Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par ancetres-metiers-conditions.over-blog.com

Christian, normand habitant outre atlantique a dans ses ancêtres un chasse moute, métier cité dans un de ses actes.

Mon ignorance sur le sujet m’a donné envie d’en savoir plus.

Voilà ce que j’ai trouvé Christian;

 

Qui ne sait aujourd'hui que la construction de chaque moulin-à-vent, comme la construction des colombiers, ne pouvait avoir lieu qu'en vertu d'un véritable droit seigneurial?

Le moulin, en effet, était banal, c'est-à-dire qu'autour de lui s'étendait une sorte de circonscription ou de ban, dans laquelle on ne pouvait établir un autre moulin. C'est ce qui fait que, la plupart du temps, nos moulins à vent normands sont construits à la limite des territoires de deux ou trois paroisses. Par contre, les hommes qui habitaient dans le ban, les banniers, ne pouvaient faire moudre leur grain qu'au moulin banal, sous peine de confiscation et en payant un droit. C'est ce qu'on appelait la moute,, droit qui devait être payé, même si le blé était exporté hors du ban avant d'être moulu; alors, c'était ce qu'on appelait la moute sèche.

Parfois, les meuniers envoyaient leurs garçons chercher chez le paysan sa provision de grain. C'étaient les chasse-moute qui, coiffés d'un bonnet de coton, la veste toute enfarinée, un fouet enlacé autour du cou, parcouraient le village, sur un âne ou un bidet, faisant claquer leur fouet pour prévenir de leur présence les clients qui leur remettaient du blé à moudre. La moute se percevait généralement en nature dans notre pays, au 1/19 ou au 1/25, ou en argent, à tant du sac ou du boisseau. Au reste, la banalité fut supprimée le 4 octobre 1793, et, dans le département, le droit, qui était alors fixé au seizième, fut fixé à dix-sept sols par quintal de froment et d'avoine. Adieu les cache-pouque, cache-moute allant de ferme en ferme recevoir la mounée ou la rapportant.

Tous les meuniers sont des fripons,
Tous les cach'poucs sont des larrons

disait une vieille chanson et elle avait raison, car les meuniers d'alors avaient mille tours et mille ruses, pour subtiliser une partie du grain qui leur était confié et qui, au lieu de prendre le chemin de la trémie, s'en allait dans le grenier du meunier. Ils firent si bien qu'en 1724, le Parlement rendit deux arrêts pour augmenter la surveillance et prescrire la fraude mais quand la Maréchaussée se présentait, les meuniers voisins, en faisant manœuvrer les ailes de leurs moulins d'une façon convenue, prévenaient. télégraphiquement leurs collègues fautifs de l'arrivée des sergents, et quand
ceux-ci se présentaient tout était en ordre ….

 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
Merci pour cet article qui me permet de découvrir votre blog, qui est très intéressant !<br /> j'ai été interpellé par profession de chasse-moute (le mot me plaît) en réfléchissant aux mots j'aurais pu trouver que cela avait un rapport avec la mouture de blé, quand j'étais jeune mes parents faisaient moudre du blé et nous récupérions le son pour nourrir les animaux. Le meunier se payait avec le blé.<br /> Un autre temps....
Répondre
L
Bonsoir ! Dans ma généalogie, je suis surprise de trouver des ancêtres dont le métier était " chassemoutte " Voilà pourquoi j'ai fait cette recherche. Merci pour les informations.
Répondre
A
<br /> <br /> Merci pour votre commentaire. Mon beauf avait un chasse moute dans ses ancêtres<br /> <br /> <br /> <br />