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Le blog du passé

Métiers, salaires, conditions de vie , vêtements, alimentation etc. au cours de ce passé riche de découvertes ! Top 1 des mes articles lus : le certificat d'études, l'école, les bébés Top 2 les logements et salaires Top 3 les métiers N'hésitez pas à me laisser des commentaires, je répondrais avec joie

Les cordiers de Limoges dans les années 40

1 : Corderies à Limoges dans les années 40
2 : La corporation date de 1353
3 : Les matériaux pour faire les cordes ficelles etc …
4 : Image d’un cordier (1600 – 1700)
5 : Photo d’un fileur et son rouet (collection d’archives de Vachez fils) 
6 : Titre de la revue


Issu d’un texte de 1944 par Edmond Leblanc, rédacteur en chef de la revue

Corderies à Limoges dans les années 40

Les gens qui passent à Limoges, boulevard de la Corderie y chercheraient vainement des fabriques de cordes ou de ficelles. Il y en eut cependant mais cela remonte à près
d'un siècle. M. Antoine Vachez nous a conté en effet que M. Chaignaud, son arrière-grand-père installa dans ce quartier, à l'époque où l'on y voyait surtout des terrains vagues, des chantiers
et des aires de cordiers. Il faut en effet beaucoup de place pour faire des ficelles de quelque longueur. Pour des câbles de 100 mètres, il faut 150 mètres. Aussi bien, quand le
quartier de la Corderie se peupla de maisons, les artisans émigrèrent vers d'autres quartiers de la ville.

Les corderies dans les années 40 (Veuve Vachez, Pierre Guytard et Vachez fils) se trouvent dans les quartiers avoisinant la Vienne et leurs magasins rue Haute-Vienne et Place des Bancs.

La corporation date de 1353 

La corporation des cordiers et criniers qui travaillaient et tissaient le chanvre, le lin, la soie et le crin remonte à environ sept cents années. Une ordonnance de Jean le Bon la consacra
définitivement en 1353. Une charte de 1467 spécifiait pour la Corporation de Paris que seuls les cordiers pouvaient trafiquer des produits de leur spécialité. Leurs marchandises devaient
être vérifiées à la Halle aux cordes pour pénétrer dans Paris ; il ne devait pas entrer deux matières différentes dans une même corde. Il était interdit de travailler la nuit à ce métier à cause des tromperies que l'on pouvait y faire. Enfin les maîtres cordiers devaient fournir gratuitement au bourreau les cordes nécessaires à son emploi, moyennant quoi ils étaient exempts de certaines obligations.


Les matériaux pour faire les cordes ficelles etc …

Chanvre, manille, sisal et jute, telles sont les matières premières qu'emploient nos cordiers de Limoges. 


le chanvre dont la culture très répandue en France était très utilisée Le développement des entreprises coloniales et des transports maritimes a changé tout cela.

L'agave sisal croît à l'état sauvage sous toutes les latitudes équatoriales. Il nous en venait beaucoup d'Afrique. On l'utilise surtout pour les ficelles-lieuses et les ficelles d'emballage, très résistantes.

Le chanvre de manille, qu'on nomme ainsi parce qu'il nous parvint tout d'abord du petit port de Manille, est en réalité la fibre d'un grand bananier que les gens de Manille nomment abacca et qui croît aux Philippines et dans les îles de la Sonde. On coupe au ras du sol les bananiers de trois ans et on découpe leur tige en bandelettes pour en extraire la fibre. Le manille sert surtout à la fabrication des cordages de marine, car il résiste bien à l'humidité. Plus légers que les cordages en chanvre, ils supportent moins aisément les pliages à angle aigu. Un cordage de 16 millimètres de diamètre en chanvre de qualité peut porter deux tonnes sans se rompre. Un cordage en manille ne pourra guère tirer plus de 1.500 kilos.

Le jute, enfin, qu'on nomme aussi «chanvre de Calcutta» provient d'une plante des Indes voisine du tilleul.

Gravure ancienne de cordier : je suis riche et je gagne ma vie à reculons

Fileur et son rouet (collection d’archives de Vachez fils)

La revue 

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