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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 10:15

Couturière, corsetière, lingère chemisière, modiste, blousière, jaquettière, vestonnière, dentellière, plumassière, fleuriste, giletière, brodeuse, culottière et brodeuse.

 

 

Texte de Mme Pouillot, inspectrices des écoles - 1927

 

Pour être une bonne couturière,~ il faut des qualités spéciales, malheureusement les parents n'examinent pas assez les raisons -qui leur font choisir cette branche, pour leurs filles. D'abord, ce métier étant sédentaire, la fillette doit avoir une excellente santé, sans prédispositions à la tuberculose, à une grande anémie ou aux maladies de cœur ou d'estomac. Elle ne doit pas avoir une mauvaise vue ni être sujette à la transpiration des mains. On déconseillera ce métier aux fillettes nerveuses, maladroites, désordonnées, inappliquées et peu aimables.

L'ordre et l'économie sont les bases de réussite dans cette partie. C'est en coupant habilement et en tirant parti des étoffes, que la couturière réalisera son premier bénéfice.
une couturière a peu de morte-saison, les groupements patronaux et ouvriers s'entendant pour la bonne marche de cette industrie. Pour être une bonne couturière, la jeune fille doit avoir une connaissance parfaite de son métier, elle doit avoir été blousière, jupière, corsagière jaquettière, elle doit être bonne essayeuse. Alors, seulement, eUe pourra s'établir à son compte.

Voici, à titre documentaire, quelques tarifs de la Chambre syndicale de couture de Paris: 4 fr. 60 pendant les six premiers mois 5 francs le deuxième semestre; 6 francs après un an, avec augmentation de 1 ou 2 francs de six mois en six mois. Après deux ou trois ans, l'apprentie devient une petite main avec 10 francs par jour. Deux ans âpres, seconde main avec un salaire de 16 à 18 francs. Le métier de modiste qui est aussi un métier d'art, est moins fatigant que celui de couturière. Intelligente, d'esprit vif, ayant, avec du goût, de l'initiative et possédant des notions de dessin d'ornement, la modiste devra encore joindre, à ces qualités fondamentales, des qualités physiques de bonne santé. Beaucoup d'ouvrières, se disant modistes, n'ont fait qu'un apprentissage de garnisseuses

La jeune fille devra aussi apprendre le métier d'apprêteuse qui lui permettra de dresser une forme d'après une gravure, de reproduire un chapeau vu dans une cérémonie. Elle le garnira ensuite selon la toilette et la tête de la cliente, selon la mode. et suivant aussi sa propre imagination c'est un art, car un chapeau peut perdre ou gagner par sa garniture. Si la garnisseuse coud peu, l'apprêteuse doit savoir coudre convenablement. Trois ans d'apprentissage, beaucoup d'attention et d'application. sont nécessaires pour faire d'une fillette une future bonne modiste. Le salaire mensuel est de 136 francs pour la première année de 166 francs pour la deuxième année. En sortant des écoles professionnelles, la jeune fille est payée 250 francs. Deux métiers qu'il est sage d'exercer de front sont les métiers de la fleur. artificielle et de la plume. Tous deux demandent les mêmes qualités du goût, de la vivacité d'esprit, une imagination créatrice, du soin, de l'ordre, de la persévérance et une disposition pour l'harmonie des couleurs et le dessin d'ornement.

Les bonnes ouvrières fleuristes, qui travaillent surtout l'hiver, gagnent de 30 à 40 francs par jour; si elles apprennent le métier de plumassière (autruche, fantaisie, etc.), en l'exerçant l'été, elles sont certaines de ne jamais chômer. En ajoutant la profession de monteuse d’éventail, ces trois spécialités leur fournissent des salaires convenables. Le métier de fourreuse, de même que les deux métiers précédents, nécessite trois années d'apprentissage. La fillette qui voudra travailler la fourrure devra avoir les poumons particulièrement solides, à cause des poussières. C'est un métier rémunérateur. Dès la première année, la jeune fille gagnera 4 francs par jour la deuxième année, 6 francs la troisième année,8 francs, et elle pourra ensuite atteindre 16 à 18 francs, mais elle devra être bonne essayeuse.

Avec une tenue correcte et discrète, de bonnes notions de dessin linéaire, deux à trois ans d'apprentissage suffisent à une fillette de treize ans pour qu'elle obtienne un excellent salaire dans le métier de corsetière qui comprend (outre la fabrication du corset) celle de la ceinture et autres accessoires élégants.

La lingère chemisière qui se consacre exclusivement à la lingerie d'homme (chemises, caleçons, gilets de flanelle), est plus exposée à la morte-saison. Elle pourra remédier à cet état de choses en faisant le raccommodage La broderie à la main comprend trois branches distinctes la broderie blanche. celle de couleur et la broderie d'or et d’argent , il n’y a pas de morte saison. Ces métiers nécessitent, de la part de celles qui les adoptent, des qualités à peu près semblables à celles de la couturière mais une brodeuses doit savoir dessiner et être suffisamment artiste pour reproduire et créer des motifs. Détenant les modèles de plusieurs maisons, elle doit être très honnête et très discrète. La jeune fille qui choisit
broderie de couleur doit connaître la broderie à la main et la broderie à la machine, ainsi que la broderie de Lunéville, afin d'avoir des débouchés différents en cas de morte-saison. II en sera de même pour la brodeuse a la machine qui. apprenant aussi la broderie de Lunéville (perlage au crochet), devra se spécialiser encore dans le travail des jours et des plisses à )a machine.

*Le métier de dentellière est peu répandu dans la région parisienne alors; que, dans plusieurs provinces françaises, la petite fille travaille, dès son plus jeune âge, à la dentelle, dans sa famille.

Il existe cependant un métier à Paris assez intéressant, celui de la réparation dentelle. Il nécessite, de la part de celle qui le choisit, une très bonne vue, des qualités d'attention, d'observation et de mémoire et de sérieuses notions de dessin d'ornement. voici encore trois bonnes professions celles de culottière, de giletière, de vestonnière. Trois à quatre ans d'apprentissage sont nécessaires pour former des ouvrières. Le métier de vestonnière demande, par exemple, à la jeune apprentie, une grande force musculaire, à cause du maniement du fer.

 

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Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans métiers
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