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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 18:21

La disparition de la corporation des marchands de coiffes, commence vers 1830, Les rares hommes qui se lancèrent dans cette voie avaient un petit magasin généralement dans les préfectures ou sous-préfectures et les jours de marché, les lingères des environs venaient y faire leurs emplettes. Le chef de la maison voyageait à cheval, emportant dans des sacs les pièces de mousseline et de nansouk qu'il débitait et se faisait payer au comptant. La femme tenait le magasin pendant ses absences. A mesure que la coiffe prit de l'extension et nécessita des articles plus compliqués, les marchands de
blanc transformèrent leur commerce de la façon suivante : dans de grandes voitures appelées maringotes et aménagées spécialement à cet effet, ils entassaient les paquets de mousseline, les boites de dentelles, tulles, broderies, rubans, été, et voyageaient avec un employé.

Il leur fallait généralement deux ou trois chevaux pour traîner ces grosses voitures. Arrivés dans les hôtels où une salle spéciale leur était réservée, ils déballaient leur voiture, puis allaient rendre visite aux petits marchands de
la localité qui, à tour de rôle, venaient à l'hôtel choisir leurs marchandises. Le patron faisait la vente, pendant que l'employé faisait la facture. Cette dernière était réglée seulement au passage suivant.

Elle a duré de 1830 à 1890. Tous ceux qui ont travaillé dans ces heureuses années ont réalisé de petites fortunes.

Les maringotiers ont complètement disparu Les maisons de blanc, voyant la vente de la coiffe et de ses accessoires disparaître, ont réformé leur manière de faire. Elles ont adopté le système de vente sur échantillons el ont été obligées d'ajouter à leur commerce primitif une foule de rayons nouveaux, tels que lingerie, cols, cravates, tissus, chemises, etc.
Le malheur a été que, au lieu d'exploiter comme autrefois un rayon unique, elles ont empiété sur leurs voisins. Pour arriver, elles ont baissé leurs prix. Leurs concurrents ont fait de même, bien que leurs frais généraux aient doublé depuis 20 ans, et ce métier des plus agréables, où les affaires étaient plus amicales que commerciales, est devenu difficile et accablant.

Elle porte souvent le nom de maringote : « La maringote, dans le principe, était la voiture du marchand forain courant la province, et ce n'est que par extension l'appellation a été donnée à la voilure des saltimbanques. Cette voiture est par eux quelquefois nommée la caravane, le chez soi »
Le mot est très répandu dans les parlers. Provinciaux, dans lesquels maringote désigne habituellement une voilure légère à doux roues : « Cochard dit qu'on les nomme ainsi parce que les premières se sont faites à Maringucs, en Auvergne » .

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Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans métiers
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  • : Métiers ignorés, oubliés. Conditions de vie début 1900. A force de me documenter pour la généalogie , j'ai eu envie de partager mes découvertes sur la vie de nos ancêtres
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