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Le blog du passé

Métiers, salaires, conditions de vie , vêtements, alimentation etc. au cours de ce passé riche de découvertes ! Top 1 des mes articles lus : le certificat d'études, l'école, les bébés Top 2 les logements et salaires Top 3 les métiers N'hésitez pas à me laisser des commentaires, je répondrais avec joie

Passer le permis de conduire en 1920

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On apprend au début l'usage de la voiture, de ses organes et de ses accessoires. Ceux-ci, comme, à l'atelier, expliquent à l'élève le pourquoi et, le comment de toutes les pièces qui constituent les différentes parties de l'auto: Entre temps, on apprend la manœuvre du volant, des leviers de changement de vitesse et «le freins, leur montrent la manière de débrayer et d'embrayer, de se servir judicieusement de la pédale
d'accélération; sous la conduite du moniteur, il suffit de prendre le nombre de leçons suffisant et de savoir distinguer un carburateur d'un pot d'échappement ; il faut encore obtenir de l'Etat le permis de conduire, et, pour cela, il est nécessaire de passer un examen, ("est à passer cet examen que les écoles de chauffeurs vous préparent. uses, elles amènent leurs élèves dans de bonnes conditions devant l'ingénieur des mines chargé de les examiner, il est surtout charger de se rendre compte si le candidat qu'on lui présente a d'abord les qualités physiques nécessaires, s'il a, en outre, l'habileté, le sang-froid indispensables pour éviter un obstacle qui surgit brusquement devant lui, la connaissance suffisante du code de la route et des règlements sur la circulation pour se diriger dans les voies publiques, conformément aux usages établis.

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Pour amener un élève en bonne forme au jour de l'examen, il faut, compter généralement une série de dix leçons échelonnées sur une période d'une dizaine de jours. Le prix est de 15 francs par leçon, soit un total de 150 francs. Les élèves se recrutent un peu dans toutes les classes et il n'est pas rare de: voir sur la même voiture, tour à tour
au volant, où dans les autres places, écoutant la leçon du professeur, l'élégante mondaine, le futur conducteur de taxi, le simple ouvrier appelé à conduire le camion de l'usine, le commis-voyageur, le commerçant ou le docteur. A ceux qui
veulent prendre «les leçons particulières, pour éviter ces promiscuités, on demande, naturellement, un cachet plus élevé. La demande de passer l'examen comporte un certain nombre de formalités ayant pour but d'éviter toutes fraudes possibles ;
pour l'obtention du permis de conduite automobile ; Il faut un certificat de domicile signé par le concierge de l'immeuble habité par le candidat et légalisé par le commissaire de police du quartier; . une pièce d'identité ,un livret militaire ou extrait de naissance; un reçu du versement d'une somme de 20 francs entre les mains du percepteur des contributions, A ce dossier, il faut joindre deux photographies du candidat, dimensions réduites, le tout est déposé à la Préfecture de police
ou à la mairie, dans les départements, De là. le dossier passe au service des mines qui, quelques jours après, avise le candidat du jour, de l'heure el de l'endroit où il devra se rendre avec une voiture pour passer l'examen.
A Paris et pour le département de la Seine, ces points de rendez.-vous sont au nombre de quatre : à la porte de Vincennes, à la place Saint-.Jacques, avenue de Ségur et à Boulogne, 41, avenue Gallieni. L'examen passé, un permis provisoire, valable pour un mois, est remis immédiatement au candidat reçu, en attendant la carte rouge définitive qui n'est délivrée que quelques jours plus tard.
Etre examinateur n'est certes pas une sinécure ; on compte une moyenne de cent examens par jour, 30.0000 environ dans l'année. L'automobile n'est donc pas à la veille de manquer de conducteurs, les amateurs de vitesse étant de plus en plus nombreux, malgré le prix exorbitant des voitures.

 

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G
Je suis enseignant de la conduite depuis plus de vingt ans, et il ya une dizaine d'années que je subis avec mes<br /> collègues de Côte d'Or et d'autres régions, le manque cruel de places d'examens, donc d'inspecteurs . Soyons clairs,<br /> avant l'Etat recrutait environ 100 inspecteurs par an, pour la bonne raison que le centre de formations des inspecteurs<br /> basé à Nevers avait tout juste 100 places<br /> pour les y accueillir, maintenant c'est 35 par an économie oblige. C'est bien 300 par an actuellement qu'il faut <br /> recruter. Mais il ya un autre phénomène c'est que l'examen durait 20 minutes donc on passait 20 élèves par jour,<br /> or avec l'allongement du temps de l'épreuve à 35 minutes, on est tombé à 12 par jour. Donc le compte est le suivant<br /> 8 examens de moins par jour et par inspecteur, ce qui fait 40 par semaine pour un examinateur, et ce multiplié<br /> autant de fois par le nombre d'inspecteurs.<br /> Bien sûr la méthode d'attribution n'a rien arrangé alors que notre demande est simple<br /> il faut équilibrer sur tout la France le nombre d'inspecteurs en fonction des réelles demandes, puisque nous avons<br /> 20 élèves il faut donc 20 places. Je pense que la solution est effectivement<br /> que l'Etat se désengage de cette responsabilité et que le système <br /> soit confié à une société privée composée par exemple de gens de la profession, quit à intervenir dans une<br /> région limitrophe pour éviter les copinages. Pour tout problème concernant l'obtention du permis de conduire<br /> contactez gaspardhardouin@gmail.com
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M
Merci très intéressant cet article et rare.
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A
Oui, c'est pour cela que je l'ai mis, car il était aussi au top innovation pour l'époque