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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 17:16

Ayant un ancêtre perruquier à Versailles:

je n'ai pas tout mis car je ne voulais pas gaver!! au moins je sais d'où vient le terme "la binette" maintenant..

 

 

 

 

La corporation des perruquiers date du règne de Louis XIV. Le 23 mars 1673, il créa la communauté des barbiers-baigneurs-étuvistes-perruquiers, à laquelle toute pratique chirurgicale était interdite, et c'est précisément cette année-là qu'il commença à prendre perruque. Il avait trente-cinq ans lorsqu'il se soumit à cet usage, que son opulente chevelure lui donnait le droit de mépriser. On composa pour lui, dit Pellisson , des perruques avec des jours par où passaient les mèches de ses cheveux, dont il ne voulait pas faire le sacrifice. Son fils, le grand Dauphin, n'y mettait pas tant de façons : « Monseigneur, écrit Dangeau, a encore fait raser ses cheveux, qui étaient revenus plus beaux que jamais. Il trouve la perruque plus commode.
Le Livre commode pour 1692 , nous a conservé les noms de Pascal, de Pelé, de Jordanis, de Vincent, « renommez pour faire les perruques de bon air » ; de La Roze, « renommé pour les perruques abbatiales » ;de Binet enfin, le célèbre fournisseur du roi et le créateur des perruques dite binettes, expression qui a fini par désigner dans le langage populaire la tête elle-même.

 

 

 

 

 

 


Sous Louis XIV parut la royale où l'in-folio, privilège de la haute société, crinière pleine de majesté, faite pour des statues plus que pour des vivants. La brigadière fut la coiffure habituelle des militaires, la moutonne bouclée ou bichonne celle des petites maîtresses et des bambins. Les gens du Palais portaient la robin. La perruque, symbole de la monarchie, partage sa fortune, s'affaisse avec elle, et, vers la fin du règne, perd beaucoup de son prestige. De l'in-folio, on est tombé à la cavalière, à la financière, à l'espagnole, à la carrée, à la nouée, à la naturelle, etc., vestiges encore imposants d'une splendeur évanouie. Nous voyons fleurir encore, sous Louis XVI, les perruques de palais, à oreilles, à la circonstance, brisée, à la grecque, en bonnet, à rosette, à cadogan ou catogan, gros nœud descendant sur la nuque ; à la Panurge ; à trois marteaux, qu'affectionnaient surtout les médecins et les apothicaires. Tout le monde alors portait
perruque, depuis le vieillard décrépi jusqu'à l'enfant à peine sevré ; les nobles comme les roturiers, les bourgeois, les maîtres des métiers, les ouvriers. Le moindre laquais aurait eu honte de se montrer avec ses propres cheveux, et la condition des personnes se reconnaissait à la forme de leur perruque.

La profession de barbier-perruquier était alors non un métier, mais un office héréditaire. Payé fort cher par les acquéreurs, il devenait leur entière propriété ; ils pouvaient le céder et le sous-louer, quoique le nom seul du titulaire figurât sur l'enseigne de la boutique. Pour avoir le droit d'exercer, il ne suffisait pas à celui-ci d'obtenir après apprentissage des lettres de maîtrise, il lui fallait acheter une charge, et il était mis en possession par le premier chirurgien du roi.

Pour faire face à ses embarras financiers, Louis XIV augmenta sans cesse le nombre des offices de barbiers. En 1689, d'un trait de plume il le double, le porte à quatre cents. La communauté, redoutant une pareille concurrence, rachète ces deux cents charges moyennant cent dix mille livres versées au Trésor. C'était tout ce
que demandait le roi ; aussi, encouragé par le succès, il crée de nouveau cinquante charges en février 1692. Le prix fut fixé au-dessous de trois cents livres, et on eut grand peine à les vendre, ce qui prouve que le besoin ne s'en faisait guère
sentir. Pourtant, en juillet et en août 1706,sont créées d'un seul coup encore quatre cents charges : la communauté terrifiée voulut les racheter, et ne le put. En somme, le nombre des titulaires était de six cent dix à la fin de 1712 et de sept cents en 1719. Aux acquéreurs de charges créées par le roi, on ne demandait que de payer. Mais si l'on voulait acheter ou louer une charge de barbier à l'un des titulaires, il fallait avoir été apprenti pendant trois ans et compagnon pendant deux ans.


La Révolution parvint à détrôner les perruques. Encore lui résistèrent-t-elles longtemps. Les vieillards, que l'usage des faux cheveux avait rendus chauves, s'obstinèrent surtout dans les vieilles coutumes, et la jeunesse les qualifia fort  impertinemment de têtes à perruque.

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Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans métiers
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commentaires

Marie Christine 08/12/2010 19:40


je connaissais l'histoire de la binette.
en ce qui concerne les taxes ou impots, à mon humble avis, rien n'a changé ! c'est toujours notre porte momnnaie aui est sollicité !


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  • : Métiers ignorés, oubliés. Conditions de vie début 1900. A force de me documenter pour la généalogie , j'ai eu envie de partager mes découvertes sur la vie de nos ancêtres
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