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Le blog du passé

Métiers, salaires, conditions de vie , vêtements, alimentation etc. au cours de ce passé riche de découvertes ! Top 1 des mes articles lus : le certificat d'études, l'école, les bébés Top 2 les logements et salaires Top 3 les métiers N'hésitez pas à me laisser des commentaires, je répondrais avec joie

Histoire des crêpes au fil du temps

Chronique gastronomique autour des crêpes :

 


Texte écrit par F. Barthélémy en 1913 dans une revue de confiseurs

Le bourgeois de Paris, Sébastien Mercier qui a la fin du XVIII siècle écrivait : Toute fête fondée sur la bâfre doit être immortelle.

Fête païenne en l’honneur de Cérès :

La coutume de faire des crêpes semble donner raison à cet adage, puisqu'elle n'est que la continuation, sous une forme nouvelle, d'une fête païenne en l'honneur de Cérès, déesse des moissons, à laquelle les Romains offraient des sortes de galettes faites avec de la farine et du miel.

Les Terminales, tel était le nom que les Romains donnaient à cette fête, où, dans des courses nocturnes, Cérès était représentée courant au milieu des torches et des flambeaux, à la recherche éplorée de sa fille enlevée par Pluton, Dieu des Enfers. Le Christianisme a transformé la torche de Cérès en un flambeau du Christ éclairant le monde nouveau ; et les processions chrétiennes de la Chandeleur ont remplacé les Terminales païennes.
 Les crêpes mangées en famille ont pris la place des galettes mangées en l'honneur de Cérès ; mais nombreux sont les préjugés qui se sont conservés avec les crêpes.


Croyance :

A la campagne, dans quelques contrées, la ferme qui ne fait pas ses crêpes de
la Chandeleur est sûre de ne moissonner que du blé carié. Chacun dans la famille
est même tenu de mettre la main à la queue de la poêle pour faire sauter les crêpes ;
et l'expression tenir la queue de la poêle est sans doute venue de là.

Il faut un certain tour de main et une réelle pratique pour retourner correctement la crêpe en la faisant sauter bois de la poêle et l'y recevoir dedans toute retournée comme une pleine lune d'or. Il est vrai que celui qui réussit adroitement peut prétendre à avoir du bonheur toute l'année, Quant au maladroit qui la laisse tomber en chiffon ou hors de la poêle, il peut s'attendre à toutes les avanies du sort jusqu'à une revanche à l'occasion des crêpes de la Chandeleur suivante.

Napoléon :

Suivant une légende qui n'a, hâtons-nous de le dire, rien d'historique, Napoléon, superstitieux comme tous les grands joueurs de dés devant l'Eternel, avait la superstition des crêpes. Il la tenait de la Corse, où elle était venue d'Italie. Or, à la chandeleur de 1812, il s'en alla à la Malmaison rendre à l'impératrice Joséphine une de ces visites où les époux divorcés trouvaient encore quelque joie à se rappeler le passé. On fit des crêpes. Napoléon en retourne à merveille une, deux, trois. C'était autant de batailles gagnées, dans cette campagne de Russie qu'il achevait de préparer. Malheureusement la main lui manque à la quatrième qui retombe lamentablement sur la tôle rougie du fourneau et s'y calcine. Celle-là,
c'était la crêpe de Moscou incendié !


Un régal pour tous :
Cependant, les crêpes sont encore la joyeuse friandise familiale, la réjouissance gastronomique des fêtes populaires ainsi que le régal suprême des enfants

Le reproche qu'on fait généralement aux crêpes est qu'elles sont d'une digestion
difficile ; ce reproche, en effet, très souvent mérité, provient surtout de ce que les crêpes sont, la plupart du temps, mal préparées. Pour que les crêpes soient bien réussies, il faut employer, pour les faire sauter à la poêle, le moins possible de beurre ou de graisse, avoir l'habileté de les faire très minces et de bien les aromatiser, Il y a en outre la composition de la pâte qui influe énormément sur la qualité des crêpes.


 

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