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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 13:46

Il existait donc des cours de cuisine fin 19 ème siècle pour les maitresses de maison, mais à 2 francs le cours, sachant que le salaire journalier moyen est de 3 francs pour la majeure partie des femmes!!

Le boum des cours de cuisine à l’heure actuelle est loin d’être donné aussi.

 

Les cuisinières

D’après M. Tulou dans un guide pour le choix d’une profession édité en 1894

A Paris

Les grands hôtels et les restaurants ont de préférence recours aux hommes.
Ce métier est très fatigant et exige une santé robuste, car les cuisiniers et les cuisinières sont forcés de rester debout pendant de longues journées devant un feu ardent et dans une atmosphère souvent étouffante.

11 est bon qu'une cuisinière ait au moins une instruction élémentaire qui lui permette de tenir d'une façon nette les comptes de la cuisine. Quelques notions de dessin d'ornement sont aussi très utiles pour celles qui veulent se perfectionner
et s'occuper un peu de pâtisserie.
Un apprentissage de dix-huit mois à deux ans est nécessaire aux jeunes filles qui veulent devenir de bonnes cuisinières. 11 va sans dire qu'il faut, en outre, qu'elles aient le goût du métier.

A Paris l'apprentissage se fait souvent dans les cuisines des cercles. Les apprenties paient de 25 à 40 francs par mois. Des écoles spéciales de cuisine existent à Paris.
L'une d'elles :

L’ École professionnelle de cuisine et des sciences alimentaires,

installée 6, rue Bonaparte, reçoit une subvention de l'État. Les cours comprennent un enseignement gratuit pour dames, divisé en deux sections.

La première, qui est gratuite, est ouverte les lundis, à trois heures ;la seconde, a lieu les mercredis et vendredis, à trois heures. On y paie 1 franc le cachet.

Une seconde école professionnelle de cuisine est ouverte 50, rue de Bellechasse.

Elle est entièrement réservée aux dames et donne trois séries de cours

l° des cours gratuits, le soir, de huit heures à dix heures et demie;

2° des cours de cuisine bourgeoise et ménagère, où l'on paie une rétribution de 75 francs pour quinze jours et de 125 francs pour un mois, nourriture comprise.

Un diplôme est délivré après examen aux élèves de ce cours;

3° des cours à l'usage de maitresses de maisons, où le cachet est de 2 francs.

Les gages des cuisinières sont excessivement variés. A Paris, elles gagnent généralement de 60 à 100 francs par mois. dans les bonnes maisons.

Grâce aux remises des fournisseurs, beaucoup trouvent aussi le moyen d'augmenter considérablement leurs gages, et souvent d'une manière illicite.
Nous ne les donnerons pas comme exemple. (fin de son article)

les cuisinières sont surtout employées dans les maisons bourgeoises ; 

 

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Published by ancetres-metiers-conditions.over-blog.com - dans 1890-1900
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