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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 18:42

munitionnettes--1917.JPG

muntionnettes canadiennes 1917

 


1917

 

On peut pénétrer, au hasard, maintenant, dans n'importe quel hall, dans n'importe quel atelier. Les femmes sont là, mêlées aux hommes, occupées aux tâches les plus diverses.
Celles-ci, à l'entrée d'une forge, sont en train de fondre des balles de shrapnells D'autres, tout à côté, " rodent " ces balles et les trient; d'autres, non loin, en garnissent les obus.
Ailleurs, des femmes sont installées aux tours ; Quelques-unes, les yeux protégés par des lunettes de verre fumé, font de la soudure autogène. Certaines même, les plus vigoureuses, manient le burin pneumatique avec autant de précision que les hommes.
Où sont recrutées toutes ces femmes ? France, Canada..

 

« Elles viennent de tous les métiers. Nombre d'entre elles travaillaient, avant la guerre, dans des filatures ou des usines de tissage ; d'autres ont quitté les métiers de luxe, où le personnel a été fort réduit ; elles étaient couturières, modistes ou lingères; nous avons jusqu'à des chanteuses pas de l'Opéra, mais enfin des chanteuses — qui, n'ayant plus de tour de programme, sont venues s'installer aux tours d'usines... Beaucoup ne faisaient rien, elles ont tout perdu, en perdant celui qui travaillait pour elles, et elles sont venues, bravement, à la fois prendre la place de l'absent et préparer de quoi le venger. Elles se reconnaissent à leur blouse noire et à l'énergie opiniâtre et farouche qu'elles apportent à leurs durs travaux.

une ouvrière adroite gagne aisément ses huit francs par jour elles n'ont pas tardé à se rendre compte de ce que le pays attend de leur effort...

Mais le travail n'empêche pas d'être jolie. Le démon de la coquetterie ne perd pas ses droits, même à l'usine.

On avait voulu, les premiers temps, imposer aux femmes une sorte d'uniforme : blouse et culotte. Cet uniforme-là a été accueilli en Angleterre, avec un véritable enthousiasme : les ouvrières anglaises en sont folles !... En France, dans la zone
des armées, les femmes, de même, le portent volontiers : Malgré tout, d'ailleurs, la blouse ou le sarrau continuent à être de rigueur: impossible, du moins à celles là qui travaillent à des besognes salissantes, de ne pas en recouvrir leurs robes. Elles se rattrapent en choisissant chacune la blouse qui va le mieux au teint de son visage ou à la couleur de ses cheveux. Il y a des blouses grises, des blouses sombres, des blouses à pois, sans parler des blouses noires. Et on a vite fait de remarquer que ces blouses sont toujours de la forme la plus " flatteuse ". Mais que d'autres détails où se trahit la coquetterie féminine!... D'abord, il y a le petit bonnet, imposé aux femmes pour éviter que leurs cheveux se prennent dans les courroies, ou soient englués de gouttelettes et de poussières. Elles le portent gentiment, un peu en arrière, de façon à laisser toujours passer quelques mèches légères sur le front... Certaines ne portent que la résille, une résille qui s'aperçoit à peine, en soie.

 

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Et voilà" noté, simplement, pêle mêle, ce qu'on peut apprendre sur les " Munitionnettes ", au hasard d'une brève
visite et d'une conversation, chemin faisant, avec un homme qui,
vivant avec elles, les admire et les connaît bien.

 

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Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1910-1920
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