Partager l'article ! Viande aux Halles parisiennes 1890: je ne pensais pas qu'il y avait autant de viandes d'origine "non française" à cette époque   ...
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je ne pensais pas qu'il y avait autant de viandes d'origine "non française" à cette époque
L'étranger envoie beaucoup de
denrées à Paris.
Les bestiaux français ont, depuis quelques années, à subir la concurrence des viandes expédiées d'Allemagne, de Suisse, d'Autriche et même d'Amérique et d'Australie, sans
parler des moutons d'Algérie et de Tunisie.
La Suisse et l'Allemagne envoient même des troupeaux considérables de moutons au marché de la Villette.
Les quantités de viande de provenance étrangère introduites sur les marchés des Halles ont presque doublé en 1888 et ont encore augmenté en 1889. Cette augmentation est due presque en entier aux
expéditions d'Allemagne et d'Autriche-Hongrie. Les moutons vivants, d'après la nouvelle taxe douanière, étant frappés, à l'entrée en France, d'un droit de S francs par tête, alors que la viande
abattue n'acquitte qu'un droit de 3 francs par 100 kilogrammes, les
expéditeurs ont tout intérêt à les faire abattre avant qu'ils n'aient passé la frontière et à les expédier dans des wagons réfrigérants dans lesquels ils arrivent en assez bon état pour
être vendus à des prix rémunérateurs.
Pendant l'année 1886, il
n'avait été ainsi importé
que 22000 moutons, pesant
ensemble 401000 kilogrammes. En
1887, le chiffre des
expéditions s'est élevé à
8462S moutons pesant 1622871k,8, et en 1891, 814630 moutons pesant 15477 970 kilog.
Depuis les tarifs de
1891, les importations de
viandes de moutons ont
presque cessé et ont
été remplacées par des
importations de moutons
allemands et autrichiens.
Les aloyaux et quartiers
de boeuf provenant des
divers cantons de la
Suisse sont toujours de
premier choix et se
vendent à des cours
assez élevés; mais les
arrivages ont diminué
des trois quarts depuis
6 ans. Le total des expédtions, qui était de 1550000 kilogrammes en 1886, est tombé à 1061221k,9 en 1887, et à 434231 kilog. en 1892.
Les essais d'importation de
moutons et viandes congelées
de la Nouvelle-Zélande et
de l'Australie paraissent abandonnés pour l'instant. Il n'a été vendu aux Halles, en 1888, que 4810k, 2 de cette viande de mouton; mais on a, par contre, perfectionné le matériel
usité pour l'envoi des
viandes
d'Allemagne et d'Autriche, lesquelles arrivent à Paris en wagons-glacières où les quartiers de bœufs, les moulons et les veaux peuvent facilement se conserver
5, 6 et même
8 jours.
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