu du département). Dans les communes qui forment un ou plusieurs cantons (villes), le sous-préfet est assisté du maire de la commune et de ses adjoints. Dans les grandes villes divisées en plusieurs arrondissements (à Paris ,par exemple), le préfet ou son délégué (le secrétaire général de la préfecture), est assisté d'un officier municipal de chaque arrondissement.

Le tableau de recensement est lu à haute voix. S'il contient des inexactitudes, les jeunes gens intéressés, leurs parents, tuteur ou mandataire présentent leurs observations, et le sous-préfet statue immédiatement sur la question, après avoir pris l'avis des- maires ; s'il y a lieu, il fait rectifier le tableau.

Après l'examen du tableau de recensement il est procédé an tirage au sort. Et d'abord l'ordre dans lequel sont appelés les jeunes gens de chaque commune est réglé par le sort. Ainsi, les jeunes gens de telle commune, seront appelés en premier lieu, puis viendront ceux de telle autre commune, et ainsi de suite.

Avant l'opération du tirage, le sous-préfet inscrit en tète de la liste des noms des jeunes gens omis sur les tableaux de recensement, ou sur les listes de tirage, à la suite de manœuvres frauduleuses ainsi que les noms de ceux qui, à l'aide de manœuvres du même genre, se sont fait exempter ou dispenser du service militaire par un conseil de révision :. les premiers numéros leur sont attribués de droit. Cette inscription faite, le sous-préfet compte publiquement les numéros et les dépose dans l'urne, après s'être assuré que leur nombre est égal à celui des jeunes gens appelés à tirer, au sort, et que les premiers numéros attribués aux individus dont il vient d'être question ont été retirés. Les jeunes gens sont ensuite appelés dans l'ordre du tableau de recensement. Les jeunes gens qui ne se trouveraient pas pourvus de numéros sont inscrits à la suite avec des numéros supplémentaires ; ils tirent entre eux, mais seulement pour déterminer l'ordre suivant lequel ils doivent être inscrits.

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 11:57

Main d’œuvre dans les fermes de L'Ile-de-France. 1909

Les grandes fermes à culture intensive occupent un personnel nombreux. Dans une ferme de 223 hectares, par exemple, ayant 60 hectares en betteraves, 80 hectares en blé, 40 en avoine, 25 en luzerne, et travaillant ses betteraves dans la petite distillerie annexée à la ferme, l'on compte comme personnel :

1 commis, 1 chauffeur-mécanicien, 1 charron-forgeron, 1 berger, 2 charretiers, 6 à 8 bouviers, 2 garçons de ferme, 6 hommes employés au battage. Enfin de mai à novembre, une équipe de 20 à 25 Belges pour le binage des betteraves, la moisson, l'arrachage des betteraves. La main-d’œuvre dans une telle exploitation représente de 50 à 60.000 francs de dépenses par an.

Bouviers et charretiers sont payés 100 francs par mois ; ils ont, en outre, un certain nombre de gratifications qui augmentent leurs salaires d'environ 100 francs par an. Ils reçoivent la soupe à midi, c'est-à-dire qu'ils trouvent à la ferme un bouillon préparé avec de la graisse et des légumes frais.
Le berger reçoit 120 francs par mois, il est logé dans une maison particulière, reçoit des gratifications de diverses sortes par agneau amené au sevrage, par mouton vendu, etc.
Mais le plus grand nombre des ouvriers de ces fermes font les travaux à la tâche, et sont payés en conséquence. Ils travaillent du reste, en général, beaucoup dans ces conditions. Voici des salaires de travaux à la tâche que je prends dans la comptabilité d'un des fermiers le plus justement connu et apprécié de la Brie, M. A. Brandin, de Galande.

Des Belges occupés aux travaux des binages de la betterave ont pu se faire des journées de 7 francs pour ce genre de travail; Des journées de 13 fr. 75 pendant la moisson; Des journées de 5 fr. 30 pendant l'arrachage des betteraves; Des journées de 3 fr. 50 à 4 fr. 50 pendant les battages (hiver, été).

Le salaire journalier des plus faibles, par contre, ne serait que de 3 francs par jour.

Rares sont les ouvriers agricoles du pays même ; en Brie, par exemple, les villages sont occupés par de petits commerçants par des jardiniers, des fleuristes, des ouvriers d'art ; mais des hommes-du pays s'en allant travailler dans les fermes sont l'exception : les charretiers et les bouviers, on les recrutait et on les recrute encore parmi les habitants du Morvan. De là le nom de Morvandiaux donné souvent aux bouviers.

Quant aux ouvriers qui font les travaux des betteraves, ou moissons, ce sont des Bretons ou des Belges. .

Voici ce que dit de l'ouvrier flamand, émigrant en France pour les travaux de la culture, M. Blanchard : « Le Frenchman, comme l'appellent ses compatriotes, part au printemps. Son bagage est simple : un bissac bleu en toile à matelas, contenant les vêtements de travail, le linge; à la main, il tient la faucille piquée dans un bouchon de liège ; sur la tête une casquette plate. Il y en a de tous les âges entre quinze et soixante ans. Les premiers s'en vont au milieu de mars : ils montaient à 27.200 dans la première quinzaine de mai. Pour les betteraves ,Il atteignait le maximum de 40.176 à l'époque de la moisson, dans les -quinze derniers jours de juillet. C'est vers le 15 novembre que la plupart reparaissent chez eux après six mois d'absence. Ils apportent de 300 à 500 francs, férocement économisés sur leur gain.

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  • : Métiers ignorés, oubliés. Conditions de vie début 1900. A force de me documenter pour la généalogie , j'ai eu envie de partager mes découvertes sur la vie de nos ancêtres
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